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Les négociations d''adhésion de la Turquie à l'Union européenne':https://ec.europa.eu/neighbourhood-enlargement/sites/near/files/near_fac... ont débuté en 2005. Mais cette candidature est actuellement au point mort. " D'un point de vue juridique la Turquie est toujours candidate, dans les faits ce n'est pas le cas ", explique le député européen allemand Alexander Lambsdorff. Il ajoute que " personne ne croit à Bruxelles et à Ankara que la Turquie rejoindra l'Union européenne ". Dans ce dossier l'eurodéputé libéral s'interroge aussi sur l'honnêteté de l'Union à propos de la candidature turque. " Nous, en tant qu'Européens, nous avons été malhonnêtes avec nos amis turcs en assurant qu'ils pourraient nous rejoindre un jour. Mais en fin de compte tout le monde savait qu'il n'y avait aucune majorité en interne pour cela ", souligne-t-il. Les dissensions se font aussi ressentir entre les institutions européennes. Le Parlement souhaite un gel des négociations. Les États membres ne veulent pas franchir cette limite. Alexander Lambsdorff les juge d'ailleurs " trop timorés, trop craintifs ". Dans ces conditions la Turquie souhaite-t-elle maintenir sa candidature ? Le président turc dit vouloir organiser un référendum sur la poursuite des discussions. L'eurodéputé rappelle " que la Turquie a emprisonné plus de journalistes que la Chine ou l'Iran. Cela en dit long sur l'état de la liberté d'expression dans ce pays ". Il estime " que la Turquie a déjà abandonné tout rapprochement avec l'Europe, ses standards, ses valeurs et sa politique "
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Le consul d'Allemagne à Istanbul, Georg Birgelen, a pour la première fois été autorisé à rendre visite à Deniz Yücel, le correspondant du quotidien Die Welt en Turquie. Le journaliste germano-turc est accusé de 'propagande terroriste et incitation à la haine' et il est emprisonné à l'isolement depuis le 14 février. Jusqu'à présent, il n'avait vu personne d'autre que son avocat. Le secrétaire d'État allemand chargé des Affaires étrangères, Michael Roth, estime que Deniz Yücel est un cas emblématique. Michael Roth : 'J'insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas seulement de ce cas, même si le cas de Deniz Yücel revêt pour l'Allemagne une importance particulière. Il s'agit de manière générale de la situation des journalistes en Turquie.' Ce mardi des procureurs turcs ont réclamé de lourdes peines d'emprisonnement à l'encontre de 19 collaborateurs du journal Cumhuriyet. Les journalistes, dont l'ancien rédacteur en chef du journal Can Dündar, sont eux aussi accusés de 'propagande terroriste et d'incitation à la haine'. Ils risquent entre 7 et 43 années de prison. La Turquie est au 151e rang du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters Sans Frontière, juste derrière le Tadjikistan. Selon l'Association des journalistes de Turquie, 105 journalistes ont été placés en détention provisoire depuis la tentative de coup d'État du 15 juillet.
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Des affrontements entre des militants de l'AKP et des Kurdes ont fait plusieurs blessés devant l'ambassade de Turquie à Bruxelles. Un bureau de vote pour le référendum visant à renforcer les pouvoirs présidentiels en Turquie y est installé. La situation était encore très tendue une heure après l'agression. La police a réussi à séparer les deux groupes, composés d'une dizaine de Turcs et de Kurdes. Il y aurait au moins quatre blessés, dont une sexagénaire kurde qui été poignardée. Les Turcs résidant en Belgique peuvent voter du 27 mars au 9 avril pour un référendum sur une réforme constitutionnelle qui supprimerait le poste de Premier ministre et renforcerait les pouvoirs du président Erdogan. Le vote est prévu le 16 avril en Turquie.
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Lors d'une interview pour la version turque de CNN, le président turc a annoncé qu'il entendait 'passer en revue' toutes les relations qu'il entretient avec l'UE et notamment l'accord migratoire, même s'il compte préserver les liens économiques. 'Nous pouvons poursuivre nos relations économiques avec l'Union européenne, mais nous devrons peut-être revoir nos liens politiques et administratifs', a déclaré Recep Tayyip Erdogan. '_Nous allons passer en revue tout de A à Z.', a-t-il assuré. ' Des menaces_Demain, aucun Européen, ne pourra plus faire un pas en sécurité_' Une rhétorique menaçante qui intervient au lendemain de propos polémiques : 'Si vous continuez de vous comporter de cette manière, demain, aucun Européen, ne pourra plus faire un pas en sécurité. " En réponse L'UE a convoqué l'ambassadeur de Turquie pour lui demander des explications suite à cette déclaration d'Erdogan. Les relations entre Ankara et les pays de l'UE, notamment l'Allemagne et les Pays-Bas, sont houleuses depuis le refus d'autoriser des rassemblements en faveur du prochain référendum en Turquie dans ces deux pays. Des dirigeants européens qualifiés de 'nazi' et 'f_asciste' Lors de cette interview, il a également affirmé qu'il continuerait d'employer les termes 'fasciste' et 'nazi' contre des dirigeants européens tant qu'il serait qualifié de 'dictateur' par ces derniers. Référence directe à Angela Merkel qu'il a accusé le week-end dernier d'avoir 'recours à des pratiques nazis' en refusant que des manifestations en faveur de son projet de référendum se tiennent en Allemagne. Le 16 avril, les Turcs doivent se prononcer sur le renforcement des pouvoirs de leur président. Le terme 'fasciste' était lui dirigé contre les Pays-Bas qui avaient refusé de donner l'autorisation à l'avion du ministre turc des Affaires étrangères d'atterrir à Rotterdam. Mevlut Cavusoglu comptait se rendre dans la ville portuaire malgré la décision des autorités néerlandaises de ne pas l'autoriser à y faire campagne pour le référendum. Le maire de Rotterdam avait cependant assuré que le ministre turc était libre de venir dans sa ville, tant qu'il respectait la décision des autorités. Avec agences
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Alors que l'Allemagne évoque 'l'amitié' entre les deux pays, le président turc Recep Tayyip Erdogan, exige de pouvoir faire campagne en Europe pour le référendum visant à accroître ses pouvoirs. Référendum auquel participera la diaspora turque. 'Ces bulletins que vous déposerez dans l'urne seront la meilleure réponse, pas seulement à l'Occident, mais au monde entier. Si Dieu le veut, le 16 avril sera le jour où tous mes citoyens, qui ont été malmenés par l'Occident et le reste du monde, pourront célébrer', a déclaré hier le président turc lors d'une interview sur la chaîne nationale TRT. Turquie : le grand pari d'Erdogan https://t.co/GLVL8Zy5E4 pic.twitter.com/bPuRkKwTzN- Le Point (@LePoint) 8 mars 2017 Le ton d'Erdogan tranche avec celui du chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, qui a évoqué hier l'amitié germano-turque avant de mettre en garde son homologue turc Mevlut Cavusoglu : 'les comparaisons avec l'époque nazie et les invectives sur la démocratie et les droits de l'homme en Allemagne sont à proscrire' Ankara avait qualifié de 'pratiques nazies' l'annulation de plusieurs meetings pro-Erdogan en Allemagne. Si la Turquie multiplie les meetings outre-Rhin, comme ce mercredi 8 mars au consulat de Turquie à Hambourg, c'est parce que pays compte près d'un million et demi d'électeurs turcs. A Hambourg, le chef de la diplomatie turque fustige Berlin https://t.co/ICrXDxyZIt- Fouad Raiden (@fouadraiden) 8 mars 2017 Recep Tayyip Erdogan s'est d'ailleurs dit prêt à y faire campagne, assurant que si Berlin l'en empêchait, il mettrait 'le monde sens dessus dessous'.
