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Pour éviter toute nouvelle confrontation avec les forces de l'ordre, les opposants au président vénézuélien organisent un sit-in géant. Venezuela: blocus des routes après des manifestations ayant fait 21 morts en 3 semaines https://t.co/JdCMelEo7O #AFP- Agence France-Presse (@afpfr) 24 avril 2017 Des milliers de personnes se sont installées sur la principale voie d'accès à Caracas pour la bloquer. Ils exigent, encore et toujours, la démission de Nicolas Maduro. Mais cette fois, pas question de défiler et de risquer l'affrontement avec la police. 'On est fatigués, explique une manifestante. Tous les jeunes fuient le pays parce qu'ici, il n'y a pas de futur. On ne veut plus de violence, plus de morts, parce que ce régime est criminel. On veut sortir de ça et la seule façon, c'est de manifester pacifiquement'. Quelques échauffourées ont éclaté hier, mais on est loin des violences qui ont fait une vingtaine de morts durant les manifestations de ces trois dernières semaines. De son côté, le président vénézuélien affirme vouloir reprendre le dialogue avec l'opposition, qui a remporté les législatives de 2015. Mais dans les faits, il semble préférer jouer au base-ball avec les siens.
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Plusieurs milliers de manifestants dans les rues de Caracas. Des t-shirts blanc, couleur de la paix et des mains levés.... 'Nous ne sommes pas armés', crie le cortège. La marche de samedi était un rassemblement silencieux, la volonté pour l'opposition de se démarquer des violences qui ont lieu depuis le début des manifestations anti-gouvernement début avril. En trois semaines, vingt personnes seraient mortes. 'Nicolas Maduro, ceci est une marche pacifique. Nous n'avons pas d'armes. Nous ne croyons pas en la violence. Nous résistons parce que nous voulons la paix, la tranquilité. Nous voulons être avec nos familles. Nous ne voulons pas que les Vénézuéliens aient à voler à cause de la faim. Nous souhaitons que tout le monde ait des médicaments et de la nourriture', explique la femme de Leopoldo Lopez, un des principaux opposants aujourd'hui en prison. La nuit de jeudi à vendredi a fait 11 morts. Difficile de savoir avec certitude d'où proviennent les violences mais chacun des camps accuse l'autre d'en être à l'origine. Plus de 600 personnes ont été arrêtées, selon l'ONG Foro Penal. Jorge Rodriguez, le maire d'un district de Caracas, a notamment qualifié les dirigeants de l'opposition de 'bêtes assoiffées de sang', en assurant qu'ils 'voulaient brûler vifs' des enfants. Après les défilés de samedi, un 'blocage national' des routes est prévu lundi. Mercredi et jeudi, les rassemblements avaient dégénéré entre manifestants et forces de l'ordre à coup de cocktails molotovs et de gaz lacrymogènes. Les antichavistes (du nom du défunt président Hugo Chavez, 1999-2013) sont engagés dans un bras de fer avec le gouvernement et multiplient les mobilisations en misant sur l'épuisement du camp adverse. Ils demandent le départ de Nicolas Maduro et la tenue d'élections anticipées. Le mandat du président est supposé courir jusqu'à la fin 2018.
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Quelque 10 000 personnes, hommes, femmes et enfants, quittent chaque mois le Venezuela en espérant trouver de meilleures conditions de vie dans le pays voisin, le Brésil. Leur fuite les conduit de l'autre côté de la frontière, dans et autour de la petite ville de Paracaima. Les conditions de vie y sont difficiles mais leur survie est au moins assurée. 'Ils ont des tas de choses que l'on ne trouve plus au Venezuela, témoigne une femme. A commencer par la nourriture. Et c'est le plus important.' Ces 'réfugiés économiques' viennent aussi chercher des médicaments. Ils sont plutôt bien acceptés par la population locale. En tout cas, par une partie des habitants, explique l'adjoint au maire de la commune. 'Des citoyens se sont organisés pour leur offrir de la nourriture, explique-t-il. Certains leur apportent de la soupe la nuit. Mais cela ne suffit bien sûr pas à leur assurer une vie digne, convenable. Et notre village ne dispose pas de moyens financiers suffisants pour les aider à la hauteur de ce dont ils ont besoin.' Cet exode fait craindre à l'ONG Human Rights Watch le développement d'une crise humanitaire.
