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'Nous avons remporté la victoire aujourd'hui' : pour les associations de victimes, c'est la joie et le soulagement. Au palais de justice de Dakar, c'est l'heure des embrassades et des félicitations, la satisfaction se lit sur les visages. #Habré condamné, une victoire posthume pour Rose Lokossim et toutes les victimes, par MadameKAM https://t.co/7UDO3KKaw5- Jeune Afrique (jeune_afrique) 30 mai 2016 Scenes de joie parmi les victimes des crimes de #Habré qui ont attendu plus de 20ans ppur ce verdict pic.twitter.com/7yOkF29DgP- Delphine Carlens (@D_Carlens) 30 mai 2016 Procès #Habré: l'ex-président tchadien condamné à la prison à vie https://t.co/pVmNFywix2 pic.twitter.com/siYbVpAY50- lalibre.be (@lalibrebe) 30 mai 2016 Condamnation de #Habré : l'ONU salue 1 verdict historique. Radio_ONU - https://t.co/gBMEr5LQmI #Tchad #Sénégal pic.twitter.com/ND8KyknG2p- UN Geneva (UNGeneva) 30 mai 2016 'Hissène Habré lui-même ne s'imaginait pas qu'un jour il serait devant un tribunal' explique Clément Abaïfouta, président de l'Association des victimes des crimes du régime de Hissène Habré (AVCRHH); nous nous sommes battus et nous sommes arrivés au summum de notre sacrifice.' 'Moi c'est la condamnation d'Hissène Habré qui m'intéresse' souligne Fatime Thiangdoum, une victime, 'ce n'est pas l'indemnisation, cela viendra après.' Les partisans de l'ancien président, indignés parlent de 'crime contre l'Afrique'. Hissène Habré accuse lui la Françafrique. Son avocat Ibrahim Diawara, s'attendait à un autre verdict : 'Nous sommes très déçus, parce qu'avec tout ce qui a été fait, le déroulement du procès, la manière dont nous avons rapporté la preuve de l'innocence du président Habré en face d'une accusation défaillante,nous nous attendions à un verdict d'acquittement.' Pour Assane Dioua Ndiaye, avocat de victimes, 'C'est un exemple très fort qui est lancé aujourd'hui à tous les tenants du pouvoir en Afrique où à tous ceux qui aspirent à un pouvoir, aujourd'hui on ne peut plus commettre de violations massives de droits humains en toute impunité et dormir tranquille.' VICTOIRE POUR LES VICTIMES! Le dictateur #Habré condamné à perpétuité pour ses crimes! https://t.co/c2JRqAz7fd pic.twitter.com/Lw4hT0J23y- FIDH (@fidh_fr) 30 mai 2016 Procès #Habré: un exemple à suivre?' Débat RFI avec ClemenceBectare FIDH & Mamadou Konaté ex-avocat d'Habré- Le débat du jour (debatRFI) 30 mai 2016 Hissène Habré, récit d'une traque de vingt-cinq ans http://t.co/XtL8tND9Ub pic.twitter.com/JfR9pYIIY0- Le Monde (@lemondefr) 20 juillet 2015 avec AFP
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La foule met un peu de temps avant de réaliser et applaudir. Le Tribunal spécial africain vient de rendre son verdict. Hissène Habré, l'ancien président tchadien, est reconnu coupable de crimes contre l'humanité, crimes de guerre, viol, esclavage et enlèvements. Il passera le restant de ses jours en prison. Il a quinze jours, cependant pour faire appel. Hissène Habré a dirigé le Tchad entre 1982 et 1990 avant d'être renversé par l'un de ses anciens collaborateurs, l'actuel président Idriss Déby, et de se réfugier au Sénégal. Arrêté en 2013, Habré n'a jamais reconnu la légitimité de la juridiction sénégalaise. C'est de force qu'il a comparu à son procès et ses avocats ont refusé eux aussi de participer aux audiences. #Senegal " Vive l'Afrique, à bas la Françafrique ", les derniers mots de #Habréhttps://t.co/x43YQdhmVv pic.twitter.com/GaTw7f4BYd- malcom (@TyhbMalcom) May 30, 2016 La répression politique de son régime, à base de détentions arbitraires et et de torture, aurait fait 40.000 morts. C'est la première fois qu'un ancien chef d'Etat africain est jugé sur son continent et pas par la Cour Pénale Internationale, ainsi pour l'ONG Human Rights Watch, 'ce procès est un précédent extraordinaire qui montre que des tribunaux africains peuvent juger des crimes commis en Afrique'.
