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Afin de "_défendre les intérêts nationaux russes_", Vladimir Poutine a publié un décret présidentiel prolongeant jusqu'au 31 décembre 2017 l'embargo alimentaire russe imposé aux pays occidentaux. Le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, avait déjà annoncé, à la fin de mai, que la Russie s'apprêtait à prolonger d'un an et demi son embargo alimentaire, décrété en rétorsion aux sanctions des pays occidentaux contre Moscou. Ces "_mesures de rétorsion_" interdisent depuis août 2014 l'importation de la plupart des produits occidentaux, principalement de l'UE, qui sanctionnent la Russie pour l'annexion de la Crimée en mars de la même année. Les dirigeants européenns reprochent également le soutien présumé du gouvernement russe aux séparatistes de l'est de l'Ukraine. Vladimir Poutine s'était dit prêt, lors d'un forum international mi-juin, à faire 'un pas' en direction des européens, mais le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait douché les espoirs d'une levée rapide des sanctions de l'UE, soulignant qu'il fallait pour celà que Moscou contribue à l'application des accords de paix dans l'est de l'Ukraine. Prolongé une première fois pour un an l'été dernier, cet embargo devait expirer au mois d'août et n'a rien arrangé à la crise agricole qui frappe l'UE. Car depuis la crise ukrainienne, impossible de trouver des légumes ou des fromages européens dans les rayons des supermarchés russes. Un gros manque à gagner pour les Occidentaux qui voient de plus en plus de Russes développer leurs propres productions : fromages, charcuterie,... Les producteurs de porc français estiment leur perte financière à plus d'un milliard d'euros en deux ans.
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La décision n'est pas encore formelle mais l'Union européenne compte prolonger de six mois les sanctions contre la Russie. Ces mesures, adoptées en juillet 2014, ont pour objectif de frapper l'économie russe. Elles concernent les secteur bancaires, énergétiques et celui de la défense. Ces sanctions sont la réponse des Européens à la crise en Ukraine. L'Union accuse Moscou d'être responsable de l'instabilité dans l'Est du pays. Une fois adoptées, ces mesures seront reconduites jusqu'au 31 janvier de l'année prochaine. Pour les 28 le seul moyen de lever ces sanctions est la pleine application des accords de paix de Minsk.
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Les sanctions économiques qui frappent la Russie depuis l'été 2014, suite conflit ukrianien, devraient être prolongées pour une durée de 6 mois. Selon l'AFP, la décision sera entérinée la semaine prochaine par les ministres européens des Affaires étrangères. De son côté la Russie maintient l'interdiction d'importer des produits alimentaires européens sur son territoire. Du coup, dans les supermarchés russes, les fruits, les légumes, la viande et les produits laitiers européens ont disparu des étals. 'Le fabuleux fromage français est remplacé par un substitut produit en Russie dont la qualité ne fait que s'améliorer', assure Nikolai Ostarkov, vice-président de Business Russia. 'Ce processus de rempacement suit son cours'. Invité au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, Jean-Claude Juncker tente d'apaiser les tensions sans faiblir sur les accords signés entre l'Ukraine et la Russie. 'Je vais être clair: l'Union européenne et le G7 sont unanimes sur les accords de Minsk. La Russie doit les respecter!', a martelé le président de la Commission européenne. 'La prochaine étape est évidente, c'est l'application intégrale de ces accords, ni plus, ni moins. C'est la seule façon de reprendre le dialogue et d'envisager une levée des sanctions économiques'. Le protocole de Minsk impose un cessez-le feu et un retrait des armes lourdes des territoires pro-russes de l'Est de l'Ukraine avant l'organisation d'élections libres... On est encore loin du compte.
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Des centaines de poids lourds russes sont bloqués à la frontière entre le Bélarus et la Lituanie qui est depuis lundi la seule route que ces camions peuvent emprunter vers l'Union Européenne. Le passage par la Pologne ou l'Ukraine leur est fermé et les camionneurs attendent jusqu'à 48 heures avant de pouvoir passer a frontière. 'Ils veulent un droit exclusif ' dit un chauffeur. 'L'idée est de priver la Russie et la Lituanie de ses transporteurs, pour que seuls les Polonais fassent le travail.' La crise a commencé début février avec la suspension du trafic entre la Pologne et la Russie faute d'un accord entre Moscou et Varsovie sur l'attribution des permis aux transporteurs. Le différend avec l'Ukraine a été déclenché la semaine dernière quand un groupe de nationalistes ukrainiens a bloqué le passage de poids lourds russes revenant d'Europe. https://t.co/WTTyTnps8c pic.twitter.com/F8k1ur7RDl- . (@GraniTweet) 12 Février 2016 Par mesure de représailles, le ministère des Transport russe a suspendu le passage de camions ukrainiens et, en réponse, l'Ukraine a fermé sa frontière aux poids lourds russes. Le gouvernement ukrainien indique que la suspension du trafic russe sera maintenue tant que Moscou ne fournira pas 'd'explication.'
