Vidéos A la une
L'ONU lance une grande campagne internationale derrière le #withrefugees pour que l'Europe vienne en aide aux réfugiés. À Calais où internet...
Vidéos A la une
Quelques heures après l'ébauche d'accord sur la crise migratoire entre l'UE et la Turquie, des voix dénoncent un accord juridiquement invalide. Il prévoirait de renvoyer tous les migrants illégaux présents en Grèce, qu'ils proviennent de pays en guerre ou pas, vers la Turquie. Le cas des Syriens est celui qui pose le plus problème néanmoins selon la déclaration finale commune, ils seraient aussi concernés par ces processus de déportation. 'L'expulsion collective d'étrangers est interdite selon la Convention européenne des droits de l'homme, donc un accord équivalent à un retour global de tous les étrangers dans un pays tiers n'est pas compatible avec le droit européen et international', argue ,Vincent Cochetel, le coordinateur régional du HCR en Europe. Selon cette convention, il faudrait effectivement que chaque dossier de demandeur soit examiné avant de prononcer une expulsion. L'accord, lui, prévoirait au contraire que l'examen se fasse en Turquie, par des services de pays européens. Les modalités pécises restant pour l'instant très floues. Le principe d'un réfugié accueilli, via ce canal de sélection organisé avec les autorités turques, pour un réfugié renvoyé en Turquie semble désormais raisonnablement admis. *L'ONG Human Rights Watch * fait valoir que sur les 22 500 réfugiés que les pays européens se sont mis d'accord à accueillir en 2015, seuls 800 ont pu effectivement s'installer dans un pays de l'Union. Des lenteurs qui n'augurent rien de très efficace dans le traitement des dossiers en partenariat avec Ankara. Autre critique, plus inattendue, celle provenant d'Autriche. Alors que Vienne affirmait il y a quelques jours qu'elle ne prendrait pas sa part dans la répartition des migrants, le chancelier autrichien Werner Faymann s'est montré très concerné par le sort de la politique migratoire commune. 'C'est avantageux d'organiser la défense des frontières avec la Turquie, mais on ne peut pas compter sur eux indéfiniment. C'est pourquoi, en parallèle, on doit être capable d'organiser la défense de notre frontière d'une manière qui convienne aux pays européens, des engagements que nous avons déjà pris et qui doivent maintenant être traduits en actes', a-t-il déclaré. En attendant, c'est Angela Merkel à l'origine de ce plan, avec le gouvernement turc, qui semble sortir gagnante de cet accord. Le quotidien populaire Bild parle même de 'plan Merkel'. De bon augure à quelques jours d'élections régionales à haut risque pour la majorité. L'AFD, parti populiste allemand pourrait bien y faire de bons résultats.
Vidéos A la une
Il faut agir et rapidement. La Grèce n' arrive plus à gérer toute seule la crise des migrants. Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés tire la sonnette d'alarme. Près de la frontière avec l'ex-République yougoslave de Macédoine, dans le petit village grec d'Idomeni qui n'abrite habituellement que 154 habitants, la situation est plus que critique. Le camp de réfugiés prévu initialement pour accueillir moins de 2 000 personnes en compte à l'heure actuelle plus de 7 000 arrivés en masse depuis que les pays des Balkans, jusqu'à l'Autriche ont décidé de filtrer drastiquement les entrées sur leur territoire. 'Nous devons faire la queue durant quatre ou cinq heures pour avoir de l'eau. Nous sommes 7 000 ici et il n'y a qu'un endroit où ils distribuent eau et nourriture', dit un réfugié. Alors que le gouvernement grec assure que l'armée met tout en oeuvre pour terminer rapidement d'achever les travaux dans le camp, les réfugiés, eux, attendent chaque jour l'ouverture de la frontière avec l'ex-République yougoslave de Macédoine. L'ex-République yougoslave de Macédoine est le premier pays sur la route des Balkans, empruntée par les migrants qui arrivent sur les îles grecques en provenance des côtes turques, et un pays désormais difficile à atteindre. Le passage de la clôture qui délimite la frontière gréco-macédonienne se fait au compte-gouttes. De 50 à 300 personnes par jour, rarement plus. Lundi, un groupe de 300 Irakiens et Syriens, dont des femmes et des enfants, ont forcé un cordon policier grec et enfoncé une partie de la barrière de barbelés avant d'être repoussés à coups de gaz lacrymogènes par les policiers macédoniens. 'Il y a 7 000 personnes devant moi. Je dois attendre qu'elles passent avant de pouvoir moi aussi tenter ma chance. La vie est vraiment dure', explique Youssef, réfugié syrien. Plus de 131 000 réfugiés sont arrivés en Europe par la Méditerranée depuis début janvier selon les chiffres avancés par l'ONU. En première ligne, la Grèce qui en abrite 23 000. Le passage de la clôture qui délimite la frontière gréco-macédonienne se fait au compte-gouttes. Le pays n'est plus en mesure de faire face et a demandé une aide financière de 480 millions d'euros à l'Union européenne.