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Faut-il vraiment poursuivre les négociations d'adhésion avec l'Europe ?Inspiré par les Britanniques, Erdogan évoque lui aussi l'idée d'un référendum. Le président turc l'a dit hier soir tard, lors d'un discours dans une université d'Istanbul. Le ton contre l'Union européenne était particulièrement virulent. 'Hé l'Union européenne, tu ne veux pas de nous parce que la grande majorité de notre population est musulmane. On ne peut pas compter sur toi. Nous sommes parvenus à un accord. Tout était écrit. Vous ne tenez pas vos promesses. C'est votre visage hideux. Et quand Erdogan vous montre ce visage hideux vous devenez fous. C'est pour ça que vous prévoyez de vous débarrasser d'Erdogan'. Le chef de l'Etat fait référence à l'accord passé en mars avec Bruxelles pour endiguer l'afflux de migrants. En échange, la Turquie attend toujours la suppression des visas pour les courts séjours de ressortissants turcs dans l'UE, prévue sous certaines conditions.
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La libéralisation des visas pour les Turcs qui voyagent dans l'espace Schengen, c'était LA grande promesse de l'Union européenne en échange d'un meilleur contrôle des flux migratoires. L'accord n'est pas encore en vigueur et pourtant, aujourd'hui à Bruxelles, les 28 ont adopté un mécanisme pour suspendre cette exemption de visas en cas de non respect des règles. 'La libéralisation des visas a beaucoup d'avantages pour l'Union européenne et les pays partenaires', a précisé le ministre néerlandais des migrations, Kaas Dijkhoff. 'Mais nous devons aussi surveiller que cette exemption de visas pour les touristes et les hommes d'affaire ne conduise pas à des abus'. Cette clause de sauvegarde, c'était le voeu du couple franco-allemand. Elle sera déclenchée si trop de voyageurs restent dans l'Union après la durée autorisée ou si le pays partenaire refuse de récupérer les migrants irréguliers qui sont passés par son territoire pour entrer dans l'espace Schengen. Une mise en garde à peine voilée à la Turquie.
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Recep Tayyip Erdogan n'acceptera pas toutes les exigences de Bruxelles pour obtenir une suppression des visas pour les citoyens turcs. Dans un discours à Istanbul, le président a refusé ce vendredi de redéfinir la loi antiterroriste, jugée trop large par l'Union européenne. La récente manifestation de sympathisants du PKK à Bruxelles lui reste en travers de la gorge. Erdogan a adressé un message aux pays de l'Union : 'Vous laissez les terroristes installer des tentes, leur offrant ainsi l'occasion de s'exprimer au nom de la démocratie. Et ensuite, vous nous demandez de changer la loi antiterroriste pour lever les visas. Alors désolé, nous irons de notre côté et vous du vôtre.' Turquie: l'ambassadeur de Belgique convoqué pour une tente du PKK dressée à Bruxelles https://t.co/EDokVjwU1I- RTBF info (@RTBFinfo) 20 mars 2016 Recep Tayyip Erdogan a également profité de ce discours pour rappeler l'importance, pour la Turquie, de passer d'un système parlementaire à un régime présidentiel : 'Le régime présidentiel n'est pas lié directement à moi. Une nouvelle Constitution et un système présidentiel sont une nécessité urgente', a déclaré le président turc qui souhaite soumettre rapidement cette réforme à référendum. L'homme fort de la Turquie s'exprimait au lendemain de l'annonce de la démission du Premier ministre Ahmet Davutoglu, sur fond de divergences avec le chef de l'Etat. Les deux hommes se sont opposés récemment sur plusieurs dossiers, notamment sur celui des migrants. Turquie: après le départ de Davutoglu, Erdogan vers un pouvoir incontestable https://t.co/ipGluCttpj #AFP pic.twitter.com/yvHK8h5iLH- Agence France-Presse (@afpfr) 6 mai 2016 Turquie : Erdogan aura 'plus d'influence sur l'AKP et le gouvernement' après le départ d'Ahmet Davutoglu https://t.co/TwLixO6JBG- euronews en français (@euronewsfr) 5 mai 2016
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La proposition de Bruxelles d'autoriser les Turcs à voyager en Europe sans visa soulève les critiques des réfugiés bloqués dans le camp d'Idomeni, au nord de la Grèce. Alors qu'Ankara s'est félicité de la recommandation de la Commission européenne, les migrants, eux, estiment que la Turquie est la seule à tirer profit de la situation. 'Nous sommes bloqués entre deux feux' dit ainsi Ibrahim Moussa, un jeune homme qui vient de Syrie. 'Nous avons fui la guerre et maintenant les Turcs vont aller en Europe, il seront libre de s'y promener et nous, on reste bloqués ici.' 'Les Européens ont payé pour qu'ils ferment les frontières, alors ils vont respecter accord, mais ils vont aussi permettre les trafics' dit Mohammed, un autre Syrien. 'L'Europe ne gagne rien à tout cela, alors que la Turquie oui.' L'éventuelle exemption des visas pour les Turcs est une condition posée par Ankara dans le cadre de l'accord des politiques migratoires conclu en mars avec Bruxelles. Cet accord prévoit le renvoi en Turquie des nouveaux migrants arrivant sur les îles grecques.
