Intemporelle et évanescente dans les brumes de la lagune, la beauté de Venise est enchanteresse. La Cité des Doges, parée de ses plus beaux atours, se révèle aussi bien dans l'architecture de ses palais que dans les couleurs chatoyantes des costumes du Fabuleux Carnaval du 9 au 20 février 2007.

Venise l'ensorceleuse

Le Grand Canal

Il partage la ville en deux. D'un côté, les beaux quartiers (Saint-Marc, le Castello), de l'autre, les quartiers plus populaires (Santa Croce, San Polo et le Dorsoduro). Il n'y a que trois ponts : le premier en face de la gare, le second au milieu, le splendide et très touristique Rialto (le plus ancien) et, enfin, celui de l'Académie, presque à l'embouchure.

Les plus grands palais et musées sont ici : la Fondation Guggenheim, à l'entrée du canal, l'Académie, musée des peintres vénitiens, et le palais Grassi, désormais propriété de Fiat, où sont organisées de grandes expositions temporaires.

Vu du vaporetto ou d'une gondole, le défilé des palais harmonieux et ornés est un décor extraordinaire. Dentelle des façades de pierre blanche, gothiques ou baroques, certaines même ornées de mosaïques sur fond d'or, faisant l'effet d'un théâtre.

Au moment du carnaval, en février, l'impression est encore plus intense. Vénitiens et étrangers venus tout spécialement se retrouvent ici et arpentent les rues de la ville dans des costumes de toute beauté.

On peut aussi les voir assis dans les cafés de la place Saint-Marc où ils se retrouvent le soir avant de partir pour de folles soirées.

Autour de Saint-Marc

La place est un trapèze ouvrant sur la basilique. Elle continue vers le quai, le Molo, par la Piazzetta sur laquelle donne, impressionnant et pourtant gracieux, le Palais des Doges. Il faut, en plus de la visite habituelle, monter dans les "plombs" pour découvrir, sous les toits, les lieux les plus secrets et la cellule de Casanova. A ces hauteurs, on perçoit clairement les mouvements du Palais qui tangue, comme un bateau.

La basilique Saint-Marc est furieusement orientale. Rangées d'arches et de colonnes de marbre, dômes surmontés de lanternes et de croix dorées, mosaïques à l'extérieur et à l'intérieur où elles scintillent dans la lueur des bougies. On peut rêver devant cette bible illustrée où les fidèles savaient lire les histoires saintes.

Deux des plus beaux cafés de Venise sont sur cette place, presque en face l'un de l'autre : le Florian et le Quadri, aussi raffinés et évocateurs l'un que l'autre, où l'on déguste de très bons gâteaux d'inspiration autrichienne. Au fond de la place, le musée Correr où toute l'histoire de la ville est retracée.

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Au milieu, les nuées de pigeons, les vendeurs de maïs dans des sacs en papier, les vendeurs de souvenirs, de perles de verre, de masques, les acrobates, les mimes, les élégantes Vénitiennes, les Vénitiens pressés qui tentent de fendre la foule, les enfants qui jouent et les visiteurs ébahis.
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