Vidéos à la une
Le Premier ministre israélien a annulé ce mardi un tête-à-tête prévu avec le chef de la diplomatie allemande. Benjamin Netanyahu n'accepte pas que Sigmar Gabriel ait programmé des rencontres avec deux ONGs israéliennes très critiques vis-à-vis du gouvernement. Le ministre allemand des Affaires étrangères est arrivé lundi en Israël. Pour lui, 'il est tout à fait normal que, lors d'une visite à l'étranger, on parle à des représentants de la société civile'. Il l'a dit lors d'une interview télévisée. 0.27 SOT SIGMAR GABRIEL, GERMAN FOREIGN MINISTER 'Imaginez que le Premier ministre israélien, qui est également ministre des affaires étrangères, vienne en Allemagne, et qu'il souhaite rencontrer des personnes qui critiquent le gouvernement, et que nous disions : 'Ah non, ce n'est pas possible'. Cela serait inimaginable. Impensable aussi qu'on ait annulé nos rencontres à cause de cela.' Sigmar Gabriel, ministre allemand des Affaires étrangères Le ministre allemand devait rencontrer des représentants de B'Tselem et de Breaking the Silence, deux organisations engagées dans la défense des Droits de l'homme. Cette controverse diplomatique survient dans un contexte de rafraîchissement des relations entre Israël et l'Allemagne, notamment au sujet de la colonisation. avec agences
Vidéos à la une
Plus d'un millier de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes ont entamé lundi une grève de la faim collective, un mouvement de protestation inédit depuis des années lancé par Marwan Barghouthi, leader de la deuxième Intifada condamné à la perpétuité. Cette grève de la faim vise à 'mettre fin aux abus' de l'administration pénitentiaire, a indiqué Marwan Barghouthi, figure de la résistance palestinienne à l'occupation israélienne, dans une tribune envoyée au quotidien New York Times depuis sa prison de Hadarim, dans le nord d'Israël. Ce mouvement de protestation faisait lundi la Une des médias palestiniens, tant la question des prisonniers incarcérés par l'Etat hébreu actuellement 6.500 est centrale pour les Palestiniens. Depuis 1967 et l'occupation par l'armée israélienne des Territoires palestiniens, plus de 850.000 d'entre eux ont été emprisonnés par Israël, selon leurs dirigeants. Ces dernières années, plusieurs Palestiniens se sont lancés dans des grèves de la faim individuelles pour protester contre des abus. Elles les ont mené au bord de la mort et se sont conclues par des accords sur leur libération. Certains ont toutefois été arrêtés de nouveau ensuite. Ces initiatives individuelles ont suscité de vifs débats dans la société palestinienne, de nombreuses voix dénonçant des actes dangereux pour ceux qui les mènent et sans impact sur les conditions de l'ensemble des prisonniers. Cette fois-ci, pour la première fois depuis des années, il a été décidé d'un mouvement collectif, pour porter 'des demandes humanitaires prévues dans le droit international et reconnues comme faisant partie des droits de l'Homme', a indiqué à l'AFP Fedwa Barghouthi, l'épouse de Marwan Barghouthi, lors d'une manifestation à Ramallah. Les prisonniers demandent entre autres des téléphones publics dans les prisons, des droits de visite élargis, la fin des 'négligences médicales' et des mises à l'isolement, ainsi que l'accès à des chaînes télévisées et de la climatisation. La présidence palestinienne a appelé le gouvernement israélien à répondre à ces demandes pour 'la liberté et la dignité des prisonniers'. La dernière grève massive dans les prisons israéliennes remonte à février 2013, lorsque 3.000 Palestiniens avaient refusé de se nourrir, durant une journée, pour protester contre la mort en détention d'un des leurs. Avec agence (AFP)
Vidéos à la une
La réponse de l'état hébreux était attendue face à la série de violences. Ces dernier mois des centaines d'Israéliens ont été attaqués par des Palestiniens, souvent au couteau. Deux Israéliens ont été tués et six autres blessés ces derniers jours. Les frères du Palestinien abattu après avoir tué une adolescente dans sa chambre jeudi dernier en Cisjordanie occupée ont été arrêtés. En tout les forces israéliennes ont mené une trentaine de raids similaires ces deux derniers jours. Autre réponse: les démolitions punitives. Les maisons de deux auteurs d'une attaque en décembre dernier ont été réduites en ruines dans le camp de réfugiés Kalandia, en Cisjordanie occupée. Des échanges de tirs ont éclatés entre Palestiniens et Israéliens en marge de cette opération. Quatre Palestiniens ont été légèrement blessés. La dernière réponse est politique: le gouvernement israélien a autorisé la construction de logements dans les colonies. 560 maisons en Cisjordanie, 240 habitations à Jérusalem Est, et 600 pour les Palestiniens, à Beit Safafa, un quartier arabe de la ville. La France a condamné ces annonces. Il y a quelques jours un rapport du Quartette international demandait aux Israéliens et aux Palestiniens de renoncer à la colonisation et à la violence, pour préserver les chances de paix.
