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A six semaines des élections législatives anticipées en Grande-Bretagne, le parti travailliste tente d'affirmer sa position sur le Brexit, afin de se démarquer du parti conservateur. Les Travaillistes sont souvent apparus divisés sur la question de la sortie de l'Union européenne. Ce mardi, les dirigeants du parti se sont accordés sur plusieurs points à mettre en oeuvre en cas de victoire aux élections. Il y a notamment l'accent mis sur l'économie, considérée comme plus importante que la question migratoire. 'Nous reconnaissons que les règles d'immigration devront changer lorsque nous quitterons l'Union européenne. Mais nous ne voulons pas que la question de l'immigration soit la priorité N 1. Nous ne croyons pas non plus qu'une sortie de l'UE signifie une rupture de tous nos liens avec l'Europe. Nous avons une vision très différente.' Keir Starmer, en charge du Brexit au Labour La vision travailliste du Brexit est qualifiée de 'plus douce', plus soft, par Simon Hix, politologue, cité dans Les Échos (voir ici). '_Le Labour cherche à regagner du terrain en proposant une version plus douce du Brexit face à la position dure défendue par Theresa May. Cela peut séduire une partie des électeurs mais mettre l'économie devant l'immigration est un pari risqué.' Simon Hix, politologue à la London School of Economics La Première ministre était ce mardi en campagne dans le Pays de Galles. 'Chaque vote est important', a-t-elle indiqué, soulignant que l'enjeu, c'était d'obtenir dans les urnes une majorité solide afin d'avoir les coudes franches pour négocier. Et de mettre en garde contre une dispersion des voix qui, selon elle, '(mettrait) en péril l'avenir du pays'. Les élections auront lieu le 8 juin. Les sondages donnent le parti conservateur très largement en tête, avec plus de 20 points d'avance sur le parti travailliste.
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En déplacement à Londres le président du Parlement européen s'est entretenu avec la Première ministre britannique. Lors de cette rencontre Antonio Tajani a particulièrement insisté sur la question des droits des citoyens. Il presse Theresa May à trouver à un accord dans ce domaine le plus rapidement possible avec les 27. 'Nous voulons renforcer les droits des citoyens, les citoyens européens qui vivent au Royaume-Uni et les citoyens britanniques qui vivent dans l'Union européenne. C'est le message le plus important', insiste Antonio Tajani. Le président du Parlement européen a aussi salué la décision de Theresa May d'organiser des élections législatives anticipées. Les analystes estiment que ce scrutin apportera en effet une stabilité politique en vue des pourparlers sur le Brexit. En cas de nette victoire électorale Theresa May aurait même davantage de marge de manoeuvre pour négocier. La Première ministre britannique rencontrera mercredi prochain le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Cet entretien se déroulera quelques jours avant le sommet européen du 29 avril consacré au Brexit.
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Le Parlement britannique a approuvé mercredi le projet de la Première ministre conservatrice Theresa May de tenir des législatives anticipées le 8 juin dans le but d'avoir 'une meilleure main' pour négocier le Brexit. Les députés ont validé l'organisation du scrutin, que Mme May avait appelé de ses voeux la veille, par 522 voix contre 13 après une heure et demie de débats. Mme May, dont l'annonce a pris tout le monde de court mardi, avait besoin de l'aval des deux tiers de la chambre basse du Parlement de Westminster pour appeler les Britanniques aux urnes avec trois ans d'avance. Le feu vert des députés était attendu puisque les principaux partis d'opposition ont indiqué qu'ils approuvaient l'organisation du scrutin. Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste, avait immédiatement annoncé qu'il y était favorable, même s'il joue sa tête en cas de déroute du Labour. Plusieurs députés travaillistes ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne se représentaient pas. L'ancien ministre conservateur des Finances, George Osborne, se met lui aussi en retrait pour se consacrer à son nouveau travail de rédacteur en chef du quotidien londonien The Evening Standard. Mme May avait démenti pendant des mois vouloir bouleverser le calendrier électoral et n'a donc pas échappé aux accusations d'opportunisme, même si elle a assuré que ses opposants ne lui avaient pas laissé le choix. Le quotidien The Guardian estime qu'avec ce scrutin anticipé Mme May veut montrer que le Brexit est irréversible. Tim Farron, le chef du parti libéral-démocrate, pro-UE, préfère y voir une 'chance pour changer la direction' prise par le Royaume-Uni et 'éviter le désastre d'un Brexit dur', impliquant une sortie du marché unique. En réponse, le tabloïd europhobe Daily Mail a appelé en Une à 'écraser les saboteurs' pro-UE. Alors que la campagne électorale n'est même pas encore lancée, Mme May a déjà provoqué la polémique en déclarant qu'elle ne prendrait pas part à un débat télévisé avec les autres chefs de partis, qui l'ont accusée de 'déni démocratique'. Avec agence (AFP)
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En annonçant mardi la tenue d'élections législatives anticipées en juin prochain, Theresa May a pris de court les électeurs britanniques. Et notamment les Londoniens.qui avaient largement voté pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Theresa May appelle à des législatives anticipées le 8 juin #AFP https://t.co/xFhktRY9rY pic.twitter.com/cAlfj7Lbi4- AFP Londres (@AFP_Londres) 18 avril 2017 S'ils ne sont pas contre l'idée de retrouner aux urnes, de nombreux électeurs pensent que la tactique de leur Première ministre risque néanmoins de diviser plus encore le pays. Voici quelques réactions de Londoniens : 'C'était logique. Si vous disposez d'une avance de 21% dans les sondages, vous devez prendre le risque plutôt que d'avoir une courte majorité qui mette en pièce votre budget'. 'Je pense que c'est une bonne chose. J'imagine que cela va rebattre les cartes concernant le Brexit et le fait que cela doive repasser devant le parlement pour autorisation parce que maintenant le pays va devoir de nouveau se prononcer.' 'May a fait ça parce que l'opposition est très affaiblie et qu'il n'y a pas d'alternative crédible et ça c'est une mauvaise nouvelle pour le pays. ' 'Je ne pense pas que cela va guérir le pays. Cela va par contre aider le gouvernement .Je pense que cela pourrait diviser encore plus le pays.' D'apprès les premières projections, les conservateurs pourraient gagner, une cinquantaine de sièges. L'organisation de ces élections doit encore être validés par Westminster. Avec Agences