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La Commission européenne doit donner mercredi son feu vert à un assouplissement des règles d'entrée des citoyens turcs dans l'espace Schengen. Cela concernera uniquement les séjours de 3 mois maximum dans le cadre familial, de voyages d'affaires ou touristiques. La fin des visas serait une victoire pour le gouvernement de Recep Erdogan. C'est en effet l'une des principales conditions posées par la Turquie à l'accord sur la prise en charge des migrants. En échange, Ankara doit se conformer d'ici fin juin à 72 critères, notamment le respect des droits fondamentaux et la sécurité des papiers d'identité. La Turquie devait également reconnaitre les passeports chypriotes, ce qu'elle a fait mardi. Mais le bras de fer n'est pas terminé : le Parlement européen et les Etats membres auront, eux aussi, leur mot à dire dans les prochaines semaines. La mesure est très controversée alors que la méfiance grandit envers le régime islamo-conversateur de Turquie.
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Les Chypriotes grecs n'auront plus besoin de visa pour se rendre en Turquie, et ce dès que l'Union européenne lèvera de son côté l'obligation de visa pour les visiteurs turcs. C'est ce qu'il ressort de la mise en application imminente de l'accord entre Ankara et l'Union Européenne sur la libéralisation des documents de voyage. Mais l'information, publiée au Journal officiel turc, n'implique pas non plus la reconnaissance par la Turquie de la partie grecque de l'île. L'armée turque a envahi Chypre en 1974, en annexant de fait sa partie Nord, non reconnue aujourd'hui par la communauté internationale. L'accord sur les visas fait partie d'une série de points actuellement en négociation avec Bruxelles, qui voudrait que la Turquie reconnaisse officiellement Chypre, membre de l'Union européenne depuis 2004 et de la zone euro depuis 2008.
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C'était il y a une dizaine de jours, un grand sourire de satisfaction affiché, la chancelière allemande Angela Merkel, le président du Conseil européen Donald Tusk, et le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu célébraient l'application de l'accord UE-Turquie sur les réfugiés en visitant le camp de Nizip et en inaugurant le centre de protection de l'enfance de Gaziantep... Le message était clair : en se rendant sur place pour constater que la Turquie respectait les conditions d'accueil des migrants, ils décourageaient les réfugiés d'aller plus loin. L'Union européenne a promis 6 milliards d'euros à la Turquie, délivrés en deux temps, pour aider Ankara à accueillir 'dignement', assure-t-elle, les réfugiés Syriens. .@eucopresident, TimmermansEU & Merkel in Turkey tomrrow. Will they take abuse of #refugees seriously? #Dealbreaker pic.twitter.com/BsgHdtQuG8- Amnesty EU (AmnestyEU) 22 avril 2016 L'accord, dont la légalité et la moralité ont été contestées par les Nations unies et les ONG internationales, avait été signé le 18 mars dernier : 'Nous sommes tombés d'accord sur le fait que tout migrant en situation irrégulière arrivant de Turquie sur les îles grecques après le 20 mars sera renvoyé en Turquie. La mise en oeuvre de cet accord sera graduelle, et elle est basée sur le principe du 'un pour un', déclarait alors le président du Conseil européen. Le jour même, la Turquie prouvait qu'elle était en mesure d'intercepter les candidats à la traversée de la mer Egée, comme ce groupe de Syriens à Dikili, et 300 autres personnes dans le même secteur. Le principe du 'un pour un' est le suivant : pour chaque Syrien renvoyé des îles grecques en Turquie, un autre doit être réinstallé de la Turquie dans l'Union européenne, dans la limite de 72 000 places. Les premières déportations de migrants, Syriens inclus, ont commencé le 4 avril depuis l'île grecque de Lesbos vers Dikili. Il s'agissait en majorité de Pakistanais et d'Afghans. Symboliquement, le même jour, 16 réfugiés syriens étaient accueillis, en Allemagne, près d'Hanovre. Depuis, 350 Syriens ont été accueillis en Allemagne, en Autriche et au Danemark, 300 doivent arriver en France, cette semaine. Selon cet accord, pour continuer d'accueillir les migrants, toucher les 6 milliards d'euros d'aide et obtenir l'exemption de visa pour ses citoyens vers l'espace Schengen, la Turquie doit satisfaire 72 critères, comme la sécurité des documents d'identité, la protection des droits fondamentaux, l'élargissement de l'accès au marché du travail pour les réfugiés non Syriens. Mais elle serait encore loin de les remplir, même si 'elle a fait beaucoup d'efforts', selon la Commission européenne qui rendra son rapport ce mercredi 4 mai. Selon l'hebdomadaire allemand, 'Der Spiegel', sous couvert de l'anonymat, un membre du gouvernement allemand a déclaré que la Turquie remplissait environ 60 critères sur les 72 demandés. Si tel est le cas, les Turcs devraient donc pouvoir se rendre dans l'espace Schengen, sans visa, pour de courts séjours, une fois l'aval de la Commission, du Parlement européen et des 28 Etats membres obtenus. 'La Turquie a plusieurs fois prévenu qu'elle romprait l'accord avec l'UE si l'exemption de visas n'était pas accordée à ses citoyens': http://www.spiegel.de/international/europe/europe-at-pains-over-visa-fre.... Those who bash #refugees are setting a dangerous precedent. RT if you reject bigotry & fear! https://t.co/jIhNglZ4He pic.twitter.com/w87ZUAGwwG- AmnestyInternational (@amnesty) 27 avril 2016
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L'accord migratoire entre l'Union européenne et la Turquie est au centre de nombreuses controverses. L'une d'elles concerne le respect des droits de l'Homme et des conventions internationales dans l'accueil des réfugiés. Le compromis prévoit le renvoi vers le territoire turc de tous les migrants arrivés illégalement en Grèce. Pour chaque Syrien ainsi renvoyé, l'Union européenne doit accueillir un réfugié syrien déjà en Turquie. Euronews a interrogé le Vice-secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson. Euronews: " Cet accord entre l'Union et la Turquie est-il pertinent au regard des droits de l'Homme ? " Jan Eliasson: " La question des droits de l'homme c'est aussi de fournir des conditions de vie décentes aux migrants et aux réfugiés qui arrivent en Europe en ce moment. Et je pense que l'accord vise à fournir un meilleur processus d'accueil aux migrants et aux réfugiés. " Euronews: " La question du renvoi des migrants vers la Turquie est fortement critiquée. Quel est votre avis sur ce point précis de l'accord? " Jan Eliasson: " Bien évidemment ce qui est important c'est d'avoir toujours une évaluation individuelle et que vous soyez sûr que les personnes qui retournent en Turquie ne sont pas envoyés ensuite en Syrie. Nous enquêtons sur ce point et nous n'avons pas trouvé de preuve jusqu'à maintenant. Il y a des rumeurs mais je pense qu'il est important