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L'OTAN et la Russie ont tenté de reprendre le dialogue à Bruxelles. En effet, le torchon brûle depuis le sommet de Varsovie la semaine dernière. Le sommet a entériné le déploiement d'une force multinationale dans les pays Baltes et la Pologne en réponse à la crise en Ukraine. Des efforts plus ou moins vains. L'exercice semble avoir tourné au dialogue de sourds Jens Stoltenberg, Secrétaire général de l'OTAN : 'Les membres de l'Alliance et la Russie ont des désaccords profonds et persistants sur la crise, (...) mais c'était une occasion importante de clarifier nos positions respectives et d'échanger nos points de vues sur la crise en Ukraine.' Le président russe, Vladimir Poutine, a accusé l'OTAN de vouloir entraîner son pays dans une course aux armements et de rompre l'équilibre militaire en vigueur en Europe depuis la chute de l'Union Soviétique. Bref des relents de Guerre froide. Alexander Groushko, envoyé de la Russie auprès de l'OTAN : 'Il n'y a aucune raison de developper de telles activités militaires de la part de l'OTAN. Nous pensons que cela ne contribue pas à la sécurité donc ce n'est pas une question de transparence. Il s'agit de la direction que prend l'OTAN en termes militaires, et c'est une situation vraiment très inquiétante.' La crise en Ukraine inquiète les anciens pays du bloc soviétique ayant rejoint l'Otan quant à leur propre intégrité territoriale. Elle a également poussé l'Alliance à un renforcement militaire sans précédent depuis la fin de la Guerre froide.
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C'est une scène filmée par une caméra de surveillance, il y a un mois, devant l'entrée de l'ambassade américaine à Moscou. Un homme sort d'un taxi. Il s'agit d'un diplomate américain. Un policier russe, affecté à la garde du bâtiment, surgit de sa guérite et plaque au sol l'Américain. S'en suit une bagarre. L'Américain finit par s'extraire et parvient à entrer dans l'ambassade. Moscou et Washington ont des lectures bien différentes de la scène. Version américaine : 'Un diplomate américain accrédité, identifié comme tel, a été agressé par un policier russe à son entrée dans l'ambassade américaine.' Version russe : 'Un taxi est arrivé devant l'ambassade américaine. Un inconnu, avec une capuche qui lui masquait le visage, a jailli du véhicule.' Version américaine : 'Les services de sécurité russes ont intensifié leur harcèlement à l'encontre du personnel américain dans le but de perturber nos opérations diplomatiques et consulaires.' Version russe : 'Nous savons que le diplomate était en fait un agent de la CIA.' Expulsions de diplomates Depuis que l'affaire a été révélée il y a quelques jours, le ton monte entre Moscou et Washington. Ce vendredi, les Etats-Unis ont annoncé avoir expulsé deux responsables russes. Ce samedi, réponse de Moscou : 2 diplomates américains ont été renvoyés chez eux. Les relations entre les deux pays se sont refroidies, notamment en raison de la crise en Ukraine. - avec AFP
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Après Israël il y a quelques jours, c'est avec la Russie que la Turquie rétablit ses relations diplomatiques. Les chefs de la diplomatie russe et turque vont notamment renforcer leur contacts militaires, y compris sur la Syrie. Un terrain où leur stratégie diverge pourtant. 'Nos présidents ont parlé au téléphone après l'envoi d'une lettre d'excuse par Mr. Tayyip Erdogan, a expliqué le Turc Mevlut Cavusoglu. C'était trés constructif. Et ils nous ont demandé de continuer dans cette voie, de normaliser les relations jusqu'au niveau désiré.' Moscou et Ankara ont décidé de relancer leur 'groupe de travail sur la lutte antiterroriste', dont l'activité était 'gelée' depuis novembre. 'Notre mission conjointe pour combattre le terrorisme est devenue urgente, a déclaré Le Russe Serguei Lavrov. Nous avons créé avec les Turcs un groupe de travail composé de membres des ministères des Affaires étrangères et des services spéciaux.' Le dialogue avait été rompu, et des mesures de rétorsion économiques mises en place contre Ankara, après la destruction fin novembre d'un bombardier russe abattu par des F-16 turcs au-dessus de la frontière syrienne. Le pilote était mort dans l'incident.
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Seule lueur positive pour Ankara ce mercredi : ses relations avec Moscou s'apaisent enfin. Après une grave crise diplomatique, Vladimir Poutine annonce le début de la levée des sanctions commerciales envers le pays, en particulier dans le domaine touristique. Des décisions qui avaient été prises en novembre dernier à la suite du crash d'un bombardier russe causé par la Turquie. Cette semaine, le président turc avait adressé une lettre de regrets à son homogue russe, et les deux chefs d'états se sont appelés ce mercredi matin. 'Le président russe a exprimé ses condoléances profondes' pour cet attentat à M. Erdogan, selon un communiqué du Kremlin, lors d'une conversation téléphonique qualifiée par Ankara de 'très productive et très positive'. 'Au regard des relations entre nos deux pays, je voudrais insister sur la question du tourisme - bien que cela intervienne au moment où les groupuscules terroristes sont de plus en plus actifs - néanmoins, nous allons lever les restrictions administratives dans cette région, a annoncé le président Poutine. Et je demande au gouvernement russe d'enclencher le processus de normalisation pour nos échanges commerciaux et nos relations économiques avec la Turquie.' Des premiers signes de détente importants, sept mois après l'accident qui avait causé la mort d'un pilote russe, non loin de la frontière syrienne. La Turquie avait alors justifié son tir par la violation de son territoire aérien. Un excuse rejetée par la Russie qui avait immédiatement bloqué les camions turcs à la frontière géorgienne, rétabli les visas et interdit tous les vols charters vers le pays. Un embargo sur les fruits et légumes turcs porte également un coup très dur au secteur économique. Car la moitié des exportations partait jusqu'alors vers la Russie. Les Turcs espèrent donc une reprise des relations commerciales le plus rapidement possible. Selon un responsable turc s'exprimant sous couvert d'anonymat, Recep Tayip Erdogan et Vladimir Poutine devraient se rencontrer en marge du prochain sommet du G20 en Chine en septembre prochain.
