Deux astéroïdes et deux comètes devraient traverser notre ciel au cours de l’année. De véritables évènements pour les passionnés d’astronomie.

Une année astronomique. Les amateurs d’astronomie doivent se frotter les mains rien que d’y penser. Pas moins de deux astéroïdes et deux comètes doivent en effet passer non loin de la Terre au cours de l’année. Les festivités commencent d’ailleurs relativement tôt puisque dès la semaine prochaine, l’astéroïde 99942 Apophis – baptisé ainsi en référence à une divinité égyptienne du mal et des ténèbres – passera dans notre ciel, à 14,5 millions de kilomètre de la Terre. Et alors que son diamètre fait 270 mètres et que sa masse est capable de dégager autant d’énergie que quelque 25.000 bombardements atomiques d’Hiroshima, cet astéroïde porterait bien son nom s’il venait à heurter notre planète.

Une menace pour la Terre ?

Il y a neuf ans, cet astéroïde avait d’ores et déjà inquiété les scientifiques. Après maints calculs, ces derniers étaient en effet arrivés à la conclusion qu’il existait une probabilité de 2,7% pour qu’Apophis percute la Terre de plein fouet en 2029. D’autres calculs plus précis ont par la suite écarté cette menace. Mais la Nasa estime toutefois qu’ "il y a encore un minuscule risque d’impact" pour le 13 avril 2026, soit moins d’une chance sur 250.000. Les scientifiques devraient par ailleurs garder un œil sur cet astéroïde en raison de "l’Effet yarkovsky". Découvert par un ingénieur russe au XXe siècle, ce phénomène se produit lorsqu’un corps céleste en rotation s’approche du Soleil, s’échauffe d’un côté avant de se refroidir sur lui-même. Ces changements de températures peuvent parfois provoquer un léger mouvement de l’astéroïde et donc, le dévier de sa trajectoire initiale.

Plus petit qu’Apophis, l’astéroïde 2012 DA14 devrait, quant à lui, passer au-dessus de nos têtes le 15 février à 34.500 kilomètres d’altitude. "Il s'agira du plus proche survol d'astéroïde qui ait été prédit", a  expliqué Mark Bailey, directeur de l'Observatoire d'Armagh, en Irlande du Nord. Et de préciser : "Il va passer tellement près que même les astronomes amateurs pourront l'observer, peut-être même avec de simples jumelles".

Du côté des comètes

Deux comètes devraient également nous rendre visite. La première, 2011 L4 – surnommée "Panstarrs" - atteindra son point le plus brillant et donc le plus visible à l’œil nu entre le 8 et  le 12 mars. La seconde, ISON devrait, elle, être visible aussitôt après la tombée de la nuit et ce, dès la fin du mois de novembre et pendant plusieurs mois.

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Mais c'est encore la comète ISON (International Scientific Optical Network) qui devrait remporter le plus de succès auprès du grand public. ISON est d'autant plus rare que son dernier passage aux abords de notre planète remonte à au moins 10 millions d'années, a précisé Mark Bailey. 

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