Vidéos A la une
Le tant attendu rapport Chilcot a finalement été rendu public mercredi au Royaume-Uni. Commandé il y a sept ans, il fait la lumière sur les conditions de l'entrée en guerre du pays contre l'Irak en 2003. Ses conclusions sont très sévères. Tout d'abord, les alternatives à la guerre n'avaient pas encore été épuisées. Saddam Hussein ne constituait pas une menace imminente. Les conséquences de l'invasion ont été sous-estimées, et le gouvernement britannique a échoué à atteindre ses objectifs. Les conclusions sont accablantes pour Tony Blair, dont la bonne foi n'est cependant pas mise en doute. 'Je demande juste avec humilité que le peuple britannique accepte que j'aie pris cette décision parce que je croyais que c'était la bonne chose à faire, compte tenu des informations que j'avais et des menaces que je percevais', a-t-il solennellement déclaré. Mais Tony Blair a du sang sur les mains, pour les familles des soldats britanniques tombés en Irak. Elles ont prévu de se rencontrer après avoir lu ce long rapport, pour décider des démarches à entreprendre contre l'ancien Premier ministre. 'Tony Blair devrait être à La Haie pour crimes de guerre, d'autant plus avec ce rapport accablant', estime Valerie O'Neill, la mère d'un soldat tué en Irak. 'Nous devons faire campagne pour qu'il ait des sanctions politiques. Il ne devrait pas être un personnage respecté qui se balade sur les plateaux de télévision comme il a pu le faire. Il est absolument fini politiquement', juge Lindsey German de 'Stop the war coalition'. For the anti-war movement, Chilcot is not the end. Blair must face charges | Lindsey German https://t.co/GtHwLxXg3K- Lindsey German (@LindseyAGerman) 6 juillet 2016 Pour le mouvement anti-guerre, Chilcot n'est pas une fin. Blair doit faire face à des poursuites 45 000 soldats britanniques ont été envoyés en Irak de 2003 à 2009. 179 ont perdu la vie. Washington, Londres et leurs alliés avaient envahi l'Irak sans l'aval de l'ONU. Des centaines de milliers de Britanniques avaient manifesté contre cette intervention.
Vidéos A la une
Le 20 mars 2003, des soldats britanniques participent à l'invasion de l'Irak au sein de la coalition menée par les Etats-Unis. Treize ans après, le rapport d'enquête sur l'engagement du Royaume-Uni condamne une invasion prématurée et un après-guerre non suffisamment préparé. John Chilcot est le président de la commission. 'L'enquête ne se prononce pas sur la légalité ou non de l'action militaire' explique-t-il. 'En revanche, nous concluons que la décision selon laquelle l'action militaire britannique était légale a été prise dans des circonstances loin d'être satisfaisantes.' En 2002, l'Irak est encore sous le régime des sanctions décidé par les Nations Unis après l'invasion du Koweït. Les inspecteurs de l'ONU essaient toujours de déterminer si oui ou non le président irakien a éliminé son arsenal d'armes de destruction massive, comme celles utilisées contre les Kurdes de Halabja en 1988. Le Royaume-Uni se range alors du côté des Etat-Unis pour critiquer le manque de coopération de Saddam Hussein. 'Saddam Hussein est une menace en termes d'armes de destruction massive, d'armes chimiques, biologiques et peut être nucléaires' explique le Premier ministre britannique le 7 septembre 2002 aux côtés de Georges Bush. 'Cette menace est réelle. Nous essayons de trouver comment y faire face, parce que nous devons y faire face.' Devant la Chambre des communes quelques jours plus tard, le 24 septembre 2002, Tony Blair explique disposer d'un dossier de cinquante page établissant la réalité de la menace irakienne. 'Cela conclut que l'Irak possède des armes chimiques et biologiques' assure alors Tony Blair. 'Que Saddam continue de les produire et que les plans militaires dont il dispose prévoient que ces armes chimiques et biologiques pourraient être utilisées dans une délai de 45 minutes.' 'Le jugement sur les capacités irakiennes dans cette déclaration, et dans le dossier publié le même jour, ont été présentées avec un degré de certitude qui n'était pas justifié' dit aujourd'hui John Chilcot. Le rapport Chilcot souligne par ailleurs que l'intervention militaire 'aurait pu être nécessaire à un moment donné, mais [qu'] en mars 2003, il n'y avait pas une menace imminente de Saddam Hussein.' Autre conclusion du rapport : les troupes britanniques n'avaient pas les capacités suffisantes pour assurer la sécurité des provinces dont elles étaient responsables. 'Le gouvernement ne s'est pas suffisamment préparé face à l'ampleur de la mission de stabiliser, administrer et reconstruire l'Irak, ni aux responsabilités qui allaient incomber au Royaume-Uni' explique M. Chilcot. Sept ans ont été necessaire pour écrire le rapport Chilcot. L'engagement britannique a duré six ans. 179 soldats britanniques et des centaines de milliers d'Irakiens ont été tués durant la guerre.