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Onze personnes ont péri lors de troubles dans la nuit de jeudi à vendredi à Caracas, ce qui porte à 20 le nombre de morts depuis le commencement de la vague de manifestations en avril contre le président socialiste Nicolas Maduro. Le parquet vénézuélien a annoncé vendredi 'la mort de 11 personnes' âgées de 17 à 45 ans, certaines électrocutées et d'autres tuées par balle, ajoutant que six individus ont également été blessés 'lors des faits de violence survenus' dans le quartier de El Valle. Dans cette zone du sud-ouest de la capitale, les habitants avaient décrit durant la nuit des scènes de pillages et d'affrontements violents avec les forces de l'ordre. Des images tournées par certains résidents avaient montré un véhicule anti-émeutes partiellement incendié par des cocktails Molotov. 'On aurait dit une guerre. Les militaires et la police lançaient des gaz (lacrymogènes, ndlr), des civils armés tiraient sur les bâtiments. Avec ma famille on s'est jeté par terre. C'était horrible. On a réussi à dormir jusqu'à ce que ça se termine, vers trois heures du matin', a raconté à l'AFP Carlos Yanez, habitant de 33 ans d'El Valle. Le parquet a par ailleurs annoncé l'ouverture d'une enquête sur la mort dans la nuit d'un homme dans le quartier de Petare (est de Caracas). Il a été tué par balle 'lors de la manifestation de (jeudi) soir', a affirmé sur Twitter Carlos Ocariz, maire du quartier et membre de l'opposition, exigeant 'qu'une enquête soit menée et qu'on punisse les coupables !'. Le Venezuela est secoué depuis le 1er avril par une vague de manifestations de l'opposition libérale, majoritaire au Parlement depuis fin 2015, qui exige le départ du président socialiste Nicolas Maduro, très impopulaire dans ce pays pétrolier en pleine crise politique et économique. Déterminée à poursuivre la mobilisation jusqu'à obtenir des élections anticipées, l'opposition a convoqué pour samedi une 'marche du silence' vers les sièges de l'épiscopat vénézuélien dans tout le pays et pour lundi un 'blocage national' des routes. Ces défilés tournent souvent à l'affrontement entre manifestants et forces de l'ordre, qui échangent tirs de gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc contre jets de pierres et cocktails Molotov. Outre les vingt morts, environ 600 personnes ont été arrêtées depuis début avril, selon l'ONG Foro Penal. Avec agence (AFP)
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Plusieurs milliers de personnes ont à nouveau manifesté dans les rues de Caracas pour réclamer la démission du président vénézuélien Nicolas Maduro. La mobilisation dure depuis trois semaines et les violences autour des manifestations ont fait huit morts dont trois ce jeudi. Lilian Tintori est l'épouse de Leopoldo Lopez, le leader de l'opposition emprisonné. 'Nous sommes debout. Nous sortons de chez nous avec beaucoup de force et de foi parce que manifester est un droit constitutionnel et universel. Le régime de Maduro nous interdit de nous rassembler. L'ouest de Caracas est aux mains des militaires.' Des échauffourées avec les forces de l'ordre ont éclaté après le blocage d'un cortège par la police qui a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. L'Union européenne a condamné les violences en marges des mobilisation et Amnesty international s'inquiète des mesures de 'répression'.
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Au moins deux personnes ont été tuées par balles et une trentaine arrêtées mercredi au Venezuela lors de vastes manifestations contre le président Nicolas Maduro, et l'opposition a convoqué de nouveaux rassemblements. Au total, sept manifestants ont été tués et plus de 200 personnes arrêtées en trois semaines dans ce pays en crise politique et économique, et où l'opposition, majoritaire au Parlement depuis fin 2015, tente d'obtenir le départ anticipé du président socialiste.
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Les manifestations continuent au Venezuela contre le président Nicolas Maduro: de nouveaux rassemblements sont attendus aujourd'hui. Hier, pendant les heurts avec la police, trois manifestants et un militaire ont été tués, et une trentaine de personnes arrêtées. Les troubles se sont poursuivis dans la nuit, et plusieurs commerces pillés à Caracas et dans d'autres villes. Tres personas mueren baleadas en masiva jornada de protestas en Venezuela https://t.co/2iiKhVSbMW pic.twitter.com/Gb6cVs1k2r- Reuters Venezuela (@ReutersVzla) April 20, 2017 L'opposition réclame toujours le départ anticipé du président socialiste. Lilian Tintori s'est exprimé à notre micro. L'épouse d'une figure de l'opposition, Leopoldo Lopez, condamné le 18 février à 13 ans de prison pour 'incendie criminel, terrorisme et homicide', dénonce une dictature. Plusieurs groupes internationaux défendant les droits de l'homme ont condamné l'arrestation de son mari, qui résulterait selon eux de motifs politiques après un procès à huis clos. Lilian Tintori: 'On a déjà dit qu'on est dans une dictature; il n'y a aucune liberté, aucun état de droit; nous réclamons la démocratie, nous réclamons la libération des prisonniers politiques, et un corridor humanitaire pour l'alimentation et les soins.' Hier, un adolescent de 17 ans et une jeune femme de 23 ans ont été tués, à Caracas et San Cristobal par les tirs d'inconnus cagoulés à moto, selon le parquet. D'après des témoins, les auteurs des tirs font partie dans les deux cas des 'colectivos', des groupes de civils armés par le gouvernement selon l'opposition. Parallèlement, un militaire a été tué dans la périphérie de Caracas, a affirmé en soirée à la télévision l'un des principaux responsables du pouvoir, Diosdado Cabello. Venezuela opposition vows fresh protests despite deaths https://t.co/QDWci5zydg pic.twitter.com/wREyPmuygU- AFP news agency (@AFP) April 20, 2017 Dans la capitale et parfois à quelques mètres seulement de leurs adversaires, les chavistes (du nom du défunt président Hugo Chavez, 1999-2013) manifestaient en faveur du chef de l'Etat, certains brûlant des drapeaux américains en signe de colère. De nombreux commerces et stations de métro de Caracas étaient fermés. Deux chaînes de télévision, El Tiempo (Colombie) et Todo Noticias (Argentine) ont indiqué avoir été coupées au Venezuela durant les manifestations mercredi. M. Maduro a activé un plan de défense renforçant la présence policière et militaire. Mercredi, il a annoncé l'arrestation de 30 personnes, accusées de vouloir provoquer des violence lors des manifestations, ajoutant être, grâce à son plan de défense, 'en train de démanteler le coup d'Etat terroriste' fomenté selon lui par les Etats-Unis. Washington a rejeté ces accusations 'infondées et déraisonnables' par la voix de son représentant intérimaire à l'Organisation des Etats américains (OEA), Kevin Sullivan. La vague de manifestations a débuté le 1er avril quand la Cour suprême s'est arrogé les prérogatives du Parlement, déclenchant un tollé diplomatique qui l'a poussée à revenir en arrière 48 heures plus tard. L'opposition a dénoncé une tentative de coup d'Etat, mais cet épisode lui a aussi donné un nouveau souffle. Le président vénézuélien menace également de faire arrêter le président de l'Assemblée Nationale Julio Borges, à la tête du mouvement actuel selon lui. Maduro torturador de jóvenes: No llames a un diálogo basado en la represión. El único diálogo son las elecciones generales- Julio Borges (@JulioBorges) April 17, 2017 Les précisions de Eduardo Salazar Uribe, notre envoyé spécial au Venezuela: 'Dans les prochaines heures l'opposition pourrait décider de nouvelles actions, dont une grève générale, tant que le bureau national des élections ne se prononce pas.'