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Erdogan joue l'apaisement avec le Kremlin. Le président turc a adressé ce lundi une lettre à Moscou dans laquelle il exprime 'ses condoléances' et surtout 'ses excuses' à la famille du pilote russe dont l'avion a été abattu par la Turquie en novembre dernier. Depuis l'incident, les relations entre Ankara et Moscou étaient pratiquement rompues. Mi-juin, l'homme fort de Turquie avait envoyé une première lettre à Vladimir Poutine. Dans cette nouvelle missive Erdogan précise que 'la Russie est, pour la Turquie, un ami et un partenaire stratégique'. Le 24 novembre dernier, un bombardier russe a été abattu par l'aviation turque près de la frontière syrienne. Le pilote a été tué. Chaque camp s'est renvoyé la responsabilité de l'incident. Ankara affirme que l'avion était entré illégalement dans son espace aérien, tandis que Moscou assure qu'il survolait la Syrie et qu'il n'avait pas été averti avant d'être touché. Erdogan letter to Putin calls for 'friendly ties' https://t.co/PvQRflfpbT pic.twitter.com/DkHa9yZf2f- ANADOLU AGENCY (ENG) (@anadoluagency) June 27, 2016 Selon le communiqué publié par le Kremlin, Recep Tayyip Erdogan a ajouté que le 'citoyen turc dont le nom est associé à la mort du pilote russe est visé par une enquête judiciaire'. Le quotidien turc Hurriyet assure toutefois qu'Alparslan Celik, accusé d'avoir mitraillé le pilote russe et placé en détention préventive début avril, a été libéré lundi de prison.
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Un nouvel accroc dans les relations entre la Turquie et l'Allemagne. Des députés allemands ainsi qu'un secrétaire d'Etat à la défense, Ralf Brauksiepe, ont été contraints d'annuler une visite prévue le mois prochain sur la base de l'air d'Incirlik dans le sud de la Turquie. Le ministère a expliqué qu'Ankara n'était pas d'accord avec le planning du voyage, sans donner plus de précisions. Selon l'édition en ligne du magazine Der Spiegel, le refus des autorités turques est lié à la reconnaissance par le Bundestag du génocide arménien. Après le vote des députés allemands au début du mois, le président Recep Tayyip Erdogan avait promis des représailles. Autre conséquence cette fois dans le domaine des médias, une chaîne turque Kanal D a annoncé qu'elle ne diffuserait plus un programme pour enfants produit par la chaîne allemande ZDF.
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Vladimir Poutine veut renforcer la défense de la Russie, en réponse au déploiement de troupes envisagé par l'OTAN en Europe de l'Est. Le président russe s'exprimait devant les députés de la Douma, à l'occasion du 75ème anniversaire de l'invasion de l'Union soviétique par le régime allemand : 'L'OTAN renforce sa rhétorique agressive, ses actes agressifs près de nos frontières. Dans ces conditions, nous sommes obligés d'accorder une attention particulière aux tâches liées au renforcement des capacités de défense de notre pays'', a déclaré le président russe. Depuis l'annexion de la Crimée par la Russie, en mars 2014, les relations entre Moscou et l'OTAN sont au plus bas. Face à ce climat de défiance, le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, appelle au dialogue : 'Il est important d'avoir un conseil OTAN-Russie pour avoir une chance de dialogue politique ouvert avec la Russie, en particulier quand les tensions sont élevées. Il est important de parler, de se rencontrer, de faire tout notre possible pour éviter les malentendus, les erreurs de calcul et essayer de réduire les tensions.' L'OTAN envisage de déployer dès l'année prochaine quatre bataillons en Pologne, Estonie, Lituanie et en Lettonie, pour rassurer ces Etats face à la Russie. Ce déploiement de troupes doit être entériné lors d'un sommet le mois prochain à Varsovie.
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La décision n'est pas encore formelle mais l'Union européenne compte prolonger de six mois les sanctions contre la Russie. Ces mesures, adoptées en juillet 2014, ont pour objectif de frapper l'économie russe. Elles concernent les secteur bancaires, énergétiques et celui de la défense. Ces sanctions sont la réponse des Européens à la crise en Ukraine. L'Union accuse Moscou d'être responsable de l'instabilité dans l'Est du pays. Une fois adoptées, ces mesures seront reconduites jusqu'au 31 janvier de l'année prochaine. Pour les 28 le seul moyen de lever ces sanctions est la pleine application des accords de paix de Minsk.
