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Attaque de Nice : le “héros au scooter” témoigne

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Le soir de l'attaque de Nice qui a causé la mort de 84 personnes et fait plus de 300 blessés, un père de famille a tenté d'arrêter le conducteur du camion au péril de sa vie. Grâce à son scooter, il a pu parvenir à hauteur du camion, s'agripper à la cabine et frapper le tueur à mains nues.

Surnommé 'le héro au scooter', il a témoigné ce jeudi devant les caméras de France 2.

'J'ai mal un petit peu partout, même moralement. Mais ça va aller. Peut-être que ça va passer avec le temps ou peut-être pas.'

'Je voulais aller voir le feu d'artifice mais on est en retard. Je le rate mais je dis à ma femme qu'on va quand même aller manger une glace sur le cours Saleya. Quand on arrive, il y a des gens qui remontent de la plage, qui reviennent du feu d'artifice et qui rentrent tranquillement. Et ma femme gesticule derrière, elle me dit qu'il se passe quelque chose mais moi, je suis concentré sur la route. C'est à ce moment-là que je vois le camion qui me double par la droite, sur le trottoir. Il devait être à au moins 80 ou 90 km/h, je ne sais pas très bien, ça va très vite. Mais je comprends rapidement que c'est un carnage. Je vois des gens voler de toute part, des gens happés par le camion et il bascule du trottoir à la route : il est à moitié sur le trottoir et à moitié sur la route. Je sais pertinemment que mon fils est place Masséna au bout de la promenade des Anglais. Je décide donc de le prendre en chasse avec ma femme derrière moi. Je veux aller à la cabine pour lui tourner le volant, pour l'arrêter, pour faire basculer le camion... Et là, je le frappe de toutes mes forces, je frappe sa tête et son corps. Je frappe, je frappe. Je veux le sortir de la cabine, mais je n'y arrive pas. Je suis face à face avec lui.'

Au journaliste qui lui demande si 'La vitre est ouverte ?', il répond oui. 'Il a une arme à la main. J'ai l'impression qu'il est en train de recharger son pistolet mais ça ne marche pas. Il me tire dessus mais ça ne marche pas. Son regard est froid. A un moment, il me met un coup de pistolet sur la tête. Je redescends du marche-pied du camion et je remonte aussitôt. Et je le refrappe, je le refrappe... Je continue... Je continuais car de toute façon, j'étais prêt à mourir. Puis, le pistolet remarche et il me tire dessus. Je ne sais pas si j'évite les balles où s'il me rate. Après je vois que la police arrive : je vois des lumières, des torches ou des balles, je sais pas... Et là, je me glisse sous la roue du camion.'

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Publié le 22/07/2016

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