Le 27 mars prochain, un astronaute américain et un cosmonaute russe vont passer une année dans la Station spatiale internationale afin de préparer les prochaines missions sur Mars.

Scott Kelly et Mikhail Kornienko, tous deux la cinquantaine, monteront à bord d’un vaisseau russe Soyouz le 27 mars prochain pour ne rentrer sur Terre qu’en mars 2016. Tel est le défi incroyable que s’apprêtent à relever ces deux astronautes, habitués des longs séjours dans l’espace. S’ils avaient déjà passé six mois dans la Station spatiale internationale (ISS) au cours de leur carrière, cette mission représente la plus longue période ininterrompue passée dans l’ISS depuis le premier visiteur en 2000. L’objectif de cette expérience ? Étudier les effets physiologiques et psychologiques d’un séjour particulièrement long dans l’espace afin de préparer au mieux les futures missions vers Mars.

Des risques pour le système immunitaire

Si pour Scott Kelly cette mission est une expérience à ne pas manquer, il a tout de même manifesté son inquiétude au sujet des différents effets produits sur le système immunitaire lors d’un séjour particulièrement long, a rapporté BFMTV. En effet, les radiations ainsi que la microgravité risquent par exemple de réduire la densité osseuse et d’atrophier les muscles. "J’espère que ce ne sera pas trop dur et que nous pourrons continuer à vivre et à travailler dans l’espace pendant des périodes plus longues", a confié l’astronaute américain avant de poursuivre, "mais nous ne le saurons pas avant la fin de cette expérience". Pour surveiller les constantes de l’homme, les scientifiques ont ainsi fait appel à son frère jumeau, Mark. Ce dernier subira des examens médicaux régulièrement au sol afin que les médecins puissent comparer ses résultats avec ceux de son frère lorsque celui-ci sera dans l’ISS.

Aussi, puisqu’un vol prolongé a de fortes chances d’affecter l’organisme des astronautes, la station a été aménagée de façon à ce que les deux hommes puissent faire du sport. "Nous avons découvert avec l’ISS que des exercices physiques intensifs durant les séjours orbitaux étaient efficaces pour protéger les os des astronautes", a expliqué Julie Robinson, une des responsables scientifiques du programme.

L'état psychologique mis à l'épreuve

Mais selon le cosmonaute russe Gennady Padalka, qui sera le commandant de l’ISS pour les six premiers mois de la mission de Scott Kelly et Mikhail Kornienko, le plus difficile ne sera pas l’épreuve physique, mais l’état psychologique. "Être loin de la Terre et vivre dans un espace confiné avec peu de gens à qui parler sera selon moi le plus dur pour eux", a-t-il déclaré. Ainsi, pour que les deux hommes aillent au bout de leurs objectifs, leur entente est capitale.

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Lors d’une conférence de presse, Scott Kelly avait mentionné la nécessité de "compter les uns sur les autres en cas de risque". L’homme avait ainsi déclaré : "nous n’abordons pas les questions politiques entre nos deux pays", rapport à la crise ukrainienne qui a largement détérioré les relations entre les deux pays.

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