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Les sanctions économiques qui frappent la Russie depuis l'été 2014, suite conflit ukrianien, devraient être prolongées pour une durée de 6 mois. Selon l'AFP, la décision sera entérinée la semaine prochaine par les ministres européens des Affaires étrangères. De son côté la Russie maintient l'interdiction d'importer des produits alimentaires européens sur son territoire. Du coup, dans les supermarchés russes, les fruits, les légumes, la viande et les produits laitiers européens ont disparu des étals. 'Le fabuleux fromage français est remplacé par un substitut produit en Russie dont la qualité ne fait que s'améliorer', assure Nikolai Ostarkov, vice-président de Business Russia. 'Ce processus de rempacement suit son cours'. Invité au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, Jean-Claude Juncker tente d'apaiser les tensions sans faiblir sur les accords signés entre l'Ukraine et la Russie. 'Je vais être clair: l'Union européenne et le G7 sont unanimes sur les accords de Minsk. La Russie doit les respecter!', a martelé le président de la Commission européenne. 'La prochaine étape est évidente, c'est l'application intégrale de ces accords, ni plus, ni moins. C'est la seule façon de reprendre le dialogue et d'envisager une levée des sanctions économiques'. Le protocole de Minsk impose un cessez-le feu et un retrait des armes lourdes des territoires pro-russes de l'Est de l'Ukraine avant l'organisation d'élections libres... On est encore loin du compte.
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Les deux Russes qui ont débarqué mercredi à l'aéroport de Moscou sont désormais libres de leurs mouvements aux termes d'un échange de prisonniers en bonne et due forme entre la Russie et l'Ukraine. La libération des deux hommes était conditionnée par l'expulsion simultanée Nadiya Savtchenko une pilote de l'armée ukrainienne. Accusés par l'Ukraine d'être des agents du renseignement russe les ces deux hommes avaient été condamnés à 14 ans de prison. Mais contrairement à la pilote ukrainienne, accueillie avec tous les honneurs dans son pays, Vladimir Poutine a préféré recevoir les familles des deux journalistes russes tués, un double meurtre dont la pilote ukrainienne était accusée. Ce sont d'ailleurs ces familles qui sont en partie responsable de cet échange de prisonniers : elle avaient accordé leur pardon à la pilote ukrainienne. Vladimir Poutine espère maintenant que cette affaire permettra de réduire les tensions en Ukraine. Si les deux prisonniers russes ont fini par reconnaître durant leur procès qu'ils étaient bel et bien des soldats russes ayant pénétré illégalement sur le terriroire ukrainien, Moscou a toujours nié cette version des faits. Cet échange de prisonniers a été immédiatement salué par Paris, Bruxelles et Berlin. Le chef de la diplomatie allemande 'heureux' de la libération de Savtchenkohttps://t.co/ApJQD1rlhy pic.twitter.com/HnMxMgvlcS- BFMTV (@BFMTV) 25 mai 2016 Nadiya #Savchenko is free and back in #Ukraine. Long awaited good news, that the EU celebrates together with her country.- Federica Mogherini (@FedericaMog) 25 mai 2016 Avec AFP et Reuters
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Salvatore Girone ce soldat de la marine italienne assigné à résidence depuis quatre ans par la justice indienne pourrait bientôt rentrer en Italie. Italian marine Salvatore Girone can return home: India https://t.co/Or8BPF0D2C pic.twitter.com/CEWhxxOEed- Reuters World (@ReutersWorld) 2 mai 2016 Avec un autre collègue, il est accusé du meurtre de deux pêcheurs indiens lors d'une opération anti-piraterie. Une affaire qui empoisonne les relations diplomatiques entre Rome et New Dehli. Mais lundi, le ministre des Affaires étrangères italien a confirmé qu'un tribunal d'arbitrage avait finalement autorisé le retour de du marin dans son pays... sous strictes conditions, le temps que la justice arbitrale se prononce sur le fond de l'affaire. 'La cour d'arbitrage nous a donné raison à deux reprises et je crois que lorsque le cas sera étudié sur le fond, la cour nous donnera encore raison et à la fin les arguments des deux marins seront entendus. Mais cela pourrait prendre encore un peu de temps', a expliqué Paolo Gentilone. En 2012 la mort des deux pêcheurs avait soulevé une vive émotion en Inde. Lors d'une opération anti-piraterie, les deux soldats italiens avaient tiré sur deux hommes qu'ils avaient pris pour des pirates. Les marins avaient alors été immédiatement incarcérés par les Indiens alors que l'Italie promettait qu'ils seraient jugés en italie. Avec AFP et Reuters
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Simple caricature ou insultes gratuites ? Les propos de l'humoriste allemand Jan Böhmermann continuent d'empoisonner les relations entre Berlin et Ankara. A la télévision, il avait traité le président turc Recep Tayyip Erdogan de pédophile et de zoophile, dans un poème satirique ciblant le manque de liberté d'expression en Turquie. Les autorités turques ont officiellement protesté et demandé des poursuites pénales, de même que l'avocat du président turc en Allemagne, Michael-Hubertus von Sprenger : 'Böhmermann ne risque pas d'être lourdement condamné. Mais il doit être réprimandé pour être remis sur le droit chemin. Il peut faire de la satire mais pas proférer des insultes maladroites' Böhmermann a été placé sous protection policière et son émission a été suspendue. Son cas divise la communauté turque d'Allemagne. Poursuites ou pas ? C'est maintenant au gouvernement allemand de trancher. L'affaire enflamme les réseaux sociaux. En soutien à la liberté d'expression, un directeur de la publication du quotidien Bild a publié une fausse interview de l'humoriste sur Facebook.
