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Publié le 12/01/2018

Accord au forceps en Allemagne

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En Allemagne, il aura fallu cinq jours de tractations, dont une dernière séance de 24 heures non-stop, pour parvenir à un accord de principe.

Les conservateurs de la CDU et de la CSU et les sociaux-démocrates du SPD ont trouvé un compromis - sous la forme d'un document de 28 pages - pour constituer un nouveau gouvernement de coalition.

Cela ouvre la voie à un quatrième mandat de chancelière pour Angela Merkel, au pouvoir depuis douze ans et qui n'avait pas obtenu le soutien des Libéraux et des écologistes après les législatives du mois de septembre.

Angela Merkel, présidente de la CDU : "Bien sûr, l'accord contient un volet concernant le contrôle et la régulation de la politique migratoire et du nombre de demandeurs d'asile. Nous avons eu des discussions difficiles à ce sujet et pour la répartition des tâches entre l'Etat, les régions et les communes. Nous sommes bien conscients que la préoccupation des gens, ce n'est pas de savoir qui est en charge de tel ou tel dossier. Ce qu'ils veulent, c'est que le pays fonctionne."

Les deux camps ont convenu de limiter le nombre annuel de demandeurs d'asile dans une fourchette comprise entre 180 et 220.000, alors que le pays en a accueilli plus d'un million entre 2015 et 2016.

Autre point de convergence, la place prépondérante que l'Allemagne doit occuper en Europe.

Martin Schulz, président du SPD : "Cet accord est aussi une réponse allemande aux propositions qui ont été faites à Paris ou par la Commission européenne à Bruxelles. Ensemble, nous avons décidé qu'il fallait une République fédérale d'Allemagne puissante économiquement et politiquement pour que l'Europe puisse faire face aux défis du monde. Une Europe forte est dans l'intérêt de l'Allemagne, et c'est un point sur lequel nous sommes d'accord."

Pas d'accord par contre sur la hausse des impôts pour les revenus les plus élevés ou sur la création d'une "assurance-maladie citoyenne".

C'est le 21 janvier, lors d'un congrès extraordinaire, que le SPD doit donner son aval à ce nouvel exécutif, qui ne devrait pas être en place avant fin mars dans le meilleur des cas.

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