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Ce fut hier la plus importante manifestation antigouvernementale de ces trois dernières semaines dégénère au Venezuela. Trois personnes ont été tuées hier, en marge des défilés. Un soldat aurait été abattu par des protestataires, selon les autorités. Un adolescent et une jeune femme ont également été tués par balle, mais difficile, pour l'heure, de savoir si leurs décès sont liés à la vague de protestation. Les risques de violences n'ont pas effrayé les centaines de milliers de personnes qui ont manifesté contre le Président Maduro, alors que ce dernier orgnanisait un habituel rassemblement de supporters de son côté. 'Je veux gagner cette bataille maintenant. Et je veux que les gens se préparent à gagner pacifiquement, avec des votes. Je veux que l'on se prépare à avoir une rapide et totale victoire électorale', a lancé le président vénézuélien. Aucune date d'élection n'est fixée pour l'heure. Selon les sondages, 7 Vénézuéliens sur 10 souhaitent le départ de Nicolas Maduro.
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Un manifestant a été tué par balles mercredi à Caracas tandis que des affrontements ont éclaté entre la police vénézuélienne et des milliers d'opposants qui protestaient contre le président socialiste Nicolas Maduro. C'est le sixième manifestant tué en trois semaines au Venezuela, où l'opposition, majoritaire au parlement depuis fin 2015, a engagé un bras de fer avec le chef de l'Etat dont elle demande le départ, dans un pays étranglé par une crise économique..L'origine des balles qui l'ont atteint reste inconnue, selon des témoins il s'agirait d'un groupe en moto non-identifiable. Situation très tendue à Caracas. Les forces de l'ordre vénézuéliennes essaient de contenir une immense foule de manifestants, sans succès. pic.twitter.com/0QDWt99VNw- Salem (@Ibn_Sayyid) 19 avril 2017 Ces milliers d'opposants exigent le départ de Nicolas Maduro, le président vénézuélien. Face à eux, la police fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Le rassemblement devait pourtant être calme et pacifique. C'est la sixième manifestation depuis le début du mois d'avril. Les organisateurs voulait en faire 'la mère de toutes les manifestations'. Miguel Pizzaro est député d'opposition: 'nous écrivons l'histoire aujourd'hui. Rien ne doit nous faire penser que c'est impossible. Nous sommes majoritaires, nous sommes plus nombreux et nous allons changer ce pays même s'ils ne le veulent pas' . Parfois à quelques dizaines de mètres, ce sont justement les partisans du gouvernement qui manifestent leur soutien à l'héritier de Hugo Chavez. C'est un bras de fer qui s'est engagé. Onze pays sud-américains et certains responsables proches du pouvoir ont demandé à Maduro de garantir le droit à manifester. Le mandat du président vénézuélien prendra fin en janvier 2019. Avec AFP
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Au pouvoir depuis quatre ans, le president du Venezuela n'a pas connu de repit. Entre crise économique et crise politique, pénurie alimentaire et accusations d'autoritarisme, la popularité de Nicolas Maduro, héritier du charismatique Hugo Chavez, n'a cessé de chuter. Elle est aujourd'hui au plus bas. Désigné par Chavez comme son héritier politique, Maduro ne jouit pas du même soutien que son mentor. En 2013, malgré des sondages en sa faveur, il gagne de justesse l'élection pour lui succéder face au candidat de centre-droit Henrique Capriles. Le Conseil électoral national proclame la victoire de Nicolás Maduro avec 1,5 point et 225 000 voix d'avance sur son principal rival. Capriles refuse de reconnaître sa défaite et se lance alors dans une lutte acharnée pour faire tomber le nouveau président. 'Le grand vaincu aujourd'hui c'est vous, vous et ce que vous representez', lance-t-il après l'élection. Moins d'un an après l'élection de Nicolas Maduro, les cours du brut commencent à chuter. Suivent de graves pénuries d'aliments et de médicaments et des files d'attente interminables devant les magasins. Le Venezuela est en effet privé de devises. Il ne peut pas payer des importations essentielles pour un pays qui fait venir presque tous ses produits de l'extérieur. La population est à bout et cette situation donne lieu à de nombreuses scènes de pillage. Ce mécontentement populaire profite à l'opposition de centre-droit qui remporte une victoire historique aux Législatives de 2015. Cette victoire intensifie la bataille politique entre le gouvernement chaviste et son opposition majoritaire à l'Assemblée nationale. Les institutions, proches du president Maduro, font alors tout pour bloquer les décisions parlementaires. En mars 2016, l'oppostion lance deux initiatives pour éjecter Nicolas Maduro. Elle