Vidéos A la une
A la Chambre des Communes, l'actuel Premier ministre conservateur, David Cameron, a appelé à tirer les leçons des échecs de la guerre en Irak. Il a aussi estimé que les partis et les députés qui avaient voté pour l'entrée en guerre devaient assumer leurs responsabilités. 'Engager un pays dans la guerre doit toujours être un dernier recours, et ça ne doit être fait que si toutes les alternatives crédibles ont été épuisées', dit-il. 'Oui, la Grande-Bretagne tirera les leçons de ce rapport. Mais au même titre que notre intervention contre Daesh en Irak et en Syrie aujourd'hui, la Grande-Bretagne ne doit pas réduire son rôle sur la scène internationale et ne doit pas échouer à protéger sa population'. Dans les rangs de l'opposition, le chef du Labour, Jeremy Corbyn, avait lui voté contre l'intervention en Irak. Il s'est au contraire excusé, au nom de son parti, pour cette décision qualifiée de 'désastreuse'. 'Il y a des leçons immenses à tirer pour chacun d'entre nous aujourd'hui. Nous devons réfléchir très sérieusement avant de prendre de nouveau des décisions sur une action militaire sans mesurer les conséquences pour ceux qui vivront dans les décennies à venir, ces décisions ont souvent un résultat aux conséquences incalculables', a t-il souligné. Devant le centre de conférence où le rapport était présenté, des manifestants se sont rassemblés à l'appel de la coalition Stop the War. 'Blair a menti, des milliers de personnes sont mortes', ont-ils dénoncé.
Vidéos A la une
Après sept ans d'attente, la commission d'enquête "Chilcot" sur l'invasion du Royaume-Uni en Irak a rendu ses conclusions. Le rapport, accablant, fait savoir que l'engagement britannique en 2003 était prématuré. Il dénonce aussi le fait que Londres se soit appuyé sur des informations incomplètes des services de renseignement. Ce mercredi, Tony Blair a déclaré assumer pleinement la responsabilité de cette guerre, et a reçu le soutien immédiat de David Cameron.
Vidéos A la une
Tony Blair et l'intervention britannique en Irak en 2003 ont été sévèrement mis en cause par le rapport Chilcot. Douze volumes accablants pour le dirigeant travailliste de l'époque. Attendu depuis sept ans, il a été présenté ce mercredi à Londres par John Chilcot, président de la commission d'enquête. 'Il est clair que la politique concernant l'Irak s'est construite sur la base d'évaluations et de renseignements défectueux. Ils n'ont pas été contestés et ils auraient dû l'être. M. Blair nous a dit que les difficultés rencontrées en Irak après l'invasion ne pouvaient pas être connues par avance. Nous ne sommes pas d'accord'. Dans une longue déclaration, Tony Blair a régi en exprimant ses 'excuses' et ses 'regrets' pour les erreurs commises. Il a essayé de faire jouer la corde sensible. 'La décision d'entrer en guerre en Irak et de destituer Saddam Hussein, au sein d'une coalition de 40 pays dirigée par les Etats-Unis, a été la décision la plus dure, la plus considérable, angoissante que j'ai eu à prendre durant mes dix années en tant que Premier ministre. Et pour cette décision, aujourd'hui, j'assume l'entière responsabilité, sans exception et sans excuse', a t-il dit. Il a aussi présenté sa propre lecture de l'histoire, n'hésitant pas à affirmer, je cite, 'nous avons pris la bonne décision. Le monde est meilleur et plus sûr'. Probablement pas de quoi convaincre, ni émouvoir ces familles de soldats britanniques tués dans le conflit qui dénoncent l'injustice et les mensonges de Tony Blair.