Vidéos à la une
L'armée isrélienne a abattu vendredi une jeune femme palestinienne. Elle était accusée d'avoir tenté de poignarder une policière à un check point à Hebron. Des responsables de sécurité palestiniens ont identifié l'assaillante comme Sarah Taraïra, 27 ans, une parente du Palestinien qui a poignardé jeudi à mort une adolescente israélo-américaine de 13 ans après s'être infiltré dans sa maison dans la colonie de Kyriat Arba, près de Hébron. Mohammed Nasser Taraïra, 19 ans, avait lui aussi été abattu par des gardes dont l'un avait été blessé. Un peu plus tard dans la journée c'est un homme, un Israélien qui meurt par balles. Sa voiture a été visée par des tirs alors qu'il circulait avec sa famille au sud d'Hebron. Sa femme et ses enfants ont été blessés. Au total depuis jeudi, quatre attaques anti-israéliennes ont été menées par des Palestiniens, faisant deux morts. En ce dernier vendredi de Ramadan, la tension est encore montée d'un cran. Au check-point de Kalandia, les Palestiniens attendent de passer pour rejoindre l'esplanade des mosquées à Jérusalem. Des heurts éclatent. Un homme est mort de problèmes respiratoires en inhalant des gazs lacrymogènes. Israël a décidé de façon unilatérale de boucler la ville d'Hebron (200 000 habitants) et sa région. Il y déploiera également des centaines de soldats 'la mesure la plus substantielle sur le terrain depuis 2014', a déclaré le porte-parole de l'armée Peter Lerner. Hébron, la plus grande ville de Cisjordanie est une poudrière depuis que 500 colons israéliens se sont installés dans son centre historique, barricadés sous haute protection militaire et retranchés derrière une zone tampon interdite d'accès aux habitants palestiniens. Les colonies sont considérées illégales par l'ONU. Vendredi le quartette sur le Proche-Orient, ONU, UE, Russie, Etats-Unis a exhorté Israéliens et Palestiniens à mettre fin à la colonisation et à la violence, les renvoyant dos à dos. Une position aussitôt critiquée par chacun des deux camps.
Vidéos à la une
Un adolescent palestinien de 15 ans a été tué par balle par des soldats israéliens qui semblent l'avoir confondu avec un lanceur de pierres et d'engins incendiaires. L'incident a eu mardi à l'aube et quatre autres adolescents, dont deux frères de la victime décédée, ont également été blessés. Le père du jeune homme parle d'assassinat. 'Lorsque nous sommes arrivés sur la scène du crime, ils refusaient de laisser les ambulances palestiniennes' dit Rafat Bradran. 'Les blessés étaient au sol et perdaient leur sang, et Mahmoud est mort. Lorsque nous avons essayé de nous approcher, ils nous ont visés avec leurs armes, ils voulaient tirer, nous étions environs cent personnes.' Le drame dans le secteur de la route 443, entre Tel-Aviv et Jérusalem, dans une zone où de jeunes Paletiniens jettent régulièrement des projectiles sur les voitures israéliennes. L'armée israélienne a mentionné que trois civils ont ainsi été blessés, mais n'explique pas comment les adolescents ont pu être confondu avec des lanceurs pierres.
Vidéos à la une
Des centaines d'Israéliens sont venus rendre un dernier hommage à l'une des quatre victimes de l'attentat de mercredi soir dans un quartier animé de Tel-Aviv, alors que le gouvernement a annoncé un tour-de-vis concernant la liberté de mouvement des Palestiniens pendant le ramadan. Le nouveau ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, a ordonné que les corps de Palestiniens abattus lors d'attentats anti-israéliens ne soient plus restitués à leur famille. Les Etats-Unis ont demandé à Israël de ne pas punir tous les Palestiniens. 'Nous comprenons leur désir de protéger leurs citoyens et d'envoyer un message, mais nous demandons juste que toute mesure adoptée prenne aussi en compte les nombreux Palestiniens innocents qui essaient simplement de vivre leur vie', a déclaré Mark Toner, porte-parole du département d'Etat américain. Quelques heures après l'attaque, les soldats israéliens sont entrés en nombre à Yatta, près de Hébron en Cisjordanie. Ils ont fouillé des maisons et procédé à des arrestations. La maison du père de l'un des assaillants a été mesurée, un rituel préalable à une démolition punitive. 83 000 Palestiniens seraient affectés par l'annulation des permis d'entrer en Israël.
