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La police italienne dit avoir démantelé un réseau de trafiquants de migrants. Une quarantaine de personnes ont été arrêtées, dont une majorité d'Erythréens et d'Ethiopiens. Le coup de filet a été mené dans la région de Rome et en Sicile. Il s'agit là d'une troisième série d'interpellations dans le cadre d'une vaste enquête. Les autorités ont mis à jour un système complexe entre l'Europe et plusieurs pays africains, reposant entre autre sur des mariages blancs, permettant de faire venir des clandestins. 'Ce système était beaucoup plus cher car il était beaucoup plus sûr, a expliqué le procureur de Palerme, Franco Lo Voi. Les personnes avaient à débourser jusqu'à 15 000 dollars pour chaque opération.' La police s'est appuyée sur le témoignage d'un Erythréen repenti, un ancien passeur qui a décidé d'aider la justice. Il a ainsi détaillé les pratiques des passeurs qui apparemment n'hésitent pas à tuer ceux qui n'ont pas suffisamment d'argent pour payer la traversée de la Méditerranée. D'après la police, l'organisation clandestine s'adonnait aussi au trafic de drogue.
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C'est peut-être l'un des plus gros trafiquants de migrants à l'heure actuelle. Medhanie Mered, Erythréen de 35 ans, a été arrêté au Soudan et extradé vers l'Italie. Il est soupçonné d'être à la tête d'un des plus importants réseaux de passeurs. Les autorités italiennes parlent d'un résultat 'extraordinaire'. 'On ne parle pas ici d'organisations rudimentaires, mais d'organisations structurées, avec des plateformes logistiques, des armes, des véhicules, a déclaré le procureur de Sicile Calogero Ferrara. Ce sont des vraies organisations criminelles, avec des filières tout au long de la route des migrants, de l'Afrique centrale jusqu'à la Scandinavie'. Accused people-smuggling 'kingpin' in custody https://t.co/z0BhKypnG9 pic.twitter.com/y7179AiIzH- Reuters TV (@ReutersTV) 8 juin 2016 Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir organisé à partir de 2013 le passage en Europe de centaines de personnes par mois, dont plusieurs sont mortes lors de la traversée de la Méditerranée. En octobre 2013 un bateau chargé de migrants avait pris feu et coulé, faisant plus de 350 morts. L'arrestation de Medhanie Mered est un 'véritable tournant', s'est félicité le procureur de Palerme ce mercredi.
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Elle s'appelle Lisbeth Zornig. Romancière, ancienne défenseure des enfants, cette Danoise a été condamnée, ce vendredi à environ 3000 euros d'amende, pour trafic de personnes. Son mari, à ses côtés, écope de la même peine. On leur reproche d'avoir porté assistance à une famille syrienne sur la route de l'exil. Un délit pour lequel ils encouraient la prison ferme. 'Je suis furieuse, seul l'acquittement aurait été juste. J'ai peu fait, et je ne dis pas ça pour m'excuser, j'ai peu fait, comparé à ceux qui font beaucoup pour venir en aide à ces réfugiés.' Lisbeth Zornig a pris en charge une famille dans la ville portuaire de Rødbyhavn, l'a emmenée jusqu'à son domicile à Copenhague, puis son mari les a conduit à la gare, et leur acheté des billets de train pour la Suède. 'Pour moi, c'était comme prendre des autostoppeurs', s'est défendue la romancière danoise. Son cas est emblématique d'une criminalisation de ceux qui viennent en aide aux réfugiés, s'indigne l'auteur de ce tweet. The criminalisation of #refugees helper goes on. In Denmark too https://t.co/xKJaZRv2HI (via guardian) #LisbethZornig #refugeeswelcome- Marco Baldan (Mmkakou) 11. März 2016 Selon la police, 279 personnes font l'objet d'une telle procédure au Danemark pour des faits commis entre septembre 2015 et février 2016, contre 140 en 2014. Avec AFP