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La Première ministre britannique a pris tout le monde par surprise : devant sa résidence de Downing Street à Londres, Theresa May a annoncé ce mardi à la mi-journée la tenue d'élections législatives anticipées dès le 8 juin prochain. Cela fait à peine trois semaines que le Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, a été déclenché officiellement. Attention, pour valider la tenue des législatives, la chef du gouvernement devra obtenir l'aval du Parlement à la majorité des deux tiers. Le chef du parti d'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a déclaré accueillir favorablement l'appel de la Première ministre à des élections anticipées. La cheffe du gouvernement conservateur, en poste depuis moins d'un an, compte tirer profit de l'extrême faiblesse des travaillistes dans les sondages pour conforter son mandat et sa majorité par le vote populaire avant les difficiles négociations sur la sortie de l'Union européenne. Théresa May a pris les rênes de l'exécutif, sans être élue, quelques jours après le coup de tonnerre du référendum du 23 juin 2016 où les Britanniques se sont prononcés à près de 52% pour un Brexit, conduisant son prédécesseur David Cameron à la démission. Les prochaines élections législatives étaient prévues pour 2020, mais Theresa May, dont la popularité est au zénith, a estimé que c'était le bon moment pour tenter de renforcer sa légitimité et avoir les coudées franches, alors que s'ouvre une période de deux ans de discussions avec l'UE pour négocier un divorce qui s'annonce douloureux. 'Nous avons besoin de nouvelles élections et nous en avons besoin maintenant. Nous avons une opportunité unique de le faire avant d'entrer dans le vif des négociations' avec l'UE, a-t-elle déclaré. Côté européen, les élections anticipées britanniques 'ne changent pas les plans' des 27 pour les négociations à venir du Brexit, a indiqué à l'AFP un porte-parole du président du Conseil européen. A ce jour, le parti conservateur ne dispose que d'une courte majorité de 17 députés au parlement de Westminster et le gouvernement n'est pas à l'abri d'une rébellion dans son propre camp susceptible de freiner son action. La tentation était grande d'augmenter cette majorité puisque les sondages prédisent tous un boulevard aux Tories face aux travaillistes et leur leader radical Jeremy Corbyn en cas d'élection anticipée. De son côté, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a dénoncé 'un des revirements les plus spectaculaires de l'histoire politique récente' destiné à 'forcer un Brexit dur et imposer de nouvelles coupes budgétaires en chemin'. Le risque pour Theresa May, qui a longtemps écarté le scénario d'élections anticipées, est que les europhiles se mobilisent fortement contre elle. Le leader du parti libéral-démocrate, Tim Farron, a d'ores et déjà appelé les pro-UE à saisir 'cette chance pour changer la direction de notre pays' et 'éviter le désastre d'un Brexit dur', qui verrait une sortie du pays du marché unique. This is no general election, it's a coup - MPs have a duty to stop Theresa May | https://t.co/r6Rujn9Sx1- The Guardian (@guardian) 18 avril 2017 Tim Farron response to #GeneralElection 2017 https://t.co/4vMMEh1CDK- Liberal Democrats (@LibDems) 18 avril 2017 Le leader du parti libéral démocrate Tim Farron lui aussi a réagi : Now is your chance to elect Liberal Democrat MPs right across Britain. Help us, join today: https://t.co/uhtmkgT1D2 #generalelection pic.twitter.com/QOmRFhAhoT- Liberal Democrats (@LibDems) 18 avril 2017 Statement from UKIP Leader paulnuttallukip on June General Election pic.twitter.com/ATvmrJdhY0- UKIP (UKIP) 18 avril 2017 Le chef du parti europsceptique UKIP, Paul Nuttall qu'il s'agit 'd'une décision cynique davantage motivée par la faiblesse du parti travailliste de Corbyn que pour le bien du pays'. UKIP Deputy Leader prwhittle with bbclaurak responding to news of the General Election pic.twitter.com/VPuyq0lHet- UKIP (@UKIP) 18 avril 2017 I welcome the PM's decision to give the British people the chance to vote for a government that will put the interests of the majority first pic.twitter.com/9P3X6A2Zpw- Jeremy Corbyn MP (@jeremycorbyn) 18 avril 2017
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La décision de Theresa May d'appeler ave 'réticence' à la tenue de législatives anticipées marque son premier virage majeur en tant que Premier ministre. Ces dernières semaines, elle avait vigoureusement écarté la tenue d'un tel scrutin. Aujourd'hui, Theresa May assure ne plus avoir le choix. La scène est propice à de nombreuses bagarres politiques. Le parti d'opposition Labour et son leader Jeremy Corbyn sont au plus bas dans les sondages, tandis que la cheffe du gouvernement écossais Nicola Sturgeon menace d'organiser un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. Les partis du camp du 'Remain' auront également l'espoir de mettre quelques coups au parti euro-sceptique Ukip. La décision de Theresa May intervient alors que la popularité de Jeremy Corbyn est loin d'être au zénith. Le chef des travaillistes a en effet bien du mal à convaincre l'opinion de sa capacité à mener l'opposition. Il reste une cible de choix pour nombre d'initiés qui pensent que sa politique d'extrême gauche n'a aucune chance de voir le parti élu. Pour l'heure, les conservateurs disposent de 330 députés à la Chambre des communes contre 229 pour les travaillistes. Le Parti national écossais (SNP) compte, lui, 54 sièges. Huit pour les Libéraux-démocrates. Le parti conservateur ne dispose que d'une courte majorité de 17 députés au parlement de Westminster. Theresa May visera sans doute à fortifier cette mince avance, d'autant que deux récents sondages donnent 21 points d'avance aux conservateurs. La décision de Theresa May d'appeler à la tenue d'élections législatives trois semaines après le déclenchement du Brexit a créé la surprise. Les réactions ont fusé. La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, notamment, a immédiatement dénoncé 'un des revirements les plus spectaculaires de l'histoire politique récente' destiné à 'forcer un Brexit dur et imposer de nouvelles coupes budgétaires en chemin'. Du côté de l'Union européenne, selon un porte-parole du président du Conseil européen, ce scrutin anticipé ne 'change pas les plans des 27'. Les négociations pour déterminer les conditions de sortie du Royaume-Uni de l'Europe devraient commencer fin mai/début juin, pour un divorce effectif prévu fin mars 2019.
