Vidéos Sciences
Les robots sont de précieux compagnons pour l'homme dans l'espace, des outils uniques qui permettent de vivre et de travailler en orbite. L'un des robots les plus actifs dans l'espace est le Canadarm 2;'http://www.asc-csa.gc.ca/fra/canadarm/default.asp', un bras robotique de 17 mètres de long, qui, non seulement a assemblé la Station spatiale internationale (SSI) mais continue de lui rendre service. Il a été conçu, comme d'autres spécimen de robots spatiaux à l'Agence spatiale canadienne (ASC), à Montréal. Depuis sa salle de contrôle, l'ingénieur des opérations Mathieu Caron peut diriger le Canadarm 2 ou donner des instructions aux astronautes qui le pilotent dans l'espace. Exemple : le Canadarm 2 vient d'être utilisé pour attraper la capsule de réapprovisionnement Dragon. 'Cette capsule ne peut pas accoster seule sur la station spatiale. Il faut faire coïncider le cap et la vitesse, venir à moins de dix mètres de la station spatiale et les astronautes vont utiliser le Canadarm 2 pour agripper la capsule de Space X. Ils doivent veiller à l'attraper rapidement, sinon une petite perturbation peut faire diverger la véhicule assez rapidement', explique Mathieu Caron. Le Canada - qui est partenaire de l'Agence spatiale européenne depuis les années 70 - a lancé son premier robot spatial Canadarm à partir de la navette spatiale américaine Columbia en 1981. La mise à la retraite du bras Canadarm après 30 années de services dans l'espace n'a pas pour autant mis un terme à la collaboration entre l'ASC et la NASA, rappelle Stéphane Desjardins, directeur du développement de l'exploration spatiale à l'ASC : 'Au moment de la conception de la Station spatiale internationale, le Canada a proposé de fabriquer un nouveau bras canadien, le Canadarm 2.' Chaque astronaute de l'agence européenne et de la NASA doit se former sur la robotique spatiale canadienne. Cette formation est dispensée par l'ingénieur Kumudu Jinadasa. 'Nous accueillons les astronautes, qui viennent chez nous pour utiliser ces modèles, les configurent. Ils étudient les mouvements, et ils peuvent configurer chacune des articulations, le roulis, le lacet, le tangage. Ensuite ils intègrent ces éléments dans la configuration initiale de leur opération, et ils l'envoient à la SSI.' 'Nous cherchons à éviter toute collision dans l'espace, ajoute-t-elle, que ce soit des collisions entre robots, entre les articulations, ou des collisions avec des sorties dans l'espace ou même avec la station. Cela pourrait provoquer une dépressurisation rapide et nous serions alors ensuite dans une situation d'urgence très grave', souligne Kumudu Jinadasa. Ce bras robotique - prolongé par sa main Dextre - est un bricoleur hors-pair, et constitue une source de satisfaction pour le Canada, reconnu pour son savoir-faire dans la robotique spatiale. Les ingénieurs de la station canadienne travaillent aussi sur des rovers pour la lune et Mars. 'On vise la lune et Mars', avance Jean-Claude Piedboeuf, directeur Science et technologies spatiales à l'ASC, qui expérimente son engin dans une pièce dont la surface a été recouverte de cailloux et de petits rochers. 'On peut voir que les roues s'adaptent, observe-t-il. On doit trouver des roues qui permettent de s'adapter et de résister au froid. Il fait moins 150, moins 200 dégrées, donc les roues en caoutchouc ne tiendraient pas la route, et il faut pouvoir s'adapter aux obstacles, êtres très résistant.' La vision à long terme est d'équiper ces rovers de perceuses et de d'outils de prospection pour rechercher des ressources qui pourraient permettre à l'homme de survivre dans l'espace. 'Si on trouve de l'eau sur la lune, cela permettrait d'exploiter et d'utiliser la lune comme base, de générer du carburant, de générer de l'oxygène, reprend Jean-Claude Piedboeuf. Donc une fois qu'on a démontré qu'il y avait de l'eau, et on a démontré qu'il y avait des traces, la prochaine étape est de voirr si on est capable d'extraire l'eau et d'en faire quelque chose, avec des quantités suffisantes. Voilà donc le type de mission qu'on pourrait mener, et qui permettrait de poursuivre l'exploration lunaire.' L'avenir s'oriente vers l'autonomisation des robots, capables de travailler à distance, et de sauver les astronautes dans des situations dangereuses. 'A chaque fois que quelque chose peut être fait par un robot, on doit l'envisager. Je parle de couper ou déplacer des couvertures thermiques, de dévisser des modules, de couper des longes, et même d'apporter un pistolet d'injection de carburant dans le satellite, ce qui augure d'un avenir prometteur pour la robotique', résume Mathieu Caron. A plus long-terme, le Canada et les autres partenaires de l'ISS regardent au-delà de l'orbite terrestre, vers une station encore plus éloignée dans l'espace. 'On parle d'une station peut être cislunaire, dans un espace entre la lune et la terre, précise Stéphane Desjardins. Et là, si on construit une habitation, une station spatiale à cet endroit-là, c'est certain qu'il va y avoir un besoin pour la robotique spatiale', conclut-il. A suivre...
Vidéos Sciences
Voilà ce qui est en train de se passer à plus de 800 millions de kilomètres de la terre : la sonde américaine Juno en approche finale de Jupiter. La sonde est censée se mettre en orbite de la plus grosse planète du système solaire. L'exercice est périlleux car Juno avance actuellement à 64 km/seconde. Dans le courant de la nuit (03h18 GMT), elle doit freiner pour se positionner correctement et ne pas trop s'exposer au champ magnétique qui entoure Jupiter. Les ingénieurs qui pilotent tout cela à distance, semblent confiants. 'Plusieurs sondes se sont approchées de Jupiter', rappelle Jim Green,un des responsables de la mission à la Nasa. Il cite notamment la sonde Galileo, lancée il y a plus de 20 ans. 'A l'époque, précise-t-il, la sonde Galileo nous a fourni des informations sur la surface de Jupiter et surtout sur ses lunes. Aujourd'hui, avec Juno, on a la possibilité d'aller plus loin dans la connaissance de cette planète'. Le programme Juno a coûté plus d'un milliard de dollars. La sonde a été lancée en 2011, avec à son bord, plusieurs outils d'observation, censés permettre de connaître la composition de Jupiter, savoir entre autre si cette planète possède ou non un noyau central.
Vidéos A la une
C'est une étape qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives. La firme américaine Blue Origin a réussi un quatrième vol d'essai de son lanceur, depuis le Texas. L'engin est monté à une centaine de kilomètres d'altitude. Il s'est ensuite séparé en deux parties, arrivé à son point culminant. Smooth landing with one chute out #GradatimFerociter pic.twitter.com/tyipXecjV2- Blue Origin (@blueorigin) 19 juin 2016 La capsule, inhabitée, devrait accueillir à terme des astronautes. Elle a pu atterrir une dizaine de minutes après le décollage. Mission accomplie, donc, pour ce vol, puisque son objectif était de vérifier si la capsule pouvait revenir sur Terre sans dommages, si l'un des trois parachutes ne fonctionnait pas. A l'avenir, une récupération du lanceur permettrait de réduire les coûts aussi bien pour les opérateurs satellites que pour l'industrie aérospatiale. Fourth flight. Same hardware. Reusable rockets love to fly. #RocketsReused #GradatimFerociter pic.twitter.com/CaRQTI3dOI- Blue Origin (@blueorigin) 19 juin 2016
Vidéos Sciences
'Soyez les bienvenus à musée des sciences de Londres et au défilé de la mode en orbite.' Qui aurait pu penser que les astronautes de la station spatiale internationale comme Tim Peake s'intéressent à l'arbitrage des élégances ? Cinq décennies après Paco Rabanne l'agence spatiale européenne a convié des étudiants des universités de Copenhague, Berlin, Paris et Milan à se pencher sur la mode de l'espace. Farid Bin Karim, Ravensbourne University : 'Donc le dessin du casque vient d'une coquille de Nautile et j'ai imaginé l'autre partie avec ma design fiction. J'ai dû concevoir un scénario dans lequel les gens terraforment une exoplanète pour que nous puissions l'habiter. Que porteraient-ils alors ?' Chaque université avait un thème. A Paris l'Esmod s'est inspiré du sport et de la technologie pour apporter ses solutions de protection dans un environnement spatial particulièrement dangereux. Banina Valeriya Esmod Paris : 'Je viens d'Orenburg qui est la ville natale de Youri Gagarine, et c'est pour cela que je suis fière de participer à ce défilé de monde qui a été inspiré par l'Agence spatiale européenne.' A Milan les étudiants ont plutôt été invités à se pencher sur la vie quotidienne à l'âge spatial. En tout 30 créations ont ainsi été présentées à Londres.