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Le président russe Vladimir Poutine aurait approuvé l'opération visant à éliminer Alexandre Litvinenko. Voilà ce que dit le rapport d'enquête britannique sur l'empoisonnement de l'ancien agent du KGB mort à Londres en 2006. Selon le juge Robert Owen, le meurtre d'Alexandre Litvinenko a probablement été approuvé par le Kremlin. 'Ce qui s'est passé est absolument choquant', a déclaré le Premier ministre britannique David Cameron. 'Ce rapport confirme ce que nous avons toujours cru, et ce que le dernier gouvernement travailliste croyait à l'époque de ce meurtre épouvantable, c'est-à-dire qu'il a été commandité par un État'. 'C'est pourquoi le précédent gouvernement avait décidé d'expulser les diplomates russes, de délivrer des mandats d'arrêt et de refuser de coopérer avec les agences de renseignement russes, des mesures qui persistent', a poursuivi David Cameron. Alexandre Litvinenko, ancien membre des services secrets russes est décédé d'une contamination au polonium-210, une substance radioactive mortelle très difficile à détecter. En novembre 2006, c'est en compagnie de deux hommes, Andrei Lougovoï, un ancien du KGB et Dmitri Kovtoun, un homme d'affaires russe, que Litvinenko boit un thé dans le bar d'un grand hôtel londonien. Trois semaines plus tard, il meurt à l'hôpital. Litvinenko enquêtait alors sur 'les liens éventuels entre Vladimir Poutine et le crime organisé', selon l'avocat de sa veuve.
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Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne demandent à la Russie de mettre un terme à ses attaques sur le territoire syrien. Les 28 affichent ainsi leur unité. Pour l'Europe ces attaques risquent surtout de prolonger le conflit et d'aggraver la situation humanitaire. Les combats ont entraîné le déplacement de plus de 7 millions et demi de personnes en Syrie. Mais pour la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, Moscou peut jouer un rôle. Les autorités russes peuvent faire pression sur leur allié syrien pour entamer un processus politique. Un processus dans lequel l'Union se dit prête à mettre tout son poids. Les 28 sont en revanche plus évasif sur le sort et le rôle du président syrien pour sortir de cette crise. L'Union estime toute paix impossible sous la direction actuelle en Syrie. Les ministres refusent aussi de collaborer avec Bachar el-Assad pour lutter contre le groupe État islamique.
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Circulez, il n'y a rien à voir. Suite à la publication d'une liste noire de personnalités européennes ne pouvant pas poser le pied sur le sol russe, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'est publiquement étonné de la réaction outrée des Européens. ' Vous savez, je suis gêné pour expliquer l'absurdité et l'extravagance d'une telle logique parce que c'est une tentative de remplacer le droit international par des préférences politiques. Nous ne voulions pas en faire une affaire publique mais naturellement nous ne pouvions pas violer le principe fondateur des relations internationales, le principe de la réciprocité ', a-t-il martelé. Réciprocité ou plutôt oeil pour oeil. Des Russes ayant été interdits de visa en Europe suite au déclenchement de la guerre en Ukraine et à l'annexion de la Crimée, la Russie a dressé sa propre liste. L'eurodéputée finlandaise Heidi Anneli Hautala y figure. ' Il n'y a de justifications individuelles pour aucune des 89 personnes sur la liste et aucune chance d'appel, pas de critère, et plus important encore, il doit y avoir une base légale pour ce type de sanction personnelle très forte ', s'indigne-t-elle. L'eurodéputée lettonne Sandra Kalniete s'était, elle, déjà vu refuser l'entrée en Russie en mars lorsqu'elle avait voulu assister aux funérailles de l'opposant Boris Nemtsov. ' Cette liste ne fait que confirmer ce qui est une pratique totalement incivilisée puisqu'en tant que détentrice d'un passeport diplomatique je ne savais pas du tout que j'étais sur une liste noire. Normalement, les pays se transmettent les informations sur les persona non grata ', précise-t-elle. L'Union européenne a pour sa part interdit de visa 151 Russes et Ukrainiens pro-russes, mais contrairement à la liste de Moscou, celle-ci n'a jamais été secrète.
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Cette semaine, Europe weekly revient sur l'opération navale décidée en début de semaine par les Européens. Une opération qui sera menée au large de la Libye et qui impliquera des navires de guerre et des avions de surveillance. Objectif affiché : combattre les trafiquants qui font faire la traversée aux migrants. Pour mieux comprendre en quoi consistera cette opération, nous avons reçu Nicolas Gros-Verheyde, journaliste spécialisé dans les questions européennes de défense et de politique étrangère et rédacteur en chef du blog Bruxelles2. Europe weekly reparle aussi du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, de nouveau au centre d'une polémique après avoir relancé le débat sur la peine de mort. Il est venu à Strasbourg faire face à ses détracteurs. Le sommet sur le Partenariat oriental qui se tenait en fin de semaine à Riga aura été politiquement très délicat. Les Européens se sont bien gardés de prendre des engagements précis, quitte à froisser certains de leurs voisins de l'Est. Enfin, le Parlement européen a voté un projet de réglementation pour introduire plus de transparence dans la chaîne d'approvisionnement des minerais, dont l'extraction alimente les conflits dans les zones instables.