Vidéos à la une
Une photo de famille mais rien de bien concret à l'issue de la conférence de Paris sur le conflit israélo-palestinien ce vendredi... L'objectif de la France était avant tout de remobiliser la trentaine de pays et d'organisations internationales invités pour un jour peut-être arriver à la coexistence de deux Etats. Le chef de la Diplomatie française Jean-Marc Ayrault a détaillé son plan. 'J'ai promis que les travaux commenceraient avant la fin du mois. Toutes les idées, toutes les volontés sont les bienvenues et notre objectif est justement d'agréger les efforts des uns et des autres, d'aboutir à un paquet global d'incitations et de garanties, et de le présenter aux Israéliens et aux Palestiniens lors d'une conférence internationale qui se tiendra d'ici la fin de l'année.' L'espoir de la France, c'est que la carotte des incitations économiques alliée aux garanties de sécurité permette une désescalade entre Israéliens et Palestiniens. De l'aveu même de la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, ce ne sera pas simple. 'La réalité, dit-elle, c'est qu'à l'heure actuelle il n'y a aucun processus de paix. Donc le devoir de la communauté internationale, et celui de l'Union européenne en premier lieu, c'est de recréer les conditions pour qu'un processus de paix advienne.' Pour les participants à cette conférence, pays arabes compris, le pire des dangers est bien le statu quo à une période où les violences sont quotidiennes et la politique israélienne d'expansion des colonies plus intense que jamais. Les enjeux de l'initiative pour la paix au Proche-Orient : https://t.co/qO0ZrrlfTB #InitiativePaix pic.twitter.com/t9alYUFlQ7- France Diplomatie (@francediplo) 3 juin 2016
Vidéos à la une
C'est un soldat Franco-israélien de 19 ans qui comparaît ce lundi dans un tribunal militaire de Jaffa, et qui plonge longuement son regard dans celui de sa mère. Il est accusé d'avoir achevé un Palestinien qui venait d'être neutralisé, à Hebron, dans le sud de la Cisjordanie. Il doit répondre du crime d'homicide. Selon la défense, il a tiré parce qu'il craignait que l'homme, qui venait d'attaquer au couteau des soldats israéliens, ne dissimule une ceinture d'explosifs sous ses vêtements. 'Nous sommes prêts pour continuer avec la même ligne de défense. La vérité va sortir. Le chemin sera long, mais nous sommes endurants', a argué son avocat Binyamin Malka. Selon des témoignages présentés par le représentant de l'accusation militaire, le soldat avait déclaré à des camarades qu'il était impossible que le Palestinien s'en tire vivant. Cette affaire divise profondément l'opinion israélienne. Avec AFP
Vidéos à la une
Cent soixante-seize Palestiniens ont été tués ces cinq derniers mois par l'armée ou la police israélienne, la plupart après avoir commis ou tenté de commettre une attaque contre des Israéliens, dans la très grande majorité des cas à l'arme blanche. Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Gadi Eisenkot, a, mercredi, déclenché une polémique en dénonçant un usage trop facile de la gâchette par ses soldats. 'Lorsqu'une fille de 13 ans tient des ciseaux ou un couteau à distance, a-t-il déclaré, je ne veux pas en voir un ouvrir le feu et vider son chargeur sur elle.' Il pensait alors à la mort, fin novembre, d'une écolière palestinienne dans des circonstances similaires. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, l'a soutenu dimanche. 'Le chef d'état-major n'a fait qu'exprimer une évidence, a-t-il affirmé. Il a énoncé la manière dont les forces de défense et de sécurité doivent se comporter. Tout ce qui a été dit par la suite relève d'une incompréhension ou de calculs politiques. Les deux ont tort.' Outre 176 Palestiniens, 27 Israéliens ont été tués dans de tels incidents, ainsi qu'un Erythréen, un Américain et un Soudanais. Une fois sur dix, l'agresseur a moins de 16 ans ; dans 37% des cas, l'auteur a entre 16 et 20 ans.
Vidéos à la une
Il a pris la direction de Jericho, cornaqué de journalistes. Alors qu'Israël est en passe de s'approprier plus de 150 hectares de terres agricoles non loin de cette ville palestinienne de la vallée du Jourdain, Saëb Erakat, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), s'est rendu, carte en main, sur le lieu de ce projet d'annexion en Cisjordanie occupée. Il a accusé l'Etat hébreu de vol, mais pas seulement : 'La communauté internationale a demandé à Mr Netanyahu de geler la colonisation, sa réponse est d'augmenter l'offre de colonies et la confiscation des terres. La communauté internationale lui demande d'accepter la solution à deux Etats de 1967. Sa réponse : "dans mon dictionnaire, dans mon champ de vision, il n'y a pas d'Etat palestinien, il y a un Etat, et deux systèmes. L'apartheid.'' Les Etats-Unis comme l'Europe ont exprimé leur opposition à tout projet d'annexion israélien. Depuis le forum économique de Davos, le Premier ministre Benyamin Netanyahou se défend d'avoir finalisé le projet : 'On sonde le terrain, on le fait souvent, c'est une procédure de routine et je pense que ce n'est pas le problème. Il n'y a eu aucune décision au sujet de cette terre, en revanche, il y a une décision, que j'ai prise, sur le fait de négocier la paix avec les autorités palestiniennes si elles le souhaitent.' La Cisjordanie est occupée par Israël depuis 1967. 400 000 colons israéliens y cohabitent difficilement avec 2,5 millions de Palestiniens. Ce projet d'annexion est révélé dans un contexte de violence entre les deux peuples. Avec AFP
Vidéos à la une
Son mandat était de toutes façons 'anti-israélien'. Réaction ce mardi de l'Etat hébreu après la démission lundi du rapporteur spécial de l'ONU sur les territoires palestiniens, Makarim Wisibono. Une démission selon les Nations Unies due au refus d'Israël de le laisser pénétrer dans ces territoires. 'Il s'agit d'un mandat anti-israélien et dans ces conditions il était absolument clair que nous ne pouvions pas coopérer avec lui', a déclaré le porte-parole de la Diplomatie israélienne. Makarim Wisibono avait pris ses fonctions en juin 2014, succédant à l'américain Richard Falk qui n'avait pas non plus été autorisé par Israël à se rendre dans les territoires palestiniens. Comme le montre cette carte, les Palestiniens, en Cisjordanie, ne peuvent accéder librement à de nombreuses zones, l'un des points soulignés par l'envoyé de l'ONU dans son rapport de janvier 2015. Mais Tel Aviv a accusé les missions onusiennes en général de ne mettre en avant que le point de vue palestinien et pas le 'tort fait aux civils israéliens'.