Vidéos Sciences
Reporté trois fois de 24 heures, le lancement de la fusée russe Soyouz a bien eu lieu lundi soir depuis Kourou en Guyane française. Deux reports étaient dus à la météo, un troisième à 'une anomalie sur la centrale à inertie de Soyouz'. Le lanceur russe doit mettre sur orbite deux satellites, dont l'un, Sentinel-1B, aura pour mission de surveiller l'environnement. 'Il y a un tas d'applications notamment liées à la détection des glissements de terrain, les inondations, les mouvements du sol, ce qui nous amène aussi aux services d'urgence, nous assistons tous ces types d'urgences. Quand il y a un séisme, nous pouvons réaliser des cartes des mouvements de terrain, avant et après. Nous avons des cartes montrant la dérive des glaces qui peuvent mettre en danger la navigation. Les nappes de pétrole peuvent être très bien observées grâce aux radars', explique le directeur des programmes d'observation terrestre de l'agence spatiale européenne. Les boosters de Soyouz, une fois vidés, sont largués pour alléger la fusée. Les boosters de Soyouz, désormais vides, sont largués pour alléger la fusée #VS14 #Microscope pic.twitter.com/jduD9JbyzI- CNES (@CNES) 25 avril 2016 L'autre satellite mis en orbite, Microscope, a pour mission de vérifier les fondements de la physique pour des applications futures.
Vidéos A la une
Premier lancement réussi au départ du cosmodrome de Vostotchny, en Russie. Ce jeudi matin, après une première tentative ratée la veille, une fusée Soyouz, chargée de trois satellites, a décollé de la nouvelle base russe qui remplace le célèbre cosmodrome de Baïkonour, au Kazhakstan. Une étape importante pour le renouveau du secteur spatial russe. Vladimir Poutine était sur place pour assister au lancement. 'Nous devons aussi construire une infrastructure au sol pour le lancement de plus grosses fusées, a déclaré le président russe. Et nous n'excluons pas que nous construirons à l'avenir des infrastructures pour des super fusées, pour le départ de missions habitées'. La construction du cosmodrome de Vostotchny a été qualifiée de 'plus grand chantier du pays' par les médias russes et a coûté l'équivalent de cinq milliards d'euros. Moscou louait jusqu'à présent le pas de tir de Baïkonour pour 115 millions d'euros par an.
Vidéos A la une
Ce soir, le satellite européen Sentinel-1B doit être lancé. Il s'agit du frère jumeau d'un premier satellite lancé il y a deux ans. Tous les deux sont équipés d'un radar sophistiqué, capable de fournir des images de la surface de la Terre de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météorologiques. Details on the 2,164-Kilogram Sentinel-1B satellite & its powerful C-SAR Payload: https://t.co/SbUEQBse6z #VS14 pic.twitter.com/tX1EVA2X09- Spaceflight101 LIVE (@S101_Live) April 22, 2016 Les données du premier satellite ont déjà commencé à être exploitées. Volker Liebig, directeur des programmes d'observation de la terre à l'ESA: 'Il y a beaucoup d'applications, par exemple l'observation des glissements de terrain, des inondations, cela nous sert aussi pour les services d'urgence, nous soutenons toutes les formes de situations d'urgence. Quand il y a un tremblement de terre, nous pouvons faire des cartes très précises des mouvements du sol, avant et après. Nous pouvons regarder la dérive des glaces qui pourraient mettre en danger certains trajets. Nous pouvons repérer les déversements d'hydrocarbures avec précision, grâce au radar.' Une fois en orbite à près de 700 km, le satellite Sentinel-1B scrutera chaque zone de la Terre tous les six jours. #Sentinel -1B Earth Observation #satellite will be launched tonight by Arianespace Stay tuned! esa ESA_EO pic.twitter.com/fqUcyISoKG- Thales Alenia Space (Thales_Alenia_S) April 22, 2016 Cette mission fait partie du programme Copernicus de l'Union européenne, pour la surveillance de l'environnement. Il comprend plusieurs paires de satellites Sentinel, pour un montant de 5 milliards d'euros pendant 20 ans. La chute des corps étudiée Soyouz est également chargé d'expédier dans l'espace un microsatellite français Microscope, qui espère trouver une brèche dans la théorie de la Relativité générale élaborée par Albert Einstein il y a un siècle. Il veut vérifier le principe d''équivalence' entre gravitation et accélération sur lequel Albert Einstein a bâti sa théorie. Il va étudier le mouvement relatif de deux corps en réalisant une chute libre la plus parfaite possible. 'Si Microscope trouve une violation du principe d'équivalence, cela sera un moment très important dans l'évolution de la physique', relève le physicien français Thibault Damour. 'On saura que la théorie de la Relativité d'Einstein n'est pas une description complète de la gravitation, qu'il y a de nouvelles forces qui contribuent à celle-ci'. Le CNES (Centre National d'Études Spatiales) est le maître d'oeuvre de Microscope, qu'il finance à 90%. L'ESA est partenaire. Le coût global du satellite, imaginé en 1999, est d'environ 130 millions d'euros. Des étudiants invités La fusée russe embarquera aussi trois 'Cube-Sats', des nano-satellites en forme de cube, mis au point par des étudiants européens dans le cadre du programme 'Fly Your Satellite' de l'ESA qui vise à stimuler les vocations scientifiques. Pour ce vol, les CubeSats, qui accompliront des petits travaux scientifiques, ont été conçus en Belgique, en Italie et au Danemark.