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Bienvenue dans le 'quartier des passeurs' à Istanbul. C'est ici que les migrants se rassemblent au coucher du soleil dans l'espoir de pouvoir acheter une place dans un bateau pour la Grèce. On les repère vite, car leurs effets personnels sont empaquetés dans des sacs en plastique, ils ont aussi des gilets de sauvetage achetés dans le quartier... Le parc d'Aksaray est au coeur de ce trafic d'êtres humains et les affaires sont bonnes malgré la pression des autorités turques pour démanteler les réseaux. Parmi les passeurs, Ali, un Syrien de Homs : 'Les passeurs se mettent d'accord sur les lieux de rendez-vous des camionnettes et informent les gens du lieu pour éviter qu'ils aient des problèmes et pour éviter que la police saisissent les camionnettes. Ils évitent la police, ils surveillent les zones et quand il n'y a plus de policiers, ils téléphonent à d'autres passeurs pour que les gens se rassemblent et partent. En 15 minutes, tout est prêt et le mini-bus est en route.' Quelques fois, les véhicules sont interceptés sur la route. Les chauffeurs paient une amende et font demi-tour. Mais la plupart des voyages se terminent sur la côte turque où les migrants peuvent entreprendre un voyage court mais risqué jusqu'aux îles grecques. Ali admet que certains passeurs se moquent des dangers pour les migrants : 'La présence et la surveillance des gardes-côtes turcs mettent vraiment la pression sur les passeurs, sur les lieux de départ des embarcations, et bien sûr, il y a des passeurs qui se fichent de voir si les vagues sont hautes ou pas. A partir du moment où les migrants arrivent à eux, ils veulent s'en débarrasser le plus vite possible'. Sur 10 000 kilomètres de côte, pour partir d'un des endroits privilégiés, au plus près des îles grecques, les migrants doivent débourser en moyenne 900 euros. Un passeur arrêté pour trafic d'êtres humains risquent jusqu'à 12 ans de prison en Turquie. Ankara a mis en place une série de mesures en coopération avec l'Union européenne, destinées à arrêter la migration illégale. 'En ce moment, en plein hiver, entre janvier et février, et malgré des conditions météo défavorables, comparés à l'an dernier, le nombre d'interceptions, de migrants secourus et d'arrestations de passeurs est beaucoup plus élevé', explique Bahadir Yesiltepe, de la Police d'Izmir. Selon les autorités turques, 146 000 migrants ont été interceptés en 2015 et 4 800 passeurs arrêtés. Ankara envisage encore de renforcer les sanctions, jusqu'ici toutes les mesures prises se montrent inefficaces.
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En Turquie, deux passeurs syriens ont été condamnés ce vendredi à 4 ans de prison. Ils ont été reconnus coupables de trafic d'immigrants. Les juges du tribunal de Bodrum (sud-ouest) ont estimé que ces deux hommes avaient organisé la traversée de groupes de réfugiés entre la Turquie et la Grèce. C'est lors d'une de ces traversées que le petit Aylan s'était noyé. Ce drame, début septembre, avait suscité une émotion planétaire. Mort du petit Aylan : 4 ans de prison pour deux passeurs https://t.co/BIacR23B2J pic.twitter.com/wlUuGMnkQy- francetv info (@francetvinfo) 4 mars 2016 Mais les magistrats turcs ont refusé de faire du cas des deux hommes un exemple pour les contrebandiers qui empochent chaque jour des milliers de dollars pour faire passer clandestinement leurs 'clients' de la Turquie vers la Grèce. Faute de preuves, ils les ont en effet acquittés des accusations de 'négligences délibérées ayant entraîné la mort', a précisé l'agence de presse Dogan. - avec AFP
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L'Otan va déployer des navires en mer Égée pour aider la lutte contre le trafic de migrants. Ce groupement naval assurera une mission de surveillance en collaboration avec les gardes-côtes européens, grecs et turcs. " Cibler ce trafic est la façon d'avoir le plus d'impact, je pense, sur la dimension humanitaire de cette crise ", estime le le Secrétaire américain à la Défense, Ash Carter. Cette opération de surveillance sera une première pour l'Otan. L'Alliance s'était jusqu'à maintenant tenue éloignée de la crise des réfugiés. Elle précise aussi que sa mission se limitera à la transmission d'information. Les Alliés ne veulent pas voir leurs soldats ou leurs marins pousser des familles dans des centres pour réfugiés. Le secrétaire général de l'Otan ne veut pas non plus préciser si l'Alliance compte couler les bateaux employés par les trafiquants.