Vidéos à la une
Une nouvelle attaque au couteau a eu lieu ce mercredi à Jérusalem. Un Israélien est mort à l'hôpital des suites de ses blessures. Un autre est également décédé, après avoir été semble-t-il atteint par une balle perdue tirée par la police. Les deux assaillants ont été abattus. Il s'agit de deux Palestiniens d'une vingtaine d'années, originaires de Cisjordanie. Sur une vidéo amateure, on aperçoit des individus frapper violemment, avec un bâton, l'un des deux hommes à terre, alors qu'il tentait de poignarder d'autres passants, a indiqué la police. Les faits se sont déroulés dans une zone très fréquentée à l'entrée de la Vieille ville de Jérusalem. Les attaques au couteau ou à la voiture bélier ne cessent de se multiplier. 19 Israéliens ainsi qu'un Américain et un Eryhtréen ont été tués depuis le 1er octobre. Le bilan, côté palestinien, est d'environ 120 morts, la plupart étant décrits comme des assaillants par les forces de sécurité israéliennes.
Vidéos à la une
En Cisjordanie, la radio Al-Khalil située à Hébron a été fermée dans la nuit de vendredi à samedi, par l'armée israélienne. Tsahal accuse cette radio d'avoir encouragé le terrorisme et les actes de violences à l'encontre des Israéliens. Cette accusation est rejetée par les responsables de la station. En tout cas, le matériel a été saisi. Début novembre, une autre radio palestinienne d'Hébron avait subi le même sort, pour les mêmes motifs.
Vidéos à la une
De nouvelles violences ont coûté la vie à cinq personnes ce jeudi en Israël. Trois Israéliens ont été poignardées par un Palestinien dans un bâtiment de Tel Aviv, qui abritait une synagogue. Deux d'entre eux ont succombé à leurs blessures. L'homme a été maîtrisé par des civils avant l'arrivée de la police. En Cisjordanie, près des colonies de Goush Etsion, un homme palestinien qui se trouvait à bord d'une voiture a ouvert le feu sur un groupe de civils, avant de foncer sur des piétons et de prendre la fuite. Une attaque dans laquelle trois personnes ont trouvé la mort, dont un touriste américain de 18 ans. En Cisjordanie, l'attaque aurait fait au moins neuf blessés. Un Palestinien aurait été neutralisé indique l'armée israélienne. Jusqu'à présent, Tel Aviv avait de son côté été épargnée par le cycle d'attaques et de représailles qui a fait une centaine de mort depuis le mois d'octobre.
Vidéos à la une
L'angoisse grandit en Israël, ce lundi pas moins de quatre Israéliens ont été blessés dans des attaques au couteau. Une femme de 80 ans, victime au hasard dans la rue d'un jeune Palestinien de 19 ans. La scène se passe à Rishon LeZion, au sud de Tel-Aviv. Le jeune homme un peu plus tôt a poignardé une personne près d'un bus. Puis l'agresseur a trouvé refuge dans un magasin, où il a poignardé sa troisième victime. La police a arrêté ce jeune originaire de Hébron en Cisjordanie, lui évitant un lynchage des passants qui l'avaient attrapé. Un autre Palestinien de 22 ans de Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie, a à son tour poignardé et gravement blessé un Israélien de 70 ans à Netanya, au nord de Tel-Aviv, avant d'être 'neutralisé' par les tirs d'un policier. On ne sait pas s'il a été tué. En revanche, les soldats israéliens avaient abattu tôt dans la matinée un jeune Palestinien de 16 ans. Il avait tenté de poignarder un militaire à un point de passage entre la Cisjordanie et le nord d'Israël. La tension était vive aussi à l'université Al-Quds à Abu Dis, en Cisjordanie. Des étudiants palestiniens retranchés ont jeté des pierres aux gardes-frontières, ces derniers ont tiré dans le campus. Dans ce bruit assourdissant de balles, de pierres et de coups de couteaux, une voix se fait entendre, celle de l'ancien président israélien Shimon Peres : 'Israël doit mettre en oeuvre la solution de deux Etats pour lui-même. Il n'y a pas d'alternatives. L'alternative à deux Etats est une guerre continue et personne ne peut maintenir une guerre pour toujours '.