tente une modification de la Constitution pour anticiper le départ du président et réclame l'organisation d'un référendum révocatoire de mi-mandat. Ce processus, intégré par Hugo Chavez dans la Constitution, permet la révocation d'un président, une fois la moitié de son mandat effectué. Ce projet est définitivement enterré en octobre 2016 par le Conseil national électoral (CNE), qui reporte sine die la collecte de signatures devant permettre d'organiser la consultation. Après une période de calme relatif, les hostilité reprennent en avril 2017 après la décision de la Cour suprême de s'arroger les pouvoirs du Parlement. Face au tollé général, elle fera machine arrière 48 heures plus tard. Le parlement crie au coup d'Etat et vote le renvoi des juges. La colère est encore montée d'un cran au début du mois d'avril quand la justice a infligé 15 ans d'inéligibilité à l'un des leaders de l'opposition vénézuélienne et ancien candidat à la présidentielle, Henrique Capriles. Les manifestations actuelles font craindre une répétition de la précédente vague de protestation qui avait secoué le Venezuela en 2014. Elle avait avait fait 43 morts selon le bilan officiel. Avec Agences
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Ce mercredi est un jour à haut risque pour le Vénézuela. L'opposition va défiler en faveur d'élections anticipées et pour défendre le Parlement qu'elle contrôle : elle promet la mère de toutes les manifestations, et se retrouvera aussi dans la rue face aux pro-Maduro. Manifestations au Venezuela: l'opposition veut frapper un grand coup https://t.co/rB4Vh26wL3 pic.twitter.com/R7KjZoT7Xe- RFI (@RFI) 19 avril 2017 Le président Maduro affirme que les Etats-Unis ont donné leur feu vert à un putsch : 'Le département d'Etat américain a annoncé un coup d'Etat au Vénézuela, aujourd'hui 18 avril, à 21h10, a déclaré le président Maduro dans son palais de Miraflores, à Caracas, lors d'une réunion diffusée à la radio et la télévision. J'active le plan Zamora, pour défendre l'ordre dans le pays et défendre la paix, et pour écraser ce coup d'Etat décidé par Washington mais aussi par le président de l'Assemblée nationale Julio Borges. Je signe le document afin que le plan Zamora soit immédiatement mis en oeuvre.' Venezuela: Maduro demande que le chef du parlement soit poursuivi pour coup d'Etat https://t.co/YMzIwFCY5G- RTBF info (@RTBFinfo) 19 avril 2017 L'opposition réclame le départ de Nicolas Maduro. En moins de trois semaines les manifestations ont fait cinq morts et des dizaines de blessés, et l'opposition dénonce la répression des forces de l'ordre, qui ont arrêté plus de 200 personnes. Mais Nicolas Maduro ne semble pas prêt à calmer le jeu : non content d'avoir déployé des militaires en prévision des mobilisations de ce mercredi, il renforce les milices civiles, qui compteront 500.000 membres avec dit-il 'un fusil pour chacun'. La précédente série de protestations anti-Maduro, en 2014, avait fait officiellement 43 morts. Comment en est-on arrivé là au Venezuela? Comprendre grâce à 5 moments-clés (AFP) https://t.co/mDS4kDKj0X- Gilles Klein (@GillesKLEIN) 19 avril 2017
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Tous contre Nicolas Maduro. Pour la cinquième fois depuis le début du mois, des milliers de Vénézuéliens ont défilé dans les rues de la capitale Caracas contre le président. Ces manifestations ont été émaillées d'incidents parfois violents. Aux quelques jets de pierres, la police a répondu par des gaz lacrymogènes. Les antichavistes sont furieux après la sanction infligée à l'un de leurs leaders, Henrique Capriles, déclaré inéligible pour 15 ans. L'économie du pays est laminée et la pénurie sévit sur les produits de base. Prochaine manifestation d'envergure prévue le 19 avril prochain. Venezuela. De nouvelles manifestations émaillées de heurtshttps://t.co/aoqagPQkoK pic.twitter.com/R7qykjsFov- Le Télégramme (@LeTelegramme) 10 avril 2017
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Les rues de Caracas ont été le théâtre de violents affrontements samedi. Une manifestation anti-gouvernementale a mobilisé des milliers de Vénezuéliens dont la marche a été stoppée par les forces de sécurité. Ils réclamaient une fois encore le départ du président Maduro et protestaient contre les 15 d'inéligibilité imposés à son principal opposant, Henrique Capriles. 'Le Venezuela est entré en résistance, a déclaré ce dernier. Nous sommes dans une nouvelle étape, celle de la résistance à la dictature, parce que c'est le chemin qu'ils ont choisi.' 17 personnes auraient été blessées durant ces affrontements et une cinquantaine de manifestants arrêtés. Pour le maire de la ville de Chacao, la communauté internationale doit réagir. 'Il faut un accompagnement international, explique Ramon Muchacho. Jusqu'ici, beaucoup de pays considéraient le régime vénézuélien comme démocratique, mais aujourd'hui, ils réalisent que ce qui est en cours au Venezuela, c'était une terrible crise humanitaire.' L'opposition appelle a maintenir la pression. D'autres manifestations sont prévues ce lundi et le 19 avril. Le #Venezuela à nouveau dans la rue contre le gouvernement https://t.co/Ap6s3ThRKd- JBB (@Jambbat) 9 avril 2017
