La "queue" du système solaire vient d’être observée pour la première fois grâce au satellite IBEX. Longtemps imaginé par les astronomes, le phénomène n’avait jamais pu être synthétisé jusqu’à maintenant. La NASA a publié la vidéo.

Nouveau triomphe pour la science. Notre système solaire n’est pas stationnaire, il se déplace dans la galaxie, et ce à une vitesse avoisinant les 700 000 km/h. Une vitesse qui avait longtemps laissé supposer que le système solaire possédait une queue, à l’instar des comètes ou des météorites, une longue traînée de gaz et de poussière. 

Le satellite IBEX, acronyme de Instersellar boundary Explorer, installé à des milliers de kilomètres de la Terre a cartographié les frontières de l’héliosphère, la limite entre le système solaire et l’espace interstellaire. Après trois années de collecte de données, la NASA a pu synthétiser cette queue sous forme d'images de synthèse.

 

L’heliotail, la queue de l’héliosphère, dont la structure était jusqu’alors inconnue, se compose essentiellement de vent solaire (un flux de plasma) et de particules en mouvement qui fusionnent avec l’espace interstellaire.

Si on tranchait l'heliotail dans sa largeur, la section ressemblerait à un trèfle à quatre feuilles. Les deux feuilles latérales contiennent des particules plus lentes, qui sont transportées par des vents solaires plus lents. Les feuilles du haut et du bas contiennent des particules se déplaçant plus rapidement car elles sont portées par les vents solaires des pôles du soleil.

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David McComas, chef des recherches à la NASA, estime qu’il est très difficile de calculer la longueur de l’heliotail. Mais l’extrémité de la queue, son point d’évaporation pourrait s’étendre à plus de 160 milliards de kilomètres.

Voir la vidéo :