L’agence spatiale américaine a annoncé jeudi avoir découvert une planète située hors du Système solaire et présentant de nombreux points communs avec la Terre.

La planète Bleue a désormais une grande sœur. La Nasa a en effet dévoilé jeudi lors d’une conférence de presse l’existence d’une exoplanète, baptisée "Kepler-452b", dont les caractéristiques sont extrêmement proches de celles de la Terre. Située à 1 400 années-lumière du Système solaire, elle est presque deux fois plus grosse que notre planète, mais orbite en revanche autour d’une étoile comparable au Soleil, souligne TVA nouvelles.

"C’est une découverte très importante car il s’agit de la première planète observée apparemment rocheuse qui est habitable et est en orbite autour d’une étoile de type solaire", a indiqué lors de la conférence de presse l’astronome Jeff Coughlin de l’Institut de recherche d’intelligence extraterrestre (SETI). D’après les scientifiques, il s’agirait de l’exoplanète la "plus proche de la Terre jamais trouvée à ce jour". Aussi, selon Jon Jenkins, l’un des responsables de l’analyse des données de Kepler-452b à la Nasa, les êtres humains ne se sentiraient probablement "pas dépaysés sur cette planète en termes de rayonnements solaires".

Son étoile, plus âgée que le Soleil

Pour autant, plusieurs éléments seraient susceptibles de poser problème si les hommes venaient à y vivre. Sa gravité par exemple est deux fois supérieure à celle de la Terre, ce qui demanderait aux hommes un certain temps d’adaptation. Cette exoplanète présente également une différence majeure avec nous : son étoile est plus ancienne que le Soleil de 1,5 milliard d’années. Un écart qui pourrait avoir des conséquences significatives. "L’augmentation de l’énergie dégagée par l’étoile vieillissante pourrait chauffer sa surface et provoquer une évaporation des océans qui s’y trouveraient, entrainant la perte à jamais de l’eau de la planète", souligne ainsi Doug Caldwell, un astronome de la mission Kepler.

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Toutefois, les scientifiques estiment que cette découverte est essentielle. "Elle nous permet de progresser pour savoir combien de planètes habitables pourraient exister dans notre galaxie", a confié Joseph Twicken, chercheur au SET. Kepler-452b fait aujourd’hui partie des douze nouvelles exoplanètes figurant dans le dernier catalogue des découvertes du télescope spatial Kepler.

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