de respecter la convention des réfugiés de 1951. " Euronews: " Il faut aussi évoquer les causes profondes de cette pression migratoire. Pensez-vous qu'une solution pérenne pour mettre un terme à la guerre en Syrie est possible prochainement? " Jan Eliasson: " La semaine dernière nous avons vu malheureusement des développements négatifs. Nous avons vu une intensification des combats autour d'Alep, de Damas et d'Idleb. Et c'est très très inquiétant. Nous espérons que les acteurs sur le terrain et que les puissances qui peuvent influencer ces acteurs pourront les convaincre de faire preuve de retenue. Nous ne devons pas manquer cette occasion de lancer les négociations. Nous avons eu plusieurs semaines de dialogue, nous allons maintenant entrer dans la phase la plus importante des pourparlers et nous espérons beaucoup pouvoir trouver ce chemin vers une solution politique. Un retour de la guerre serait un véritable désastre. Je me suis demandé si la situation pouvait être pire que celle-ci. C'est possible et nous devons arrêter cette tendance négative. "
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(AFP) La chancelière allemande Angela Merkel, accompagnée du président du Conseil européen Donald Tusk et du commissaire européen Frans Timmermans, est arrivée samedi après-midi à Gaziantep, dans le sud-est de la Turquie, pour apaiser les tensions au sujet d'un accord crucial entre Ankara et l'Europe sur les migrants. Accueillis par le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, ils se sont ensuite rendus à Nizip, petite ville de la zone, près de la frontière syrienne, pour visiter un camp de réfugiés, a constaté l'AFP sur place. Ouvert en 2013, le camp de Nizip 2 accueille dans des préfabriqués près de 5.000 réfugiés syriens, dont 1.900 enfants, selon les chiffres du gouvernement turc. Une gigantesque banderole accrochée au-dessus de la porte grillagée du camp proclamait: 'Bienvenue en Turquie, le pays qui accueille le plus de réfugiés au monde', soit 2,7 millions. Derrière le grillage, contre lequel des dizaines d'enfants étaient agglutinés, s'élançait un alignement ordonné de préfabriqués blanc et beiges. Cette visite 'sert à montrer comment la Turquie et l'UE mettent en commun leurs forces pour affronter la crise des réfugiés syriens', a dit la Commission européenne à l'AFP, indiquant qu'elle avait à ce jour dépensé 77 millions d'euros dans divers projets en Turquie, auxquels s'ajouteront bientôt 110 millions d'euros. Le déplacement intervient trois semaines après le renvoi en Turquie des premiers migrants de Grèce dans le cadre d'un accord controversé conclu le 18 mars entre Bruxelles et Ankara visant à dissuader les passages clandestins en Europe, confrontée à sa pire crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale. La Turquie s'est engagée à accepter le retour sur son sol de tous les migrants entrés illégalement en Grèce depuis le 20 mars. Le plan prévoit en outre que pour chaque réfugié syrien renvoyé en Turquie, un autre sera 'réinstallé' dans un pays européen, dans la limite de 72.000 places. En contrepartie, les Européens ont accepté de fournir jusqu'à six milliards d'euros, de relancer les discussions sur l'intégration de la Turquie à l'UE et d'accélérer le processus de libéralisation des visas pour les Turcs. Pour les dirigeants turcs, qui ont promis aux 79 millions de Turcs une exemption de visa d'ici fin juin, l'enjeu est de taille. Ils ont fait monter les enchères cette semaine, menaçant de ne plus respecter l'accord si les Européens ne tenaient pas leur engagement. L'exécutif européen a indiqué qu'il présenterait un rapport sur le sujet le 4 mai, mais il est attendu au tournant par ceux qui redoutent que Bruxelles brade ses valeurs pour garder la Turquie à bord. Le Premier ministre populiste hongrois Viktor Orban a d'ailleurs estimé que l'UE 's'est livrée à la Turquie' avec des conséquences 'impossibles à prévoir', dans un entretien à l'hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche. 'Nos libertés, y compris la liberté d'expression, ne feront l'objet d'aucun marchandage politique avec quelque partenaire que ce soit', a tenté de rassurer vendredi M. Tusk dans une tribune parue dans plusieurs journaux européens. La chancelière a été vivement critiquée chez elle pour avoir autorisé la possibilité de poursuites pénales réclamées par la Turquie contre un satiriste ayant dépeint M. Erdogan en zoophile. L'affaire a tendu les relations entre Ankara et Berlin. Mme Merkel a souligné que sa visite en Turquie permettrait de faire le point sur la mise en place de l'accord et décider de futures actions pour aider les 2,7 millions de Syriens réfugiés en Turquie, voisine de leur pays en guerre. Depuis l'entrée en vigueur de l'accord, 325 migrants en situation irrégulière arrivés en Grèce ont été renvoyés en Turquie et 103 réfugiés syriens réinstallés dans l'UE, selon la Commission. Et le nombre de migrants gagnant la Grèce depuis les côtes turques a chuté, selon Ankara.
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Cela doit être une des contreparties de l'accord entre l'Union européenne et la Turquie sur les migrants. Exit les visas pour les citoyens turcs se rendant dans un pays de l'UE. Mais son application se révèle compliquée; Ankara devrait remplir 72 critères notamment en matière de droits fondamentaux ou de sécurité des documents...Les autorités turques mettent désormais la pression. Elles ont menacé de ne plus appliquer l'accord si cette promesse clé n'était pas tenue d'ici la fin juin. 'L'UE a plus besoin de la Turquie que la Turquie n'a besoin de l'UE', a mis en garde mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan. De son côté Bruxelles accélère la cadence. _'La commission présentera son troisième programme de libéralisation des visas pour la Turquie le 4 mai. Mais nous devons rester en alerte et surveiller le processus de près, en particulier quand il s'agit de garantir les droits d'une façon appropriée pour les plus vulnérables, à savoir les femmes et les enfants'_a expliqué en conférence de presse Dimitris Avramopoulos, commissaire européen aux affaires intérieures. Selon de nombreux observateurs peu de chances que Turquie parvienne à remplir les 72 conditions d'ici début mai. Dans tous les cas la décision finale sera prise par le Conseil de l'Union européenne et le Parlement. Pour rappel, l'accord entre l'Union et la Turquie prévoit que tous les migrants arrivant désormais en Grèce soit renvoyés en Turquie. En échange, un Syrien sera accepté en Europe de façon légale. Une politique qui a permis de réduire le nombre de migrants en Grèce: 8300 sont arrivés sur les îles grecques depuis le 20 mars. Mais la route via la Libye et l'Italie est, elle, de plus en plus fréquentée. Mercredi, le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés a rapporté le naufrage d'un bateau dans cette zone ayant fait jusqu'à 500 morts selon les rescapés.