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La Commission européenne adresse un carton rouge à Gazprom. Le géant gazier russe est officiellement accusé d'abus de position dominante, de surfacturation et d'entrave à la concurrence. Huit pays auraient été victimes de ces agissements, notamment la Pologne, la République tchèque, la Litunanie et la Hongrie. L'enquête de la Commission, ouverte en 2012, révèle que Gazprom empêchait ses clients européens de revendre du gaz à d'autres pays et qu'il appliquait pour certains des tarifs bien plus élevés. Le géant gazier, qui s'expose à une lourde amende, a jugé ''infondées'' les accusations de l'Union européenne. Avec AFP et Reuters
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Intervention de Petro Porochenko sur l'accord arraché à Minsk à l'issue du sommet européen de Bruxelles. Le président ukrainien a estimé que sa mise en oeuvre en vue d'un cessez-le-feu ne sera 'pas facile'. 'Ces négociations ont été très difficiles, et nous ne nous attendons pas à une mise en oeuvre facile du processus. L'Ukraine a toujours été très responsable dans la mise en oeuvre de l'accord de Minsk contrairement à l'autre partie. C'est aussi pourquoi je suis arrivé à Bruxelles pour coordonner notre prochaine étape avec les partenaires de l'Union européenne. L'UE a de nouveau démontré, comme d'habitude, un véritable partenariat avec l'Ukraine, et je tiens à remercier le Président Tusk et tous les dirigeants des États membres pour ce soutien. M. Porochenko s'exprimait au coté de Donald Tusk, le président du Conseil européen, après avoir présenté les résultats de la réunion de Minsk devant les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE à Bruxelles.
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François Hollande et Angela Merkel vont faire le point avec Vladimir Poutine et Petro Porochenko sur fond de tension très forte dans l'est après avoir négocié ardemment à Moscou. Parallèlement, à la conférence sur la sécurité à Munich, le président ukrainien a brandi hier des passeports de soldats russes entrés en Ukraine pour prouver 'l'agression et la présence de troupes russes' dans son pays. Petro Porochenko a récusé toute volonté de déclencher une offensive en réagissant sur le renforcement militaire de Kiev. Il a estimé que les forces ukrainiennes avaient toujours fait preuve de responsabilité au cours du conflit et que plus la défense était forte, plus la conviction diplomatique l'était également et que si elle ne l'était pas, c'était dès lors la porte ouverte à l'escalade' selon lui. Sur le front des sanctions économiques à l'égard de la Russie, un nouveau tour de vis sera mis en place dès lundi. Parmi les cibles, le vice-ministre russe de la défense que notre envoyé spécial James Franey a interrogé à Munich. Anatoly Antonov préfère ironiser : 'je suis honoré, car cela signifie que je travaille efficacement. C'est une remarque positive et c'est aussi une évalution haute de ce que je possède réellement. Je suis un peu surpris quand j'entends que quelqu'un souhaite introduire des sanctions contre des diplomates. Quel sera l'avenir ? Qui va entamer le dialogue ?'. Concernant la diplomatie justement, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s'est voulu prudemment optimiste estimant 'possible des résultats pour dénouer vraiment le conflit'. Pour sa part, le secrétaire d'État John Kerry a indiqué que les Etats-Unis réfléchissaient à une aide 'supplémentaire' à l'Ukraine et privilégiaient une solution 'politique'.
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Le chef de diplomatie russe s'est dit ''optimiste'' à Munich sur les chances de ''dénouer le conflit'' dans l'est de l'Ukraine, affirmant que la situation ''ne pouvait être réglée par la force militaire''. Sergueï Lavrov a cependant fustigé l'attitude des Occidentaux depuis le début de cette crise : 'A chaque étape de la crise en Ukraine, nos collègues américains, et sous leur influence, l'Union européenne, ont pris des décisions qui ont conduit à l'escalade de la situation. Ce fut notamment le cas quand l'UE a refusé de discuter avec la Russie des conséquences économiques de son accord d'association avec l'Ukraine. Il y a eu aussi le soutien direct du coup d'Etat et, avant cela, des manifestations anti-gouvernementales.'' Sergueï Lavrov a par ailleurs estimé que la livraison d'armes aux forces ukrainiennes ''ne ferait qu'accélerer la tragédie'', mettant ainsi indirectement en garde Washington qui réfléchit toujours à cette possibilité.