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L'assassinat de Giulio Regeni constitue décidément un vrai motif de tensions diplomatiques entre l'Egypte et l'Italie. Cet étudiant italien a été retrouvé mort en début d'année dans les faubourgs du Caire (voir ici). Et depuis, les autorités italiennes veulent savoir à tout prix ce qui s'est passé. Il y a quelques jours, elles ont demandé d'avoir accès aux relevés téléphoniques de 'tous les abonnés dans la zone où le jeune homme vivait, dans celle où il a disparu et dans celle où son corps a été retrouvé.' Mais voilà, la justice égyptienne a fait savoir que ce n'était pas possible. 'Cette demande viole la Constitution égyptienne et pourrait constituer une infraction', a précisé le procureur adjoint Mostafa Suleiman, ce samedi lors d'une conférence de presse. Jeudi et vendredi, une délégation d'enquêteurs égyptiens s'est rendue à Rome pour rendre compte de leurs investigations. Ces enquêteurs égyptiens continuent de croire que la mort de Giulio Regeni est liée à un gang spécialisé dans l'enlèvement d'étrangers. Côté italien, on est plus que sceptique, estimant plutôt que le jeune homme aurait été tué par des membres des services de sécurité égyptiens. >> L'Egypte dit avoir avoir identifié les meurtriers de Giulio Regeni, Rome pas convaincu Plusieurs ONG de défense des droits de l'Homme accusent régulièrement les autorités égyptiennes de disparitions forcées, de détentions illégales et d'actes de torture. Giulio Regeni, 28 ans, doctorant à l'université britannique de Cambridge,menait des recherches sur les mouvements syndicaux égyptiens. Vendredi, l'Italie a annoncé avoir rappelé son ambassadeur en poste au Caire afin de protester contre le manque de progrès dans l'enquête.
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L'Italie rappelle son ambassadeur en Egypte pour consultations. Rome demande la vérité dans l'affaire Giulio Regeni. Le Premier ministre Matteo Renzi et son ministre des affaires étrangères l'ont annoncé sur Twitter. Dopo esito incontri magistrati a Roma, Italia ha deciso formalmente di richiamare per consultazioni Ambasciatore #veritapergiulioregeni- Matteo Renzi (@matteorenzi) 8 aprile 2016 Ho richiamato a Roma per consultazioni il nostro ambasciatore in Egitto. Vogliamo una sola cosa: la verità su Giulio #Regeni- Paolo Gentiloni (@PaoloGentiloni) 8 aprile 2016 Giulio Regeni, un étudiant italien de 28 ans a été torturé à mort fin janvier au Caire. Le rappel de l'ambassadeur intervient après deux journées de discussions entre enquêteurs italiens et égyptiens pour tenter de découvrir la vérité. La délégation éyptienne s'est contentée de fournir au procureur de Rome les relevés téléphoniques de deux amis de l'étudiant et des photos prises le jour de la découverte du corps. Les enquêteurs égyptiens privilégient la thèse d'un gang spécialisé dans l'enlèvement d'étrangers. La police en aurait tué les quatre membres fin mars avant de retrouver chez l'un d'eux des effets personnels de l'étudiant. Mais Rome n'accorde aucun crédit à cette version. Les proches de Giulio Regeni se sont mobilisés en février, organisant des manifestations pour demander la vérité sur l'affaire. Selon les rapports d'autopsie, le jeune homme aurait vécu un véritable calvaire pendant plusieurs jours avant de mourir la nuque brisée.
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Six tirs de projectiles à courte portée en mer du Japon, c'est la réponse de la Corée du Nord aux nouvelles sanctions internationales infligées un peu plus tôt par les Nations unies. Selon la Corée du Sud, il pourrait s'agir de missiles ou de fusées d'une portée de 100 à 150 kilomètres. Le Conseil de sécurité de l'ONU condamnait, justement, le quatrième essai nucléaire de Pyongyang, le 7 février dernier. La résolution, soutenue par la Chine qui est pourtant l'un des rares alliés de la Corée du Nord, fait mention des plus lourdes sanctions jamais infligées au régime de Kim Jong-Un. Le Conseil de sécurité de l'ONU durcit ses sanctions contre la Corée du Nord https://t.co/aXanPo7wND pic.twitter.com/RtmkRmfECG- RFI (@RFI) 2 mars 2016
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Le Hezbollah libanais est désormais considéré comme une organisation terroriste par les monarchies du Golfe. Arabie saoudite en tête, les six pays membres du Conseil de coopération du Golfe, tous dominés par les sunnites, ont accusé le mouvement chiite pro-iranien d'incitation au chaos et à la violence dans le Golfe. Face à ce climat de tension exacerbé par le conflit syrien (dans lequel le Hezbollah soutient le régime tandis que les monarchies du Golfe appuient la rébellion), l'ancien Premier ministre libanais Saad al-Hariri a appelé au calme : 'Nous devrions parler avec ceux avec qui nous avons un problème, a-t-il martelé. Nous devrions parler avec le Hezbollah. Certains pensent peut-être que ce dialogue ne mène nulle part, mais je vous assure que tôt ou tard ce dialogue donnera des résultats, parce que le Hezbollah se rendra compte qu'il a pris des positions qui ne sont pas bénéfiques au pays.' Dans un discours très virulent, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait accusé la veille l'Arabie saoudite de vouloir déstabiliser le Liban. Pour l'analyste George Aalam, le classement du mouvement comme organisation terroriste ne fait que compliquer la donne : 'C'est très dangereux parce que la question est de savoir comment les pays du Conseil de coopération du Golfe traiteront avec le gouvernement du Premier ministre Tammam Salam, gouvernement qui coopère avec un mouvement désormais classé comme terroriste, alors même que ce mouvement a deux ministres dans le gouvernement libanais.' Déjà très fragile, le Liban risque gros en voyant ses tensions sectaires exacerbées. Mais cette nouvelle ligne de fracture entre les sunnites et des chiites principalement représentés par l'Iran pourrait avoir des implications bien plus vastes.
