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Affaire Prism : le Parlement européen enquête

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C’est une enquête approfondie que le Parlement européen espère mener sur l’affaire d’espionnage de l’Agence de sécurité américaine. La commission des libertés civiles a auditionné des journalistes ayant publié des révélations de Snowden ou des révélations sur des programmes de surveillance, parmi eux le rédacteur en chef du Guardian Alan Rusbridger.

“ Il y a combinaison de lois punitives contre les lanceurs d’alerte et d’une législation inadaptée pour faire taire les journalistes. Je pense que les gouvernements occidentaux devraient penser au signal qu’ils envoient au reste du monde en ayant cette attitude “ , a-t-il déclaré via vidéoconférence.

La commission parlementaire s’est engagée à rédiger un rapport d’enquête à la fin de l’année. Pour son président, Juan Fernando López Aguilar, les lanceurs d’alerte et les journalistes doivent être protégés.

“ Des journalistes harcelés dans un Etat membre de l’Union européenne ! Pour avoir décrit une situation ayant un intérêt objectif pour le public européen, pour les citoyens européens ! C’est affligeant ! “ , se désole-t-il.

Si le Parlement européen ne peut pas forcer l’Union à légiférer sur cette question, il en appelle à une prise de conscience.

“ La législation américaine, en particulier le premier amendement, offrent une protection plus robuste pour ce genre de divulgation que celles qui existent au Royaume-Uni et certainement aussi en Europe. Empêcher des choses d‘être publiées n’est pas possible en Amérique. “

“ Etre lanceur d’alerte, c’est pour moi quelque chose qui mérite une certaine protection. La combinaison de lois punitives contre les lanceurs d’alerte et d’une législation inadaptée pour faire taire les journalistes, je pense que les gouvernements occidentaux devraient penser au signal qu’ils envoient au reste du monde en ayant cette attitude. “

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Publié le 05/09/2013

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