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Nouvelle manifestation contre le président vénézuélien Nicolas Maduro Le président est de plus en plus impopulaire face à la dramatique crise économique que traverse le pays. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Caracas pour montrer leur colère et soutenir un des leaders de l'Opposition Henrique Capriles. Le principal rival de Maduro vient de se voir infliger 'une sanction d'inéligibilité pour des mandats publics pour une période de 15 ans'. Henrique Capriles, s'exprimant devant la foule de manifestants, a déclaré : 'cette sanction n'aura jamais d'effet, c'est simplement pour nous démoraliser, pour briser l'espoir des gens. C'est pour m'empêcher d'être candidat ou d'être président' a-t-il ajouté. 'Mais il ne s'agit pas d'une candidature. Il s'agit du Venezuela. Et nous allons nous battre pour changer notre pays' a-t-il affirmé. Heurts entre polices et manifestants Des heurts ont éclaté avec la police qui a tenté de contenir les manifestants usant de gaz lacrymogènes, de canons à eau et de balles en caoutchouc. Certains d'entre eux, le visage couvert, ont répliqué en lançant des pierres et en attaquant des véhicules des forces de l'ordre à mains nues. National Guard in #Venezuela is using GAS LACRYMOGEN ROSY (Bencilo Bromide)Toxic and forbidden in the world ... pic.twitter.com/ljle2dT83g- EMANUEL DEL VECCHIO (@ruedaveloz) April 8, 2017 Avec agences
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C'est un nouveau rebondissement dans l'interminable crise politique que traverse le Venezuela. Le principal opposant au président Nicolas Maduro vient d'être déclaré inéligible pour les 15 prochaines années. Enrique Capriles, qui gouverne l'Etat de Miranda, se voit donc écarté de la présidentielle de 2018. Pour lui, seule la pression de la rue pourra faire plier le président et les institutions sous sa coupe. 'Il y a plus de raisons qu'il n'en faut pour se mobiliser, a-t-il clamé devant ses partisans. Cette inéligibilité qui m'a été imposée en est une de plus, plus forte encore, pour descendre demain dans les rues du Venezuela !' Le président chaviste n'entend rien lâcher. La Cour suprême - qui lui est proche - a bien tenté de s'arroger les pouvoirs du parlement mais elle a échoué sous la pression internationale. De plus en plus contesté, Nicolas Maduro se maintient à la tête d'un pays économiquement laminé. L'inflation y est devenue incontrôlable et la pénurie touche 68% des produits de base.
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Des heurts ont à nouveau éclaté à Caracas, entre opposants au président vénézuélien , Nicolas Maduro, et policiers. Le visage masqué, les manifestants se sont opposés aux forces de l'ordre avec des jets de pierre. Ces dernières ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Ils étaient près de 5 000 rassemblés sur l'autoroute principale de la capitale du Venezuela, avec pour mot d'ordre 'virer Maduro' et la fin de ce qu'ils appellent une 'dictature' du président socialiste. Ces échauffourées surviennent dans un climat de forte tension. Le pays traverse une grave crise économique et souffre de pénuries sévères. Mais le refus de Maduro d'organiser des élections anticipées comme l'exige l'opposition, et la tentative de la Cour suprême, proche du président de s'attribuer les pouvoirs du Parlement, ont mis le feu aux poudre. Au même moment, des milliers de partisans du président défilaient, eux aussi, dans la ville, aux abords du Parlement. Dramatic images from #Caracas, #Venezuela: People protesting against Maduro's criminal regime #TrancaContraElGolpe pic.twitter.com/IOlyHit5CC- Wire Magnets (@WireMagnets) 6 avril 2017 Avec agences
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La Cour suprême du Venezuela a renoncé à s'attribuer les pouvoirs du Parlement et à conférer des prérogatives élargies au président Nicolas Maduro, qui a paru reculer face aux pressions internationales. Le Parlement, dominé depuis décembre 2015 par l'opposition de centre droit au président socialiste, a déclaré que ce recul était insuffisant, estimant que se poursuivait un 'coup d'Etat' voulu par M. Maduro pour renforcer son pouvoir. Samedi 1er avril, des centaines de manifestants continuaient à manifester à Caracas contre le gouvernement.