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Le verdict est tombé. 26 ans après sa chute, l'ancien président tchadien Hissène Habré a été condamné lundi à la réclusion criminelle à perpétuité. Il a été reconnu coupable de crimes contre l'humanité, de torture et de viols lors de la répression menée lorsqu'il était à la tête de son pays entre 1982 et 1990.
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Le Tribunal spécial africain a enfin rendu son verdict. Hissène Habré, l'ancien président tchadien, a été reconnu coupable de crimes contre l'humanité, crimes de guerre, viol, esclavage et enlèvements. Il passera le restant de ses jours en prison. Hissène Habré a dirigé le Tchad entre 1982 et 1990 avant d'être renversé par l'un de ses anciens collaborateurs, l'actuel président Idriss Déby, et de se réfugier au Sénégal. La répression politique de son régime, à base de détentions arbitraires et et de torture, aurait fait 40.000 morts. Hissène Habré dispose de quinze jours pour faire appel de la décision. Pour l'ONG Human Rights Watch, 'ce procès est un précédent extraordinaire qui montre que des tribunaux africains peuvent juger des crimes commis en Afrique'.
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Le Programme alimentaire mondial estime à cinq millions six cent mille le nombre de personnes n'ayant pas suffisamment à manger dans la région du lac Tchad. L'agence onusienne évoque des niveaux de malnutrition catastrophiques provoqués par la fuite des populations locales devant les violences de la rébellion terroriste Boko Haram. Alexis Masciarelli est un des porte-parole du Programme alimentaire mondiale. Il est sur place et il explique la détresse des populations déplacées : 'Le programme alimentaire mondiale renforce ses opérations dans cette région des grands lacs en raison de l'augmentation du nombre des déplacés qui fuient la violence sur les îles à proximité de la frontière avec le Nigeria. Ils ont tout abandonné : nourriture, moissons, vêtements, outils, filets de pêche ; la très grande majorité d'entre eux dépend entièrement de l'aide humanitaire.' Les zones dévastées sont abandonnées et les populations déplacées sont réduites à vivre dans des abris de fortune. Le programme alimentaire mondial met en garde contre les risques d'une crise alimentaire aggravée en raison de l'intensification des attaques de Boko Haram au Tchad et de la poursuite des violences au Nigeria, au Cameroun et au Niger.
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Moustapha Ali Alifei, ministre de l'Environnement et de la pêche du Tchad, répond à Anne-Cécile Bras.
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Les islamistes de Boko Haram ont à nouveau frappé. Trois individus se sont fait exploser sur un marché, situé sur une île du Lac Tchad. Le bilan est lourd : au moins 27 morts et des dizaines de blessés. Depuis des mois, Boko Haram multiplie les attaques dans la région, en représailles de l'opération militaire dont il est la cible.
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Au moins 37 personnes ont été tuées lors d'un triple attentat hier à Baga Sola, une ville située près de la frontière avec le Nigeria. La première explosion a eu lieu sur le marché aux poissons qui se tient le samedi, jour d'affluence - et les deux autres à Kousseri, un quartier périphérique de la ville qui accueille de nombreux réfugiés. Baga Sola n'avait encore jamais été frappée par les islamistes. La France condamne les attentats barbares perpétrés au #Tchad, dans la localité de Baga Sola http://t.co/ByyTCvJ0pD- France Diplomatie (@francediplo) 10 Octobre 2015
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Un triple attentat de l'oeuvre de l'organisation terroriste Boko Haram a fait au moins 37 morts au Tchad ce samedi, près de la frontière avec le Nigéria, dans la ville de Bagasola, qui accueille des réfugiés nigérians.
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À la mi-septembre, l'armée française a lancé une vaste et rare opération d'une semaine, avec plus de 200 hommes, à la frontière entre le Niger, le Tchad et la Libye pour intercepter les terroristes qui transitent avec armes et/ou drogue entre le Nord Mali et la Libye. Les équipes de Grand Angle ont pu les suivre. "Ce sont des gens qui vont très vite, qui ont des véhicules très puissants et qui connaissent extrêmement bien le terrain. Ce qui est sûr, c'est qu'on les gêne et qu'on les perturbe", a expliqué le colonel Tassel.