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Trouver une issue diplomatique à la crise ukrainienne. C'est l'objectif affiché ce samedi à la Conférence sur la sécurité de Munich. L'accolade entre Joe Biden et Petro Porochenko restera l'une des images fortes de ce sommet, le symbole du soutien intact des Etats-Unis à Kiev. Le vice-président américain n'a toutefois pas évoqué explicitement de possibles livraisons d'armes aux forces ukrainiennes. 'Nous allons continuer à fournir une assistance sécuritaire à l'Ukraine, non pas pour encourager la guerre, mais pour permettre au pays de se défendre. Soyons clairs : nous ne pensons pas qu'il y ait de solution militaire en Ukraine, a-t-il insisté. Le président Poutine a un choix simple à faire : quitter l'Ukraine ou faire face à un isolement prolongé et à des difficultés économiques croissantes.'' La mise en oeuvre de l'accord de Minsk est le seul moyen de régler le conflit, a de son côté insisté le président ukrainien. Petro Porochenko a rappelé les grandes lignes du plan de paix, à commencer par l'instauration d'un cessez-le-feu. 'Il faut un dialogue politique, la fermeture de la frontière, le retrait de toutes les troupes étrangères et la remise en liberté immédiate des otages, entre autres.'' Initiées par la France et l'Allemagne, les négociations de paix se poursuivaient ce week-end. François Hollande estimait ce matin depuis son fief de Tulle qu'un échec serait lourd de conséquences. 'Si nous ne parvenons pas à trouver, non pas un compromis, mais un accord durable de paix, eh bien, nous connaissons parfaitement le scénario, il a un nom, il s'appelle la guerre', a déclaré le président français. Après s'être rendu à Kiev puis à Moscou, Angela Merkel et François Hollande réuniront ce dimanche par téléphone les présidents russe et ukranien avec l'espoir d'aboutir, enfin, à un accord.
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Faut-il renforcer les sanctions contre la Russie ou encore fournir des armes aux forces ukrainiennes ? Ces questions cruciales agitaient les débats de la Conférence internationale sur la sécurité à Munich. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les avis divergent. Quels sont les risques ? Notre correspondant James Franey a pu s'entretenir avec le président de la Conférence de Munich, le diplomate allemand Wolfgang Ischinger. James Franey : ''Vladimir Poutine essaye-t-il de diviser les Occidentaux ?'' Wolfgang Ischinger : 'Bien sûr ! Nous avons imposé des sanctions. D'un point de vue de russe, c'est un acte inamical, je dirais même terriblement inamical. Si j'étais un conseiller russe, je dirais : faisons tout notre possible pour diviser ces gens, afin qu'ils ne puissent plus étendre la machine à sanctions. C'est dans l'intérêt des Russes de diviser.'' Européens et Américains s'efforcent d'afficher un front uni sur le dossier ukrainien. Mais à bien y regarder, difficile de parler d'une seule et même voix. De notre correspondant à Munich, James Franey : 'Des divisions apparaissent sur la façon dont l'Occident devrait gérer cette crise. Les Etats-Unis semblent soutenir aujourd'hui l'envoi d'armes défensives létales aux forces ukrainiennes, mais les responsables européens ont répété qu'ils y étaient opposés. Et le seul qui gagne, au milieu de ces divisions, c'est monsieur Poutine.''
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Tout tenter pour faire avancer les négociations de paix en Ukraine. À la conférence sur la sécurité à Munich, autour d'Angela Merkel, le président Porochenko, l'Américain John Kerry ou encore la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini. La chancelière va présenter les résultats des discussions vendredi à Moscou avec Vladimir Poutine et François Hollande, 'Une dernière chance dit-il d'éviter la guerre'. Angela Merkel devrait aussi rappeler son opposition à la livraison d'armes à l'armée ukrainienne. 'Nous voulons nous assurer que la sécurité en Europe se fait avec la Russie et non pas contre elle souligne Angela Merkel. Il n'est pas certain que les discussions que j'ai eues avec le président français hier à Moscou aboutissent. Mais à mon avis, et c'est aussi l'avis du président François Hollande, cela vaut le coup d'essayer. C'est bien le minimum que nous devons aux populations touchées en Ukraine.' Il aura fallu cinq heures de négociations pour que Vladimir Poutine accepte l'élaboration d'un plan de paix en Ukraine. Mais 'Il n'y a aucune garantie que le président russe fera ce qu'on attend de lui' prévient Angela Merkel. Aucun détail n'a filtré sur le contenu de ce projet.
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Le conflit en Ukraine est la question centrale de la conférence annuelle sur la sécurité de Munich, une réunion où politiques et experts débattent des crises actuelles et des moyens d'y mettre fin. Au sujet de l'Ukraine, la question brûlante est l'éventuelle livraison d'armes aux forces loyalistes. Les Etats-Unis ont laissé entendre qu'ils envisageaient cette possibilité alors que la majorité des pays européens y sont opposés. Notre envoyé spécial a interrogé Ian Bremmer, fondateur de la société de conseil en risque politique Eurasia Group, sur la voie à suivre pour tenter de résoudre le conflit : 'La seule manière dont vous convaincrez les Russes de mener, dans le meilleur des cas, une guerre froide, n'est pas la signature d'un accord global avec les Ukrainiens, mais un mélange de pression et d'encouragement' estime-t-il. 'Et je pense que la voie diplomatique est la seule possible, et leur fournir des armes défensives ne va pas sauver l'Ukraine. Et il n'y a personne, ni John McCain, ni aucun faucon américain qui soit activement préparé à faire ce qu'il faut pour l'Ukraine, et si c'est votre réalité, et vous devez vous préparer à l'accepter et à l'admettre à vos amis, et non vos alliés, les Ukrainiens' précise-t-il. L'argument des Européens opposés à la livraison d'armes est que cela risquerait de mettre de l'huile sur le feu. Le commandant en chef de l'OTAN, le général américain Philip Breedlove, estime au contraire que l'option militaire ne doit pas être écartée.
