Parce que ses réserves de carburant sont quasiment épuisées, le satellite GOCE, lancé en mars 2009 pour étudier le champ de gravité terrestre, devrait venir s’écraser sur Terre vers la mi-octobre.

Le satellite GOCE vit ses dernières semaines. L’Agence spatiale européenne a en effet annoncé que l’engin devrait finir sa course en s’écrasant sur le sol terrestre. « Le système de propulsion électrique qui permet à l'engin spatial de voler à cette altitude extrêmement faible va cesser de fonctionner entre fin septembre et début novembre, la date la plus probable étant située autour du 16 ou du 17 octobre » a indiqué Rune Floberghagen, le responsable de la mission GOCE.

Bientôt en panne de carburantLancé en mars 2009 pour prendre des mesures et tenter d’établir une carte de la gravité terrestres (des données qui serviront à l’étude de l’évolution du climat ou des séismes), le satellite était équipé d’un réservoir de 41kg de xénon, un gaz rare qui faisait office de carburant. Ses réserves étant aujourd’hui quasiment épuisées, il ne sera plus capable de déjouer l’attraction terrestre et devrait venir s’écraser sur le sol d’ici quelques semaines. L’endroit du crash, difficile à déterminer, reste pour l’heure inconnu.

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« Il ne faut pas dramatiser outre mesure ce qui va se passer »Une grande partie de l’appareil devrait cependant se désintégrer lors de son entrée dans notre atmosphère. Ce petit satellite, de 5,3 mètres de long pour un peu plus d’une tonne, tourne actuellement à une altitude de 260 km. La majeure partie de la capsule devrait se consumer lorsqu’il sera descendu à une altitude de 75-80 km, mais l’ESA estime qu’environ 250 kg devraient résister et s’écraser sur Terre sous la forme de « 40 à 50 fragments » qui devraient tomber sur une zone étendue de 900 km. Mais l’Agence se veut rassurante sur les conséquences que pourraient avoir ce crash, en particulier s’il devait intervenir sur une zone habitée. « C'est un très petit aéronef en fait. Il faut garder ça à l'esprit et ne pas dramatiser outre mesure ce qui va se passer » a ainsi indiqué Rune Floberghagen.