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Theresa May devrait convoquer des élections législatives anticipées. Son objectif: recomposer l'équilibre des forces politiques à Westiminster. Aujourd'hui majoritaire à la Chambre des communes, elle y veut les coudées plus franches. Son principal opposant, le chef des travaillistes Jeremy Corbyn, veut croire à un coup de théâtre et à une victoire de son parti. Quelques minutes après l'annonce devant le 10 Downing Street, il réagissait à la télévision. 'J'accueille l'opportunité de pouvoir nous présenter devant les Britanniques, de nous élever face à ce gouvernement et son programme économique raté qui a laissé le service de santé public dans l'ornière, nos écoles sous-financées et tant de gens dans l'incertitude. Nous voulons juste exposer nos arguments au peuple britannique: une société qui s'occupe de tout le monde, une économie pour tout le monde et un Brexit qui fonctionne pour tous'. Largement devant dans les sondages, la Première ministre espère en sortir renforcée et imposer un Brexit dur, notamment aux Ecossais. Réagissant à l'appel à des élections anticipées, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a dénoncé 'un des revirements les plus spectaculaires de l'histoire politique récente' destiné à 'forcer un Brexit dur et imposer de nouvelles coupes budgétaires en chemin'. Du côté des libéraux democrates, favorables au maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union, c'est peut être la chance de rejouer le Brexit. 'C'est une opportunité pour les gens de changer la direction de ce pays, de savoir s'ils veulent un Brexit dur, rester dans le marché unique et bien entendu c'est le moment de créer une force d'opposition dont le pays a bien besoin', explique son leader, Tim Farron. Les 'Libdem' ne disposent pour l'instant que neuf représentants à Westminster. D'apprès les premières projections, les conservateurs pourraient gagner une cinquantaine de sièges. Reste aux parlementaires à valider le principe de l'élection. Mme May doit encore obtenir mercredi l'aval du parlement à la majorité des deux tiers. Ce qui devrait être une formalité, les travaillistes y étant a priori favorables.
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L'Union européenne et le Royaume-Uni veulent calmer les esprits. C'est le message de la rencontre à Londres entre la Première ministre britannique, Theresa May et le président du Conseil européen, Donald Tusk. Cette réunion était l'occasion pour le responsable européen de présenter les orientations des 27 lors des négociations à venir. Elle s'est d'ailleurs tenue au lendemain de l'adoption par les eurodéputés de leurs lignes rouges dans ces pourparlers. Les parlementaires affichent dans ce dossier la même fermeté que les États membres. Il n'est pas question de négocier en même temps la sortie du Royaume-Uni et le futur partenariat avec Londres. Meeting PM May to make sure Brexit talks get off to good start. Agreed to stay in regular contact throughout process https://t.co/udh7VEsoHy- Donald Tusk (@eucopresident) 6 avril 2017 La situation de Gibraltar a provoqué les premières crispations. Selon les 27, l'avenir de ce territoire britannique, qui possède une frontière avec l'Espagne, doit faire l'objet d'un accord séparé entre Londres et Madrid.
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Au lendemain de la procédure de séparation et alors que la Première ministre britannique Theresa May a publié une tribune dans sept quotidiens européens pour expliquer le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, David Davis, ministre en charge du Brexit constate qu'il est urgent de prendre son temps : 'On ne peut pas juste changer 40 ans en deux années. Et il faut nous donner du temps ces prochaines années pour changer tout ce que nous voulons changer. De nombreux pans de la loi européenne sont bons, nous les approuvons mais il y a d'autres choses que nous voulons changer. Et nous prendrons le temps pour le faire. Et le Parlement aura du temps, principalement après que nous avons quitté l'Union européenne pour rectifier ce que nous voulons rectifier.' Le lancement du Brexit date tout juste d'une journée mais les grandes manoeuvres commencent déjà dans le secteur financier: le célèbre marché d'assurance du Lloyd's of London a annoncé qu'il allait ouvrir une filiale à Bruxelles. Quant à François Hollande il vient de demander à la Première ministre britannique de respecter les 'règles et intérêts de l'UE' lors des négociations de sortie.