Vidéos A la une
L'hiver n'a pas tari le flot de réfugiés. 900 000 seraient arrivés via les îles grecques de la mer Egée depuis 2015. En première ligne pour gérer la crise, Athènes vient d'ouvrir 4 centres d'enregistrement, les fameux 'hot spots'. Le pays est critiqué depuis plusieurs semaines par ses partenaires européens. Pas assez organisé, trop permissif selon eux. Juste avant le sommet de l'Union sur la politique migratoire commune, qui se tient jeudi, 4 'hotspots' sur les 5 promis fonctionnent déjà à Lesbos, Chios, Leros et Samos. Pour Athènes, c'est à l'Union de prendre désormais ses responsabilités 'Le message envoyé est que nous sommes prêts, prêts à recevoir les réfugiés dans le respect des procédures internationales, des lois de l'Union Européenne et de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés, et à commencer leur enregistrement', explique Panos Kammenos, ministre de la défense grec, en visite dans le 'hot spots' de Leros. Ces centres devraient chacun permettre d'enregistrer et de traiter en 72 heures les demandes de 10000 réfugiés, et donc faciliter leur répartition au sein de l'Union Européenne. De quoi appaiser ses partenaires européens ? Athènes reste toujours sous la pression de Bruxelles qui agite la menace d'un rétablissement pour deux ans des frontières au sein de l'Union, qui isolerait de facto la Grèce. Reste à savoir quelle sera l'attitude des européens, et notamment du groupe de Visegrad. Réponse, peut-être, à Bruxelles jeudi.
Vidéos A la une
Depuis jeudi, l'hiver a pris un tour plus sévère dans ce camp de réfugiés d'Al-Marj dans l'est du Liban avec une tempête de neige baptisée Vladimir. Ces Syriens venus pour certains d'Alep, pour d'autres de Homs, se calfeutrent pour la plupart sous leur tente, à côté du réchaud. 'Leur vulnérabilité a augmenté avec le nombre d'années qu'ils ont passé ici, estime Maeve Murphy, responsable du Haut Commissariat aux Réfugiés. Leurs économies se sont épuisées. Beaucoup d'entre eux se sont installés dans ces campements car c'est moins cher que de vivre dans des appartements en ville. Ils ne sont pas habitués à ces conditions de vie. Il est pratiquement impossible pour eux de trouver un travail et donc il n'ont pas de revenu et dépendent totalement des ressources des agences humanitaires.' Il faut aussi veiller à ce que les tentes ne s'envolent pas dans les vents qui soufflent fort. Par ailleurs, de nombreuses routes de montagne ont dû être fermées, y compris l'autoroute qui relie Beyrouth à Damas. 'L'important pour moi est de garder en vie mes enfants. Nous pouvons faire face au froid, c'est plus facile que les canons ou les bombardements.' Les enfants s'occupent comme ils peuvent entre batailles de boule de neige et récolte de bois pour le feu. Le HCR et ses partenaires estiment que 195 000 familles syriennes encourent un risque particulier cet hiver et ont besoin d'aide.
Vidéos A la une
En République de Macédoine, à la frontière avec la Grèce, le traffic des trains a pu reprendre, avec des milliers de migrants passânt la frontière en direction de l'Europe. Il s'agit du premier départ de train, après les heurts d'hier vendredi, quand une dizaine de personnes ont été blessées. La police a utilisé des matraques et des grenades pour repousser près de 3000 personnes. Après avoir proclamé l'état d'urgence, qui autorise l'aide de l'armée, les autorités ne laissaient plus passer que les personnes les plus vulnérables. La plupart des migrants sont syriens, afghans et irakiens. Ils passent par la Macédoine, pour rejoindre la Hongrie ou l'Allemagne, pour pouvoir circuler en Europe. Sur place, après une nuit sous la pluie, ils sont encore des milliers à attendre de pouvoir circuler. L'armée macédonienne s'est déployé dans les montagnes, une zone de forêt très dense qui longe la frontière avec la Grèce.
