Un patch à la testostérone (Intrinsa) redonnerait de l'appétit sexuel aux femmes après la ménopause. Mais il reste réservé aux femmes ayant subi « la totale », c'est-à-dire l'ablation des ovaires et de l'utérus. Le point sur le « Viagra au féminin » qui suscite autant d'espoirs que d'inquiétudes.

Un viagra au féminin

Les autorités sanitaires réticentes

La mariée était trop belle : un patch à la testostérone à appliquer sous le nombril deux fois par semaine et c'est quatre fois plus de rapports sexuels que les femmes qui ont reçu des faux patchs.

Tel est le résultat d'une étude américaine menée en 2004 sur 549 femmes volontaires, ménopausées et âgées en moyenne de 54 ans. Pourtant cette étude n'a pas convaincu la puissante FDA (Food & Drugs Administration) américaine qui a refusé fin 2004 sa commercialisation. Raison invoquée : risque de cancers hormonodépendants mal évalués.

Patch sous surveillance

En France aussi, les réticences à sa commercialisation se font sentir : l'AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) vient de mettre sous surveillance « renforcée » ce patch à la testostérone.

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Ses indications sont pourtant réservées aux femmes ayant subi l'ablation des ovaires et de l'utérus dans l'indication des dysfonctions sexuelles féminines. La Commission européenne a délivré cette autorisation restreinte de mise sur le marché en juillet 2006.
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