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Un cri d'alarme, pour les enfants migrants. Plus de 10.000 d'entre eux, voyageant seuls, ont disparu en Europe ces deux dernières années, selon Europol. L'agence de coordination policière basée aux Pays-Bas estime que 27% des migrants arrivés en 2015 sont des mineurs. Dans The Observer, hebdomadaire du groupe Guardian, Europol évoque une 'infrastructure criminelle' paneuropéenne qui tire profit de la crise migratoire. De la traite d'êtres humains, où les enfants, public fragile, sont victimes d'esclavage, et parfois sexuel. Leur trace a été perdue après leur enregistrement en Europe. Jeudi le gouvernement britannique annonçait qu'il accueillerait des enfants séparés de leur famille par les conflits.
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L'opération navale européenne contre les trafiquants d'êtres humains en méditerranée passe à la vitesse supérieure. Dès aujourd'hui, ses navires peuvent arraisonner tout bateau suspect, le sommer de s'arrêter, le détourner de son trajet, le fouiller s'il y a soupçon et le saisir. A ce jour, 16 Etats membres ont offert des ressources militaires pour participer à cette opération Eu Navfor Med rebaptisée pour l'occasion. Désormais, il faudra parler d'opération 'Sophia', du nom d'un bébé né sur un navire de secours allemand en août dernier. Cette mission contre les réseaux de passeurs est pour l'instant limitée aux eaux internationales. Une quinzaine de suspects, arrêtés lors de la première phase, ont déjà été remis à la justice italienne, l'Italie ayant accepté de poursuivre tout suspect remis par un navire participant à l'opération. Pour être encore plus efficace, l'Union européenne espère aussi à l'avenir obtenir un feu vert du Conseil de sécurité de l'ONU et l'aval du gouvernement libyen pour opérer dans les eaux libyennes, à moins de 12 miles nautiques des côtes. Près d'une centaine de corps ont été retrouvés sur les côtes libyennes ces derniers jours. 3 000 migrants environ seraient morts depuis le début de l'année en tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre l'Europe. #EUNAVFOR Med: EU agrees to start active phase of operation against human smugglers & rename it 'Operation Sophia'. http://t.co/KxL59Ys7sg- EU Council Press (@EUCouncilPress) 28 Septembre 2015 #breaking #migrants #refugees 1830 rescued today by IT Coast Guard ItalianNavy #IrishNavy RoyalNavy #EUNAVFORMED pic.twitter.com/RBf1W7IGgr- Sebastiano Cardi (@sebastianocardi) 5 Octobre 2015
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La crise des migrants continuent de faire la une des télévisions européennes. Tour d'horizon... Reportage de la Rai 1 Ils ont emprunté la route des Balkans, qui part de la Grèce, passe par l'Ancienne République yougoslave de Macédoine et la Serbie, puis se dirige à nouveau vers les pays de l'Union européenne, dont la Hongrie, où des milliers de réfugiés ont été bloqués. Reportage de la TVE La Hongrie construit une clôture de 150 kilomètres sur sa frontière avec la Serbie pour empêcher que les migrants ne pénètrent dans l'espace Schengen, la zone de libre circulation à l'intérieur de l'Union européenne, dont fait partie l'Allemagne, la destination rêvée pour de nombreux réfugiés. Reportage de France 2 Un millier de personnes ont été secourues dans la Méditerranée pour la seule journée de mardi. Celles-ci ont été récupérées par un navire britannique de Triton, l'opération de sauvetage de l'Union européenne. Les migrants débarquent dans le port sicilien de Pozzallo. L'Italie est en première ligne de la crise. Reportage de la SRF1 Ils ont fui la guerre qui ravage leur pays ; la plupart sont des Syriens exténués par un long et périlleux voyage. Ici, à Vienne, ils sont accueillis par des bénévoles ; une main tendue pour ceux que le monde a oubliés.
