Situé à 500 années-lumière du Soleil, un objet pose problème à des chercheurs. L'équipe d'astronomes de l'Université de Toronto (Canada) se demande si cet astre est une planète ou une étoile.

Capture d'écran Scienceetavenir.fr, télescope Keck

Planète ou étoile? Au terme de sept ans d'observation, des astronomes de l'Université de Toronto (Canada) ignorent comment qualifier un astre situé à 500 années-lumière de notre galaxie. Ce qui leur pose problème : les théories classiques sur la façon dont les planètes et les étoiles se forment.

Cet objet gazeux a été nommé ROXs 42Bb et gravite autour de l'étoile ROXs 42B. Il a une masse environ neuf fois supérieure à celle de Jupiter, la planète la plus massive du système solaire. Mais c'est la distance entre cet astre et son étoile qui interpelle les astrophysiciens. En effet, il est trente fois plus éloigné de son étoile que Jupiter du Solei. Or d'après les théories traditionnelles, ces mondes gazeux ont l'habitude de se former près de l'étoile autour de laquelle ils gravitent.

Une étoile ratée?

"Nous avons des mesures très détaillées. On connaît sa gravité, sa température et même sa composition moléculaire mais on ne sait toujours pas si c’est une planète ou une étoile ratée", a affirmé Thayne Currie, principal auteur d'un article sur ce sujet publié dans l'Astrophysical Journal Letters.

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Sciencesetavenir.fr définit deux théories qui dominent l'astrophysique à propos de la formation des planètes gazeuses. Soit elles se forment par accrétion, c'est à dire : autour d'un noyau solide s'accumule une enveloppe gazeuse. Soit elles se constituent "par effondrement gravitationnel d’un fragment de gaz, dans ce cas ce mécanisme fonctionne mieux loin de l'étoile parente".

"On ne comprend pas"

"On ne comprend pas comment cet objet s'est formé. Il peut représenter une nouvelle classe de planètes ou être une naine brune très rare et de très faible masse", a conclut Thayne Currie.

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