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L'accord entre l'Union européenne et la Turquie sur le renvoi de réfugiés continue de diviser. Les responsables européens ont donc défendu ce compromis devant les eurodéputés. Le président du Conseil européen reconnaît que ce texte n'est pas parfait. Mais les 28 ont tout fait pour qu'il respecte la dignité humaine a insisté Donald Tusk. Le président de la Commission européenne a de son côté déploré l'attitude d'Ankara à propos d'une chanson satirique allemande contre le chef de l'État turc. Jean-Claude Juncker ne peut " absolument pas comprendre qu'un ambassadeur allemand soit convoqué à cause d'une chanson satirique, certes inadmissible ". Les débats se sont poursuivis sur les négociations d'adhésion avec la Turquie. Pour la rapporteure plusieurs points doivent faire l'objet d'une vigilance particulière. L'élue sociale-démocrate Kati Piri insiste sur " la question kurde, ce qui se passe dans le sud-est du pays et bien évidemment la délicate question de la liberté de la presse". Les députés demandent aussi aux responsables européens de contrôler la situation et le sort des réfugiés syriens en Turquie.
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Accrochés à l'encre d'un bateau, des activistes ont essayé vendredi matin d'empêcher le refoulement de 45 migrants vers la Turquie au départ de l'île de Lesbos. Les activistes ont été rapidement interpellés par les gardes-côtes et l'embarquement des migrants a pu reprendre. Les ONG n'en finissent pas de dénoncer l'accord passé entre la Turquie et l'Union européenne pour renvoyer désormais tous les migrants arrivés illégalement en Grèce, y compris les demandeurs d'asile syriens. Un accord destiné à mettre un terme aux routes illégales de migrations. En échange, les Européens se sont engagés à relocaliser des réfugiés syriens installés en Turquie. Ces derniers seront sélectionnés par le Haut commissariat aux réfugiés. Refoulement au compte-goutte C'est le deuxième départ depuis 'lundi:http://abonnes.lemonde.fr/photo/portfolio/2016/04/07/a-lesbos-apres-les-... d'un navire à destination de la Turquie. Un refoulement au compte-goutte : au total 247 personnes ont été raccompagnées alors que plus de 6000 sont arrivées en Grèce depuis la fin du mois de mars. De nombreux refoulements ont dû être reportés à plus tard en raison d'une augmentation massive de demandes d'asiles que les autorités grecques doivent d'abord examiner avant de raccompagner les migrants vers la Turquie. Jeudi, de nouveaux accrochages entre migrants et forces de l'ordre se sont produits dans l'immense camp d'Idomeni, à la frontière en la Grèce et l'Ancienne République yougoslave de Macédoine. Quelque onze mille personnes s'entassent toujours dans ce camp improvisé espérant pouvoir enfin franchir la frontière. Une frontière désormais totalement fermée.
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Un nouveau navire arrive dans le port turc de Dikili. A son bord, une soixantaine de migrants, qui ont été interceptés par les garde-côtes alors qu'ils essayaient de rejoindre les îles grecques. L'accord, conclu entre Bruxelles et Ankara, n'empêche pas certains de continuer à tenter ces traversées clandestines et périlleuses. Pour ce Palestinien, c'est une question de survie. 'J'arrive du Liban, mais je n'ai pas le droit de vivre ou de travailler là-bas. Vous savez, en tant que Palestinien, on n'a même pas un pays, une terre.' Si elles n'ont pas stoppé, les traversées en mer Egée ont toutefois reculé depuis le début lundi du processus de renvoi des migrants de Grèce vers la Turquie. Ce processus a été suspendu jusqu'à vendredi en raison d'une forte augmentation des demandes d'asile, qui doivent être examinées par les autorités, avant qu'une décision d'expulsion ne soit prononcée. Pour les migrants, qui dorment à même le sol dans le port grec de Chios, obtenir la protection internationale est une nécessité : 'Tous nos rêves seront brisés si nous sommes expulsés. Nous avons dépensé beaucoup d'argent pour venir ici', explique ce Pakistanais. De nombreuses ONG s'indignent du traitement réservé aux migrants et aux réfugiés. Elles dénoncent des expulsions illégales, qui peuvent mettre la vie de ces hommes et femmes en danger. Ali, un Pakistanais, raconte l'histoire de deux hommes qui se sont suicidés après avoir été renvoyés dans leur pays : 'Ils ont mis une corde autour de leur cou et se sont pendus. Car si on retourne chez nous, on ne sera plus en mesure de vivre. Certains ont vendu leur maison. S'ils reviennent chez eux, ils vont mourir. Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Quelque 6.000 migrants, arrivés depuis le 20 mars sur les îles grecques, doivent être renvoyés vers la Turquie. En tout, ils sont plus de 50.000 à être bloqués actuellement en Grèce.
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De Lesbos vers la Turquie, ils rejoignent un camp de réfugiés dans le nord-est du pays. C'est le chemin qu'ont parcouru hier les premières personnes expulsées de Grèce en vertu de l'accord controversé entre l'Union européenne et Ankara. 202 réfugiés, Pakistanais et Afghans pour la plupart. Hier, le président turc n'a pas manqué de critiquer la gestion européenne de la crise migratoire. 'Ils ont mis des barbelés pour empêcher ces gens d'entrer. Nous ne savons pas combien de personnes sont mortes en mer Égée, mais nous en avons sauvé 100 000. Nous les avons secourus grâce à nos gardes-côtes, et nous continuerons à le faire', a lancé Recep Tayyip Erdogan. L'accord conclut avec Ankara, et entré en vigueur hier, stipule que pour chaque Syrien expulsé de Grèce vers la Turquie, l'Union européenne s'engage à accueillir un demandeur d'asile dans un pays membre, dans le cadre d'un plan limité à 72 000 places.