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Une lettre aux conséquences historiques a été remise ce mercredi au président du conseil européen Donald Tusk. Signée par Theresa May, elle lance officiellement le Brexit. La Première ministre britannique y affirme vouloir construire un 'nouveau partenariat étroit et spécial entre Londres et les 27'. Voici donc Londres et Bruxelles partis pour une ère de négociations complexes qui pourrait durer deux ans, selon le délai prévu par l'article 50 du traité de Lisbonne. Le Brexit sera " incroyablement complexe et désordonné " https://t.co/KOf9zUNiMs pic.twitter.com/kZbLgTuJqd- euronews en français (@euronewsfr) 29 mars 2017 Parmi les milliers de questions à soulever, il y a le solde des comptes. Les Britanniques pourraient avoir à payer des sommes colossales pour les engagements pris dans le cadre du budget européen. 'Des frais de sortie qui sont demandés par l'UE, de près de 50 milliards de livres ?' demandait ce mercredi le journaliste de la BBC Andrew Neil à la cheffe de l'exécutif. A quoi Theresa May rétorque : 'Il y a beaucoup de spéculations mais il n'y a pas eu de demande formelle, les négociations n'ont pas encore commencé'. Elle poursuit : 'Je suis très claire quand je parle des attentes du peuple britannique, mais je suis aussi très claire sur le fait que nous sommes une nation respectueuse de la loi et que nous nous plierons à nos obligations'. Sur le commerce, elle déclare : 'Ce sur quoi nous allons travailler, et ce que je pense que nous obtiendrons, c'est un accord complet de libre-échange. Nous souhaitons un libre-échange harmonieux, sans frais de douanes aux frontières'. Depuis son arrivée au pouvoir, Theresa May est accusée d'avoir des intentions trop floues concernant le Brexit. Entre d'une part son souhait de protéger les échanges commerciaux avec l'UE et sa volonté de mener à bien un 'Brexit dur' en matière de circulation des personnes : des frontières fermées et un contrôle de l'immigration. Citoyenneté après le Brexit : le casse-tête administratif ne fait que commencer https://t.co/4EjTsBPbT9 pic.twitter.com/3dSgi4NGB3- euronews en français (@euronewsfr) 29 mars 2017 A ces critiques, la Première ministre a toujours répondu qu'elle ne dévoilerait sa stratégie qu'après le lancement de la procédure officielle de divorce. Nous y voilà.
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Le Royaume-Uni vient de donner le coup d'envoi du Brexit. L'article 50 a été notifié et lance formellement les négociations de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Que va-t-il se passer? Comment ce divorce va-t-il se dérouler? Euronews a interrogé l'analyste Stefan Lehne de Carnegie Europe. *Euronews* : " Cela ne s'annonce pas comme un divorce facile ? " *Stefan Lehne* : " Tout d'abord la lettre donnera des indications sur les positions de négociation du Royaume-Uni, et maintenant l'Union européenne va préparer sa réponse. Il va y avoir des consultations entre les 27, il va y avoir dans quelques semaines un sommet et alors Londres aura une réponse. Les négociations en tant que telles vont commencer au début de l'été, disons en juin. Cela laisse vraiment peu de temps pour des négociations très complexes car l'article 50 définit clairement qu'elles doivent être conclues en deux ans. Donc dans deux ans le Royaume-Uni sera sorti. Mais il n'est pas certain que cela marche. Si Londres quitte sans accord, sera un désastre pour les deux parties. Et on parle seulement de la sortie. Les nouveaux partenariats, le nouvel accord commercial vont probablement prendre plus de temps, cela pourrait prendre entre 5 et 10 ans. " *Euronews* : " La Première ministre britannique a dit qu'elle négocierait chèrement le Brexit. Ici à Bruxelles et ailleurs au sein de l'Union européenne on entend des personnes qui assurent qu'il n'est pas question de choisir. Comment vont se dérouler ces discussions? " *Stefan Lehne* : " Cela va être incroyablement complexe et désordonné. Il est clair pour les États membres que le Royaume-Uni devra payer le prix de sa sortie. Avoir le beurre et l'argent du beurre sera inacceptable pour les 27. " Rester en bon terme *Euronews* : " Quel est aussi le message des institutions européennes dans ce contexte. S'agit-il de convaincre les pays de ne pas sortir de l'Union européenne? " *Stefan Lehne* : " Ce qui est intéressant c'est qu'au lendemain du référendum sur le Brexit, les enquêtes d'opinion ont montré que le soutien à l'Union européenne a progressé dans presque tous les États membres. Je crois que l'économie européenne se rétablit et je ne suis pas sûr que beaucoup de pays vont suivre le chemin de la sortie. " *Euronews* : " C'est un divorce, mais le Royaume-Uni et l'Union vont vouloir rester en bon terme? " *Stefan Lehne* : " A long terme absolument, il y a un profond intérêt. Le Royaume-Uni a beaucoup à offrir. C'est un membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, il a une politique étrangère efficace, de très bons services de renseignements, il peut apporter beaucoup à l'Europe d'un point de vue économique mais aussi en terme de sécurité. Et il y a un grand intérêt des 27 pour que ce nouveau partenariat fonctionne des deux côtés. "
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C'est un jour historique pour le Royaume-Uni. Londres a officialisé aujourd'hui son intention de sortir de l'Union européenne, neuf mois après le référendum sur le Brexit, qui a profondément divisé les Britanniques. La Première ministre Theresa May a signé la lettre activant l'article 50 du Traité de Lisbonne. Lettre qui a été remise par l'ambassadeur britannique à Bruxelles, à Donald Tusk, le président du Conseil européen. The Prime Minister has triggered Article 50 and started the process of leaving the EU. Read the letter: https://t.co/4CfCle4BP1 pic.twitter.com/Gf4DIudIMH- UK Prime Minister (@Number10gov) 29 mars 2017 The Article 50 letter. #Brexit pic.twitter.com/SO5R5BTvhw- Donald Tusk (@eucopresident) 29 mars 2017 Le divorce officialisé, les négociations avec l'Union européenne commencent, et elles pourraient durer au moins deux ans. Des négociations longues et difficiles, pour définir les futures relations entre Londres et le marché unique européen, notamment en matière de commerce et d'immigration.
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Au jour du lancement du processus historique de sortie de l'Union européenne par le Royaume-Uni qu'en pensent les sujets de sa gracieuse majesté. La question a été posée au hasard des rencontres dans les rues de Londres. Julia Donovan : 'Je travaille dans le centre de Londres et je crois que nous tellement de personnes qui viennent de différents pays, de différentes cultures et cela doit continuer. Pour moi c'est une journée triste.' Christopher Jack : 'Ce sont surtout des personnes plus âgées qui ont voté pour le Brexit et ce sera les jeunes qui devront vivre avec ça dans le futur. C'est un changement désastreux.' Et puis il y a ceux qui sont en faveur du divorce, Nicola Gibson : 'Est ce que cela va me toucher personnellement ? Probablement pas. Je vais continuer à faire mon travail quotidien. Je continuerai à avoir des vacances. Et on verra ce qui va se passer ?' Nigel Dentoom : 'Bien sûr on pourrait avoir une paire d'années difficiles de négociations mais je crois que le RU et Londres en particulier seront le plus grand centre de la finance en raison du fuseau horaire, des ressources, du capital intellectuel et de l'infrastructure que nous avons ici.' S'ouvrent aujourd'hui deux ans de difficiles négociations pour couper, d'ici deux ans, les amarres européennes.