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Chargé d'une soi-disant 'mission' en Corée du Nord, il a échoué et a été arrêté. Ce lundi, il a avoué son forfait et s'est excusé devant les autorités de Pyongyang. Otto Frederik Warmbier, étudiant américain de 21 ans, a volé un poster de propagande politique dans son hôtel de Pyongyang afin de le rapporter à une membre de l'église méthodiste à laquelle il appartient. Mais au moment de quitter le pays en janvier, il a été arrêté à l'aéroport. 'Je comprends la sévérité de mon crime, et je n'ai aucune idée du genre de peine qui m'attend, a t-il déclaré. Mais je supplie le peuple et le gouvernement coréens de me pardonner. Et je prie le ciel de pouvoir rentrer et retrouver ma famille'. Présenté aux médias nord-coréens, tout penaud, l'étudiant américain a expliqué que son amie lui avait promis de lui offrir une voiture d'occasion d'une valeur de 10.000 dollars si il relevait le défi. En pleurant, il a crié que c'était 'la plus grave erreur de sa vie'.
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L'accord de cessez-le-feu en Syrie conclu entre Washington et Moscou est accueilli avec un mélange d'espoir et de prudence par les Nations Unies. Outre la fin des violences, l'ONU exige un accès immédiat et durable à l'aide humanitaire et un processus politique pour une paix à long terme. 'Nous espérons que ces trois points seront correctement appliqués, a déclaré Vitit Muntarbhorn, membre de la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie. Pour nous, l'acheminement de l'aide humanitaire aux villes assiégées et la libération des personnes détenues arbitrairement, comme des femmes et des enfants, sont des points qui doivent être appliqués immédiatement et sans conditions.' Autre réaction, celle de la Turquie. Le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus, appelle toutes les parties à respecter le cessez-le-feu et à prendre part au processus de paix. 'Nous espérons que personne ne tentera de procéder à des frappes aériennes, que personne ne tuera des innocents pendant que le cessez-le-feu est en vigueur. Nous espérons que tous les groupes en Syrie, y compris l'opposition modérée, prendront part à la reconstruction du pays à la fin des négociations.' En cinq ans, la guerre en Syrie a fait plus de 260.000 morts et plus de 4 millions de réfugiés.
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Le ton monte entre Ankara et Washington au sujet des groupes armées kurdes de Syrie alors qu'un groupe de rebelles proche du PKK kurde a revendiqué l'attentat qui a fait 28 morts dans la capitale turque avant-hier. Les forces armées kurdes sont les alliées de Washington en Syrie. La Maison Blanche demande ainsi à Ankara de cesser de bombarder ses positions dans le nord du pays. Mais pour le président turc, les forces armées kurdes sont des organisations terroristes. 'Il y a plusieurs mois, à l'occasion d'une rencontre, j'ai mis en garde Obama quant aux livraisons d'armes par les États-Unis', a rappellé Recep Tayyip Erdogan. 'Trois chargements aéroportés sont arrivés. La moitié des armes a fini entre les mains de Daesh. L'autre moitié entre les mains des forces armées kurdes. A quoi ont servi ces armes ? A tirer sur des civils'. En Syrie, les forces kurdes ont gagné du terrain face aux rebelles dans le nord du pays. La Turquie a riposté car elle craint l'influence des autonomistes kurdes syriens à sa frontière. Pour Ankara, ce sont des terroristes. Et les 28 morts de l'attentat d'avant-hier en seraient l'illustration.