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Combien sont-ils à se ruer vers les côtes européennes, avant l'entrée en vigueur, prévue ce dimanche du plan qui vise à renvoyer en Turquie les migrants débarquant sur les îles grecques? Samedi, plus de 2000 candidats à l'exil ont été secourus en mer, aux portes de l'Europe. Ils vont ainsi grossir les rangs de ceux qui sont déjà présents sur le continent. La Grèce recense 47500 exilés sur son territoire, dont plus de 10 000 sont bloqués dans le gigantesque camp d'Idomeni, vers la frontière gréco-macédonienne. Les renvois de certains de ces migrants s'accompagneront de réinstallations à travers l'Union européenne, dans la limite des 72 000 places proposées. Cet accord, censé dissuader les mouvements de migrations vers l'Europe, reste critiqué. 'Selon l'International Rescue Committee, l'accord ne va faire qu'accentuer le désordre,le manque de dignité. L'idée qui consiste à réinstaller certains migrants à condition que d'autres soient renvoyés de la Grèce vers la Turquie est contraire à l'éthique', observe par exemple Lucy Carrigan, porte-parole de l'organisation International Rescue Committee. Durant les 6 prochains mois, 4000 agents devront être mobilisés pour cette opération dont le coût est évalué à 280 millions d'euros. En revanche, le plan ne sera pas opérationnel dès ce dimanche, ont souligné certains responsables politiques grecs. Avec AFP
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L'Union européenne et la Turquie sont finalement parvenues un accord pour limiter l'arrivée de réfugiés vers l'Europe. Le projet avait provoqué de vives tensions parmi les États membres. Mais pour le Premier ministre turc c'est un jour historique. Ahmet Davutoglu salue l'issue et la méthode car " nous réalisons que la Turquie et l'Union européenne ont la même destinée ". L'accord prévoit, entre autre, le renvoi des nouveaux migrants de Grèce vers la Turquie. La chancelière allemande, Angela Merkel, se veut cependant très réaliste sur les résultats à venir. " Je ne me fais pas d'illusion avec ce qui a été décidé aujourd'hui, il y aura des échecs parce qu'il y a des défis logistiques majeurs à relever', souligne-t-elle. Ce plan entrera en vigueur dès dimanche. Mais il risque d'entraîner rapidement une nouvelle situation de chaos entre la Grèce et la Turquie. De nombreux migrants vont sans doute tenter de rejoindre l'Europe avant la mise en oeuvre de cet accord.
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Ils ne se risquent pas à parler 'd'accord' ou de'texte', mais les 28 ont convergé vers une 'position commune' au sujet de l'accord avec la Turquie visant à juguler l'afflux de migrants vers l'Europe. Une sémantique diplomatique que le président français François Hollande traduit en ces termes : 'On est en bonne voie mais on est pas encore arrivé'. Les réticences des uns et des autres ont donc été prises en compte, et notamment au sujet des contreparties promises à Ankara. La chancelière allemande Angela Merkel, architecte de ce projet négocié début mars entre l'UE et la Turquie, a quant à elle précisé avoir convenu avec ses partenaires européens que la Grèce aurait 'besoin de soutien, non seulement en ce qui concerne le retour des migrants clandestins en Turquie, mais aussi pour gérer la situation à laquelle elle est confrontée. Des fonds seront nécessaires pour proposer un abri aux réfugiés.' 'Les représentants de l'UE peuvent se targuer de tenir un accord qui sera acceptable pour le gouvernement turc, mais des doutes subsistent quant à la conformité de cet accord avec le droit international', résume notre correspondant à Bruxelles James Franey. Une allusion à la mesure phare du projet, visant à renvoyer les nouveaux migrants arrivant en Grèce depuis la Turquie. Avec AFP
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Alors que la Turquie accueille des migrants renvoyés de Grèce, les 28 poursuivent leurs discussions sur un nouveau plan d'action avec Ankara pour limiter l'afflux de réfugiés. Dans le même temps, lors d'une réunion des ministres de l'Intérieur, la Commission européenne a rappelé une nouvelle fois aux États membres d'appliquer le système de relocalisation de demandeurs d'asile au sein de l'Union. Un appel relayé par le ministre grec chargé de la Migration. Yannis Mouzalas demande " un engagement clair des États membres pour la relocalisation et la réinstallation " des migrants. La ministre autrichienne de l'Intérieur s'interroge d'ailleurs sur l'opportunité de conclure un accord avec Ankara. Johanna Mikl-Leitner juge " préoccupant que la Turquie mette sous tutelle un journal critique envers le gouvernement, puis trois jours plus tard présente une liste de souhaits et se voit récompensée par des discussions sur une anticipation de la libéralisation des visas ". L'autre inquiétude concerne aussi les voies empruntées par les réfugiés. La route des Balkans est désormais fermée. La Commission européenne et l'Italie agissent maintenant pour éviter la création d'un chemin alternatif par l'Adriatique. C'est la raison pour laquelle le ministre italien de l'Intérieur se rendra dans les prochains jours en Albanie. Dans le même temps, la situation en Grèce est explosive; les derniers chiffres parlent de plus de 40 000 réfugiés et migrants sur le territoire.
