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PRAGUE - 15 nov 2014 - Comment expliquer la révolution pacifique de 1989 à des enfants qui n'étaient pas nés ? Alors que les pays de l'ancien bloc communiste fête ces jours-ci le 25 ème anniversaire de la chute du rideau de fer, deux artistes tchèques présentent leur réponse : un film animé de 30 minutes. Il rassemble les témoignages de jeunes de l'époque, devenus parents depuis et leur proposent de se représenter dans les rues de Prague sur un grand plan de la ville, à l'aide de figurines. " Nous voulions que cela reste accessible aux enfants. En plus d'utiliser des jouets, nous avons fait appel aux techniques d'animations. Comme ça, l'histoire reste vivante pour eux " explique Tana Markova, la réalisatrice. Le 17 novembre 1989, une manifestation autorisée d'étudiants rassemble 15.000 personnes dans les rues de Prague. Les forces de police commettent des exactions. En réaction, les jeunes appellent à la grève illimitée : c'est le début de la révolution de velours à laquelle se joint Vaclav Havel, elle aboutit en décembre 89 à la fin de la dictature communiste. Des instants qui ont marqué l'histoire et qui sembleront peut-être grâce à ce film un peu moins lointains aux enfants d'aujourd'hui.
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PRAGUE - 29 sept 2014 - Pour le monde entier, elles sont un symbole de la défunte RDA. Pour des milliers d'Allemands qui ont fui les dernières semaines d'un régime honni, les Trabant ont le goût de la liberté. A Prague, elles refont une entrée trébuchante, direction l'ambassade d'Allemagne, comme autrefois, il y a 25 ans. Été 1989, un flot ininterrompu d'Allemands de l'Est prend le chemin de la Tchécoslovaquie. A pied, en train, et en voiture, autrement dit en Trabant. Pendant des semaines, près de 4.000 personnes campent dans les jardins de l'ambassade de la République fédérale d'Allemagne à Prague. Le 30 septembre, le ministre des Affaires étrangères de RFA vient leur annoncer l'incroyable nouvelle : la délivrance d'un visa. Ce dénouement heureux n'efface pas la crainte qui accompagnait les voyageurs. " Nous ne savions pas si la voiture allait tenir, s'il y aurait des barrages, la police, si la Stasi allait nous embarquer. Est-ce que nous allions atteindre la frontière, et Prague ensuite? Tout était très incertain. Et en plus nous avions un jeune enfant avec nous. " se souvient Marion Mahlke, une ancienne réfugiée est-allemande. Vingt-cinq ans après, elle a refait le même voyage, en Trabant mais sans angoisse.
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