Vidéos à la une
Poudrière de la Cisjordanie, la grande ville a été de nouveau le théâtre de heurts sanglants entre Palestiniens et soldats et colons israéliens. 500 colons israéliens vivent parmi les Palestiniens derrière des miradors et des barbelés. Hébron abrite le tombeau des Patriarches, site sacré pour les musulmans et les juifs et source de vives tensions. Trois Palestiniens ont été tués hier et ce matin après des attaques et un Israélien a été grièvement blessé selon Tsahal. Les Palestiniens ont été enterrés lors de funérailles en présence d'une foule massive et dans un contexte de tension permanente dans cette région. Parallèlement dans la bande de Gaza, l'armée israélienne a lancé un raid aérien contre deux cibles du mouvement islamiste palestinien Hamas, après un tir de roquette vers le sud d'Israël, selon un communiqué militaire. Selon des sources de sécurité palestiniennes et des témoins citées par l'AFP, ces raids ont provoqué des dégâts matériels et seulement un blessé léger. Depuis le 1er octobre, la vague de violences dans les Territoires palestiniens, à Jérusalem et en Israël a fait 57 morts, des Palestiniens et un Arabe israélien - pour moitié des auteurs d'attentat et de l'autre côté neuf morts israéliens selon le décompte de l'Agence France Presse. Cisjordanie: violences à Hébron premier accroc de l'accord diplomatique #Israël #Palestine https://t.co/9BrlnBaTCf pic.twitter.com/LNHqYp5zGi- Courrier inter (@courrierinter) 27 Octobre 2015
Vidéos à la une
La violence toujours en Cisjordanie. Ce lundi, un jeune palestinien a été abattu par des soldats israéliens après avoir tenté de poignarder l'un d'entre eux. Cette information a été avancée par l'armée israélienne. Les faits se sont produits dans la vieille ville d'Hébron, près du tombeau des Patriarches, lieu saint pour les musulmans et les juifs. Dimanche, une adolescente palestinienne avait déjà été abattue au même endroit. Ces attaques interviennent alors qu'un récent accord sur la mise en place d'une vidéosurveillance sur l'esplanade des Mosquées vient tout juste d'être trouvé entre Israël, la Jordanie et les Etats-Unis. Cet accord est censé apaiser les tensions entre Israéliens et Palestiniens. Mais Israël reproche à la fondation islamique administrant le site, le Waqf, de faire cavalier seul et d'avoir commencé l'installation de caméras sans consulter le gouvernement israélien. De son côté, la fondation accuse la police israélienne de l'empêcher de mettre en place les dites caméras sur le Mont du Temple.
Vidéos à la une
Israël et la Jordanie ont conclu un accord sur de nouvelles mesures pour l'esplanade des mosquées à Jérusalem. Une tentative pour mettre fin à la vague d'attaques entre Palestiniens et Israéliens. Le Premier ministre israélien a par ailleurs de nouveau promis de maintenir le statut quo sur l'esplanade. Les Palestiniens craignaient le contraire. Le site sera surveillé en permanence 'Mettre en place une vidéosurveillance 24 heures sur 24 de tous les sites du Mont du Temple donnera une visibilité et une transparence totale. Cela pourrait vraiment décourager quiconque de perturber la sainteté du lieu', a déclaré John Kerry à l'issue d'entretiens séparés avec le roi Abdallah II et le président palestinien Mahmoud Abbas dans la capitale jordanienne. 'Nous allons continuer à garantir l'accès au Mont du Temple pour les fidèles pacifiques et les visiteurs, tout en maintenant l'ordre public et la sécurité. Nous saluons la coordination accrue entre les autorités israéliennes et le Waqf, organe religieux contrôlé par la Jordanie, y compris pour assurer que les visiteurs et les fidèles fassent preuve de retenue et de respect pour le caractère sacré du lieu', a déclaré quant à lui Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien. Les Palestiniens et la Jordanie accusent Israël de vouloir changer les règles qui régissent l'esplanade des Mosquées depuis 1967, et de vouloir la diviser entre juifs et musulmans. Israël se défend d'un tel projet. Cette rumeur est à l'origine de l'embrasement actuel côté palestinien.
Vidéos à la une
C'est la dernière attaque en date : un soldat israélien a été légèrement blessé à l'arme blanche en Cisjordanie occupée. Ses camarades ont ouvert le feu sur son agresseur palestinien, un adolescent de 17 ans, le blessant sérieusement. La tension ne retombe pas en Israël, quelques heures avant une réunion des grandes puissances à Vienne en Autriche pour tenter de trouver une solution diplomatique, et éviter une nouvelle intifada. Pourtant dans un signe d'apaisement, en ce jour de prière, les autorités israéliennes avaient autorisé l'accès sur l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem, aux fidèles palestiniens. Une ouverture à tous sans restriction pour la première fois depuis des semaines. Malgré cela, de nouveaux heurts sont attendus. Les mouvements palestiniens ont appelé à une 'journée de la colère' devenue rituelle après la prière, en Cisjordanie et à Gaza. La région est en proie depuis trois semaines à une vague de violences qui a coûté la vie à une soixantaine de personnes, en grande majorité des Palestiniens.