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L'Union européenne prolonge de six mois sa liste noire des personnes et des entités impliquées dans le conflit ukrainien. Quelques noms devraient aussi être ajoutés aux 132 qui y figurent déjà, mais les Européens se donnent une semaine pour décider lesquels. ' Nous avons décidé trois choses, a annoncé la Haute représentante européenne Federica Mogherini à l'issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères : une prolongation de la liste noire existante, la réflexion sur de nouveaux noms à ajouter à cette liste, et troisièmement, commencer à préparer d'éventuelles mesures supplémentaires. ' A peine nommé, le chef de la diplomatie grecque s'est en tout cas ouvertement opposé à de nouvelles sanctions économiques contre la Russie. Il dit vouloir éviter une fracture alors que la tension entre les Occidentaux et Moscou est à son comble. Mais comme l'a rappelé Federica Mohgerini, c'est aux dirigeants européens que reviendra l'ultime décision. Ils se réunissent le 12 février prochain.
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Le président russe, Vladimir Poutine a tenté de rassurer sur l'économie de son pays. La chute du rouble a figuré parmi les sujets les plus populaires lors de sa conférence de presse de fin d'année. Pas surprenant. La devise a perdu 16 % de sa valeur en deux jours pour toucher un plancher record contre le dollar et l'euro. La Banque centrale et le ministère des finances sont intervenus pour soutenir le rouble, alors que les Russes se ruaient dans les magasins pour acheter aujourd'hui ce qu'ils risquent de ne plus pouvoir se permettre demain. Nous avons examiné les réponses de Vladimir Poutine et les avons discutées avec Angus Campbell de FxPro juste après la conférence de presse. Et si les problèmes liés aux sanctions commencent à émerger en Russie, Cuba en voit enfin la fin. A Washington et La Havane, les présidents Barack Obama et Raul Castro ont informé leurs citoyens simultanément du réchauffement des relations entre Cuba et les Etats-Unis. On fait le point dans le dernier Business weekly de l'année.
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La Russie et les Occidentaux sont condamnés à s'entendre. C'est le message lancé par Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, qui accuse Washington et ses alliés de diaboliser son pays, et influencer les relations internationales avec Moscou. 'La tendance actuelle négative pour les affaires internationales n'est pas notre choix, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, devant la Douma. Il n'y a pas d'autre choix qu'une coopération qui bénéficie mutuellement et de façon égale à la Russie et l'Union européenne, trop de choses nous unissent. La détérioration de la coopération entre la Russie et ses partenaires occidentaux a des conséquences multiples et pas seulement sur le plan économique.' La veille Sergueï Lavrov rencontrait son homologue allemand, au sujet de l'Ukraine, espérant que les relations avec l'UE n'aient pas atteint un point de non retour. L'accueil réservé à Vladimir Poutine au récent G20 a en effet été glacial.
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Malgré le cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine, de nouvelles sanctions européennes sont entrées en vigueur ce vendredi, alors que les Etats-Unis ont également allongé leur liste noire des entreprises russe. Les secteurs pétrolier et financier sont particulièrement visés. Plusieurs groupes du secteur de la défense verront aussi leur accès aux capitaux européens bloqué. L'UE assure néanmoins qu'elle est prête à suspendre ses sanctions, voire à les abroger. C'est ce qu'a rappelé le président du Parlement européen Martin Schulz. 'C'est une décision mixte, d'un côté on laisse la porte ouverte mais on dit aussi clairement que si la chance n'est pas saisie alors les sanctions seront mises en place', dit-il. Pour sa part, le président russe Vladimir Poutine accuse l'Europe de miner le processus de paix en cours et promet de nouvelles mesures de rétorsions. La Russie répondra à ces sanctions 'calmement, de manière proportionnée et avant tout pour protéger ses intérêts', a déclaré Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe en marge d'un sommet à Douchanbé, au Tadjikistan. Parmi les 28, certains étaient réticents face à ce nouveau train de sanctions, ce n'est pas le cas du Premier ministre roumain, Victor Ponta : 'je pense que nous devons prouver notre engagement, et assumer la responsabilité de montrer que personne ne peut changer les lois internationales, personne ne peut abuser d'autres pays européens', dit-il, 'donc c'est un prix qui vaut la peine d'être payé par la communauté européenne'. Après l'agriculture, les contre-sanctions russes pourraient toucher l'automobile et le secteur de l'habillement et des cosmétiques.