Vidéos A la une
Les avions et les hélicoptères utilisent la navigation par satellite depuis des décennies, mais parfois, le signal GPS n'est pas assez précis. Dans cette édition, nous voyons comment le système européen de positionnement EGNOS entend régler ce problème. Il prête déjà main forte à des équipes de secours aérien au Danemark. On se fie aux systèmes de navigation par satellite pour nous guider sur la route en suivant les indications annoncées pour arriver à destination. Mais le potentiel de tels outils est beaucoup plus vaste. Sur la base des ambulances aériennes à Billund au Danemak, nous allons nous rendre compte qu'ils peuvent être de véritables sauveteurs des airs. Ce service géré par les ambulances aériennes norvégiennes au Danemark est le premier à utiliser un système satellite européen innovant baptisé EGNOS qui rend le vol plus sûr, notamment en cas de faible visibilité. Or la mauvaise météo est une difficulté de taille dans ce pays : 'On a très souvent de la pluie, du brouillard, de la brume et des nuages bas,' insiste Johannes Traberg Christiansen, manager du projet EGNOS au sein de cet organisme de secours. Question de vie ou de mort dans les missions de sauvetage Alors qu'auparavant, la mauvaise météo empêchait ces équipes d'intervenir sur 300 incidents par an, 'EGNOS': https://jeunes.cnes.fr/fr/web/CNES-Jeunes-fr/11227-egnos-le-gps-sans-fai... a changé la donne. 'Quand on n'avait pas de signal satellite, on n'était pas capable de transporter un patient à l'hôpital et donc, la personne n'était pas soignée au mieux, reconnaît Johannes Traberg Christiansen. Or dans ces cas-là, recevoir des soins immédiats et être héliporté à l'hôpital, c'est une question de vie ou de mort,' souligne-t-il. Grâce à ce nouvel outil, le pilote se fie davantage aux instruments qu'aux repères visuels car le système offre dans toute l'Europe, un positionnement horizontal et vertical plus précis que celui fourni par le signal GPS dont la marge d'erreur peut atteindre cinq mètres. 'Ce nouveau système EGNOS est beaucoup plus précis que le système classique GPS, assure Lars Korsgaard Kvols, pilote en chef au service des ambulances aériennes norvégiennes. Il nous permet de mieux nous approcher du sol et désormais, de voler quand les nuages sont encore plus bas et la visibilité encore plus faible,' précise-t-il. Des données GPS affinées EGNOS s'appuie sur des satellites géostationnaires et un réseau de stations au sol qui captent les signaux du système américain GPS pour les affiner. Les données améliorées sont envoyées en temps réel à des récepteurs spécifiques à bord de tout type d'appareil, dans les airs, en mer ou au sol. ESA Television - Videos - 2016 - 01 - EGNOS: Improved landing safety https://t.co/atQqRl4PYH pic.twitter.com/D0Z1GZfbx2- Helge Bjørkhaug (@astrohelge) 12 février 2016 À bord d'un hélicoptère de sauvetage, Lars Korsgaard Kvols nous présente un 'instrument GPS qui est capable de recevoir également le canal EGNOS. Par exemple, poursuit-il, on rentre une procédure d'approche de l'hôpital d'Aarhus. En bas de l'écran, on a le canal EGNOS qui est indiqué, dit-il. Une fois que la procédure est rentrée et confirmée, on peut mettre en route le pilote automatique pour l'ensemble de l'approche GPS et cela nous permet d'arriver à une altitude élevée dans les nuages avant de descendre vers le sol,' affirme le pilote. Les données d'EGNOS sont disponibles gratuitement pour tous ceux qui disposent d'un récepteur adapté. Les pilotes ont simplement besoin des procédures d'approche des sites d'atterrissage qui sont développées par les autorités de contrôle du trafic aérien et enregistrées dans les ordinateurs de bord. 'Évidemment, cela engendre des coûts puisqu'il faut établir les procédures d'approche, concède Johannes Traberg Christiansen, mais en ce qui nous concerne, on n'a aucun frais associé à l'utilisation d'EGNOS.' Egalement utile aux avions de ligne Cet outil peut aussi être utile pour les avions de ligne qui doivent atterrir dans des aéroports qui n'ont pas de Système d'atterrissage aux instruments, synonyme d'équipements de radionavigation coûteux au sol. 'Ce qui est intéressant avec la navigation par satellite - et avec EGNOS -, indique Aline Troadec, spécialiste en navigation par satellite au sein de l'organisation Eurocontrol, c'est qu'on n'aura plus besoin de moyens d'approche basés à l'aéroport, donc on fera une économie au niveau de l'aéroport en termes d'infrastructures locales.' EGNOS est un projet conjoint de l'Agence spatiale européenne (ESA), de la Commission européenne et de l'organisation Eurocontrol qui teste les innovations en matière de trafic aérien dans son Centre expérimental. Sur place, on est bien conscient de l'intérêt du nouveau système pour le trafic passagers. 'EGNOS pourrait apporter un service plus performant que dans le passé, et notamment améliorer l'accès à certains aéroports dans des conditions météo défavorables, explique Aline Troadec : donc, une meilleure ponctualité ou pas de diversion vers un aéroport de déroutement.' Pour l'instant, on estime que moins de 10% des pilotes en Europe ont appris à utiliser EGNOS. New video explains how ESA-designed #EGNOS satnav system delivers safer aircraft landings: https://t.co/KgTUgN9YZe pic.twitter.com/KvvDxLDDr8- ESA Technology (@ESA_Tech) 12 février 2016 Les secours aériens suisses s'apprêtent à l'adopter Actuellement, la Garde aérienne suisse de sauvetage (REGA) se prépare à l'utiliser. L'organisation qui mène plus de 10.000 missions par an a équipé tous ses hélicoptères avec cette technologie et est en train de former ses équipes. 'On a besoin de cette précision à cause du terrain, indique Thomas Gnägi, pilote en chef adjoint à la REGA. On s'approche très près des montagnes et c'est pour cela qu'on a besoin d'un système satellite très précis, mais aussi fiable,' renchérit-il. Tous les hôpitaux suisses sont en passe de devenir accessibles via les approches guidées par EGNOS de manière à secourir au plus vite, les victimes d'accidents de ski par exemple, quelle que soit la météo. 'On a fait beaucoup d'essais en vol, indique Thomas Gnägi. On collabore avec les Forces aériennes suisses et on a installé dans plusieurs appareils de notre Garde aérienne et des Forces aériennes suisses, un outil pour calculer la précision et la fiabilité des systèmes GPS et EGNOS et le résultat, c'est que pour remplir nos objectifs, c'est suffisamment précis et fiable,' dit-il. En complément de Galileo EGNOS est en réalité, le précurseur de Galileo, le vaste système européen de positionnement par satellite qui est destiné à concurrencer le GPS et dont la constellation est en cours de déploiement. 'EGNOS vient en complément de GPS et EGNOS a pour vocation de venir aussi en complément de Galileo, indique Aline Troadec d'Eurocontrol, il vient donner des corrections, un niveau de confiance supplémentaire dans les systèmes puisqu'il améliore les performances.' Ces performances vont se traduire dans le domaine du secours par une meilleure réalisation des missions et de précieuses minutes en plus. 'Plus le signal par satellite sera précis, plus ce sera bénéfique pour tout le monde et au final, pour les patients, estime Lars Korsgaard Kvols, du service des ambulances aériennes norvégiennes. C'est pour cela qu'on est là, pour secourir le plus de personnes possible,' insiste-t-il. Thales Alenia Space signs new #EGNOS framework contract with ESA http://t.co/h6NGCLYDR3 pic.twitter.com/ZtL0Xat5fU- Thales Group (@thalesgroup) 12 septembre 2014
Vidéos A la une
Un décollage réussi pour la mission russo-européenne ExoMars 2016. La fusée russe Proton s'est arrachée à la gravitation terrestre ce lundi à dix heures et demi, heure de Paris. À son bord le satellite Trace Gas Orbiter et l'atterrisseur Schiarapelli qui ont désormais quitté l'orbite de la Terre et se dirigent vers la planète rouge. Le voyage doit durer 7 mois : le 16 octobre, le module Schiarapelli entamera sa descente de 3 jours vers le sol de Mars et Trace Gas Orbiter se placera en orbite de la planète rouge pour tenter d'y détecter des traces de gas, et en particulier de méthane, dans l'atmosphère de Mars. 'Avec ce lancement réussi, les scientifiques sont ici au comble de l'excitation' dit Jeremy Wilks, l'envoyé spécial d'Euronews au cosmodrome de Baïkonour où la fusée Proton a décollé ce lundi matin. 'Pour la plupart, c'est la première fois qu'ils construisent et envoient des instruments sur Mars. Il reste bien des obstacles à surmonter : les instruments doivent démontrer qu'ils fonctionnent dans l'espace et encore un voyage de 7 mois avant que ne commence l'étape véritablement scientifique de la recherche de traces de vie.'