Vidéos à la une
Après trois semaines de violences, la diplomatie se met en marche pour tenter d'apaiser les tensions entre Israéliens et Palestiniens. John Kerry s'est rendu à Berlin ce jeudi pour rencontrer Benjamin Netanyahu, avant un entretien avec Mahmoud Abbas en fin de semaine. Au menu des discussions, l'épineux dossier du contrôle de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem. Les violences ont fait jusqu'ici près de 50 morts côté palestinien et 9 morts côté israélien. Pour Benjamin Netanyahu, -'il n'y aucun doute sur le fait que cette vague d'attaques découle directement des incitations lancée par le Hamas, par le mouvement islamiste mais aussi, je suis désolé de le dire, par le président Abbas, le président de l'Autorité Palestinienne'. _ 'Il est absolument crucial de mettre fin à toutes les incitations, de mettre un terme à toute la violence et de trouver un chemin, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, trouver une voie qui permette de construire un processus plus large', a estimé quant à lui le secrétaire d'Etat américain. Ce tweet publié hier révèle que John Kerry a conscience de l'ampleur de la tâche : 'pour les diplomates, le défi le plus brûlant n'est pas tant d'entrer dans l'Histoire mais de l'apaiser'. .JohnKerry: For diplomats, the most searing challenge is not so much to make history as it is to quiet history.- StateDept Live (StateDeptLive) 21 Octobre 2015 Mais le fossé semble se creuser davantage de jour en jour entre les deux camps. Ce jeudi matin encore, deux Palestiniens s'en sont pris à des Israéliens près d'une station de bus de Bet Shemesh, à l'ouest de Jérusalem. Un passant a été agressé. L'un des assaillants a été abattu, l'autre est grièvement blessé d'après la police israélienne. La Russie, les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Onu devraient se retrouver demain à Vienne pour tenter de trouver une issue au conflit. Pour le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, il y a urgence à agir : 'We need to act immediately to prevent further worsening of an unsustainable status quo in Israel & Palestine.' https://t.co/0qdLZqbg1F- United Nations (@UN) 21 Octobre 2015
Vidéos à la une
Le bilan des 'violences israélo-palestiniennes': http://fr.euronews.com/2015/10/21/l-engrenage-de-la-violence-se-poursuit... s'aloudit encore. Alors que les Palestiniens enterraient aujoud'hui un des leurs, une soldate israélienne a été grièvement blessée en Cisjordanie et son agresseur a été (immédiatement) tué. A l'origine de ces violences, la question de l'accès à 'l'Esplanade des Mosquées': http://fr.euronews.com/nocomment/2015/09/14/violents-heurts-sur-lesplana.... Un dossier urgentissime pour Ban Ki-Moon. Il est crucial de résoudre les tensions existantes pour inverser l'escalade En visite dans la région, le secrétaire général des Nations unies s'est déclaré 'très préoccupé par les provocations répétées concernant ce lieu Saint à Jérusalem qui ont alimenté la flambée de la violence actuelle'. Ban Ki-Moon a exhorté les deux parties à sortir de l'impasse actuelles. 'Il est crucial de résoudre les tensions existantes pour inverser l'escalade', a-t-il plaidé. Malgré l'important dispositif de sécurité mis en place par Israël pour contrer la vague d'attaques au couteau, la tension reste palapable. Depuis trois semaines les violences ont déjà fait plus de 50 morts: une dizaine de victimes israéliennes et quelque quarante tués côté palestinien.
Vidéos à la une
La polémique sur l'Holocauste s'est invitée à la rencontre Merkel Netanyahu. La chancelière allemande accueillait le Premier ministre israélien ce mercredi à Berlin. La veille, Benjamin Netanyahu avait évoqué le rôle joué en 1941 par le grand mufti de Jérusalem de l'époque qui, d'après le dirigeant israélien, aurait donné l'idée à Hitler d'exterminer les juifs d'Europe. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer une déformation de l'histoire (voir ici':http://fr.euronews.com/2015/10/21/netanyahu-accuse-de-deformer-l-histoire/). Angela Merkel a rappelé, quant à elle, la responsabilité de l'Allemagne dans l'Holocauste. 'Je peux dire que nous sommes conscients de la responsabilité des nazis dans cette rupture dans la civilisation qu'a constitué la Shoah. Nous ne voyons aucune raison de changer notre perception de l'histoire tout particulièrement en la matière. Nous continuons à assumer la responsabilité allemande dans la Shoah', a-t-elle affirmé. Autre sujet de discussion entre les deux dirigeants : la situation au Proche-Orient, avec les violences entre Palestiniens et Israéliens. La chancelière allemande a appelé à une 'désescalade' des tensions. Benjamin Netanyahu a, lui, appelé la communauté internationale à exiger du président palestinien qu'il 'cesse les incitations' au terrorisme. 'Israël veut la paix, a-t-il assuré. Je veux la paix, une paix fondée sur une reconnaissance mutuelle, avec des garanties de sécurité autorisant l'état d'Israël à se défendre par lui-même.' Au même moment, une centaine de personnes manifestait à l'extérieur des bureaux de la chancelière. Un rassemblement pour critiquer la visite de Benjamin Netanyahu et dénoncer la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens. - avec AFP
Vidéos à la une
En visite en Allemagne, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a insisté sur le rôle joué en 1941 par le grand mufti de Jérusalem de l'époque qui, d'après lui, aurait donné l'idée à Hitler d'exterminer les juifs d'Europe. Il a tenu ces propos mardi et cela a provoqué une vive polémique en Allemagne et en Israël. Lors de la conférence de presse conjointe, la chancelière allemande a, quant à elle, rappelé la responsabilité de l'Allemagne dans l'Holocauste. Autre sujet de discussion entre les 2 dirigeants : la situation au Proche-Orient t notamment les violences entre Palestiniens et Israéliens. La chancelière a dit l'importance de tout faire pour oeuvrer à une 'désescalade' des tensions. Le Premier ministre israélien a, lui, insisté sur le droit d'Israël à se défendre face a ce qu'il appelle le 'terrorisme palestinien'.