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La Cour constitutionnelle du Venezuela a fait finalement machine arrière. Samedi, les plus hauts magistrats du pays ont annulé leur décision d'élargir les pouvoirs du président Nicolas Maduro au détriment du Parlement. #Venezuela: la Cour suprême annule les pouvoirs élargis octroyés au président https://t.co/v5BUkf8UdS pic.twitter.com/xFecEtvi8m- HuffPost Québec (@HuffPostQuebec) 1 avril 2017 Jugée impartiale, la décision initiale de la Cour suprême, favorable au président Maduro, revenait à baillonner le Parlement. Un véritable coup d'Etat pour l'opposition de centre droit qui avait remporté les élections législatives. Les nouveaux pouvoirs du président auraient permis à son gouvernement de légiférer en matière de crime organisé et de terrorisme sans l'approbation des députés. La décision de la Cour constitutionnelle avait suscité une vague de réprobation internationale et risquait surtout de mettre le pays à feu et à sang. Ces derniers jours, l'opposition au président Maduro avait multiplié les manifestations devant la Cour constitutionnelle. Depuis des mois, le Venezuela est enfoncé dans une crise politique sans précédent doublée d'une profonde crise économique liée à l'effondrement des prix du pétrole. Avec Agences
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La Cour suprême du Venezuela va réviser deux décisions par lesquelles elle s'était attribué les pouvoirs du Parlement et avait privé les députés de leur immunité, selon un accord conclu samedi entre les principales institutions du pays. Les représentants de ces institutions, réunis au sein du Conseil de défense de la Nation, ont décidé d''exhorter le Tribunal suprême de justice (Cour suprême) à réviser les décisions' en question, 'afin de maintenir la stabilité institutionnelle et l'équilibre des pouvoirs', indique le texte de l'accord. Le Conseil de défense de la Nation avait été convoqué en urgence par le président vénézuélien Nicolas Maduro. La décision de la Cour suprême, favorable à M. Maduro, de s'arroger les pouvoirs du Parlement, contrôlé par l'opposition de centre droit, avait suscité une vague de réprobation internationale. Vendredi, pour la première fois, cette décision avait aussi été critiquée dans le camp de M. Maduro. Luisa Ortega, chef du parquet national vénézuélien et considérée comme appartenant au camp présidentiel, avait dénoncé une 'rupture de l'ordre constitutionnel'. Amid protests, Venezuela's Maduro seeks to defuse court row https://t.co/wvnWMPKLnR pic.twitter.com/fNzPzNrdJO- Reuters Venezuela (@ReutersVzla) April 1, 2017 Quelques heures après, M. Maduro avait affirmé le contraire. 'Au Venezuela, la Constitution, les droits civils et politiques, les droits de l'Homme et le pouvoir populaire sont pleinement en vigueur', avait-il déclaré. Et M. Maduro avait annoncé qu'il convoquait le Conseil de défense de la Nation 'afin de délibérer et d'adopter une résolution' permettant de sortir de ce qu'il a appelé une 'impasse'. Le président a ensuite annoncé lui-même à la radio et à la télévision la conclusion de l'accord, avant que son vice-président, Tareck El Assaimi, n'en lise le texte. 'Nous sommes parvenus à un important accord pour la résolution de cette controverse', qui est maintenant 'surmontée', a déclaré M. Maduro en annonçant la révision des deux décisions controversées de la Cour suprême. Cela démontre 'les possibilités de dialogue qui peuvent être activées dans le cadre de notre Constitution', a-t-il ajouté. (Avec AFP)
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Nouvel épisode de la crise politique qui secoue le Venezuela. Le président du Parlement, dominé par l'opposition, a accusé le président Nicolas Maduro de commettre un 'coup d'Etat'. Des propos tenus après la décision de la Cour suprême de s'octroyer le droit d'édicter des lois. Réputée proche du pouvoir, la plus haute juridiction du pays estime que l'Assemblée nationale est 'hors la loi', déclenchant la fureur de son président Julio Borges : 'C'est une décision contre un peuple qui a voté pour un changement dans son pays, et la Cour suprême croit qu'elle peut marcher sur le peuple vénézuélien. Au nom des masses nationales, je veux dire clairement ce que cette décision signifie à nos yeux (il déchire un document). C'est tout simplement un déchet.' La décision de la Cour suprême marque une nouvelle étape de la dérive autoritaire de Nicolas Maduro, que l'opposition espère chasser du pouvoir avant la présidentielle prévue en décembre 2018. L'héritier d'Hugo Chavez est accusé d'être responsable de la grave crise économique, qui se traduit par d'importantes pénuries alimentaires et une inflation colossale. Venezuela : le Parlement, bastion de l'opposition, privé de ses pouvoirs par la Cour suprême https://t.co/NGIEyvUVWz- Le Monde (@lemondefr) 30 mars 2017 Avec AFP
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Caracas, à une époque, l'une des villes les plus riches du monde, est aujourd'hui dans un triste état. Le pays subit l'une des inflations les plus élevées de la planète et le gouvernement a décidé de reporter le référendum contre Nicolas Maduro, et même les élections, officiellement pour éviter les turbulences. La vérité est que le président chaviste Nicolas Maduro ne veut pas lâcher le pouvoir. Parmi les leaders de l'opposition, que Maduro ne peut faire taire, il y a Leopoldo Lopez, du parti de centre-gauche, Volonté populaire. Accusé d'être l'instigateur de violences qui avaient fait trois morts à Caracas lors des manifestations étudiantes en février 2014, l'opposant a été condamné en septembre 2015 à treize ans de prison. Des images diffusées à l'époque montraient pourtant que c'est un agent de l'Etat qui avait causé ces morts. L'ONG Human Rights Watch avait qualifié son procès de 'farce'. Il y a maintenant plus de trois ans qu'il est emprisonné. Leopoldo a été maire de Chacao pendant huit ans, en 2008, il voulait briguer la mairie de Caracas, et à en croire des sondages, sa popularité rivalisait alors dans la capitale avec celle du charismatique président Hugo Chavez. Notre reporter a rencontré sa femme en route pour la prison. Lilian Tintori est la porte-voix de Leopoldo, elle voyage autour du monde pour raconter ce qui se passe au Venezuela. Elle a récemment rencontré Donald Trump. A son retour, le régime vénézuélien l'a puni en l'empêchant de rendre visite à son mari. Chaque semaine, elle fait pourtant le voyage pour la prison de haute sécurité, Ramo Verde : '_Depuis trois ans, Leopoldo, mon mari, est emprisonné. Pendant un an, il a été détenu seul au 4e étage d'une tour. Avec personne à qui parler. Et chaque jour passé en détention est pire. Un temps, il a été autorisé à lire, mais plus maintenant. Il avait aussi été autorisé à dessiner et à écrire, mais, aujourd'hui, on ne lui permet même plus d'écrire une lettre. Il n'a jamais eu de correspondance privée, un autre droit de base. Leopoldo ne peut pas communiquer avec sa famille par téléphone. Pas même un SMS. C'est le seul détenu privé de ce droit au Venezuela. Il ne peut pas communiquer avec sa famille, ses enfants._' Dans la voiture, elle nous fait réécouter un ancien message. Le voyage de deux heures s'avèrera inutile. 