Vidéos Sciences
Une fusée japonaise H2-A a placé mercredi dans l'espace un satellite à rayons X qui devrait donner aux scientifiques une autre image de l'univers, selon une vidéo diffusée en direct par l'Agence japonaise d'exploration spatiale (Jaxa). Le 30ème exemplaire de ce lanceur est parti comme prévu à 08h45 (GMT) de la base de Tanegashima, pour une mission qui était prévue vendredi dernier mais avait été reportée pour cause de météo défavorable. 'La fusée suit la trajectoire prévue', a déclaré la commentatrice de l'agence, confirmant peu après que le satellite Astro-H s'était séparé comme prévu après quelque 14 minutes de vol, sous les applaudissements des techniciens de la salle de contrôle. Selon la Jaxa, Astro-H est censé pouvoir apporter des éléments de réponse inédits à des questions universelles comme: 'Quelles sont les lois de la physique dans des conditions extrêmes? Que s'est-il passé au moment de la création de l'univers? Comment les galaxies se sont-elles formées et ont-elles évolué? Comment grandissent les trous noirs et quelle est leur influence alentour?' Engin de 14 mètres de long sur 9 de large et pesant 2,7 tonnes, Astro-H embarque 200 miroirs de recueil et concentration des rayons X vers des instruments de dernière génération, dont quatre télescopes et deux détecteurs à rayons X, un système d'extension de focale avec deux autres détecteurs et un spectromètre. 'Il va ainsi regarder la région du spectre de rayons X de très haute énergie'. Le Japon n'en est pas à son premier satellite de ce type, plusieurs autres ont été placés en orbite depuis 1979, le plus récent, Suzaku, datant de 2005. Le lanceur H-2A, développé avec la Jaxa et exploité par le conglomérat Mitsubishi Heavy Industries (MHI), a enregistré ainsi, avec le tir de mercredi, 29 succès sur 30 tirs, le précédent ayant eu lieu en novembre dernier pour le placement en orbite d'un satellite commercial canadien. Avec un taux de réussite de 97%, cette fusée est en théorie une solide concurrente de lanceurs étrangers, comme Ariane, mais le coût des tirs reste plus élevé malgré des progrès, et elle souffre d'un retard considérable sur les missions commerciales, ayant essentiellement servi à placer des satellites institutionnels ou gouvernementaux japonais. Quelque 75% des envois dans l'espace de satellites commerciaux nippons ont été confiés à Ariane. La volonté de MHI, de la Jaxa et des autorités est néanmoins de parvenir à développer d'ici à 2020 une nouvelle génération de lanceur mieux armé pour rivaliser non seulement sur le plan technique mais aussi financier.
Vidéos A la une
Dans la capitale nord-coréenne, Pyongyang, le lancement réussi de la fusée Kwangmyong 4 est accueilli avec ferveur par la population... en tout cas, celle montrée par la télévision d'Etat. Le leader, Kim-Jong-Un, est adulé. Ce qui est considéré par la quasi totalité du monde comme une nième provocation est ici vécu comme une prouesse. 'Les mots me manquent pour exprimer à quel point je me suis sentie heureuse quand j'ai entendu la nouvelle du lancement réussi de la fusée, raconte une jeune femme, Cha Jong Sim. J'ai alors réellement ressenti à quel point nous sommes un pays puissant.' 'Je suis très fier d'étudier dans l'université d'un pays qui excelle au point d'être capable de lancer un satellite terrestre doté de sa propre technologie, poursuit un étudiant de l'Université Kim Il-sung, Paek Jin Hyok. Et je veux à mon tour contribuer au développement de notre pays et à son avance technologique.' Les réactions sont, évidemment, diamétralement opposées dans la capitale du voisin sud-coréen. A la gare de Séoul, la population manifeste une réelle inquiétude en regardant défiler en boucle les images du lancement. 'Je pense que la Corée du Sud et la communauté internationale doivent s'unir pour que la Corée du Nord cesse de mener des tests nucléaires et de lancer des missiles, commente Kim In-hwan. Il faut plus de sanctions. Et des sanctions plus fermes et vraiment effectives.'
Vidéos A la une
Un nouveau geste de défi de la Corée du Nord face à la Communauté internationale : comme annoncé par la télévision sud-coréenne, Pyongyang a procédé cette nuit au lancement d'une fusée de longue portée, un tir interdit par plusieurs résolutions des Nations Unies. Le régime nord coréen avait averti mardi de son intention de lancer prochainement une fusée transportant un satellite mais le tir, ce matin, a été condamné de toutes parts, à commencer par le Japon : Shinzo Abe, Premier ministre japonais : 'Nous ne tolérerons pas le fait que la Corée du Nord continue avec ses lancements malgré les appels répétés à la retenue. Après le test nucléaire en janvier, ce missile constitue une violation flagrante des résolutions du Conseil de Sécurité. Nous allons faire le mieux que nous pouvons pour protéger la sécurité de nos peuples'. Une réunion d'urgence du Conseil de Sécurité des Nations Unies a été convoquée pour aujourd'hui. Sous ce nouveau coup de pression, peut-être Chine et Etats-Unis vont-ils cette fois trouver une position commune, chose qui s'est avérée impossible depuis le dernier test nucléaire nord coréen le 6 janvier.
Vidéos Sciences
Tout au long de cette année, nous suivons la mission ExoMars qui vise à chercher des traces de vie sur la planète rouge. Le premier des deux vaisseaux spatiaux décolle dans quelques semaines et nous disposons d'un accès exclusif à l'équipe en charge du projet. Pour ce premier épisode, nous avons rencontré Jorge Vago, l'un des scientifiques du projet ExoMars à l'Agence spatiale européenne. 'Un désert froid et hostile' 'Mars, décrit-il, c'est un désert froid et hostile avec une atmosphère très mince qui est baigné de radiations cosmiques et de rayonnement UV intense, ce n'est vraiment pas un endroit où on voudrait être.' Puis il nous précise le calendrier : 'En mars, une fusée russe Proton va lancer notre premier vaisseau vers Mars - on veut percer le mystère du méthane sur Mars - et une deuxième mission qui sera menée dans quelques années prévoit d'amener au sol un rover et une plateforme de surface.' 'Scientifiquement très ambitieux' 'On y va vraiment pour chercher des traces de vie grâce au rover ExoMars, poursuit le scientifique, une fois sur Mars, il sera confronté à de la poussière fine - très problématique pour se déplacer - et à des rochers.' Enfin, il revient sur les enjeux de cette mission : 'C'est techniquement difficile, c'est scientifiquement très ambitieux et du point de vue de la programmation, ce n'est pas souvent que deux agences travaillent ensemble pour mener une mission sur une autre planète.' #ExoMars on the road for launch: Watch latest status update & mission overview ahead of launch in March: https://t.co/yTCq1YeNQO- ESA_ExoMars (ESA_Exomars) 12 Janvier 2016
Vidéos Sciences
Les Etats-Unis ont rendu hommage aux sept astronautes tués dans l'explosion de la navette Challenger il y a tout juste trente ans. Le 28 janvier 1986, la navette explosait 73 secondes après son lancement et pour la première fois en direct à la télévision. L'accident avait été provoqué par un joint défectueux d'une des deux fusées d'appoint.
Vidéos Sciences
Une version sans pilote de l'engin spatial russe Soyuz, appelé Cargo Progess 62, a décollé ce matin de Baïkonour au Kazakhstan. Il transporte 2,8 tonnes de nourriture et de fuel pour l'équipage à bord de la station spatiale internationale (ISS).