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C'est une photo historique : Theresa May signant la lettre qui va déclencher le Brexit. Ce mercredi le courrier est remis à Bruxelles. Elle prononcera au même moment un discours devant les députés à Westminster pour annoncer l'activation officielle de l'article 50 du traité de Lisbonne. 'Mon plan n'est pas juste un plan pour quitter l'Union européenne mais un plan pour construire une économie plus forte et une société plus juste soutenue par une véritable réforme économique et sociale, a répété la cheffe du gouvernement. Pour que nous ayons un pays qui fonctionne pour tout le monde, pas juste pour quelques privilégiés.' La une du 'Guardian' avec des pièces en moins au puzzle européen. #Brexit pic.twitter.com/R8enMjinTE- Cyril Petit (@CyrilPetit) 28 mars 2017 Les négociations avec l'Union Européenne peuvent désormais commencer. Elles devraient durer deux ans, afin de déterminer les conditions de sortie du pays. Depuis le 23 juin, date du référendum, la Grande-Bretagne est divisée. Entre ceux qui ont gagné, les plus âgés en majorité, et les plus jeunes, opposés au Brexit. Pour réussir la séparation, Theresa May devra aussi rassembler ces concitoyens.
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Alan Cauberghs, porte-parole des équipes obligataires chez Schroders, a décrypté les mouvements sur les marchés obligataires. Dans la zone euro, le thème du retour de l'inflation sera cette année au coeur des préoccupations, alors que la croissance avait accéléré au quatrième trimestre 2016, s'établissant à 0,5%, contre 0,4% au troisième trimestre. Avec la reprise de la croissance et de l'inflation, assistons-nous à la fin de l'ère des taux bas ? Où investir sur les marchés de taux en 2017 ? - Intégrale Bourse, du mardi 28 mars 2017, présenté par Vincent Touraine, sur BFM Business.
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A la veille de l'activation de l'article 50, qui lancera officiellement le processus de sortie de l'Union européenne, la première ministre britannique Theresa May fait le tour du Royaume-Uni. Sa première visite était pour l'Ecosse. Pour rappeller à la cheffe du gouvernement écossais Nicola Sturgeon que l'idée d'un référendum d'indépendance est mauvaise. 'J'avais l'impression, a rétorqué Nicola Sturgeon, compte tenu de ce qui se disait dans les médias ce week-end, que Theresa May venait proposer quelque chose pour que l'Ecosse ait plus de pouvoir, mais il s'avère que ce n'est pas le cas. Il n'y a pas de réelles garanties que Westminster nous redistribue les pouvoirs qui seront récupérés de Bruxelles.' Deux ans après celui de septembre 2014, l'Ecosse revendique un nouveau référendum d'indépendance : elle ne veut pas subir le divorce avec l'UE. 62% des Ecossais avaient voté contre le Brexit. 'Alors que la Grande-Bretagne quitte l'Union européenne et que nous endossons un nouveau rôle au niveau mondial, a répété Theresa May, la force et la stabilité de notre union vont devenir encore plus importants'. C'est aujourd'hui que le Parlement écossais lance la procédure du référendum. Les députés votent pour demander à Londres d'accepter ce nouveau référendum. Westminster peut refuser. La dernière fois, les Ecossais avaient rejeté l'indépendance. Mais en cas de consultation populaire, leur réponse pourrait être cette fois bien différente.
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Après avoir dû quitter précipitamment le Parlement lors de l'attaque de Westminster, la Première ministre britannique a présidé dans la soirée de mercredi une réunion de crise interministérielle. Peu après, Theresa May a fait une déclaration. 'Le lieu de cette attaque n'est pas un hasard, a-t-elle martelé. Le terroriste a choisi de frapper au coeur de notre capitale, où des gens de toutes les nationalités, religions et cultures convergent pour célébrer les valeurs de liberté, démocratie et liberté d'expression. Ces rues de Westminster sont le berceau de l'honorable et plus ancien parlement au monde, avec son esprit de liberté qui résonne dans les plus lointains recoins du globe. Demain matin, le parlement se réunira normalement. Nous nous retrouverons normalement. Et les londoniens tout comme ceux issus du monde entier qui sont venus ici pour visiter cette grande ville se lèveront et passeront leur journée normalement. Ils prendront leurs trains, quitteront leurs hôtels, marcheront dans les rues. Ils vivront leurs vies, et nous irons de l'avant ensemble, ne cédant jamais à la terreur et ne laissant jamais les voix de la haine et du mal nous diviser.' We will all move forward together, never giving in to terror or allowing the voices of hate & evil to drive us apart https://t.co/3745qXGpcf- Theresa May (@theresa_may) March 22, 2017 Suite à cette réunion de crise, Theresa May a décidé de ne pas relever le niveau d'alerte terroriste au Royaume-Uni. Il restera au niveau quatre sur une échelle de cinq.
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Quelques heures après l'attaque qui a fait 4 morts et plus d'une vingtaine de blessés aux alentours du Parlement britannique à Londres, Theresa May a pris la parole. La Première ministre, présente au Parlement britannique lors de l'attaque, a présidé "une réunion du comité de crise du gouvernement suite à l'acte terroriste pervers qui a eu lieu dans les rues de (la) capitale". "Nous n'allons jamais céder à la terreur. Nous n'allons jamais permettre aux voix de la haine et du mal de nous diviser", a-t-elle ajouté.