'Aujourd'hui, c'est le douzième jour d'isolement, d'isolement et de torture. Et ici, à l'entrée de la prison militaire, nous sommes encore harcelés par les militaires parce que nous sommes enregistrés, ce responsable enregistre, il filme avec son téléphone portable tout ce que nous faisons devant cette porte. Nous demandons simplement le droit de voir Leopoldo.' Amnesty International considère Leopoldo Lopez comme l'un des 120 prisonniers politiques du régime actuel. Et notre reporter Alberto De Filippis de conclure : 'Leopoldo Lopez est l'ennemi numéro un du régime chaviste. Pour certains, c'est une sorte de Nelson Mandela local. Pour beaucoup d'autres, il est le prochain président du pays.' #Venezuela Solidarity with political prisoner Leopoldo López. 13 days isolated from family and his lawyer. #HUMANRIGHTS CBCAlerts amnesty pic.twitter.com/xZIwiW4S8Y- Michael Welling (@WellingMichael) 7 mars 2017
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35.000 Vénézuéliens ont traversé, dimanche, la frontière colombienne pour acheter de la nourriture et des médicaments. C'est la seconde fois que le gouvernement ouvre la frontière depuis un an, après l'avoir fermé pour contrecarrer la contrebande.Agression de policiers, manifestations durement réprimée. Le pays s'enfonce depuis des semaines dans la crise et Une inflation record entraînent la pénurie de produits alimentaires de base au Venezuela. Le peuple réclame le départ du président Nicolas Marduro, qui s'accroche au pouvoir en menaçant de renforcer les mesures de sécurité.
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Le gouvernement du président Nicolas Maduro a ordonné lundi l'occupation de l'usine de l'entreprise américaine Kimberly-Clark au Venezuela, qui avait cessé sa production d'articles d'hygiène en raison de la détérioration des conditions économiques locales. Cette mesure d'occupation a été annoncée publiquement par le ministre du Travail Oswaldo Vera à l'usine Kimberly-Clark de Maracay, ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Caracas. Le ministre a assuré que le gouvernement répondait ainsi à une demande présentée par les employés de l'usine.
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'Une usine fermée est une usine occupée', le slogan est signé du gouvernement vénézuélien qui a mis ce lundi ses menaces à exécution en prenant possession du site de l'entreprise américaine Kimberly-Clark. Celle-ci avait annoncé la cessation de ses activités, samedi, faute de devises pour acheter les matières premières. Avertissement lancé aux autres entreprises étrangères Nicolas Maduro a fait redémarrer les machines et averti toute autre entreprise tentée par la fermeture qu'elle subirait le même sort. Le Venezuela connaît une grave crise économique depuis la chute des cours du pétrole, dont il tire l'essentiel de ses revenus. Près de 80% des produits de première nécessité sont désormais quasi-introuvables, selon des organismes privés. Le pays est, en outre, plongé dans une profonde crise politique. L'opposition, majoritaire au Parlement depuis les dernières élections législatives, réclame la tenue d'un référendum pour révoquer le président Maduro.
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La crise économique vénézuélienne touche de plein fouet les produits de première necessité et, en premier lieu, le pain : faute de budget et de devises, les importations de blé sont en chute libre, les boulangers réduisent leurs productions, les files d'attente s'allongent et les pillages se multiplient. Dans la ville de Maracay, dans l'État d'Aragua, l'usine Kimberley-Clark est elle aussi est bloquée : sans matière première, les lignes de production sont à l'arrêt et les employés au chômage technique. 'Notre société produit des couches, du papier toilette, des produits de première nécessité : environ cinq à six mille familles sont touchées' explique un employé qui dit s'appeler Wilmer Gutierrez. La crise touche également le secteur médical : selon la Fédération pharmaceutique du Venezuela, la pénurie concerne 85 % des médicaments. C'est le cas dans les hôpitaux comme dans celui de Mérida, une ville des Andes vénézuéliennes où les patients doivent eux même apporter leurs médicaments. 'J'ai commencé à voir des patients mourir dans la salle d'opération ou aux urgences par manque de médicaments' raconte le médecin David Macineiras. 'Jusqu'à présent, cette année, 70 enfants sont morts à cause du manque d'antibiotiques, notamment pour soigner les infections chez les nouveaux nés.' Conséquence des pénuries : la mortalité infantile a été multipliée par 100, entre 2014 et 2015, pour atteindre les 2 % des naissances l'année dernière. La dégradation du secteur de la santé intervient alors que le gouvernement vénézuélien avait justement fait de l'accès gratuit aux soins, avec l'aide de médecins cubains, un des points clés de sa politique. L'île castriste souffre, elle aussi, des conséquences de la crise qui frappe le Venezuela. Selon les estimations établies par l'agence de presse Reuters, les livraisons de produits pétroliers vénézuéliens à Cuba ont chuté de 20% dans les six premiers mois de l'année. Pour faire face, le ministre cubain de l'Économie a annoncé début juillet que des mesures de restriction de la consommation d'énergie seraient en vigueur jusqu'à la fin de l'année. 'Dans notre secteur, ils réduisent de 50 % notre électricité' explique ce technicien cubain qui précise que c'est pareil dans la toute la région que 'les Cubains vont de l'avant.' Devant la chute des livraisons de pétrole vénézuélien, que Cuba achète à des tarifs préférentiels, le gouvernement de La Havane a décidé de réduire de 28 % la consommation d'énergie de l'île sur la deuxième partie de de l'année.
