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La journée mondiale contre le travail des enfants a été l'occasion de plusieurs actions et prises de paroles. Selon l'ONU, plus de 168 millions d'enfants sont concernés dans le monde. La moitié d'entre eux effectuent des travaux dangereux. Depuis la place Saint-Pierre, le pape François a lancé un vibrant appel à la communauté internationale pour lutter davantage contre ce fléau. 'Nous devons tous relancer les efforts pour supprimer les causes de cet esclavage moderne, qui prive des millions d'enfants de certains de leurs droits fondamentaux et les exposent à de sérieux dangers. Aujourd'hui, il y a dans le monde de nombreux enfants qui sont des esclaves', a t-il dit. Action amnestybe & amnestyvl dvt l'Apple store de #Bruxelles : non au travail des enfants https://t.co/Y9eo7hmQ7a pic.twitter.com/1eaFJD5GZ8- Amnesty Belgique (@amnestybe) 11 juin 2016 A Bruxelles, Amnesty International a tenté de marquer les esprits avec ce dessin de rue, installé juste devant un magasin Apple. De nombreux enfants triment dans les mines de cobalt, dans des conditions particulièrement dangereuses. Le minerai est utilisé notamment pour les batteries des téléphones portables et autres appareils électroniques.
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La plupart ont entre 5 et 14 ans et ne touchent que des salaires de misère pour des emplois souvent dangereux. Il y a encore 15 ans, ils étaient encore plus nombreux, un tiers de plus qu'en 2015, mais l'Organisation Mondiale du Travail estime, dans son dernier rapport, qu'encore aujourd'hui, 5 millions d'enfants sont maintenus en esclavage. L'OIT révèle que sur les 168 millions d'enfants au travail dans le monde, 78 millions vivent dans les territoires d'Asie et du Pacifique, soit près de 10 % des enfants de cette région. En Afrique sub-saharienne, 2 enfants sur 10 sont obligés de travailler. En Amérique Latine et dans les Caraïbes, ils sont 13 millions d'enfants au travail et plus de 10 millions au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. L'Inde est particulièrement touchée. Dans un bidonville de New Delhi, un père explique ainsi être obligé de faire travailler ses trois filles et que tous, avec l'aide de leur mère, ne gagnent ensemble que 7 euros pas jour en ramassant des chiffons dans les poubelles. Dans son dernier rapport, l'OIT rappelle que l'accès à l'éducation primaire est essentiel pour lutter contre le travail des enfants et recommande la mise en place de programmes de formation professionnelle pour les jeunes sans profession : dans le monde, 75 millions de jeunes entre 15 et 24 ans n'ont aucune profession.
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