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Des négociations qui s'annoncent extrêmement difficiles et qui feront du Royaume-Uni le premier État membre à sortir de l'Union après quarante ans d'un mariage de raison. 'On a laissé passer beaucoup de temps. Je pense que les autorités britanniques avaient besoin de temps pour se préparer, mais, enfin, on va rentrer dans le vif du sujet et je souhaite qu'on le fasse de manière constructive des deux cotés', insiste le ministre français des Finances, Michel Sapin. En déplacement au pays de Galles, la cheffe du gouvernement britannique promet de rester ferme durant les négociations. 'J'ai fixé mes objectifs, insiste Theresa May. Cela inclus d'avoir un bon accord de libre-échange, cela inclus de continuer à travailler ensemble sur des questions comme celles de la sécurité, qui est au coeur de notre action. Nous allons négocier sans relâche pour donner aux Britanniques ce pour quoi ils ont voté.' La majorité des Britanniques a voté pour une sortie de l'Union européenne sur fond de crise de la zone euro accentuée par une crainte de l'immigration alimentée par les populistes du parti Ukip.
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Réunis à Bruxelles les dirigeants européens devront encore patienter : Theresa May n'a pas encore actionné officiellement la procédure pour quitter l'Union européenne. D'ici là le Royaume-Uni conserve tous ses pouvoirs européens : il organisera même en 2018 un sommet à Londres avec les pays des Balkans. 'Euh, je suis votre ami, .....mais il va falloir payer vos factures en quittant l'UE !' - le PM irlandais à la GB :)https://t.co/gnG8QT3L7u- Alex Taylor (@AlexTaylorNews) 9 mars 2017 Mardi la chambre des Lords britanniques a infligé un camouflet à Theresa May en retardant l'activation officielle de la prodécure du Brexit. Un petit contretemps : le projet de loi repassera devant la chambre des Communes dès lundi avant son adoption définitive dans la semaine. Une fois passé ce cap, le Royaume-Uni pourra alors enclencher officiellement l'article 50 du traité de Lisbonne pour quitter l'UE. Après quoi les négociations avec les Européens pourront commencer. Avec Agences
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Les Lords ont infligé un nouveau revers au gouvernement britannique en approuvant un second amendement au projet de loi sur l'activation du Brexit, réclamant un vote du parlement sur le résultat des négociations avec l'Union européenne. La Chambre des Lords, qui doit donner dans la soirée son feu vert au projet de loi, exige que les parlementaires aient, à l'issue des discussions, le dernier mot sur l'accord final et tous les accords commerciaux futurs avec l'UE. Les membres non élus de la chambre haute du Parlement ont, comme attendu, adopté l'amendement, défendu par les travaillistes, les libéraux-démocrates et plusieurs pairs conservateurs, par 366 voix contre 268. Le projet de loi amendé doit désormais retourner devant la Chambre des Communes qui, après l'avoir approuvé sans réserve en première lecture, se penchera une nouvelle fois sur le texte la semaine prochaine, sans doute le 13 mars. Il est probable que les députés annulent les deux amendements adoptés par les Lords, dont celui voté la semaine dernière et destiné à protéger les droits des trois millions de citoyens européens vivant au Royaume-Uni. Mais l'amendement approuvé mardi pourrait causer des sueurs froides au gouvernement conservateur, qui ne dispose que d'un courte majorité à la Chambre des Communes. Une vingtaine de députés Tories sont susceptibles de le soutenir afin d'offrir, selon les mots d'une des rebelles, Anne Soubry, 'un filet de sécurité parlementaire' aux Britanniques sur les conditions du divorce avec l'UE. La Première ministre Theresa May estime qu'il serait imprudent à ce stade de garantir au parlement d'avoir le dernier mot sur le processus du Brexit. Selon elle, cela pourrait encourager l'UE à 'proposer un mauvais accord' au Royaume-Uni dans l'espoir que les parlementaires opposent ensuite leur veto à une sortie de l'UE. Jusque-là, Theresa May a seulement promis aux parlementaires un vote sur la base d'une acceptation ou d'un rejet de l'offre de Bruxelles. Ce qui signifie que s'ils rejettent le projet d'entente, le Royaume-Uni sortira de l'UE sans aucun accord. Les détracteurs de Mme May craignent que cela ne provoque un chaos économique et juridique, tous les accords et contrats commerciaux entre le bloc des 27 et le Royaume-Uni devenant caducs du jour au lendemain. Un sondage de BMG Research pour le quotidien The Independent publié mardi, montre d'ailleurs que seulement 25% des Britanniques soutiendraient une sortie de l'UE 'sans relations futures établies' avec le bloc des 27. Les Lords avaient déjà approuvé mercredi dernier par 358 voix contre 256 un premier amendement destiné à protéger les droits des citoyens européens au Royaume-Uni. Ce double vote aux allures de camouflet pour le gouvernement a empêché un lancement dès cette semaine des négociations avec Bruxelles, alors que Mme May est lancée dans une course contre la montre pour tenir sa promesse d'activer l'article 50 du traité de Lisbonne d'ici fin mars. Les négociations du Brexit planeront sur le Conseil européen de Bruxelles où Mme May se rendra jeudi avant de laisser le bloc des 27 discuter vendredi de son avenir sans le Royaume-Uni. Si plusieurs leaders européens s'attendent à des négociations difficiles, la cheffe du gouvernement britannique se dit optimiste quant à la possibilité de trouver un accord. Mais elle affirme également être prête à quitter la table des négociations, assurant que 'pas d'accord est mieux pour le Royaume-Uni qu'un mauvais accord'.