Vidéos à la une
Rien ne semble arrêter la flambée de violence en Cisjordanie où les heurts se poursuivent entre Palestiniens et soldats israéliens. La vague d'agressions isolées contre des Israéliens, les représailles et les violences entre Palestiniens et colons israéliens ont fait plus de 40 morts. Pour la seule journée de mardi, les autorités israéliennes font état de deux nouveaux attentats, en Cisjordanie, avec pour bilan deux agresseurs palestiniens tués et trois israéliens blessés. La première agression visait un soldat de Tsahal à l'arme blanche alors que pour la deuxième attaque l'agresseur a utilisé une voiture bélier. Par ailleurs, un Israélien est mort à la suite de jets de pierres sur sa voiture près de Hébron alors qu'un Palestinien a été tué dans des heurts avec des soldats israéliens à Gaza le long de la frontière avec Israël. Pour tenter d'enrayer l'engrenage des affrontements en Cisjordanie, Tsahal a procédé dans la nuit de lundi à mardi à une vague d'arrestations. 35 Palestiniens, dont un haut responsable du Hamas, on été interpellés dans les faubourgs de Ramalah
Vidéos à la une
Des affrontements violents ont eut lieu ce mardi à Hébron entre Palestiniens et soldats israéliens alors que Tsahal détruisait la maison un membre du Jihad islamique. L'homme avait été condamné à une double peine de prison à perpétuité pour avoir assassiné une Israélienne à l'arme blanche et blessé deux autres colons en novembre dernier. L'armée israélienne patrouille la zone après une nouvelle attaque isolée au cours de laquelle un jeune Palestinien a blessé un soldat au couteau. L'assaillant de 23 ans a ensuite été abattu. Depuis un mois, la vague d'attentats anti-israéliens et les mesures de représailles ont fait 42 morts. Peu avant les premières heures du jour, des soldats de Tsahal ont arrêté un haut responsable du Hamas dans les faubourgs de Ramalah, en Cisjordanie. L'armée israélienne indique qu'il s'agit de Hasssan Yousef qui est accusé d'avoir activement incité les attaques contre les Israéliens. Au total, 35 Palestiniens ont été arrêtés dans la nuit.
Vidéos à la une
Ce n'est pas la première fois qu'Israël se barricade pour s'isoler des Palestiniens. Déjà, lors de la seconde intifada, l'Etat hébreu avait entrepris la construction d' une imposante barrière de séparation pour se couper de la Cisjordanie. C'est à l'époque le gouvernement israélien d'Ariel Sharon qui décide, en 2002, de construire ce mur le long de la Ligne verte. Une année marquée par des attentats suicides perpétrés par des radicaux palestiniens et qui ciblaient notamment des bus. En six mois plus de 200 Israéliens ont été tués. La seconde intifada ou intifada Al-Aqsa débute en septembre 2000 après une visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des Mosquée. Dans un contexte déjà extrêmement tendu, ce sera l'élément déclencheur. Moins de six mois plus tard, Sharon remporte les élections législatives et pendant 10 ans, Israël poursuivra la construction de ce mur de séparation de plus de 700 km de long et serpentant en Cisjordanie et autour de Jérusalem. Selon le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), 80 % de cette imposante barrière de sécurité sont situés en territoire palestinien. Reste une partie non encore érigée et qui projette d'encercler une cinquantaine de colonies juives pour les inclure du côté israélien. Condamné comme contraire au droit international, ce mur est synonyme de prison pour un demi-million de Palestiniens privés de mobilité et contraints de vivre sur un territoire morcelé. Pour accéder à leurs cultures, les agriculteurs doivent obtenir une permission de l'armée, comme par exemple à Azzun, un village palestinien du nord de la Cisjordanie occupée. 'Ils ne me permettent pas d'entrer pour apporter de l'eau et irriguer mon champ qui est à quelques mètres. Nous devons d'abord téléphoner. Avant, la situation était normale, nous pouvions apporter de l'eau quand nous le voulions, mais maintenant nous avons des contraintes', explique une agricultrice palestinienne. En 2003, l'Assemblée générale de l'ONU a massivement adopté une résolution condamnant l'édification par Israël de ce mur empiétant sur les terres palestiniennes.Condamné comme contraire au droit international, ce mur est synonyme de prison pour un demi-million de Palestiniens privés de mobilité et contraint de vivre sur un territoire morcelé. Pourtant, 11 ans plus tard le mur est toujours là.