Vidéos A la une
Saviez-vous que 58% de l''économie spatiale':http://ec.europa.eu/growth/sectors/space/index_en.htm mondiale s'appuient sur les données d'observation de la Terre par satellite ? Dans cette édition, Business Planet vous emmène en Italie pour découvrir les opportunités de business dans cette branche pour les petites et moyennes entreprises grâce au programme Copernicus qui se veut un vrai moteur de croissance. Elements-clé sur le programme Copernicus Le programme Copernicus est un système européen qui fournit des données d'observation de la Terre. Il met à disposition des informations opérationnelles en accès intégral, libre et gratuit. Les données transmises par le programme contribuent à la protection des citoyens européens en cas de situation d'urgence comme une catastrophe naturelle ou une crise humanitaire. Copernicus crée des opportunités en termes d'activité et d'emploi. D'après les estimations de l'OCDE, 58% de l'économie spatiale mondiale s'appuient sur des données satellitaires. Planetek est une PME italienne qui a développé sa propre gamme de produits à partir des informations fournies par Copernicus dans les domaines de l'urbanisme, de la mise à jour de cartes, de la défense et de la sécurité. L'entreprise a reçu le prix Felix Industry en Italie, une récompense pour l'excellence de son travail dans le secteur de l'aérospatial. Créations d'emploi à la clé Nous nous sommes rendus au siège de l'Agence spatiale italienne à Rome pour y rencontrer Massimo Antoninetti, chercheur au sein du Conseil national italien de la Recherche. 'Si on analyse l'impact potentiel du programme Copernicus sur l'économie européenne, on peut s'attendre d'ici 2030 à un bénéfice financier de 30 milliards d'euros et à la création d'au moins 50.000 emplois,' assure-t-il. Un secteur d'avenir donc pour PME innovantes à l'image de Planetek Italia, une société basée à Bari dans la région des Pouilles. Sa spécialité, c'est la géographie. Depuis 21 ans, elle interprète les données récoltées par les satellites au sein d'applications qui renseignent sur la nature et l'évolution des sols, des mers, de l'urbanisation ou encore des surfaces agricoles. Une garantie de long terme Le lancement du programme Copernicus l'an dernier est venu doper les ambitions de la PME, comme nous l'a expliqué son président directeur général, Giovanni Sylos Labini. 'Le programme Copernicus est très important pour nous parce qu'il nous assure plus de données environnementales à transformer en plus d'informations environnementales pour nos clients,' insiste-t-il. L'accès libre et gratuit aux données de Copernicus étant garanti jusqu'en 2034, l'entreprise de Giovanni peut planifier son développement sur le long terme. Et il s'annonce spectaculaire. 'Grâce à Copernicus, dans les dix prochaines années, Planetek Italia va quintupler voire décupler. Aujourd'hui, nous avons 50 salariés, demain nous en aurons 250 à 500,' s'avance Giovanni Sylos Labini. La PME de Giovanni fait partie de ce qu'on appelle les industries d'aval de l'économie spatiale qui devraient capter l'essentiel des retombées économiques du programme Copernicus. Un accès universel et gratuit Concrètement, 'Copernicus, c'est le programme européen d'observation de la terre par les satellites Sentinel : il vise à offrir un accès continu, indépendant et fiable aux informations sur l'environnement, le territoire et la sécurité,' précise Massimo Antoninetti. Citoyens, chercheurs, entrepreneurs ou encore autorités publiques : ces informations s'adressent à tous. Elles peuvent apporter un réel plus à de nombreux secteurs d'activité tels que ceux des hydrocarbures, des assurances et des transports. Pour y accéder, rien de plus facile, assure Massimo Antoninetti : 'Après une simple inscription, il vous suffit de vous rendre sur le portail en ligne de l''Agence spatiale européenne':http://www.esa.int/fre/ESA_in_your_country/France pour vous identifier et télécharger directement et gratuitement les images sur votre ordinateur.' A bon entendeur !
Vidéos A la une
Philae, héros interplanétaire... Au bout de dix ans de voyage comme passager de la sonde européenne Rosetta, il réalisait il y a un an jour pour jour une première historique en se posant sur le noyau de la comète Tchouri, après une descente de sept heures en chute libre, à plus de 510 millions de km de la Terre. Un exploit qui a tenu en haleine le monde entier. Même si l'atterrissage ne s'est pas passé comme prévu et que le petit robot-laboratoire a rebondi trois fois pour finalement se retrouver coincé sur trois pieds et de travers... Notre journaliste Claudio Rosmino a vécu l'événement du centre de contrôle de Darmstadt, il se souvient : 'Cela a été une explosion de joie, comme à la fin d'un match, d'une finale de Coupe du monde. Tout le monde s'est embrassé, hurlait, il y avait beaucoup d'émotion. Cela a été un moment émouvant aussi d'un point de vue professionnel, pour tous les scientifiques qui étaient là, c'était l'aboutissement d'un objectif de 20 ans de carrière pour certains'. Philae n'a pu travailler que deux jours et demi, il a foré dans le vide, mais le flot de données qu'il a collecté est énorme. Il a pu les transmettre en trois fois à Rosetta qui, elle aussi a fait des découvertes. Kathrin Altwegg, la responsable de l'instrument Rosina embarqué sur la sonde nous explique : 'La plus grande surprise jusqu'ici, c'est la découverte d'oxygène moléculaire, ce n'était pas attendu du tout et cela peut nous en dire beaucoup sur la provenance de ces molécules et où elles ont été formées.' Rosetta a reniflé cet oxygène moléculaire et Philae a également capté des molécules organiques complexes : deux découvertes majeures... Et les scientifiques espèrent maintenant que Rosetta, qui se trouve à 200 km de la comète, va pouvoir reprendre contact avec Philae. L'ESA estime qu'il suffirait de contacts d'une dizaine de minutes par jour pour que les scientifiques réalisent leurs expériences, comme une nouvelle tentative de forage. 'Qu'est ce qui va se passer maintenant ? D'abord, si Philae est en bonne condition, il pourra encore fournir d'importantes données scientifiques, on le saura dans les semaines à venir, la fenêtre de possibilités va durer jusqu'à fin janvier. Après cela, la balle sera dans le camp de Rosetta, ce sera à elle de faire ce qu'il est encore possible de faire au niveau scientifique et puis, naturellement, on attend ce grand moment symbolique mais aussi important pour la mission, c'est-à-dire lorsque Rosetta se posera en septembre prochain sur la comète Tchourioumov, on verra alors s'il y a encore une phase opérationnelle possible après cet atterrissage' nous explique Claudio Rosmino. Now I'm closer to #67P again (approx 170km today) I'm listening out for Philae2014...wish we could reminisce about #CometLanding together...- ESA Rosetta Mission (ESA_Rosetta) 12 Novembre 2015 From one #CometLanding to another... planning my 'controlled impact' onto #67P next year... https://t.co/wwcNE3PeID pic.twitter.com/DKxyvIVRWv- ESA Rosetta Mission (@ESA_Rosetta) 12 Novembre 2015
Vidéos A la une
Repérer les avions partout dans le monde dès 2017, c'est l'objectif de l'accord scellé mercredi à l'ONU. Les experts réunis à la Conférence mondiale des radiocommunications à Genève ont décidé d'attribuer des fréquences radioélectriques aux satellites qui pourront recevoir des signaux émis par des avions. Aujourd'hui 70% de la surface terrestre (océans, déserts, montagnes) ne permet pas cette surveillance. Très concrètement, les experts réunis à Genève ont décidé d'attribuer la bande de fréquences 1 087,7-1 092,3 MHz au service mobile aéronautique par satellite (Terre vers espace) pour la réception par les satellites stations spatiales des émissions de signaux dits ADS-B (surveillance dépendante automatique en mode diffusion) provenant des émetteurs d'aéronefs, a précisé l'UIT dans un communiqué. L'information sera ensuite renvoyée automatiquement aux stations terrestres en charge du contrôle aérien. L'accord devra être mis en place par l'Organisation de l'aviation civile internationale. Cet accord intervient à la suite de la disparition et de la perte tragique du vol MH370 de la Malaysian Airlines assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin en mars 2014 avec 239 personnes à bord, qui avait suscité un débat au niveau international sur le suivi des vols à l'échelle mondiale. A ce jour l'épave de l'avion n'a toujours pas été localisée.