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Un char représentant la première ministre allemande Angela Merkel sous les traits d'un mammouth fut particulièrement remarqué au carnaval de Düsseldorf ce lundi. La parade de Düsseldorf est connue pour souvent prendre à partie les grands de ce monde et cette année, le Brexit, la première ministre britannique Theresa May et Donald Trump étaient parmi les responsables politiques les plus caricaturés. L'un des chars présentait ainsi le président américain décapité par la statue de la liberté et la scène n'a pas choqué les spectateurs. 'Bien sûr, le carnaval doit être un peu provoquant, il faut un peut pousser et je crois que c'est normal, le carnaval doit aller un peu au-delà des limites' estime ainsi un des spectateurs. Le carnaval en Allemagne s'étale sur plusieurs jours cette année du 23 au 28 février et attirent dans les villes où les défilés ont lieu des milliers de spectateurs. Face aux menaces d'attentats, les forces de police ont entouré les défilés de barrières métalliques pour empêcher les attaques.
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Deux femmes à la tête de deux des principales économies de la planète. Theresa May est en visite en Allemagne, elle rencontre la chancelière Angela Merkel. Son objectif: poser les jallons d'une négociation sur la sortie de l'Union qui s'annonce très compliquée. Malgré tout, le ton de la recontre était très diplomatique. Lors de la conférence, Mme Merkel et Mme May ont multipplié les clins d'oeil, les petites phrases rassurantes.'Je voudrais souligner encore une fois qu'indépendamment de la décision des Britanniques de quitter l'Union, il y a des liens, un partenariat solide entre nos deux pays, une amitié germano britannique.', a souligné la Chancelière. Theresa May arrives in Berlin for Brexit talks with Merkel - live https://t.co/jENEEUn8AA- The Guardian (@guardian) 20 juillet 2016 Pourtant, pour les 27 pas question de poser un cadre aux discussions sans demande formelle de sortie du Royaume-Uni, à savoir l'activation du fameux article 50 du traité sur l'Union Européenne. Theresa May était donc davantage venue gagner du temps avant de devoir officialiser la sortie. 'Cela n'arrivera pas avant la fin de cette année', a-t-elle déclaré. Un temps qu'Angela Merkel a semblé vouloir lui accorder: _'il est dans l'intérêt de tous que la Grande-Bretagne demande cette sortie quand elle aura une position de négociation bien définie'. Partenaires commerciaux incontournables, les deux pays et leurs leaders se sont retrouvés sur l'orientation économique libérale qu'ils veulent donner dans tous les cas à leur relation. 'Nous partons de bases solides à savoir que nos deux pays croient au marché libéral et au libre-échange. Cela devraient être le principe qui guide notre discussion.' a précisé la Première ministre britannique. Selon l'article 50, après avoir officialisé sa demande de quitter l'Union, le Royaume-Uni aura deux ans pour trouver un accord. Vu le calendrier que Theresa May a fixé, cela ménerait à 2019. Après Berlin, Theresa May se rendra jeudi à Paris rencontrer François Hollande.
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Le Royaume-Uni ne déposera pas sa demande formelle de sortie de l'Union européenne à la suite du Brexit "avant la fin de cette année", a réaffirmé ce mercredi 20 juillet son Premier ministre Theresa May lors de sa première visite en Allemagne. En réponse, Angela Merkel s'est dite disposée à donner du temps aux Britanniques.
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Pour évaluer les conséquences du Brexit, le Medef conduira à partir de jeudi une délégation de chefs d'entreprises françaises au Royaume-Uni. Cette délégation visitera en particulier le London Stock Exchange (LSE) et rencontrera le maire adjoint de Londres en charge des entreprises, Rajesh Agrawal. L'organisation patronale plaidera dès lors auprès des autorités britanniques pour que ces dernières "ne prolongent pas la période d'attente de déclenchement de la procédure de retrait". La sortie effective du Royaume-Uni de l'Union européenne pourrait intervenir en 2019. "Ce que souhaitent les entreprises françaises, c'est d'aller vite pour poser les nouvelles règles du jeu, déclare Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef, sur notre plateau. "Plus on attend, plus c'est mauvais pour les entreprises européennes et anglaises. 2019, c'est loin", a-t-il ajouté. - 18h l'heure H, du lundi 18 juillet 2016, présenté par David Dauba, sur BFM Business.
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L'attentat de Nice, le 14 juillet sous haute surveillance, Theresa May au 10 Downing Street, Pokémon Go et le Solar Impulse ... Découvrez les photos marquantes de cette semaine.
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'Quitter l'Union Européenne ne signifie pas quitter l'Europe'. C'est ce qu'a déclaré Boris Johnson après avoir pris ses fonctions de ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni. Sa nomination surprend la presse britannique qui s'inquiète des inimitiés que l'ancien maire de Londres s'est peut-être forgé au long de sa carrière. 10 quotes by Boris Johnson that are even more terrifying now he's foreign secretary https://t.co/WcQ3PvdxTF pic.twitter.com/icsKKNeFXj- The Independent (@Independent) July 14, 2016 En avril dernier, Barack Obama expliquait qu'en cas de Brexit, la Grande-Bretagne se retrouverait 'à l'arrière de la queue' pour les négociations commerciales avec les Etats-Unis. Ce à quoi Boris Johnson réagissait en évoquant 'l'aversion ancestrale (...) d'un président en partie kenyan' pour 'l'Empire britannique'. 'Il y a pas mal de personnes à qui vous devez des excuses, non ? Le président Obama par exemple' a demandé ce jeudi un journaliste au nouveau ministre des Affaires étrangères. 'Et bien, je dirais que les Etats-Unis seront en tête de la queue' a répondu Boris Johnson du tac au tac avant de tourner les talons. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a déclaré ne pas avoir 'd'inquiétude' quant à Boris Johnson, mais ne pas connaître David Davis, l'homme qui prend la tête du nouveau ministère chargé du Brexit. Il a 67 ans, c'est un europhobe convaincu, il s'occupait de l'Europe dans le gouvernement John Major et, à l'époque, où on le surnommait 'Monsieur Non'. David Davis estime que les négociations pour sortir le Royaume-Uni de l'Union Européenne devraient commencer à la fin de l'année dans le courant de l'année prochaine. Quant à Philip Hammond, il quitte les Affaires étrangères et intègre la résidence du chancelier de l'Échiquier. Le nouveau ministre des Finances est un eurosceptique qui avait choisi, comme Theresa May, de soutenir malgré tout la campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni au sein de l'UE. 'La Grande-Bretagne est ouverte aux affaires' insiste-t-il le jour de sa prise de fonction. 'Nous ne tournons pas le dos au monde, nous sommes déterminés à conserver notre position tournée vers l'extérieur, déterminés à maintenir à l'avenir la prospérité, la croissance économique et la création d'emplois.' Avant de conduire la diplomatie britannique, Philip Hammond avait détenu le portefeuille des Transport dans le gouvernement de David Cameron. Cet ancien d'Oxford est désormais le numéro 2 du gouvernement britannique et il devra en particulier superviser les accords qui devront être signés pour accompagner le Brexit.