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La Chine a déployé des missiles sol-air sur une île disputée en mer de Chine méridionale, ont assuré les autorités taïwanaises mercredi, Pékin soulignant avoir le droit de construire des systèmes d''autodéfense' dans cette région stratégique. Le ministre taïwanais de la Défense a confirmé l'existence du dispositif après qu'un reportage de la chaîne américaine Fox News a fait état de l'arrivée de lance-missiles sur l'île de Woody (appelée 'Yongxing', en chinois), dans l'archipel des Paracels. Une annonce qui intervient au lendemain d'un appel de Barack Obama à des 'mesures tangibles' afin de réduire les tensions dans la zone. La Chine contrôle depuis les années 1970 l'ensemble de l'archipel des Paracels ('Xisha'), également revendiqué par le Vietnam et Taïwan. Mais les tensions dans la région - par laquelle transite un tiers des cargaisons mondiales de pétrole - se sont exacerbées depuis la transformation par Pékin de récifs disputés de l'archipel des Spratleys, plus au sud, en îles artificielles capables d'accueillir des installations militaires. Fox News a affirmé mardi que des images satellites montraient la présence de deux batteries de huit lanceurs de missiles sol-air et d'un système radar sur Woody, principale île des Paracels. 'Le ministère de la Défense a pris connaissance d'un système de défense aérienne déployé par les Communistes chinois sur l'île de Yongxing', a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère taïwanais de la Défense. Le ministère n'a pas précisé à quel moment a été faite cette découverte, signalant simplement avoir remarqué l'installation 'depuis un moment'. De son côté, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi n'a pas explicitement démenti le déploiement des missiles, mais a appelé la presse à 'porter (son) attention davantage sur les phares que nous avons construit sur certaines îles et récifs en mer de Chine méridionale'. 'Les installations d'autodéfense que la Chine a construit sur les îles (...) sont cohérentes avec le droit qu'a la Chine d'assurer sa protection et sa défense, dans le cadre du droit international', a déclaré le ministre
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Moscou rejette en bloc l'accusation de la Turquie, elle est qualifiée de 'propagande sans fondement'. Cette accusation, c'est la violation de l'espace aérien de la Turquie, par un avion russe. Selon Ankara, c'était un Su-34, et ça s'est passé vendredi à la mi-journée. 'La Russie devra assumer les conséquences si elle continue de telles violations contre les droits souverains de la Turquie', a mis en garde le président turc. 'De tels actes irresponsables ne profitent ni à la Fédération de Russie, ni aux relations entre l'Otan et la Russie, ni à la paix régionale ou globale'. De nombreux avions décollent de la base russe de Latakié, en Syrie, et pour les Turcs, de celle d'Incirlik. Ankara n'a pas précisé où l'incursion a eu lieu. La crise diplomatique entre les deux pays est à son plus haut depuis que l'aviation turque a abattu en novembre un bombardier russe à la frontière syrienne. Un des pilotes russes avait perdu la vie. Moscou, furieux, avait pris de nombreuses mesures de rétorsions contre Ankara.
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Va-t-on vers un nouvel incident diplomatique majeur entre la Turquie et la Russie ? Ankara accuse un avion russe d'avoir à nouveau violé son espace aérien, hier à 11H46 locale. De nombreux avions décollent de la base russe de Latakié, en Syrie, et pour les Turcs, de celle d'Incirlik. La Turquie a convoqué vendredi l'ambassadeur russe pour lui faire part de sa 'ferme condamnation' L'avion en question a été averti plusieurs fois de sa position, selon le ministère turc des Affaires étrangères. L'aviation turque a abattu en novembre dernier un bombardier russe à la frontière syrienne. Un des pilotes russes avait perdu la vie.
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Ces migrants sont arrivés en Scandinavie en passant par la Russie cet automne. Techniquement, ils se trouvent dans des centres norvégiens pour réfugiés, mais après avoir durci sa politique d'asile, Oslo veut les expulser. Moscou refuse, comme l'explique le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov : 'ce qui est sujet à débat, c'est que ces gens sont arrivés en Russie en affirmant qu'ils voulaient soit y travailler, soit rendre visite à de la famille. Ils n'ont pas annoncé la réelle motivation de leur visite, qui était de transiter par la Russie jusqu'en Norvège. Ce qui veut dire qu'ils ont fourni de fausses informations concernant leur séjour dans la Fédération de Russie.' Ces demandeurs d'asile avaient choisi la route de l'Arctique, moins onéreuse et jugée plus sure que la traversée de la Méditerranée, malgré les moins 20 degrés qu'affichent actuellement le thermomètre. Mais cette impasse plonge les réfugiés dans une situation critique. 'L'attente est très difficile, explique cet Afghan. Quand on sait ce qui nous attend, c'est plus facile d'attendre, mais là.... ' La décision de la Norvège a soulevé l'indignation des Nations unies et de plusieurs ONG qui estiment que la politique d'asile de la Russie ne remplie pas les critères internationaux. La Norvège tancée pour le renvoi de migrants vers la Russie par -30 C https://t.co/7rls4uzvV3 par P_Deshayes #AFP- Agence France-Presse (afpfr) 23 Janvier 2016
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Le président russe Vladimir Poutine aurait approuvé l'opération visant à éliminer Alexandre Litvinenko. Voilà ce que dit le rapport d'enquête britannique sur l'empoisonnement de l'ancien agent du KGB mort à Londres en 2006. Selon le juge Robert Owen, le meurtre d'Alexandre Litvinenko a probablement été approuvé par le Kremlin. 'Ce qui s'est passé est absolument choquant', a déclaré le Premier ministre britannique David Cameron. 'Ce rapport confirme ce que nous avons toujours cru, et ce que le dernier gouvernement travailliste croyait à l'époque de ce meurtre épouvantable, c'est-à-dire qu'il a été commandité par un État'. 'C'est pourquoi le précédent gouvernement avait décidé d'expulser les diplomates russes, de délivrer des mandats d'arrêt et de refuser de coopérer avec les agences de renseignement russes, des mesures qui persistent', a poursuivi David Cameron. Alexandre Litvinenko, ancien membre des services secrets russes est décédé d'une contamination au polonium-210, une substance radioactive mortelle très difficile à détecter. En novembre 2006, c'est en compagnie de deux hommes, Andrei Lougovoï, un ancien du KGB et Dmitri Kovtoun, un homme d'affaires russe, que Litvinenko boit un thé dans le bar d'un grand hôtel londonien. Trois semaines plus tard, il meurt à l'hôpital. Litvinenko enquêtait alors sur 'les liens éventuels entre Vladimir Poutine et le crime organisé', selon l'avocat de sa veuve.