Vidéos A la une
Attendues depuis sept ans, les conclusions de la commission d'enquête "Chilcot" sur l'invasion du Royaume-Uni en Irak ont été rendues mercredi et son extrêmement sévères. L'ancien premier ministre Tony Blair a déclaré en endosser "l'entière responsabilité", et a exprimé sa peine, ainsi que ses regrets.
Vidéos A la une
Le Royaume-Uni a envahi l'Irak 'sans avoir épuisé les options pacifiques' et 'sans préparation adéquate face aux conséquences', telles sont quelques unes des conclusions du volumineux rapport Chilcot présenté ce mercredi à Londres. 'Malgré les avertissements, les conséquences de l'invasion ont été sous-estimées' a déclaré le président de la commission d'enquête John Chilcot. Il aussi pointé du doigt des 'renseignements défectueux', sur la supposée présence d'armes de destructions massives. Quant aux ressources militaires engagées, elles ont été 'faibles et inadaptées', selon le rapport. Les critiques sont donc sévères contre le Premier ministre de l'époque Tony Blair. Le rapport révèle qu'il s'est engagé à suivre le président américain Bush 'quoi qu'il arrive', sans questionner sa politique. My cartoon Wednesday TheTimes on the #ChilcotReport. #Blair #IraqWar pic.twitter.com/p9spmARtiS- Peter Brookes (BrookesTimes) July 6, 2016 Ce dernier a rapidement réagi dans un communiqué. Il dit avoir agi de bonne foi et dans l'intérêt du pays. Il souligne aussi qu'il ne croit pas que le départ de Saddam Hussein soit la cause des actions terroristes d'aujourd'hui. Le président de la commission a lui rappelé que l'Irak continuait de payer le prix des conséquences de cette intervention. La guerre a coûté la vie à des dizaines de milliers d'Irakiens. 179 soldats britanniques ont aussi été tués dans le conflit, pendant les six ans d'engagement britannique jusqu'en 2009.
Vidéos A la une
Treize ans après l'invasion de l'Irak, une commission d'enquête britannique critique sévèrement Tony Blair pour sa participation à la coalition menée par les Etats-Unis. Selon le rapporteur John Chilcot, l'ancien Premier ministre s'est lancé dans la guerre sans chercher d'autres recours, en apportant un soutien aveugle à George Bush.
Vidéos A la une
A un mois des élections législatives au Royaume-Uni, Tony Blair a apporté son soutien au leader du parti travailliste Ed Miliband. L'ancien Premier ministre s'exprimait ce mardi depuis son ancienne circonscription électorale dans le nord-est de l'Angleterre. Il a critiqué la promesse des conservateurs d'organiser un référendum sur l'adhésion britannique à l'Union européenne (UE). Et il s'en est expliqué : 'Je crois passionnément que quitter l'Europe diminuerait l'influence du Royaume-Uni dans le monde, causerait d'importants dommages à notre économie et irait à l'encontre des qualités et des ambitions qui nous distinguent toujours comme une grande nation mondiale', a-t-il déclaré. L'actuel Premier ministre conservateur David Cameron s'est engagé, en cas de victoire aux prochaines élections, à tenir un référendum sur le maintien du pays dans l'Union européenne. Un référendum qui aurait lieu dans les 2 ans. Ce mardi, le dirigeant conservateur a réagi aux critiques de l'ancien chef du gouvernement : 'Tony Blair dit qu'il ne faut pas croire ce que disent les gens. Au contraire ! Il faut renégocier notre relation avec l'Europe. Il y aura donc un référendum au plus tard fin 2017. C'est bien cela qu'il nous faut.' Les législatives auront lieu le 7 mai. Les derniers sondages donnent les conservateurs et les travaillistes au coude-à-coude. Mais les observateurs prédisent aussi une poussée des petits partis, notamment le UKIP, parti de l'Indépendance du Royaume-Uni, une formation populiste et europhobe.
Vidéos A la une
Au Forum économique de Davos, l’ancien Premier ministre britannique et émissaire du Quartet international sur le dossier israélo-palestinien, Tony Blair, a répondu aux questions d’euronews....
Vidéos A la une
De Bill Clinton à Robert de Niro, en passant par Mikhaïl Gorbatchev et Albert de Monaco, près de 3000 personnes triées sur le volet ont été conviées à l’anniversaire de Shimon Peres à Jérusalem. Le président israélien fête cette année ses 90 printemps ce qui inspire l’ancien chef du gouvernement...
Publicité