Vidéos à la une
Depuis le 1er octobre, 41 Palestiniens ont été tués, dont plusieurs auteurs d'attaques, et des centaines blessés. Sept Israéliens ont péri et des dizaines ont été blessés. C'est dans ce contexte très tendu que plusieurs municipalités dont celle emblématique de Tel Aviv ont interdit l'accès des écoles aux employés chargés du nettoyage pendant les heures où les élèves sont présents, par crainte d'attentats. La mesure concerne 'aussi bien les employés juifs que les arabes'. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a par ailleurs assuré que l'Etat hébreu 'était le meilleur garant du statu quo sur les règles régissant l'esplanade des mosquées', troisième lieu saint de l'islam dont la défense est l'un des facteurs des tensions et qui est aussi révéré par les juifs. Une réponse aux Palestiniens l'accusant de vouloir modifier ses règles mais aussi à la France qui a émis l'idée d'une présence internationale sur l'esplanade. Israël allant jusqu'à accuser Paris de 'récompenser le terrorisme palestinien'. Pour tenter de trouver une issue à la crise, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a annoncé qu'il allait rencontrer Benyamin Netanyahu cette semaine en Allemagne et Mahmoud Abbas au Proche-Orient. De son côté, le pape François a appelé ceux qui sont pris par la violence en Terre sainte d'avoir le 'courage et la force morale de dire non à la haine'. Le souverain pontife a dit suivre 'avec une grande inquiétude la situation'. #UPDATE Secretary of State John Kerry will meet Israeli and Palestinian leaders on trips to Germany and Middle East http://t.co/gPkY5IZ5wD- Agence France-Presse (@AFP) 18 Octobre 2015 Cisjordanie et Jérusalem-Est: 41 Palestiniens et 7 Israéliens ont été tués depuis le 1er octobre http://t.co/ISjCDDtXpo- Le HuffPost (@LeHuffPost) 18 Octobre 2015
Vidéos à la une
Refusant de laisser parler la haine, environ 2000 personnes se sont rassemblées ce samedi soir dans les rues de Jérusalem pour dénoncer les violences de ces dernières semaines. Dans le cortège, des Israéliens et des Palestiniens qui ont choisi de manifester ensemble. 'Nous refusons d'être ennemis' pouvait-on lire sur les pancartes. -'Nous sommes ici pour montrer que Juifs et Arabes, Israéliens et Palestiniens peuvent être solidaires. Nous militons pour une politique différente, une politique visant une paix juste et l'indépendance de nos deux peuples, plutôt que d'accentuer l'occupation et la colonisation, ce que fait le gouvernement Netanyahu'_, indique Uri Weltmann, un militant pacifiste et professeur à Haïfa. Mais ce discours a du mal à se faire entendre dans le climat actuel. Un homme a ainsi interpellé les manifestants, leur reprochant d'être naïfs. 'La naïveté, c'est ce qui nous a conduit à Auschwitz', a ajouté cet Israélien.
Vidéos à la une
Le bain de sang continue au Proche-Orient. Cinq Palestiniens ont tenté de poignarder des Israéliens ce samedi. Quatre assaillants ont été abattus. L'état de santé du cinquième reste incertain. Ils avaient tous entre 16 et 18 ans, comme les jeunes manifestants qui ont affronté l'armée israélienne à coups de pierres à Ramallah, près de la colonie juive de Beit Eil. D'autres heurts se sont produits à Hébron. 'Nous voulons montrer au monde entier qu'en Palestine, des hommes et des femmes ne restent pas muets face à la perte de leurs droits', dit une jeune Palestinienne, qui a préféré cacher son visage. 'Tous les pays arabes sont contre nous. Notre sang n'a pas plus de valeur que celui des martyrs, morts après avoir perpétré des attaques au couteau', ajoute-t-elle. Il y a eu, au total, quatre attaques visant des militaires et un colon israéliens ce samedi en Cisjordanie. Un soldat a également été pris pour cible à Jérusalem-Est. Dans cette partie palestinienne de la ville, annexée par Israël, l'accès à l'esplanade des Mosquées reste interdit aux hommes de moins de 40 ans. D'où la colère d'Alkoum. Pour lui, 'Dieu a donné cet endroit aux musulmans, pas à tout le monde. Maintenant, chaque jour, on a de gros problèmes', dit-il. 'Qu'est-ce qu'on peut faire, à part l'Intifada ?' Les musulmans prient donc dans les rues adjacentes, sous le regard des soldats de Tsahal. 41 palestiniens et 7 israéliens ont été tués depuis le début du mois.
Vidéos à la une
À peine la matinée s'était-elle écoulée ce samedi que trois attaques au couteau avaient déjà eu lieu en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Dans la ville de Hébron, un Palestinien de 18 ans a tenté de poignarder un colon israélien. Ce dernier l'a tué par balle. Quelques heures plus tard, à Hébron toujours, c'est une garde-frontière qui était agressée par une femme. L'assaillante a là encore été abattue. Même scénario dans la partie occupée de Jérusalem, lors d'un contrôle d'identité. Le Palestinien qui tentait de poignarder un soldat est mort. Depuis le 1er octobre, le sang ne cesse de couler quotidiennement et l'on compte désormais 40 morts côté palestinien, et sept côté israélien. Au Conseil de sécurité des Nations Unies, ça n'en reste pas moins l'impasse. L'ambassadeur israélien a dénoncé les incitations à la haine, brandissant ce schéma destiné à apprendre aux enfants palestiniens comment poignarder. Les Palestiniens réclament quant à eux une protection internationale sur l'esplanade des Mosquées, option exclue par l'Etat hébreu. L'incendie du tombeau de Joseph vendredi - un lieu sacré pour les juifs - a accru la dimension confessionnelle du conflit, mais c'est avant tout l'occupation israélienne que dénoncent les Palestiniens. Le Conseil de sécurité étant divisé, il n'y aura ni résolution ni prise de position commune.

Pages

Publicité