Vidéos A la une
Des chercheurs ont simulé une mission sur Mars, en Autriche, sur un glacier présentant les même caractéristiques que la planète rouge.
Vidéos A la une
Cette semaine dans Business Planet, Serge Rombi vous fait découvrir les incroyables opportunités pour les PME dans le domaine des applications liées à la navigation et aux satellites. Notre reporter vous expliquera également comment vous faire accompagner dans ce secteur. Serge Rombi, euronews : 'Bonjour à tous ! Bienvenue dans Business Planet, ici à Canary Wharf, l'un des hauts lieux du business à Londres. Cette semaine, je vous fais découvrir les opportunités pour les PME européennes dans le domaine des applications liées aux satellites et à la navigation. Kathrin Sturm est avec nous. Vous êtes la représentante de l'un des plus grands réseaux d'innovation dans ce secteur-là, qui est un secteur en pleine santé. Kathrin Sturm, coordinatrice de l'European Satellite Navigation Competition (ESNC) : 'Le marché global devrait atteindre les 250 milliards d'euros annuels en 2022. Aujourd'hui, 6 à 7 % de l'économie de l'Union européenne dépend déjà de la disponibilité des signaux de navigation par satellite '. Serge Rombi, euronews : 'Et cela concerne notamment l'économie numérique. Un exemple, tout de suite, ici, à Londres.' Des cartes qui donnent des indications de temps, plutôt que de distances. Cette technologie a été développée par une PME - iGeolise - en 2009. Résultat : 11 créations d'emplois en 6 ans, un chiffre d'affaires multiplié par 4 chaque année, et l'ouverture d'une filiale à Kaunas en Lituanie. Immobilier, recherche d'emplois, ou tourisme : les plus grands acteurs du web en Grande-Bretagne utilisent désormais cette technologie Charlie Davies, cofondateur de iGeolise : 'Cela a permis à nos clients de multiplier jusqu'à 3 fois leur taux de conversion juste en faisant des recherches en temps plutôt qu'en distance. Autrement dit, ils font plus de business avec le même nombre d'utilisateurs.' Pour fonctionner cette plate-forme utilise les données de navigations des satellites, le GPS bien sûr, mais également EGNOS, le service européen de navigation par recouvrement géostationnaire. Serge Rombi, euronews : 'Alors, Kathrin, la plate-forme de Charlie Davies utilise des informations qui viennent de EGNOS, qu'est-ce que c'est exactement EGNOS?' Kathrin Sturm, coordinatrice de l'European Satellite Navigation Competition (ESNC) : 'EGNOS, c'est un système pré-Galileo. Il se compose de satellites géostationnaires et d'un réseau de stations terrestres partout en Europe. Il augmente les capacités du GPS, le rend plus fiable et plus précis. C'est un système gratuit. Il est là et comme Charlie, tous les entrepreneurs peuvent l'utiliser.' En 2012, l'entreprise de Charlie Davies a décroché un prix de l'European Satellite Navigation Competition : un vaste mécanisme de soutien pour les entrepreneurs qui innovent dans ce domaine, co-financé par la Commission européenne. Charlie Davies, cofondateur de iGeolise : 'Remporter cette compétition a été un énorme catalyseur pour notre société. Non seulement, nous avons été acceptés au sein de la communauté satellitaire, mais avec la récompense de 7 mille euros, on a aussi pu développer notre premier prototype et la première campagne de presse que nous avons eue, nous a permis de décrocher notre premier gros client au Royaume-Uni.' Au-delà des prix attribués chaque année, la compétition offre aux entrepreneurs un accès à quelque 130 acteurs du secteur, 240 experts internationaux, et 40 incubateurs spécialisés. Rendez-vous au printemps 2016 pour la prochaine édition. Serge Rombi, euronews : 'Alors Kathrin, moi aussi, j'ai envie de profiter des incroyables opportunités offertes par ce secteur. Quelles sont les clés du succès ?' Kathrin Sturm, coordinatrice de l'European Satellite Navigation Competition (ESNC) : 'Ce dont vous avez besoin, c'est d'un soutien et d'une expertise, d'avoir accès aux bons parternaires, et d'une visibilité internationale. Et c'est exactement ce que nous offrons : nous vous aidons et nous aidons les entrepreneurs à développer leurs applications innovantes.' Serge Rombi, euronews : 'Merci Kathrin. Toutes les infos sont sur la page web de Business Planet. Quant à nous, on se retrouve dans 15 jours pour un nouvel épisode !'
Vidéos A la une
Noël en juillet pour les astronautes de l'ISS : le vaisseau de ravitaillement russe Progress a réussi son arrimage à la station spatiale internationale ce dimanche. A son bord : 2,3 tonnes d'oxygène, de nourriture et d'équipements scientifiques, mais aussi des paquets personnels pour les trois spationautes de l'ISS : les Russes Guennadi Padalka et Mikhaïl Kornienko, et l'Américain Scott Kelly. Au centre de contrôle de Roscosmos, près de Moscou, c'est le soulagement. Le précédent vaisseau cargo de l'agence spatiale russe s'était désintégré dans l'espace le 8 mai, ouvrant une série noire. Le 28 juin, c'est la fusée américaine Falcon 9 de SpaceX, dont la capsule non habitée Dragon devait approvisionner l'ISS, qui explosait à son tour, faisant craindre un épuisement des vivres en orbite. Grâce au succès du jour, l'ISS a de quoi tenir un an.
Vidéos Sciences
Les moteurs de fusée sont des bijoux de précision. Leur fabrication dure des mois, et une fois au point, ils doivent fonctionner parfaitement du premier coup. Découvrez ces incroyables machines dans ce nouveau numéro de Space. Construire une fusée peut prendre des années, alors qu'une poignée de secondes à peine suffit à son lancement. Un événement d'une rare intensité, car chaque fusée est à usage unique puisqu'aucun des éléments n'est récupéré et donc réutilisé entre deux tirs. Avant le décollage, tout se joue près de Vernon à 75 km au Nord-Ouest de Paris, sur le site du motoriste spatial français, Snecma. C'est ici, à l'abri des regards, que les moteurs sont allumés pour la première dans un énorme nuage de vapeur. Le point avec Thierry Delaporte, le directeur du site Snecma Vernon (Groupe Safran) : 'Cinq, quatre, trois, deux, un, zéro. À ce moment-là, on démarre les turbopompes ici, qui envoient l'hydrogène et l'oxygène dans la chambre de combustion du moteur Vulcain, qui est le premier moteur à s'allumer. Une fois que l'on a vérifié son bon fonctionnement, au bout d'environ 5 secondes, à partir de ce moment-là, on allume les deux propulseurs d'appoint à poudre, et hop, la fusée décolle.' Trois moteurs sont fabriqués sur ce site : le 'Vulcain 2': utilisé sur l'étage principal d''Ariane 5':http://www.arianespace.com/spaceport-ariane5/overview.asp, un plus petit - le HM7B - utilisé sur l'étage supérieur et le Vinci, encore en phase de développement. Tous fonctionnent sur le même principe, grâce à la poussée, c'est-à-dire la force exercée par l'accélération de gaz le long de la tuyère, comme nous l'explique Thierry Delaporte : 'La colonne vertébrale d'un moteur cryogénique aujourd'hui, c'est la chambre de combustion, qui est ici. On a la chambre de combustion, qui est suivie par la partie dite divergent, ou les gaz s'accélèrent, pour donner la poussée. Le dernier élément essentiel de ce moteur, c'est ce qu'on appelle le cardan, qui se trouve en haut. Le moteur est fixé à la fusée par l'intermédiaire de cette pièce, qui reprend l'ensemble de toute la poussée, qui assure que la fusée va s'élever, et permet également par ce système d'axe, d'orienter le moteur.' Une usine de pointe qui doit continuellement s'adapter aux besoins spécifiques de chaque client et anticiper sur la concurrence. Ariane 6 viendra ainsi remplacer Ariane 5. La future fusée qui se veut avant tout versatile, sera équipée de 2 ou 4 boosters et pourra lancer au choix 5 ou 10 tonnes de charges utiles, selon Gaele Winters, le directeur des lanceurs de l'Agence spatiale européenne (ESA) : 'Ariane 6 constitue la suite logique d'Ariane 5. La principale nouveauté réside dans la réduction de 50 % du coût du kilo de charge utile envoyé dans l'espace par rapport à aujourd'hui. Nous utilisons des technologies qui ont déjà été développées ou qui sont sur le point de l'être. Prenez le moteur par exemple, on va utiliser celui développé pour Ariane 5 que nous allons moderniser et améliorer, mais selon les mêmes principes. On utilisera aussi un booster qui sera équipera également sur notre prochain petit lanceur Vega. En fait, nous mutualisons les ressources pour nos différents systèmes de lanceur.' Le marché a beau évolué, le coeur de métier de l'industrie spatiale ne change pas : ce qui compte, c'est la force de poussée des moteurs : soit 134 tonnes - l'équivalent de 4 Airbus A320 -, 320 kilos par seconde de débit, ce qui représente à peu près deux baignoires qui se vident en une seconde.