Vidéos A la une
RANGOON (Birmanie) - 1er août 2015 - Angelina Jolie et Aung San Suu Kyi, côte à côte dans une banlieue industrielle de Rangoon, la capitale économique de Birmanie. Samedi, l'actrice américaine, envoyée spéciale de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés et l'opposante birmane, prix Nobel de la Paix ont rencontré ensemble des travailleuses de l'industrie du textile. Au programme: un entretien consacré aux conditions de travail, très difficiles dans le secteur, puis une visite de l'atelier. La star hollywoodienne qui effectue une visite de quatre jours en Birmanie à l'invitation d'Aung San Suu Kyi, avait appelé la veille les autorités birmanes à agir contre les violences sexuelles infligées aux femmes dans le nord du pays, où sévit une guerre civile. Aung San Suu Kyi est pour sa part en campagne. En novembre, des élections législatives doivent avoir lieu... un test pour la transition démocratique engagée en 2011 par le régime militaire.
Vidéos A la une
L'Indonésie, la Thaïlande et la Malaisie ont été interpellées par l'ONU ce mardi sur le sort des boat people. Le Haut-Commissariat aux réfugiés et l'Office international des migrations ont exhorté les trois pays à ne plus refouler les clandestins vers le large, mais d'unir leurs forces pour leur venir en aide. ' Nous sommes confrontés à un nombre record de gens contraints à migrer à l'échelle mondiale, et par conséquent, à un nombre record de gens contraints à traverser les mers, un très grand nombre de migrants. Nous devons concentrer nos efforts dans le but précis de sauver des vies, et de mettre un dispositif adapté en place pour accueillir les gens quand ils débarquent et aux autres stades de leur périple, ' a martelé Adrian Edwards, porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés Combats à mort Les Nations Unies estiment qu'environ 4.000 hommes, femmes et enfants originaires du Myanmar et du Bangladesh ont été abandonnés au large par leurs passeurs. Certains seraient à la dérive depuis 40 jours. A ce stade, environ 3.000 clandestins, des Bangladais et des Rohingyas, cette minorité musulmane persécutée en Birmanie, auraient atteint les côtes de l'Asie du Sud-Est. Les survivants font état de batailles meurtrières à coups de couteau et de machettes entre les deux communautés pour l'accès aux vivres à bord. Une centaine de personnes auraient été tuées dans ces combats à mort. Les Philippines à la rescousse Ce mardi, les Philippines se sont dites prêtes à venir en aide à ces migrants et à les accueillir sur leur sol, comme elles l'avaient fait dans les années 70 pour les boat people vietnamiens. A l'époque, environ 400.000 réfugiés vietnamiens avaient été hébergés dans des camps philippins avant d'être transférés dans d'autres pays.
Vidéos A la une
Malgré la trêve humanitaire qui touchera à sa fin ce soir à minuit, rebelles et partisans du pouvoir continuent à s'affronter dans le sud du Yémen, à Aden et ici à Taëz. Plusieurs quartiers résidentiels ont été bombardés samedi par les rebelles Houthis, faisant au moins douze morts et plus de cinquante blessés. Les violences ont poussé une partie de la population à quitter la ville pour des zones rurales plus sûres, d'autant plus que l'aide humanitaire se fait attendre à Taëz. Elle arrive par avion à l'aéroport de Sanaa, la capitale. Deux vols affrétés par le Haut Commissariat aux Réfugiés ont pu atterrir ce samedi. 'Ce que vous voyez là est l'arrivée d'une cargaison d'aide, d'environ 20 000 tonnes, qui sera distribuée aux déplacés, surtout pour les sans-abris, pour les personnes affectées dans plusieurs régions du Yémen. Il y a des couvertures, des matelas, des casseroles et d'autres choses' précise un fonctionnaire de l'ONU. L'aide parvient donc au Yémen, mais pas assez rapidement selon Johannes van der Klaauw, le coordinateur des activités humanitaires de l'ONU. Il a appelé la coalition arabe, qui a suspendu ses frappes contre les insurgés, à simplifier le contrôle des cargaisons.