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Grâce aux témoignages des survivants, la police italienne a pu les identifier. Il s'agit de sept Marocains, deux Syriens et d'un Libyen. Ils faisaient partie des personnes qui ont survécu au chavirage d'une embarcation mercredi. Ce sont les gardes-côtes suédois qui sont intervenus. Le procureur de Palerme a décidé d'ouvrir une enquête pour immigration clandestine et homicide en se basant sur le fait que des migrants ont été emprisonnés à fond de cale où l'air manquait et avec des gaz d'échappement des moteurs qui ont tué 52 d'entres eux'. Si les faits d'homicides sont reconnus lors d'un procès, il pourrait s'agir d'une première en Italie et elle pourrait faire jurisprudence. Les victimes n'ont pu être toutes enterrées faute de place dans les cimetières de la cité sicilienne. Leurs dépouilles ont été placées dans des cercueils en chambres froides, le temps de définir leur lieu de sépulture.
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Le ministre de l'intérieur allemand, Thomas de Maizière, gère dans son pays la crise des refugiés. Ce proche de la chancelière, Angela Merkel, veut décourager les migrants des pays de l'Ouest, de demander l'asile en Allemagne, qu'ils viennent des Balkans, du Kosovo ou d'Albanie. Il demande la création rapide de centres en Grèce, en Italie et en Turquie, pour que ceux qui n'obtiennent pas l'asile soient renvoyés là-bas. Kirsten Ripper, euronews: Bonjour, M. le ministre. Jamais l'Allemagne n'a vu autant de demandeurs d'asile ces dernières années. Vous en attendez 800.000 pour 2015. Avec quelles mesures voulez-vous accueillir et accompagner tous ces refugiés? Thomas de Maizière: Tout d'abord, ce chiffre est vraiment impressionant. C'est quatre fois plus que l'année dernière, et environ 43 % des demandes d'asile de toute l'Europe. C'est un défi majeur, même pour un pays organisé et riche comme l'Allemagne. Nous avons besoin de mesures nationales, mais aussi de mesures européennes. Nous avons le défi de fournir des hébergements décents. Cela veut dire : quitter les tentes pour des logements solides, surtout pour l'hiver. Nous allons accélérer le processus. Pour le seul mois de juillet, il y avait environ 83 000 personnes qui sont arrivées en Allemagne, et en août, qui n'est pas encore terminé, nous nous attendons à 90 000 ou 100 000 nouveaux arrivants. La semaine dernière, nous avons reçus plus de 25 000 personnes. C'est énorme. Kirsten Ripper, euronews: Et comment expliquez-vous cette augmentation soudaine ? Thomas de Maizière: Sur la route du sud, c'est-à-dire la Libye, la Méditerranée et l'Italie, nous avons une augmentation de 5 à 10% par rapport à l'année dernière. Mais nous avons une augmentation sur la route des Balkans de plus de 600 %. Kirsten Ripper, euronews: Voyez-vous en Allemagne de la bonne volonté pour recevoir tous ces gens? Thomas de Maizière: Pour l'instant la bonne volonté est encore très grande. Je crois que l'approbation de la population peut être obtenue avec deux éléments. D'abord, il faut faire la distinction entre ceux qui ont vraiment besoin de protection, et ceux qui n'en ont pas besoin. Pour ceux-là, il faut une procédure équitable, mais ils doivent ensuite quitter notre pays. Et deuxièmement il doit y avoir une répartition équitable en Europe. Sur le long terme, même un pays riche comme l'Allemagne peut avoir des difficultés à faire face à un si grand nombre de réfugiés. Kirsten Ripper, euronews: Que voulez-vous changer? Comment l'Union-européenne peut-elle s'organiser? Thomas de Maizière: Concernant l'Europe, le Conseil européen a décidé qu'en Grèce et en Italie, il y aurait des centres d'accueil principaux, qui sont d'énormes zones d'admission où un premier contrôle a lieu, pour savoir si une protection est accordée ou non. Nous avons aussi besoin de discussions plus intenses avec la Turquie. La Turquie est en train de faire de grandes choses sur sa frontière avec la Syrie, en vue de l'admission des réfugiés. Cependant, dans la région d'Izmir, il y a des milliers