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Les pays de l'Union européenne ont finalement décidé que les sanctions économiques renforcées prises à l'encontre de la Russie sur fond de crise ukrainienne entreraient en vigueur dès ce vendredi. Mais l'Union pourrait les suspendre voir les abroger après une évaluation exhaustive de la mise en oeuvre du plan de paix entre Kiev et les séparatistes prorusses. Le nouvel ensemble de sanctions resserre l'étau financier sur l'État russe en privant d'accès aux capitaux européens ses entreprises pétrolières et de défense, tout en allongeant de 24 noms la liste des personnalités russes et ukrainiennes soumises à un gel des avoirs et une interdiction de visas. De son côté, la Russie a annoncé la préparation de nouvelles mesures de rétorsion contre les pays occidentaux qui la sanctionnent. 'C'est une politique absolument inamicale qui, parmi d'autres, s'oppose aux intérêts de l'Union européenne aussi, a déclaré Alexandre Loukachevitch, le porte-parole de la diplomatie russe. Les autorités politiques russes ont déjà précisé aux politiciens de divers niveaux que nous prendrons des mesures adéquates et notre réponse sera proportionnelle aux dégâts que ces sanctions causent aux économies de notre État.' Le président russe, lui, était à Douchanbé au Tadjikistan pour un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai. Ce sommet réunit la majorité des ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, la Chine et la Russie. Depuis le début de la crise ukrainienne, Moscou chercher à se rapprocher de ses voisins asiatiques, en particulier de Pékin. Avec AFP et Reuters
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Un mois après son annonce, l'embargo russe sur de nombreux produits agricoles européens se fait sentir. Parmi les pays les plus touchés, la Lituanie, la Pologne et l'Allemagne. La Belgique perdra, elle, 281 millions d'euros cette année. Alors la Wallonie encourage les Belges à manger plus de fruits locaux. ' Il faut d'abord faire de bonnes campagnes pour que les gens se rendent compte qu'il faut manger des produits de chez soi et puis aller voir plus loin. Et comme ça l'embargo va servir à quelque chose ', commente un maraîcher sur un marché de Bruxelles. ' Ce serait bien que tout le monde mange plus de fruits. Au lieu de les laisser pourrir sur les arbres, ils pourraient les donner aux gens qui n'ont pas les moyens, ils pourraient les donner aux écoles etc ', lance une cliente. Ecouler autrement ces produits, l'Europe y travaille. Mais l'embargo concerne 43% des exportations agricoles vers la Russie pour une valeur de cinq milliards d'euros. Un énorme volume. Pour parer au plus pressé, la Commission européenne finance en partie la réorientation des excédents, qu'ils soient distribués gratuitement, destinés à un usage non-alimentaire ou stockés en attendant de nouveaux débouchés. Bruxelles a aussi annoncé 30 millions d'euros pour financer des campagnes de promotion. Et les 28 pourraient évoquer en fin de semaine des indemnisations pour les secteurs les plus affectés.
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L'incursion russe en Ukraine était au centre des discussions de ce vendredi entre les ministres des Affaires Étrangères de l'Union Européenne. De nouvelles sanctions envers Moscou pourraient être décidées ce samedi lors du sommet des 28 dirigeants de l'UE à Milan. 'J'ai parlé avec Pavlo Klimkin, le ministre ukrainien des Affaires Étrangères, pour comprendre ce qui peut être fait. L'Union européenne est prête à augmenter la pression' a déclaré Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires Étrangères. Un avis aussi partagé par le chef de la diplomatie néerlandais. 'Les sanctions ne sont pas la solution. Nous devons trouver une réponse diplomatique. Les deux pays doivent se parler quant à l'avenir de leurs relations bilatérales' a-t-il expliqué. Avec ironie, le ministre des Affaires Étrangères polonais, Radoslaw Sikorski, a critiqué l'embargo russe sur les produits alimentaires européens en proposant à tous quelques pommes de son pays. ' Des pommes polonaises. Le président Poutine dit qu'elles sont toxiques, mais je vous assure qu'elles sont très bonnes. De très bonnes pommes polonaises' s'est-il esclaffé. Radoslaw Sikorski a affirmé qu'une guerre se déroulait en Ukraine. Sur les réseaux sociaux, il a déclaré : 'Si cela a l'air d'une guerre et tue comme une guerre, c'est une guerre'.
