Dimanche, deux chercheurs britanniques ont affirmé qu’il y avait une vie extraterrestre sur la comète Tchouri. Seul problème : leur étude, reprise par de nombreux journaux, n’a pas été officiellement validée par leurs pairs.

Il s’agit bel et bien d’une bourde. Dimanche dernier, lors d’une présentation à la Royal Astronomical Society au Pays de Galles, Max Wallis, de l’université de Cardiff et Chandra Wickramasinghe, de l’université de Buckingham, ont déclaré avoir découvert une forme de vie sur la comète Tchouri, étudiée dans le cadre de la mission Rosetta. Une théorie encourageante qui a été reprise massivement par la presse, bien qu’elle soit en réalité non fondée puisque non validée par la communauté scientifique, rapporte 20 minutes.

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Selon les deux chercheurs, "les données pointent sans équivoque vers la présence de micro-organismes" sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko, observée de près par le petit robot Philae. Si ces indications ont attiré l’attention des journalistes du monde entier, elles ont également suscité la colère des autres scientifiques. Ces derniers estiment en effet depuis plusieurs années que l’étude, uniquement basée sur des photos et des analyses de la mission Rosetta, n’est pas approfondie et manque de sérieux.

"Pas de vie extraterrestre"

TheGuardian, qui a publié la thèse, a présenté ses excuses lundi, expliquant dans un article qu’il n’y avait "pas de vie extraterrestre sur la comète de Philae". Un autre chercheur, Uwe Meierhenrich, a quant à lui confié au quotidien que le robot n’est pas suffisamment équiper pour étudier la vie : "Aucun scientifique impliqué dans les instruments de la mission européenne ne suppose qu'il y a de la vie extraterrestre sous la croûte".

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Quelques années plus tôt, Chandra Wickramasinghe avait déjà fait parler de lui. Adepte des théories du complot, il avait notamment certifié que la NASA dissimulait d’importantes informations sur la vie martienne. Un comportement qui lasse de plus en plus les membres de la communauté scientifique. Dave Rothery, un professeur de géologie planétaire, a ainsi commenté sur son compte Facebook : "Des micro-algues découvertes dans les comètes, mon cul !". Voilà qui est dit.

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