de personnes, des centaines de milliers qui attendent leur départ pour l'Europe. Même là, je pense que nous pouvons utiliser les fonds européens pour construire un grand camp de réfugiés, pour décider qui peut venir en Europe. Kirsten Ripper, euronews: Votre ministère a tourné une vidéo qui veut empêcher les demandeurs d'asile en provenance des Balkans de venir en Allemagne. Avez-vous eu du succès avec cela ? Comment faudrait-il faire ? Thomas de Maizière: Si un pays est candidat pour adhérer à l'Union européenne ou rejoindre l'OTAN, s'il a des règles démocratiques, alors il n'y a aucune raison de demander l'asile en Europe. Cette situation est inacceptable, et condamnable pour l'Europe . Kirsten Ripper, euronews: Parlez-vous aussi du Kosovo? Thomas de Maizière: Oui, le Kosovo, et l'Albanie également. Leurs gouvernements nous demandent de tout faire pour que les jeunes ne quittent pas leur pays de cette façon. Kirsten Ripper, euronews: Vous demandez des solutions concrètes, mais pour les gens qui viennent de partout ou uniquement de certains pays ? Thomas de Maizière: Je veux parler des états des Balkans. Il y a beaucoup de jeunes qui veulent être apprentis. Ils ont besoin d'un contrat de travail avec une entreprise allemande. Et la plupart du temps, ils peuvent venir en tant que travailleurs migrants. Kirsten Ripper, euronews: Demandez-vous plus de tolérance en Allemagne pour les immigrants légaux ? Thomas de Maizière: Nous avons un pourcentage très élevé d'étrangers, répartis différemment dans le pays selon les régions. Je ne vois pas de problème dans l'acceptation des étrangers qui travaillent ici, qui payent leurs impôts, qui se comportent légalement, et se conforment à notre législation. Nous sommes un pays d'immigration, nous avons besoin de travailleurs professionnels. Kirsten Ripper, euronews: Donc vous pensez que rien ne doit être fait contre ceux qui protestent, qui brûlent les dortoirs ? Mais l'image de xénophobie de l'Allemagne qui circule partout dans le monde est dramatique. Thomas de Maizière: Il y a beaucoup à faire. Nous avons une augmentation significative de la criminalité d'extrême-droite : les insultes, la haine, la violence contre les demandeurs d'asile, et contre les institutions pour les demandeurs d'asile. Dans les 6 premiers mois de l'année, nous avions plus de ces crimes que dans l'ensemble de l'année dernière. Et cela a augmenté encore ces derniers jours. Nous nous y opposons, politiquement , mais aussi avec la primauté du droit. Vous pouvez avoir des discussions ou des différends sur la politique d'asile dans un pays libre, mais il n'y a aucune raison d'offenser ou d'attaquer les gens qui sont ici. Kirsten Ripper, euronews: Avec quelles mesures voulez-vous lutter contre ceux qui rejoignent le groupe Etat islamique et s'envolent vers la Syrie ? Thomas de Maizière: C'est un phénomène nouveau, depuis un ou deux ans, qui nous préoccupe. Plus de 700 Allemands, des personnes socialisées ou qui ont grandi en Allemagne, ont été radicalisés et sont allés dans cette région pour tuer, dans la haine, ou participer aux exactions des autres. Une centaine de personnes ont été tuées. Près d'un tiers de ceux qui sont partis sont revenus en Allemagne. Souvent, la société ne porte pas assez d'attention à une partie importante de jeunes gens qui glissent hors de tout contrôle, et nous devons nous attaquer à ce problème avec des mesures intensives de police et de justice. Kirsten Ripper, euronews: Une question personnelle pour la fin : quel est le ministère idéal pour vous ? Vous étiez ministre de la Défense, maintenant ministre de l'Intérieur, peut-être voulez-vous devenir chancelier ? Thomas de Maizière: Il n'y a aucun ministère idéal. Chaque ministère a ses beautés, et ses difficultés. Les enjeux de sécurité sont une part très dure de la politique. Mais j'aime faire cela. Kirsten Ripper, euronews: Vous appréciez ce défi ? Thomas de Maizière: En quelque sorte, la coach m'a toujours placé là où il y a des questions difficiles. Et elle a dû penser à ce qu'elle faisait...