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Les analystes parlent déjà de l'effet boomerang. Les sanctions de l'Union Européenne envers la Russie, et de la Russie vers l'Union sont en train de toucher très sérieusement les économies de pays comme la France, l'Espagne, l'Italie, et même l'Allemagne. 130.000 emplois son en jeu en Europe. Comment expliquer une telle situation ? La Russie est le troisième partenaire commercial de l'Union, et l'UE le premier partenaire de la Russie. Mais la balance commerciale est nettement en défaveur de l'Europe : 86,7 milliards d'euros en 2013, selon les chiffres publiés par la Commission. Les Vingt-Huit importent beaucoup plus qu'ils n'exportent. Et la situation risque d'empirer avec l'embargo russe qui touche les fruits et légumes, la viande, le poisson ou le lait. L'Union européenne a déjà débloqué 125 millions d'euros pour soutenir les producteurs. ''Les marchés extérieurs nous donnaient beaucoup de satisfaction, explique Luigi Nigro, conseiller technique auprès des agriculteurs de la région des Pouilles, en Italie. L'embargo renforce la volonté de nos producteurs, mais c'est en même temps une source de grande préoccupation.'' Les conséquences pour l'économie européenne sont importantes. La Pologne pourrait ainsi voir son PIB reculer de 0,6 %. De son côté, Moscou indique que l'inflation en Russie va augmenter d'un point cette année. D'autres sanctions pourraient viser le pétrole ou le gaz ; mais l'hiver approche et l'Union européenne a besoin des ressources naturelles russes. L'Allemagne, par exemple, importe de Russie plus de 40 % du gaz qu'elle consomme. Pour les experts, il n'y actuellement pas d'alternative au gaz russe. ''Le problème, ce n'est pas qu'il va y avoir des coupures de gaz. Le problème principal, c'est que le gaz ne sera pas distribué partout en Europe, indique l'expert ukrainien Valentyn Zemlianski. Les problèmes que l'on avait rencontrés en 2009 sembleront mineurs, comparé à ceux que nous aurons à l'avenir. C'est pourquoi l'Union européenne coopère avec la Russie pour éviter une telle situation.'' Sur le dossier énergétique l'Union Européenne est face à un choix difficile : le gaz russe ou le froid sibérien.
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Concombres, tomates, pommes... plus d'une dizaine de fruits et légumes d'Europe pourront être distribués gratuitement et les agriculteurs recevront des compensations financières. Face à l'embargo russe tombé en pleine saison des récoltes, l'Union européenne débourse 125 millions d'euros pour des mesures à destination, précise Bruxelles, de tous les producteurs. Principaux bénéficiaires, les grands fournisseurs de la Russie, parmi lesquels la Lituanie, la Pologne, ou l'Allemagne. 'L'idée de ces mesures, explique le porte-parole de la Commission européenne Roger Waite, c'est d'alléger la pression sur les marchés européens, étant donné les pertes enregistrées à l'export dans un délai relativement court.' Reste à voir comment vont se positionner les potentiels fournisseurs de Moscou hors UE. L'Amérique latine, l'Egypte ou la Turquie pourraient en effet chercher à pénétrer le marché russe. A moins que Moscou ne tienne aux produits frais européens et n'autorise la Biélorussie et le Kazakhstan à les exporter vers la Russie.
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Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne sont à Bruxelles aujourd'hui pour, entre autres, discuter des derniers développements dans le conflit ukrainien. Mais plusieurs voix se sont élevées au sein des 28 pour dire que la riposte russe aux sanctions européennes leur fait beaucoup de mal. Surtout que Moscou s'est attaqué au secteur agroalimentaire, en suspendant ses importations. Un problème largement évoqué hier lors de la rencontre des ministres de l'Agriculture de l'UE. Ainsi, le Premier ministre hongrois Victor Orban ne décolère pas : 'Je suis d'accord avec le Premier ministre slovaque monsieur Fico sur le fait que les sanctions européennes et les contre-sanctions russes nous font plus de mal qu'à eux. En langage politique, nous nous sommes tirés une balle dans le pied.' Victor Orban et Robert Fico espèrent pouvoir rapidement convaincre Bruxelles de réviser sa politique de sanctions. Les deux hommes ont déjà le soutien des Tchèques. Un conseil exceptionnel des ministres de l'Agriculture aura lieu début septembre. Victor Orban préférerait la tenue d'un vrai sommet européen.
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Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se retrouvent aujourd'hui à Bruxelles pour une réunion extraordinaire. A l'ordre du jour, l'embargo russe frappant les produits agroalimentaires occidentaux. Ses conséquences ont été évaluées hier par des experts commerciaux de la Commission européenne. 'C'est la saison pour ces produits et tout un coup nous avons perdu un marché, et il n'y a pas de débouché alternatif évident. C'est pourquoi la commission a confirmé que nous allons proposer des mesures d'urgence pour les légumes périssables la semaine qui vient' a annoncé Roger Waite, le porte-parole du commissaire européen chargé de l'Agriculture. La Grèce souffre particulièrement de cet embargo. Elle exporte vers la Russie notamment 60 % de sa production de pêches. 'La situation pourrait empirer à l'avenir s'il y a des sanctions supplémentaires et une escalade de la situation, et ce qui est particulièrement inquiétant, ce sont les sanctions financières contre les marchés et les banques russes: cela comporte des risques parce que l'on ne peut pas calculer exactement l'impact de ces sanctions financières sur la confiance du marché' avertit Marcel Fratzcher, président de l'institut économique allemand. Avec les mauvais chiffres de croissance de la zone euro dévoilés hier, l'embargo russe est une ombre supplémentaire au tableau. Les autorités de Moscou, Kiev et Bruxelles doivent bientôt se rencontrer pour discuter du gaz et des problèmes commerciaux.