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Theresa May a pris ses quartiers au 10 Downing Street. A peine investie, elle a été soumise à la pression de dirigeants européens pour mettre en oeuvre le Brexit, alors qu'elle avait prévenu qu'elle ne comptait pas lancer le processus de sortie de l'UE avant la fin de l'année. . Elle a reçu un appel d'Angela Merkel. Les deux dirigeantes ont souligné la nécessité de poursuivre 'des relations amicales'. Dans son discours d'investiture, Theresa May s'est engagé à 'relever le défi' du Brexit tout en promettant 'la justice sociale' pour les Britanniques. Andrea Leadsom, ancienne ministre de l'Energie, a été nommée ministre de l'environnement et des Affaires rurales. Elle s'était présenté contre Theresa May pour remplacer David Cameron, avant de renoncer, estimant qu'elle n'avait pas les soutiens suffisants pour former un gouvernement solide. Jeremy Hunt, à l'origine d'une réforme très contestée sur les conditions de travail des internes dans les hôpitaux, est finalement maintenu à son poste de ministre de la Santé, contrairement à ce que disaient les rumeurs. 'Reports of my death have been greatly exaggerated...' Thrilled to be back in the best job in Government.- Jeremy Hunt (@Jeremy_Hunt) 14 juillet 2016 _Ravi de revenir au meilleur poste du gouvernment Le pro-Brexit Chris Grayling, ancien ministre des Relations avec la Chambre des communes ayant dirigé la campagne de Theresa May, occupe désormais le poste de ministre des Transports. En mettant aux manettes des partisans résolus de la sortie de l'Union européenne, elle semble montrer sa volonté de mener à son terme la rupture avec Bruxelles.
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Rares sont ceux qui auraient misé sur l'ancien maire de Londres et champion du Brexit. Boris Johnson à la tête d'un ministère traditionnellement pro-européen, un rôle inattendu pour un homme coutumier des boutades douteuses, pas forcément en adéquation avec les habitudes des milieux diplomatiques. Il s'est aussi vu taxer de racisme durant la campagne pour avoir suggéré dans un article de presse que le président américain Barack Obama, qu'il avait décrit comme 'en partie Kényan', avait un préjugé contre le Royaume-Uni en raison 'd'une aversion ancestrale de l'empire britannique'. Sa nomination est accueillie avec scepticisme voire consternation. Le choix de Mme May de lui confier ce poste est, selon le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault, 'révélateur de la crise politique britannique' : 'Je n'ai pas du tout d'inquiétude (...), mais vous savez bien quel est son style, sa méthode. Durant la campagne, il a beaucoup menti au peuple britannique. Maintenant, il ne s'agit pas d'en rester là, il faut se mettre dans les conditions les meilleures pour que la sortie de l'Union européenne par la Grande-Bretagne se fasse dans les bonnes conditions'. #BorisJohnson has offended / annoyed / upset the countries in red. No, really. pic.twitter.com/EFvf1eBZM9- DOBS (@peterdobbie1) July 14, 2016 #BorisJohnson as #ForeignSecretary a great choice. Feel the force https://t.co/8k0w0j3kMe- Auntie Pegg (@AuntiePegg) July 14, 2016 Britain's new approach to foreign policy #BorisJohnson #TheresaMayPM pic.twitter.com/Smdhd2q4z6- RAFA@NUFC (@ToonArmyMIA) July 13, 2016 Son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, l'a implicitement accusé de s'être comporté de manière irresponsable après le vote en faveur du Brexit. En Suède, l'ancien chef de la diplomatie Carl Bildt, a tweeté qu'il 'aurait préféré que ce soit une blague'. Aux Etats-Unis au contraire, le département d'Etat s'est dit impatient de travailler avec lui. Son homologue russe Serguei Lavrov l'a chaleureusement félicité. Boris Johnson devra certainement présenter des excuses, lui qui a qualifié Hilary Clinton 'd'infirmière sadique' et a comparé durant la campagne référendaire les objectifs de l'Union européenne avec les visées d'Adolf Hitler et de Napoléon. Boris Johnson n'en devra pas moins contribuer à dessiner le nouveau rôle que la Grande-Bretagne entend occuper dans le monde après son départ de l'Union européenne. Il aura à gérer d'autres dossiers tout aussi complexes, notamment ceux des conflits syrien et ukrainien. Le baptême du feu aura lundi à Bruxelles où il rencontrera ses collègues européens pour la première fois. #BorisJohnson wird britischer #Außenminister. pic.twitter.com/BNPsewYKHe- Patrick Appel (@AppelPatrick) July 13, 2016 avec AFP et Reuters
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Gilles Moëc, chef économiste chez Bank of America-Merrill Lynch, a été l'invité de Vincent Touraine. Il s'est penché sur le statu quo de la Banque d'Angleterre (BoE), malgré la perspective du Brexit. - Intégrale Bourse, du jeudi 14 juillet 2016, présenté par Vincent Touraine, sur BFM Business.

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