La Nasa réfléchit à la meilleure solution pour que le voyage des astronautes qui feront partie de la mission martienne prévue en 2023 se passe dans les meilleures conditions. Les mettre en hibernation pourrait être une solution.

C’est un peu la version scientifique d’Alien. Alors que la Nasa prévoit d’envoyer les premiers astronautes sur la planète Mars en 2023, l’Agence spatiale américaine réfléchit déjà à comment organiser au mieux le voyage de l’équipage, un périple dont la durée est estimée entre 6 et 9 mois. Et faire entrer les astronautes dans  un état d’hibernation serait une option sérieusement envisagée, rapporte le site Gentside.

Des essais concluants en laboratoireLe professeur Marco Biggiogera déclarait déjà il y a quelques années que certains traitements avaient fait leur preuve en laboratoire. C’est le cas de la molécule DADLE (pour D-Ala, D-Leu Enképhaline), qui fonctionne très bien… sur les écureuils. « Le DADLE est une molécule similaire à celles que nous avons dans le cerveau humain et ressemble à une des protéines déclenchant l’hibernation chez certaines espèces » avait-il ainsi expliqué. « Elle peut facilement réduire le niveau d’énergie requis par les cellules, qu’elles soient isolées dans des cultures ou dans le corps de différents animaux, dont l'homme ».

Publicité
Ils seraient reliés à des machines respiratoires et pourraient être nourris par perfusionPlacer les astronautes en hypothermie pourrait également permettre de faire des économies, notamment de vivres puisque l’organisme consomme alors moins d’énergie, mais aussi de logistique, les espaces protégeant l’équipage des rayons cosmiques pouvant alors être réduits à la pièce où ils seraient « stockés ». Reste encore quelques petits détails à régler. Comme l’indique John Bardford, spécialiste de la recherche sur l’hibernation, « ce n’est pas de la cryoconservation, c’est plus proche de l’hibernation. Donc ils continuent de respirer, et ils ont encore besoin de se nourrir ». Les astronautes pourraient donc être « reliés à des machines respiratoires et pourraient être nourris par perfusion ». Quelqu’un devrait également être en mesure de s’assurer que le vaisseau arrive à bon port sans heurter d’astéroïdes ou être capable de le dépanner en cas de panne. Bref, ce n’est pas encore pour demain.

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

Publicité