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A l'issue du sommet entre les dirigeants européens et le Premier ministre turc, les contours d'un nouvel accord pour limiter l'arrivée des réfugiés se dessinent. Nous avons interrogé l'ambassadeur turc auprès des institutions européennes, Selim Yenel. Euronews: " C'est le deuxième sommet entre l'Union et la Turquie en à peine trois mois. Il y a un pré-accord. Est-ce que la Turquie est en train de sauver l'Union européenne ? " Selim Yenel: " Les visas pour les Syriens ont été rétablis, le gouvernement turc a délivré des permis de travail aux réfugiés syriens, nous avons pris des mesures contre les trafiquants, l'OTAN est sur place. Toutes ces mesures, malheureusement, n'ont pas permis une diminution des flux migratoires. " Euronews: " La Turquie accepte un retour massif de migrants. Mais le pays accueille déjà près de trois millions de réfugiés. Comment gérer ces flux migratoires supplémentaires? " Selim Yenel: " Cela ne se passe pas comme ça. On a demandé à l'Union européenne de fixer une date, d'ici là les réfugiés qui se trouvent sur les îles grecques partiront, les îles se videront. Par la suite on voudrait qu'il y ait des responsables turcs sur place. Après cette date, la Turquie s'engage à reprendre toutes les personnes qui arriveront. Qu'est-ce que cela signifie? Supposons que ce sont des Syriens. Si un Syrien vient cela signifie qu'un autre Syrien qui se trouve dans un camp de réfugiés ou ailleurs pourra rejoindre l'Union européenne. Les migrants " économiques " eux seront renvoyés dans leur pays d'origine. La Turquie ne devra pas s'en occuper. Nous pensons que cela permettra de lutter contre les passeurs. C'est notre objectif principal. Mais bien sûr cela a un prix. Si la Turquie paye le prix fort il faut quelque chose en retour. Ceux qui viennent en Turquie vont non seulement être renvoyés un par un mais nous avons également un programme de relocalisation. " Euronews: " La Turquie demande à l'Union européenne d'accueillir un réfugié venant de Turquie pour chaque personne reconduite vers la Turquie. Est-ce que cela peut fonctionner ? " Selim Yenel: " Oui cela peut fonctionner. Nous en avons parlé avec les responsables européens. Cela est possible au niveau politique et juridique. A ce niveau là, il n'y a pas de problème. Cela va être en quelque sorte un message pour que personne n'utilise la voie illégale, ce n'est plus nécessaire car les réfugiés pourront désormais se rendre de manière légale en Europe. Ainsi nous allons empêcher la migration illégale et on retournera à un processus de migration normale. " Euronews: " Est-ce que la Turquie lutte suffisamment contre les trafiquants ? En Europe il y a des inquiétudes à ce sujet. " Selim Yenel: " Oui et nous n'acceptons pas ces remarques. La Turquie essayent de lutter efficacement contre les trafiquants. Nous sommes en train de renforcer nos lois. Nous augmentons les amendes contre les passeurs. Nous utilisons des méthodes dissuasives. Il ne faut pas oublier que nos eaux territoriales s'étendent sur plusieurs milliers de kilomètres. Ce n'est pas facile de tout contrôler. Mais la Turquie fait vraiment tout ce qui possible. De plus, le nombre de trafiquants arrêtés augmente. " Euronews: " La Turquie demande trois milliards d'euro supplémentaires, la libéralisation des visas dès juin, et l'ouverture de nouveaux chapitres d'adhésion. Est-ce que les demandes ne sont pas excessives ? Est-ce qu'Ankara n'essaye pas de tirer profit d'une Europe prête à beaucoup de concessions ? " Selim Yenel: " Non pas du tout. La Turquie soutient l'Union européenne. Nous sommes face à une crise migratoire. La Turquie essaye de mettre tout en oeuvre. On nous a dit que les efforts étaient insuffisants. La Turquie fait donc des efforts supplémentaires. Mais il faut quelque chose en retour. Les trois milliards supplémentaires ne sont pas pour la Turquie. Cette somme est destinée aux réfugiés syriens. Nous voulons cela jusqu'en 2018. " Euronews: " La mise sous tutelle du quotidien Zaman soulève des inquiétudes en Europe. Que répondez-vous ? " Selim Yenel: " Il s'agit d'un processus juridique et je n'ai rien de plus à dire à ce sujet. "
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Quelques heures après l'ébauche d'accord sur la crise migratoire entre l'UE et la Turquie, des voix dénoncent un accord juridiquement invalide. Il prévoirait de renvoyer tous les migrants illégaux présents en Grèce, qu'ils proviennent de pays en guerre ou pas, vers la Turquie. Le cas des Syriens est celui qui pose le plus problème néanmoins selon la déclaration finale commune, ils seraient aussi concernés par ces processus de déportation. 'L'expulsion collective d'étrangers est interdite selon la Convention européenne des droits de l'homme, donc un accord équivalent à un retour global de tous les étrangers dans un pays tiers n'est pas compatible avec le droit européen et international', argue ,Vincent Cochetel, le coordinateur régional du HCR en Europe. Selon cette convention, il faudrait effectivement que chaque dossier de demandeur soit examiné avant de prononcer une expulsion. L'accord, lui, prévoirait au contraire que l'examen se fasse en Turquie, par des services de pays européens. Les modalités pécises restant pour l'instant très floues. Le principe d'un réfugié accueilli, via ce canal de sélection organisé avec les autorités turques, pour un réfugié renvoyé en Turquie semble désormais raisonnablement admis. *L'ONG Human Rights Watch * fait valoir que sur les 22 500 réfugiés que les pays européens se sont mis d'accord à accueillir en 2015, seuls 800 ont pu effectivement s'installer dans un pays de l'Union. Des lenteurs qui n'augurent rien de très efficace dans le traitement des dossiers en partenariat avec Ankara. Autre critique, plus inattendue, celle provenant d'Autriche. Alors que Vienne affirmait il y a quelques jours qu'elle ne prendrait pas sa part dans la répartition des migrants, le chancelier autrichien Werner Faymann s'est montré très concerné par le sort de la politique migratoire commune. 'C'est avantageux d'organiser la défense des frontières avec la Turquie, mais on ne peut pas compter sur eux indéfiniment. C'est pourquoi, en parallèle, on doit être capable d'organiser la défense de notre frontière d'une manière qui convienne aux pays européens, des engagements que nous avons déjà pris et qui doivent maintenant être traduits en actes', a-t-il déclaré. En attendant, c'est Angela Merkel à l'origine de ce plan, avec le gouvernement turc, qui semble sortir gagnante de cet accord. Le quotidien populaire Bild parle même de 'plan Merkel'. De bon augure à quelques jours d'élections régionales à haut risque pour la majorité. L'AFD, parti populiste allemand pourrait bien y faire de bons résultats.
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A Bruxelles ce qui ne devait être qu'un déjeuner de travail s'est transformé en dîner turco-européen. Au menu ce soir, Ankara a ajouté une copieuse suggestion: récupérer tous les migrants qui entrent illégalement en Grèce ainsi que tous les réfugiés syriens. Ces derniers seraient alors mis sur liste d'attente pour être réinstallés dans un pays de l'Union. 'La tenue de ce sommet montre que la Turquie et l'Union européenne ont besoin l'un de l'autre', a indiqué le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, à son arrivée à Bruxelles. 'Il reste de nombreux défis à affronter et la seule façon d'y répondre, c'est la solidarité. Je suis certain qu'on va pouvoir répondre à ces défis grâce à la coopération. La Turquie est prête à travailler avec l'Union européenne et à devenir un membre de l'Union.' Devenir membre de l'Union, c'est tout l'enjeu. En échange de sa coopération, la Turquie veut accélérer le processus d'adhésion et la libéralisation des visas vers l'UE. Par ailleurs, Ankara demande à Bruxelles de doubler son aide financière à partir de 2018 pour atteindre 6 milliards d'euros. Pour le président du Parlement européen, le jeu en vaut la chandelle. 'Un réfugié qui est entre les mains d'un trafiquant et qui arrive sur une île grecque et que l'on retransfert de l'autre côté de la rive, en Turquie, en lui disant : 'enregistre toi là et tu pourras ensuite offciellement, dans un cadre de réinstallation et de relocalisation être retransféré en Europe', c'est un coup contre les trafiquants, ce n'est pas un coup contre les réfugiés', a déclaré Martin Schulz. Selon certaines sources au Conseil, la proposition turque a reçu un accueil favorable parmi les 28 et pourrait servir de base à un nouvel accord entre l'Europe et la Turquie.