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La délivrance pour des milliers de Vénézuéliens. Ils ont franchi la frontière colombienne, qui a été ouverte temporairement pour leur permettre de s'approvisionner en produits de première nécessité. Nourriture, médicaments, savon, papier toilette... Autant de produits que les Venezueliens peinent à trouver actuellement à cause de la crise économique et des pénuries qui frappent leur pays. 'J'ai pleuré à la frontière en voyant cette foule. C'est incroyable de voir tous ces Venezueliens venir ici pour acheter des choses qu'on ne peut pas se procurer chez nous. Chaque jour, il y a de moins en moins de choses.'' Certains ont roulé des heures pour arriver jusqu'à la frontière. Ici, les produits coûtent certes plus chers, en raison de la dévaluation du bolivar vénézuélien. Mais il n'y a pas le choix. 'C'est un soulagement de pouvoir trouver des produits, des médicaments qu'on ne peut pas se procurer chez nous.'' 'On n'a pas de nourriture, pas d'huile, pas de farine au Venezuela. C'est la raison pour laquelle on vient ici.'' Plus de 35.000 Venezueliens auraient profité de cette ouverture temporaire de la frontière pour venir faire leurs courses en Colombie, selon Bogotá. Une frontière qui avait été fermée unilatéralement il y a près d'un an par Caracas suite à un incident diplomatique.
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Au Venezuela, 80% des produits de première nécessité sont introuvables. Le pays s'enfonce de plus en plus dans une grave crise économique due notamment à la chute des cours du pétrole. 500 Vénézuéliennes ont récemment forcé un barrage policier à la frontière colombienne pour aller faire leur marché dans la ville d'à côté.
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Le président du Venezuela Nicolás Maduro a promis qu'à partir du 4 juillet l'électricité ne serait plus rationnée. Depuis le mois d'avril, l'électricité était coupée partout à travers le pays et plusieurs heures par jour par mesure d'économie. La pénurie d'électricité a placé de nombreuses entreprises en position de chômage technique : incapables de faire tourner les machines et au bord de la faillite. 'Si cela continue comme cela, dans deux mois, je serais obligé de licencier toute l'équipe, les employés devront partir, je ne peux pas les garder' prévient ainsi un garagiste de Caracas devant une machine inerte faute de courant. Selon le gouvernement vénézuélien, le barrage de Guri devrait être en mesure de mettre un terme à la pénurie d'électricité : la sécheresse avait vidé le réservoir du barrage et provoqué l'arrêt de la centrale hydroélectrique qui fournit 70 % de courant consommé au Venezuela. Les réserves d'eau rétablies, le barrage peut être remis en marche. En revanche, le cours du baril de pétrole est toujours trop bas pour l'économie vénézuélienne : 41 % inférieur en 2015 par rapport à 2014, soit un manque à gagner énorme pour le pays. L'économie du Venezuela dépend quasi exclusivement de la vente du pétrole qui représente 96 % de ses revenus en devises. La spirale de la crise se voit partout : les rayons des magasins sont souvent vides, les produits de première nécessité sont rationnés et les experts s'attendent à une inflation de près de 500 % cette année sur 2016. Les mêmes experts estiment qu'en décembre la contraction de l'économie vénézuélienne sera de 8 %. La pénurie alimentaire touche une grande partie de la population. Dans certaines écoles, le déjeuner se résume à des galettes de patates douces. Et pour les enfants, c'est souvent le seul repas de la journée.'J'ai demandé à certaines mères si leurs enfants avaient mangé quelque chose' raconte Carmen, la cuisinière d'une école de Caracas. 'Elles m'ont répondu avoir 'trouvé du savon' et espérer l'échanger pour autre chose.' Les Vénézuéliens en sont réduits au troc et reviennent au potager individuel pour faire face à la pénurie alimentaire. Les jardins urbains commencent à se multiplier sur les toits de Caracas et le gouvernement estime qu'en 2019 ces petits potagers arriveront à couvrir jusqu'à 20 % des besoins en nourriture.
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La crise économique sans précédent dans laquelle est plongée le Venezuela, provoque des pénuries chroniques de nourriture et d'autres articles essentiels. Les pillages se multiplient, le 9 juin dernier une boulangerie a été pillée en plein coeur de Caracas.
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De longues files d'attente à Caracas. Des milliers de Vénézuéliens attendaient ce vendredi de pouvoir signer et laisser leur emprunte digitale, en faveur de la tenue d'un référendum contre leur président, Nicolas Maduro. 200.000 signatures sont requises par la constitution pour lancer la procédure. D'après le leader de l'opposition Henrique Capriles, la mission est accomplie. Selon lui 400.000 Vénézuéliens ont signé cette semaine. Mais ce n'est qu'une étape : il faudra en réunir quatre millions, pour enfin convoquer le référendum. Pour la MUD, parti de centre-droit à l'origine de la mobilisation, le temps presse: si Nicolas Maduro est révoqué cette année, il y aura des élections anticipées. S'il perd un référendum l'an prochain, ce dernier pourra désigner son successeur dans le camp chaviste. Este #24Jun será recordado como la #BatallaDeLasHuellas del Pueblo que venció al Imperio Madurista! Viva Venezuela carajo!- Henrique Capriles R. (@hcapriles) 24 juin 2016

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