Vidéos Sciences
Sera-t-il capable de ravitailler la station spatiale internationale ? Un vaisseau cargo russe lancé ce matin depuis Baïkonour est en difficulté. Il n'a pas émis de signal pendant une heure, avant d'être localisé, mais pas au bon endroit, à 38 km au dessus de l'ISS. Le vaisseau cargo Progress doit livrer la station spatiale internationale : il transporte 2,5 tonnes de matériel, nourriture, combustible, oxygène, Le rendez-vous est reporté à jeudi. Et pour l'anecdote, le vaisseau cargo apporte un drapeau soviétique, pour que les trois cosmonautes russes de l'ISS puissent commémorer la victoire contre les nazis, il y a 70 ans.
Vidéos Sciences
Le vaisseau cargo inhabité Progress donne du fil à retordre aux autorités russes. Non seulement, il ne va pas ravitailler la Station spatiale internationale, l'ISS, comme prévu, mais il a également commencé sa chute vers la Terre, selon un responsable s'exprimant sous couvert d'anonymat. Ce responsable a indiqué ce mercredi que le lieu exact de la chute du vaisseau n'était pas connu, mais que la quasi-totalité des engins spatiaux du même type se désintégraient en général dans l'atmosphère ou atterrissaient dans les océans. Peu après le lancement mardi du vaisseau par une fusée Soyouz depuis le cosmodrome de Baïkonour, les opérateurs russes avaient rencontré des problèmes de transmission. Le Progress, qui transporte du matériel scientifique et des produits de première nécessité, devait s'amarrer jeudi à la Station spatiale internationale. Les six membres de l'ISS disposent de plusieurs mois de réserves. Avec AFP
Vidéos A la une
Voyage plus compliqué que prévu pour le vaisseau ravitailleur de l'ISS. Lancé ce mardi matin de Baïkonour au Kazakhstan, le cargo spatial russe Progress devait s'amarrer six heures plus tard à la Station spatiale internationale. Mais le centre de contrôle a perdu sa trace avant de la retrouver quelques instants plus tard, en dehors de son orbite, à une trentaine de kilomètres au-dessus de l'ISS. L'agence spatiale russe évoque des problèmes de transmissions de données, mais assure que le cargo pourra remplir sa mission. L'arrimage a été fixé à jeudi. Ce cargo spatial doit ravitailler en nourriture et en eau la Station spatiale internationale. Il transporte également du matériel scientifique, et même un drapeau soviétique, afin que les cosmonautes russes puissent commémorer, depuis l'espace, le 70e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie. Images du vaisseau Progress en difficulté
Vidéos Sciences
Dans ce numéro de Space, largons les amarres et aventurons-nous sur la Manche pour voir comment les données satellite sont utilisées pour mieux comprendre les océans qui recouvrent 70 % de la surface totale de la Terre Notre reporter Jeremy Wilks a donc pris place à bord du navire de recherche 'Plymouth Quest' pour partager la vie des scientifiques du Laboratoire marin de Plymouth situé à 350 km au sud-ouest de Londres. Objectif : comprendre comment l'utilisation combinée de données satellitaires et de relevés marins contribue à une meilleure compréhension de nos océans. L'apport de la technologie permet aujourd'hui de mesurer, cartographier et modéliser chaque paramètre - chimique, physique, biologique - à l'échelle planétaire. Lors de cette sortie au large des côtes de la Manche, l'équipe de scientifiques s'est tout particulièrement intéressée à la couleur de l'eau qui témoigne notamment de la présence plus ou moins dense de phytoplancton. Une information qui va leur permettre d'extrapoler l' évolution à venir des océans et le moyen d'y faire face. Courant 2015, un nouveau satellite de l'ESA - baptisé Sentinel 3 - rejoindra la flotte d'observation de la Terre déjà en orbite dans le cadre de Copernicus. Ce programme européen marque une nouvelle étape dans l'observation des océans en offrant un flux ininterrompu de données depuis son orbite polaire. De quoi permettre aux chercheurs de continuer à croiser les informations envoyées par les satellites et celles recueillies sur zone pour arriver à terme à déchiffrer complètement les océans.
Vidéos A la une
Pour la première fois dans l'Histoire de l'Humanité, un petit robot a réussi, le 12 novembre 2014, à se poser sur une comète. Un événement qui vient couronner une aventure spatiale entamée il y a vingt ans. Le module d'atterrissage Philae nous a déjà fait parvenir des clichés de la comète 'Tchouri'. Seul bémol à cette avancée majeure de la recherche spatiale, les harpons de l'atterrisseur n'ont pas fonctionné. En clair, il n'est pas ancré à la surface. Notre envoyé spécial s'est rendu au Centre spatial de Darmstadt, en Allemagne, pour rencontrer l'un des responsables du projet. 'Je suis fier des gens qui ont travaillé sur cette machine. C'est la preuve de ce que l'on peut faire à l'international, de ce que la coopération peut donner. Pas seulement en Europe mais aussi dans le monde', explique le scientifique Matt Taylor. Et lorsqu'on lui demande s'il a un message pour Philae, il répond : 'bravo, tu y es arrivé. Maintenant fais des recherches pour nous, on se rappelle.' 'Ce qui est arrivé ce 12 novembre, à un demi-milliard de kilomètres de la Terre, est un succès exceptionnel. Un petit pas dans le vide sidéral pour ce module d'atterrissage, mais un grand pas pour la science et la connaissance de l'espace. L'équipe d'ESA a remporté une manche. C'est à présent au module de lever le voile sur l'un des plus grands mystères de l'origine de la vie', conclut notre envoyé spécial Claudio Rosmino.
Vidéos Sciences
Depuis une dizaine d'années maintenant, les champions du tourisme spatial prédisent l'émergence rapide d'une nouvelle industrie. L'accident mortel de SpaceShipTwo au cours d'un vol d'éssai dans le désert de Mojave au nord-est de Los Angeles va certainement retarder l'essor de cette industrie. SpaceShipTwo appartient à Virgin Galactic du milliardaire Richard Branson. Virgin Galactic est une entreprise pionnière dans le domaine du tourisme spatial et compte déjà plus de 600 clients pour de futurs périples dans l'espace avec un coût du billet de 250.000 dollars par personne. Son principal concurrent c'est l'américain XCOR Aerospace et son billet à 100.000 dollars. Virgin Galactic a déjà fait signer des candidats comme Leonardo di Caprio mais il y a de quoi hésiter désormais pour ces candidats fortunés. Le crash de SpaceShipTwo qui s'est séparé de son avion de lancement a causé la mort du pilote et blessé grièvement le co-pilote. 'Nous ne mènerons aucun vol public tant que moi-même et des membres de ma famille ne seront pas en mesure de voler, mais nous allons persévérer', a déclaré Richard Branson. Virgin Galactic comptait effectuer son premier vol avec passagers à la fin de l'année.