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La Grèce est touchée de plein fouet par l'embargo sur les produits agricoles européens décidé la semaine dernière par la Russie. A la coopérative de Naussa, dans le nord du pays, des tonnes de pêches sont jetées à la poubelle ou destinée à être utilisés pour produire du jus, à un prix réduit de 90 %. 'Pour les pêches, 60 % de la production sont destinés au marché russe, explique Christos Giannakakis, le président de l'Union des coopératives agricoles d'Imathia. Ensuite, en ce qui concerne les kiwis, c'est la moitié qui est destinée à ce marché. Pour les fraises, c'est 90 %. Vous comprenez que le marché russe est notre débouché numéro 1, nous y avons beaucoup investi ces dernières années.' Pour l'heure, les coopératives sont contraintes à conserver les fruits dans des chambres froides. L'Europe offre des prix bien bas et la compétition avec les autres régions du monde est féroce. '3000 tonnes de pêche remplissent à présent les réfrigérateurs de la coopérative agricole de Naussa, rapporte Symela Touchtidou, notre journaliste. Même si les producteurs reçoivent des compensations pour ces stocks, il y aura sûrement des conséquences incalculables dans les mois qui viennent. Les agriculteurs grecs considèrent qu'ils sont les victimes innocentes de la guerre économique entre Bruxelles et Moscou.' Les chauffeurs grecs qui se trouvaient en Roumanie ou en Moldavie quand l'embargo a été décidé ont été obligés de rentrer au pays tandis que leurs homologues russes sont pris au piège à Naussa. ' Je devais charger le camion ici en Grèce, je suis arrivé mais on m'a dit qu'il y a une nouvelle loi, qu'aucun produit grec ne peut être livré, donc je suis revenu au parking et ça fait une semaine que je suis là, sans savoir combien de temps j'aurai encore à attendre' s'inquiète un chauffeur russe. La crise concerne aussi les cerises, les nectarines ou les oranges. Les exportations de fruits grecs se sont élevés à 93 millions d'euros en 2012. 'Certains exportateurs ont essayé de limiter les dégâts en vendant à des marchés similaires comme l'Ukraine, le Bélarus, la Pologne ou la République tchèque. Ils essaient même de vendre à moitié prix' témoigne Apostolos Kenanidis, le président du syndicat des chauffeurs de camion. Les cultivateurs espagnols, italiens et français subissent eux aussi les effets ravageurs de l'embargo et attendent de recevoir des compensations de la Commission européenne.
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La Russie pourrait prendre bientôt des mesures de rétorsion contre l'Occident, en réponse aux nouvelles sanctions européennes et américaines. Vladimir Poutine a demandé mardi au gouvernement de préparer des mesures de riposte. Le secteur aérien serait la cible. Plusieurs compagnies européennes pourraient se voir interdire le survol de la Sibérie et être ainsi contraintes à de longs et coûteux détours pour se rendre en Asie. L'information émane du quotidien économique russe Vedomosti. Air France, British Airways ou encore la Lufthansa pourraient être concernées par cette restriction. Cette mesure ferait directement écho aux sanctions européennes, qui ont contraint Dobrolyot, la filiale low-cost de la compagnie russe Aeroflot, à suspendre tous ses vols. Mardi l'action d'Aeroflot a perdu près de 6 % à la bourse de Moscou.
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C'est un avertisssement fort à Vladimir Poutine. Les sanctions économiques contre la Russie entrent en vigueur dès vendredi. L'Union européenne a formellement approuvé l'accord conclu en début de semaine par les ambassadeurs à Bruxelles. Des sanctions pour contraindre la Russie à cesser de soutenir les séparatistes dans l'est de l'Ukraine. Ansi les banques publiques russes auront un accès limité aux marchés de capitaux européens. Les avoirs des deux principaux actionnaires de la banque Rossia, deux proches de Vladimir Poutine vont être gelés. Selon Bruxelles cette banque possède des succursales en Crimée et des 'parts importantes dans un groupe national de médias qui en contrepartie contrôle des stations de télévision qui soutiennent la politique de déstabilisation de l'Ukraine. Sur la liste noire des Européens : un riche judoka partenaire de Vladimir Poutine, Arkady Romanovitch Rotenberg dont les sociétés ont remporté de contrats juteux lors des JO de Sotchi. Il possède des parts dans Giprotransmost, une entreprise impliquée dans le projet de construction d'un pont entre la Russie et la Crimée. L'UE a en outre décrété un embargo sur les achats et les ventes d'armes. Des entreprises sont visées comme Almaz-Antey, une entreprise publique russe fabriquant des armes anti-aériennes; et Dobrolet, une filiale d'une entreprise aérienne russe assurant la liaison entre Moscou et la Crimée. Avec AFP

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