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Coup de froid sur les relations entre Israël et la Suède. L'Etat hébreu n'a pas du tout apprécié les déclarations de la ministre suédoise des Affaires Etrangères suédoise sur les Palestiniens tués par les forces israéliennes. Margot Wallström est interdite de séjour sur le sol israélien jusqu'à nouvel ordre. Voici ses déclarations mises en cause : 'La réponse israélienne a été apparemment disproportionnée au point ue des meurtres extra-judiciaires peuvent être fortement soupçonnés. Les organisations de Droits de l'Homme et les experts juridiques internationaux ont exprimé les mêmes inquiétudes. Il est donc vital que des enquêtes complètes et rigoureuses soient menées sur ces morts de façon à déterminer d'éventuelles responsabilités'. Les incidents impliquant des Palestiniens tentant d'attaquer à l'arme blanche des Israéliens se sont multipliés depuis la fin de l'année dernière à Jerusalem et en Cisjordanie. La réplique de la police ou des soldats israéliens est à chaque fois impitoyable. Le nombre des morts a depuis atteint 150 côté palestinien et 23 côté israélien.
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Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans les rues de Téhéran pour fustiger contre l'exécution par l'Arabie Saoudite de l'imam chiite Nimr al-Nimr. Son exécution, début janvier, a provoqué des mouvements de colère, la mise à sac de l'ambassade saoudienne et la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. L'ayatollah Emami Kashani dénonce aujourd'hui un complot saoudien. 'Un groupe dirigeait en sous-main l'attaque contre l'ambassade saoudienne' a-t-il assuré durant la prière du vendredi. 'Ce sont les ennemis eux-mêmes, ils voulaient qu'on nous reproche l'attaque, ensuite, ils ont levé les mains en l'air et rompu les relations diplomatiques. Ils utilisent l'ignorance des gens. L'attaque de l'ambassade saoudienne a été condamnée, ceux qui l'ont perpétré sont des criminels. Le gouvernement, l'appareil judiciaire et le Parlement ont insisté pour condamner cette attaque.' L'Iran accuse l'Arabie Saoudite d'avoir orchestré le bombardement, ce jeudi, de son ambassade au Yémen. Riyad dément, mais dans la capitale iranienne, les manifestants sont convaincus. 'La réaction de l'Arabie Saoudite vis-à-vis de l'Iran est contre-productive' assure ainsi un manifestant. 'Bombarder l'ambassade iranienne au Yémen ou dans tout autre pays est contre-productif, c'est un signe de faiblesse. Le royaume saoudien est en mauvaise posture, il tombe en morceaux du fait même de l'oppression qui y est imposée.' Pour le correspondant d'Euronews à Téhéran, Javad Montazeri, la spirale des tensions entre les deux pays pourrait dégénérer : 'L'attaque des avions saoudien sur l'ambassade d'Iran au Yémen et les manifestations de masse contre l'Arabie Saoudite témoignent des tensions persistantes entre ces deux puissances, des tensions qui pourraient les faire basculer des guerres par procuration à un affrontement direct.'
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Les pays du Golfe se rangent derrière l'Arabie Saoudite dans le conflit diplomatique qui l'oppose à l'Iran. Le Koweït a rappelé à son tour ce mardi son ambassadeur à Téhéran, imitant ainsi les Émirats arabes Unis ou encore Bahreïn, qui allé est plus loin en suspendant ses liaisons aériennes vers la République islamique. Les monarchies du Golfe, qui doivent se réunir samedi, condamnent le saccage de l'ambassade saoudienne à Téhéran. Une attaque de représailles, suite à l'exécution d'un dignitaire chiite par l'Arabie Saoudite. Ryad et Téhéran qui, ont rompu leurs relations diplomatiques, se livrent depuis une guerre des mots. La communauté internationale craint que cette escalade entre les deux puissances régionales sunnites et chiites ne fasse qu'envenimer les conflits en cours au Moyen-Orient.