Vidéos A la une
Le vaisseau spatial de Virgin Galactic, SpaceShipTwo, s'est écrasé ce vendredi dans le désert du Mojave en Californie. Il s'agissait d'un vol d'essai de la navette. L'avion baptisé 'WhiteKnightTwo' qui le transportait, accroché sous ses ailes, 'a atterri en sécurité', indique Virgin. Selon la firme, le vaisseau a souffert d'une 'anomalie en vol'. Le sort des deux pilotes reste inconnus. Selon la police locale, au moins une personne a été tuée et autre blessée dans le crash. L'ambition du projet de Virgin Galactic est de faire voler des touristes à la frontière de l'espace. Des centaines de personnes ont déjà pris des réservations pour un vol suborbital de quelques minutes en apesanteur à bord de SpaceShipTwo, versant une avance sur les 200.000 dollars que coûte le billet.
Vidéos Sciences
IXV : le défi de la rentrée dans l'atmosphère Pour les véhicules spatiaux, la rentrée dans l'atmosphère, c'est le moment où - pourrait-on dire - ça passe ou ça casse. C'est la phase où les satellites s'enflamment et où les astronautes retiennent leur souffle. Un nouveau vaisseau de l'ESA baptisé IXV sera lancé dans l'espace en novembre 2014 dans l'objectif de fournir de nouvelles données aux ingénieurs alors qu'ils tentent de maîtriser cette délicate transition entre l'espace et la planète Terre. Dans cette édition de Space sur euronews, le manager du programme IXV Giorgio Tumino nous présente le véhicule. Nous abordons aussi, images rares à l'appui, les conditions et les risques de cette rentrée atmosphérique. OK Long version for Euronews.com IXV : l'Europe relève le défi de la rentrée dans l'atmosphère Partir dans l'espace, on sait faire : il suffit de prendre place dans une fusée et décoller. Mais qu'en est-il du retour sur Terre ? La rentrée dans l'atmosphère reste l'un des plus grands défis à relever pour le secteur spatial. Un moment où - pourrait-on dire - ça passe ou ça casse. Pour s'y confronter, l'expérimentation ne suffit pas, rien ne vaut les conditions réelles. C'est justement ce que s'apprête à expérimenter le nouveau véhicule de l'Agence spatiale européenne (ESA) baptisé IXV. Le manager du programme, Giorgio Tumino, nous présente 'l'unité de vol qui s'envolera à bord de Vega le mois prochain.' Mais avant cela - on l'imagine -, de nombreuses recherches ont été nécessaires notamment des essais réalisés grâce à un prototype de test. 'L'objectif de la mission de l'IXV est de faire la lumière sur toutes les zones d'ombre qui entourent la rentrée dans l'atmosphère.' Pour progresser dans ce domaine où l'ESA a jusqu'à présent peu investi, ce nouvel engin sera donc acheminé par une fusée Vega à une altitude de 430 kilomètres - similaire à celle où se trouve la Station spatiale internationale -, puis amorcera sa descente vers un endroit précis sur Terre. En attendant, la phase de préparation se poursuit et des vérifications sont encore en cours. Giorgio Tumino nous détaille les différents éléments de l'engin : 'à l'avant, se situe la baie avionique ; dans la partie arrière, les quatre moteurs à réaction.' Au niveau du fuselage, il nous fait découvrir 'la protection thermique à base de céramique, un matériau extrêmement performant'. Celle-ci présente des 'points où sont placés les capteurs de pression, des jauges de contrainte,' indique-t-il. Le retour sur Terre n'a rien d'une promenade de santé. Lorsqu'il pénètrera dans l'atmosphère à une vitesse de 28.000 km/h, les parois de l'IXV seront exposées à une chaleur extrême : les frottements de l'air feront monter le nez et les gouvernails à une température de 1800 degrés Celsius. Le phénomène atteint un pic à une altitude très spécifique de notre atmosphère : une zone où tout se joue comme nous l'explique José Longo, la référence en matière de rentrée atmosphérique au sein de l'ESA. 'Tous les véhicules qui ne sont pas conçus pour revenir dans notre atmosphère comme les engins classiques et les satellites se disloquent à une distance comprise entre 80 et 75 kilomètres de la Terre.' Nous rencontrons également le grand spécialiste des débris spatiaux au sein de l'ESA, Holger Krag. Il les surveille depuis leur orbite jusqu'à leur chute sur Terre. Pour mieux nous faire comprendre les forces auxquelles se confronte l'IXV, il nous présente une vidéo où le vaisseau cargo ATV se désintègre comme prévu au moment de sa rentrée. 'À une altitude d'environ 100 km,' commence Holger Krag, 'l'ATV devient déjà incandescent, on voit des fragments assez petits qui se détachent à l'arrière : ce sont principalement les panneaux solaires qui dépassent de l'engin, ils se cassent en premier en étant arrachés par les forces aérodynamiques. À 75 km,' poursuit-il, 'on voit un flash et un nuage de gaz à l'arrière : c'était l'explosion, l'interaction du carburant avec l'atmosphère, l'auto-inflammation. À 60 kilomètres,' dit-il, 'les températures sont très élevées, il y a des objets blancs incandescents qui tombent à l'arrière parce qu'ils sont très légers.' L'ensemble du processus de rentrée se déroule en un laps de temps très court, souligne Holger Krag. 'À partir du moment où on effectue la manoeuvre de rentrée jusqu'à la Terre, cela dure à peu près une demi-heure et à partir du point où l'engin commence à s'échauffer - à environ 90-80 kilomètres - jusqu'à la Terre, cela fait seulement 10 minutes,' fait-il remarquer. L'un des éléments clé dans cette phase critique, c'est le design innovant de l'IXV : une navette sans ailes qui peut changer de direction. Pour l'instant, les capsules habitées de rentrée atmosphérique disposent d'un fond plat comme le Soyouz russe et le nouveau vaisseau Orion. Elles s'avèrent fiables, mais difficiles à poser sur une zone précise. La navette Space Shuttle de la Nasa pouvait atterrir sur piste, mais l'opération restait complexe et en 2003, des dégâts sur ses tuiles thermiques ont conduit à l'accident de Columbia. L'IXV est différent : l'engin dit à 'corps portant' assure sa stabilité grâce à son fuselage. Il s'agit d'un compromis entre la navette et la capsule qui garantit contrôle et manoeuvrabilité, notamment grâce à ces 'volets en céramique', explique Giorgio Tumino : 'Ils supporteront des températures de l'ordre de 2000 degrés Kelvin, ils bougeront pour contrôler le véhicule en vol, le diriger et changer l'inclinaison de son angle d'attaque.' Grâce à l'IXV, les Européens recueilleront des données sur les conditions réelles de la rentrée. Des données essentielles à de futures missions où un retour sur Terre est envisagé. 'Quand on s'intéresse à la possibilité future de ramener des astronautes, des échantillons d'astéroïdes ou à long terme de Mars,' insiste le manager du programme, 'c'est une technologie qu'il est impératif d'avoir pour être capable de revenir sur Terre.' Car si l'Homme rêve de voyager toujours plus loin dans l'espace, il est primordial de lui assurer qu'il pourra revenir en toute sécurité.

Pages

Publicité