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Lutter contre l'immigration clandestine c'est aussi cibler les trafiquants d'êtres humains. Les autorités italiennes ont arrêté huit passeurs présumés. Ils s'étaient mélangés aux passagers du bateau dans lequel de nombreuses personnes ont succombé samedi. 49 migrants sont morts asphyxiés. Les responsables présumés de leur martyre sont quatre Libyens, trois Marocains et un Syrien. 'Leur crime consistait à empêcher ces dizaines de personnes entassées dans la cale du navire de sortir de la cale. Ils les ont empêchées à coups de pied, de poing, en les fouettant avec leurs ceintures, toutes sortes de violence', explique le policier Alberto Nastasia. L'Allemagne s'attend au double de demandes d'asile Si l'Italie et la Grèce sont les pays submergés par les arrivées, la question des migrants est européenne : en Allemagne, le quotidien économique Handelsblatt, citant des sources gouvernementales, affirme 'qu'au lieu des 450.000 demandeurs d'asile prévus, ce sont jusqu'à 750.000 qui pourraient se présenter cette année'.
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Il y a deux jours, au moins 200 migrants ont trouvé la mort lorsque le navire qui les transportait a chaviré. À une cinquantaine de kilomètres des côtes lybiennes, des navire irlandais et italien ont pu sauver 381 passagers, dont 55 femmes et 26 enfants, qui ont débarqué à Pozzallo, en Sicile. Plus de 650 personnes, en majorité venues de Syrie, se trouvaient à bord, mais l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise. Trois Libyens et deux Algériens, qui ont survécu à l'accident, ont été interpellés à Palerme, soupçonnés d'être les passeurs. Accusés d'homicide et de trafic d'êtres humains, ils ont été interrogés par la police italienne jeudi soir. Selon les carabiniers, les migrants auraient été frappés ou poignardés durant le voyage, et souvent enfermés dans la cale.
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Des agents de sécurité de l'aéroport de Vienne, en Autriche, auraient permis à des Sri-Lankais d'embarquer à bord d'avions à destination des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Ils fournissaient des billets aux clandestins, qui accédaient à la zone d'embarquement via une porte de service, sans passer par la douane. 'Austrian Airlines fait appel à une entreprise de sécurité privée pour effectuer les multiples procédures exigées pour entrer aux Etats-Unis, explique Peter Thier, le porte-parole de la compagnie autrichienne. Nous devons voir ce que nous pouvons faire, à l'avenir, pour empêcher ce type de comportement criminel de la part d'un employé.'' Deux agents de sécurité ont été placés en détention préventive. Selon l'enquête, ils touchaient entre 7.000 et 9.000 euros par passager. Au moins onze clandestins auraient profité de cette filière.
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La hiérarchie militaire de l'UCK, l'armée de libération du Kosovo, sera poursuivie pour crimes de guerre. Clint Williamson, le procureur responsable de l'enquête internationale sur les exactions commises après la guerre d'indépendance du Kosovo en 1999, fait état de traitements inhumains, d'assassinats de prisonniers pour prélever leurs organes et les vendre au marché noir. Mais les preuves ne sont pas encore suffisantes dit-il pour parler de trafic d'organes : 'Le nombre de cas se compte sur les doigts de la main, c'est littéralement 10. J'en ai discuté avec Dick Marty, je pense que l'information que nous avons est cohérente avec celles qu'il a rassemblées, c'est donc le nombre approximatif.' C'est sur la base du rapport du juge suisse Dick Marty publié en 2011 que démarre une enquête de trois ans. Directement mis en cause, l'actuel Premier ministre kosovar Hashim Thaçi, il était au moment des faits le chef de l'UCK. Le procureur n'a révélé aucune identité mais a dénoncé les difficultés de l'enquête : 'Il est juste de dire qu'il y a une très forte suspicion concernant des pressions exercées pour intimider ou influencer les individus qui sont témoins ou des témoins potentiels dans cette affaire.' L'enquête portait sur 500 personnes tuées et 300 disparus, des Serbes, des Roms et des Albanais du Kosovo. Un tribunal international pour les crimes de guerre commis au Kosovo devrait voir le jour en 2015 probablement aux Pays-Bas.
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