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Le saccage des missions diplomatiques saoudiennes en Iran a été condamné par le Conseil de sécurité des Nations Unies. A la demande de l'Arabie saoudite, l'ONU a rappelé l'inviolabilité des enceintes diplomatiques et consulaires. En revanche, pas une phrase dans ce communiqué sur l'exécution du dignitaire chiite qui avait provoqué ces assauts de manifestants samedi. ' C'est un dossier que le Secrétaire général des Nations Unies suit très attentivement, a assuré son porte-parole Stéphane Dujarric. Et il appelle tous les leaders de la région, qu'il s'agisse de dignitaires politiques ou religieux, à éviter de jeter de l'huile sur le feu en faisant des déclarations susceptibles d'accroître les tensions entre les groupes religieux dans la région. ' Pour l'ambassadeur saoudien auprès des Nations Unies, Abdallah al-Mouallimi, l'affaire est entendue. Le cheikh condamné pour terrorisme, un opposant au pouvoir saoudien, était un justiciable comme les autres : ' Cette exécution ne devrait pas provoquer de tensions sectaires, a-t-il déclaré. Mr al-Nimr était un citoyen saoudien. Il avait les mêmes droits et les mêmes privilèges que les autres Saoudiens et les autres accusés lors de ce procès. ' Les Occidentaux redoutent une contagion de la crise à tout le Moyen-Orient, ravivant les clivages entre chiites et sunnites. En Irak, des milliers de manifestants ont défilé notamment dans la ville chiite de Najaf pour réclamer la fermeture de l'ambassade saoudienne à Bagdad et le boycott des produits saoudiens.
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L'escalade qui oppose l'Iran à l'Arabie saoudite a gagné l'Irak. Des milliers de chiites sont descendus dans les rues de Bagdad et de plusieurs autres villes du pays pour dénoncer l'exécution d'un haut dignitaire chiite en Arabie saoudite samedi dernier. Un nouveau signe de la régionalisation de cette crise entre chiites et sunnites. ' L'exécution du cheikh est une décapitation des valeurs humaines et des droits de l'Homme, clame un manifestant. Les jeunes qui protestent en Irak et à travers le monde manifestent contre les violations des droits de l'Homme, ni plus ni moins. ' Suite à cette exécution, des représentations diplomatiques saoudiennes sur le sol iranien ont été attaquées, et en représailles, Ryad a aussitôt rompu les relations diplomatiques avec Téhéran. Pour le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Hossein Jaberi Ansari, le gouvernement d'Arabie Saoudite joue avec le feu. ' Il envisage ses intérêts et son existence dans la poursuite des tensions et des affrontements dans la région ', a-t-il accusé. D'autres pays dirigés par des sunnites ont emboîté le pas de l'Arabie saoudite, rompant ou réduisant leurs liens diplomatiques avec l'Iran. C'est le cas de Bahreïn, des Emirats arabes unis mais aussi du Soudan. Quant à la famille du cheikh chiite Nimr Baqer al-Nimr, elle a entamé trois jours de deuil en l'absence de sa dépouille. Le chef religieux, un opposant à la dynastie sunnite des Al-Saoud, a été inhumé dans un endroit que les autorités saoudiennes ne veulent pas divulger.
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De l'Iran au Liban, en passant par le Bahreïn et le Yémen, manifestations et violences se sont répandues dans le monde musulman... Téhéran et Ryad ont souvent été en désaccord, mais l'exécution du chef religieux chiite Nimr Baqer al-Nimr, samedi, pourrait marquer un changement dangereux dans une région déjà instable en approfondissant le fossé entre sunnites et chiites. Les chiites représentent environ 15 % de tous les musulmans. L'Iran a la plus importante population chiite, mais ils sont aussi majoritaires en Irak, au Bahreïn et le Koweit, le Yémen, le Liban et le Qatar abritent des communautés chiites considérables. Virulent critique de la dynastie sunnite des Saoud au pouvoir à Ryad, Nimr défendait la cause chiite. Pendant le printemps arabe, il avait mené la contestation, prêchant en 2011 en faveur d'une sécession de l'est de l'Arabie Saoudite et de sa fusion avec le royaume proche de Bahreïn, alors en ébullition. Son exécution illustre la nouvelle ligne dure de l'approche saoudienne concernant la dissidence et l'influence de l'Iran dans la région. Tout comme l'Iran est le leader du monde chiite, l'Arabie Saoudite est la plus influente des puissances sunnites, qui sont majoritaires aussi en Egypte, en Jordanie, aux Emirats, au Yémen, en Syrie et au Qatar. En tant qu'allié arabe le plus proche des Etats-Unis au Moyen-Orient, l'Arabie Saoudite a bénéficié d'une aide militaire américaine massive et a longtemps influencé la politique étrangère américaine. Mais l'accord sur le nucléaire iranien a changé la donne en 2015. Les Saoudiens craignent à présent que le dégel des avoirs iraniens qui se montent à plusieurs dizaines de milliards de dollars servent à soutenir des groupes rebelles chiites dans la région pour déstabiliser les gouvernements sunnites, de même qu'à acheter des armes pour soutenir les velléités expansionnistes des chiites. L'Iran a déjà donné son soutien militaire aux milices chiites en Irak, au président syrien Bachar al-Assad, et aux rebelles Houthis au Yémen. Le Yémen est devenu le théâtre d'une guerre par procuration entre Téhéran et Ryad. Le royaume saoudien étant à la tête d'une coalition qui a pour objectif de vaincre les rebelles chiites houthis qui menacent le régime sunnite... En Syrie, l'Arabie Saoudite soutient également les groupes rebelles sunnites opposés à Assad aux côtés des Etats-Unis et de la Turquie. Mais les Saoudiens sont aussi accusés de soutenir financièrement en secret les djihadistes d'Etat islamique, qui se réclame du sunnisme... La confrontation entre ces deux courants de l'Islam et ces deux puissances régionales est encore montée d'un cran.

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