Vidéos A la une
Le Kénya a demandé aux Nations Unies de déplacer le plus grand camp de réfugiés au monde, qui se trouve sur son territoire. Les autorités soupçonnent en effet les islamistes shebab de se cacher dans l'immense complexe de Dadaab où vit un demi-million de réfugiés somaliens. Installé au début des années 1990, Nairobi veut désormais que le camp soit déplacé de l'autre côté de la frontière, en Somalie. Les autorités ont fixé un délai de trois mois, sans quoi elles promettent de déplacer elles-mêmes les réfugiés. Un mur long de 700 kilomètres est en cours de construction à la frontière entre les deux pays, afin d'empêcher les incursions des shebab. Il s'agit d'une mesure de sécurité en réaction au massacre de l'université de Garissa qui a fait plus de 140 morts. Dans sa demande au Haut Commissariat aux Réfugiés, le vice-président kényan a ajouté que son pays changerait après cette attaque, comme les Etats-Unis après les attentats du 11 septembre. L'an dernier, le Kénya avait déporté des dizaines de Somaliens après des attaques menées sur son sol. I
Vidéos A la une
Des rues désertes, de nombreux bâtiments en ruine après des combats, et même des bombardements. Depuis vendredi, face à l'avancée de l'Organisation État islamique, près de 400 familles ont été évacuées à Yarmouk, dans ce camp palestinien dans le sud de Damas. Une vingtaine de blessés ont également été transportés vers l'hôpital national de Damas et à Mazzé. Mercredi dernier, l'EI a lancé une offensive sur le camp avec l'aide des jihadistes du Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Ce camp qui compte encore quelque 18.000 habitants et est situé à environ 7 km du centre de Damas. C'est un point stratégique. L'armée du régime l'assiège depuis plus d'un an. Et à ce jour, les jihadistes contrôlent le centre, le sud et l'ouest du camp tandis que les forces palestiniennes proches du Hamas sont présentes dans le nord et l'est.
Vidéos A la une
L'UNHCR propose un clip de sensibilisation montrant le contraste entre pays en paix et pays en guerre. Pour réaliser ce film, ils n'ont eu besoin...
Vidéos A la une
Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, le nombre de déplacés dans le monde a franchi, en 2013, le seuil des cinquante millions. C'est six millions de personnes en plus que l'année précédente. Le rapport de l'ONU, publié à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés, est alarmant. Il pointe du doigt les conflits en Centrafrique, au Soudan du Sud et en Syrie, responsables de déplacements de populations massifs. ''Il y a un sentiment général d'impunité'', souligne le Haut-Commissaire pour les réfugiés, Antonio Guterres. ''Les conflits émergent, des violations dramatiques des droits de l'Homme apparaissent, et la communauté internationale a énormément perdu de sa capacité à empêcher les situations conflictuelles et à les résoudre à temps.'' Les Afghans et les Syriens constituent, de loin, les plus importantes populations de réfugiés, devant les Somaliens. Ces trois groupes réunis forment plus de la moitié du nombre total de déplacés dans le monde. Les destinations sont multiples : le Liban est le pays qui accueille le plus grand nombre de réfugiés par habitant, devant la Jordanie, le Tchad et la Mauritanie. 'La solution est politique'', explique Antonio Guterres. ''Il n'y qu'une seule façon de stopper les déplacements de populations : il faut mettre un terme aux conflits et faire la paix. Or, cette capacité manque dans le monde d'aujourd'hui.'' Le conflit en Centrafrique a entraîné une grave crise humanitaire. Plus de 220.000 personnes ont fuit vers les pays voisins. La majorité d'entre elles vit aujourd'hui au Tchad, au Cameroun et en République démocratique du Congo. La plupart de ces réfugiés sont des femmes et des enfants. Parmi eux, beaucoup souffrent de malnutrition. 'Nous n'avons pas de nourriture ici'', explique cette femme originaire de Centrafrique. ''Avant, il y en avait suffisamment, mais comme la population augmente, il y en a plus beaucoup. On a faim.'' Les réfugiés à l'étranger sont toutefois beaucoup moins nombreux que les déplacés internes, ces personnes qui ont été forcées de quitter leur lieu d'origine, mais qui demeurent dans leur pays. Elles seraient plus de 33 millions selon l'ONU. Ces populations déplacées font inévitablement pression sur les ressources, et peuvent même déstabiliser un pays hôte. Tout au long de la crise syrienne, le Liban, la Jordanie et la Turquie ont gardé leurs frontières ouvertes. Le nombre de Syriens, ayant trouvé refuge en Turquie, vient d'atteindre le million.
Publicité