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Nouvelle réunion à Bruxelles entre les dirigeants turcs et européens sur la crise migratoire. L'accord conclu lors du dernier sommet du genre il y a trois mois tarde à se concrétiser sur le terrain. Résultat aujourd'hui, on prend les mêmes et on recommence! 'Le tenue de ce sommet montre que la Turquie et l'Union européenne ont besoin l'un de l'autre', constate le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. 'Il reste de nombreux défis à affronter et la seule façon d'y répondre, c'est la solidarité. Je suis certain qu'on va pouvoir répondre à ces défis grâce à la coopération. La Turquie est prête à travailler avec l'Union européenne et à devenir un membre de l'Union.' En échange de sa coopération, la Turquie veut relancer le processus d'adhésion à l'Union. Mais en prenant le contrôle de d'opposition 'Zaman' ce week-end, elle s'est tiré une balle dans le pied. 'Coopération avec la Turquie ne veut pas dire qu'on accepte tout de la Turquie', prévient le président français, François Hollande. 'Notamment, nous devons être d'une extrême vigilance, et je le suis, par rapport à certaines mesures qui ont été prises, notamment par rapport à la presse. La presse doit être libre, comme partout et notamment en Turquie.' Les 28 attendent de la Turquie de mieux contrôler ses frontières, de lutter contre les passeurs et d'accepter le retour des migrants illégaux sur son territoire. La fermeture totale de la route des Balkans pourrait être négociée. Cela signifierait la fin du voyage pour les 13.000 migrants qui campent à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. 'Face à la crise migratoire, l'Union européenne se trouve au pied du mur', analyse Gülsüm Alan, correspondante d'Euronews à Bruxelles. 'Elle accorde beaucoup d'importance au soutien que la Turquie pourrait lui apporter. En trois mois, c'est la deuxième visite à Bruxelles du Premier ministre turc Davutoglu. Pour Ankara, la résolution de la crise migratoire est liée à la résolution du conflit syrien.'
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Trouver enfin un compromis, à 28, et tenter de régler la crise migratoire, c'est l'enjeu du sommet de Bruxelles, avec cette fois la venue du premier ministre turc Ahmet Davutoglu. Car chaque semaine ce sont entre 15 000 et 20 000 migrants qui arrivent sur les côtes grecques. Pour Athènes, la situation devient intenable. D'autant que la fermeture de certaines frontières dans l'espace Schengen bloque sur son territoire 30 000 personnes. Bruxelles doit rapidement débloquer une enveloppe de 700 millions d'euros pour aider le gouvernement de Tsipras à mieux gérer l'afflux. Mais parmi les 28, tout le monde semble convaincu qu'aucune solution ne pourra être trouvée sans l'aide de la Turquie. Le pays pourrait très rapidement se voir réaffecter les migrants qui ne sont pas éligibles à l'asile. En échange Ankara pourrait obtenir la relance du processus d'adhésion et l'arrêt des visas pour ses ressortissants vers l'Europe. 3 milliards d'euros pourrait aussi lui être versés. Reste une grande inconnue de ces négociations, comment dans ces conditions réussir à aborder la question des droits bafoués de la presse en Turquie ? Vendredi 4 mars, les autrorités ont pris le contrôle du quotidien d'opposition Zaman. Martin Schulz, le président du parlement, a prévenu, il ne peut y avoir de marchandage sur ces valeurs. Reste encore à savoir quel sera le vrai poids de ses déclarations d'intention dans une négociation qui s'annonce serrée.
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Sous pression en Allemagne et dans son propre camp politique, Angela Merkel à obtenu l'appui d'Ahmet Davutoglu pour endiguer l'afflux de migrants qui se rendent en Europe. La chancelière allemande et le Premier ministre turc, en visite ce vendredi à Berlin, ont convenu que l'immigration irrégulière, devait être traitée de toute urgence, notamment en mer Egée. 'Nous ne pouvons pas permettre que des trafiquants d'être humains, des passeurs fassent régner la loi, en mer, entre la Turquie et la Grèce', a déclaré la chancelière. Dans un communiqué, la Turquie s'engage à tout faire pour réduire l'afflux de migrants qui se rendent vers l'Europe depuis son territoire. Mais pour Ahmet Davutoglu cela ne suffira à régler cette crise : 'Nous pensons que les pourparlers de paix sur la Syrie, qui doivent débuter dans quelques jours, seront un élément clé pour endiguer le flux de réfugiés en Europe.' En marge de cette rencontre, une manifestation devant la chancellerie a réuni entre 300 et 400 militants de la cause kurde, venus protester contre la politique du gouvernement turc. Ils dénoncent notamment l'offensive militaire menée contre les rebelles du PKK, dans le sud-est de la Turquie.
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C'est une des conséquences de la crise migratoire en Europe, l'Union européenne et la Turquie ont donné un nouvel élan à la perspective d'adhésion d'Ankara au bloc européen. Les deux partenaires ont ouvert un nouveau chapitre des négociations après plusieurs années au point mort. Pour le ministre turc des Affaires étrangères cette décision est un signal fort. Selon Mevlüt Çavusoglu " nous comprenons mieux aujourd'hui à quel point les relations entre l'Union et la Turquie sont essentielles et positives ". L'Union veut s'appuyer sur la Turquie pour faire face à l'arrivée des demandeurs d'asile. Les 28 ont ainsi multiplié les gestes en faveur des autorités turques. Ils se sont engagés à débloquer une enveloppe de trois milliards d'euros pour venir en aide aux réfugiés présents en Turquie. Les Européens comptent aussi revoir le régime actuel des visas pour les ressortissants turcs. Finalement l'Union a aussi promis de relancer les négociations d'adhésion, entamées en 2005. Mais le chemin s'annonce encore long pour Ankara. Seulement 15 chapitres, sur les 35 que compte le traité d'adhésion, ont été ouverts.

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