Le sénateur Jean-Pierre Plancade, candidat à la mairie de Toulouse, envisage d’équiper sa commune de "voitures volantes", croisement futuriste entre tramway, voiture et avion. Un projet original, que ce dernier défend au moyen d’arguments non-négligeables. 

© SkyTran

Conjuguer avion, tramway et voiture. Tel est le projet du sénateur Jean-Pierre Plancade. Candidat sans étiquette aux municipales pour la mairie de Toulouse, celui-ci propose une approche des plus innovantes au souci d’engorgement de la métropole, une alternative au nom sans équivoque : SkyTran. Rapide – 250km/h en pointe –, ergonomique et démesurément écologique, ce funiculaire futuriste sera alimenté par énergie solaire. Sa consommation, pour un trajet, équivaudra ainsi la consommation de deux sèche-cheveux pour le même temps.  

Retour vers le présent

Ce dispositif révolutionnaire, à l’étude depuis une dizaine d’années dans les bureaux d’une société américaine, Unimodal Inc., est le fruit de l’imagination de l’inventeur Douglas Malewicki. Le projet, désormais développé conjointement avec la Nasa, a été proposé dans de nombreux pays tels que l’Inde, l’Indonésie, la Slovénie, l’Israël et les Etats-Unis. Une entreprise des plus prometteuses, qui a séduit le sénateur de Haute-Garonne.

Argument notoire, en plus du désengorgement des grands axes : son coût, fixé à cinq millions d’euros le kilomètre, contre 90 pour le métro. Mais la véritable avancée, selon le principal intéressé, reste l’interactivité offerte par le dispositif : "C’est du transport collectif individuel (deux à quatre places, ndlr.) : une fois le passager installé dans son véhicule, il peut programmer lui-même sa destination", explique-t-il. Son projet, ajoute-t-il, aspirerait à "capter 20% du trafic du périphérique toulousain, soit 100 000 passagers par jour » et à offrir "des départs toutes les secondes". Si élection il y a, le potentiel maire équipera sa commune, d’ici 2016, de quelques 40 kilomètres joignant entre eux les quatre terminus des métros la sillonnant. Un premier réseau qui, s’il s’avère concluant, pourrait être étendu.

Quand la voiture volante fait décoller l’emploi

Actuellement en phase de préparation pour un développement-test de la ville israélienne de Tel-Aviv, Unimodal Inc. trouve également un intérêt tout particulier à l’équipement de Toulouse. En effet, fleuron de la technologie aérospatiale, avec la présence d’Airbus, d’Astrium et d’Arianespace, la Ville Rose semble être la vitrine idéale pour toute compagnie envisageant une conquête internationale, ce qu’a laissé entendre Jerry Sanders, son PDG.

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De son côté, Jean-Pierre Plancade joue la carte sociale afin de convaincre les électeurs, en promettant que ces "voitures volantes", construites sur place, engrangeront la création de 3000 à 5000 emplois. De quoi donner des ailes à tout politicien. 

 

Découvrez, ci-dessous, la vidéo de présentation du projet :