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Au Tchad, l'association des victimes des crimes du régime d'Hissène Habré obtient ce qu'elle désirait depuis si longtemps. 25 ans après leur libération, 15 ans après leur première plainte, le procès a enfin lieu. Clément Abaifouta en est le président. Il a passé 4 ans dans les prisons du régime. 'Ce serait une première qu'un chef d'Etat africain soit jugé pour les atrocités qu'il a commises sous son règne. Mais il faut que cela serve de leçon, sinon à quoi servirait toute cette longue marche de 25 ans, ce serait un coup de sabres dans l'eau.' Clément comme Ginette Ngarbaye, la secrétaire de l'association seront parmi les 100 victimes qui témoigneront au procès, sur 4 000 parties civiles. Ginette a tout subi en prison. La torture, le viol, la faim, le froid, la chaleur, les insectes, et un accouchement dans des conditions inhumaines. Aujourd'hui, elle veut des réponses: 'Tu es au marché, on te prend, tu es à l'église, on te prend. Au travail, dans la rue, on te prend. Jusqu'à aujourd'hui, je ne sais pas pourquoi on m'a arrêtée. C'est la méchanceté de l'homme? Je dois savoir pourquoi on m'a arrêtée.' Un homme se bat aux côtés des victimes depuis 1999. Un avocat américain spécialisé dans la défense des victimes de régimes dictatoriaux, déjà actif dans l'affaire Pinochet. Reed Brody est surnommé le chasseur de dictateurs. Il espère que l'aboutissement de cette longue lutte ne sera qu'un début: 'Ce que ce procès montre, c'est que grâce à de la ténacité, de la persévérance, de l'imagination, des survivants peuvent amener un dictateur devant la justice, et c'est un message très fort. Ce qu'on espère maintenant, c'est que cette victoire des victimes et ce procès de Hissène Habré vont inspirer d'autres victimes, d'autres activistes à travers le monde.' L'avocat Mahamat Hassan Abakar a présidé la Commission d'enquête sur les crimes du régime nommée par le gouvernement d'Idriss Déby, après la chute du dirigeant tchadien. 'Tous ces dictateurs, s'ils n'avaient pas l'appui de l'Occident, ils ne pourraient pas aller si loin. Habré à l'époque a été quasiment adopté par l'Amérique de Reagan. Il le voyait comme le grand défenseur de l'Afrique noire contre l'expansion Khaddafiste. En ce qui concerne la vie des citoyens à l'intérieur, ils ont fermé les yeux. ' Pour ces 'citoyens de l'intérieur' aujourd'hui, ce procès historique doit montrer l'exemple...
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La capitale du Tchad N'Djamena a été frappée lundi pour la première fois par un double attentat-suicide qui a fait au moins 23 morts et 101 blessés. L'attaque a été attribuée à Boko Haram par le gouvernement tchadien. En visite officielle en Algérie, François Hollande, qui s'est entretenu deux heures avec son homologue Abdelaziz Bouteflika, a réagi à cette attaque: "Nous avons souligné notre préoccupation mais aussi notre solidarité à l'égard de ce qui vient de se produire au Tchad avec un attentat terroriste particulièrement barbare. Je n'ai pas de doute sur le fait que c'est Boko Haram qui en est responsable. Le groupe devra rendre compte de cette nouvelle horreur."
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Pendant plus d'une décennie, la secte islamiste Boko Haram a eu pour objectif de créer un califat dans le nord du Nigeria. Son ambition, fondée sur la terreur, s'est aujourd'hui étendue à des pays voisins. Ceux-ci, le Tchad, le Niger et le Cameroun, ont en janvier constitué une alliance militaire pour faire face et venir en aide au gouvernement nigérian. Début mars, Boko Haram a prêté allégeance à l'organisation État islamique (EI). Cette initiative a conduit l'alliance, désormais confrontée à un conflit d'ampleur internationale, à accélérer son offensive. Euronews a accompagné l'armée tchadienne sur la ligne de front lors de la libération d'une importante localité dans le nord du Nigeria. La dernière guerre en Afrique se livre dans le désert, entre le Nigeria, le Niger et le Tchad. Trois pays aux frontières poreuses. Elle oppose une coalition de ces Etats à l'une des organisations djihadistes les plus barbares et impitoyables de la planète : le groupe nigérian Boko Haram. Nous nous dirigeons vers Malam Fatori. L'itinéraire est dangereux. Des soldats du Tchad et du Niger contrôlent la ville depuis le 31 mars, mais des poches de résistance de Boko Haram subsistent dans les environs. Un hélicoptère nous emmène là où les militaires s'efforcent depuis plusieurs mois de priver le groupe islamiste de tous ses bastions dans le nord-est du Nigeria. Ces soldats sont des hommes endurcis au combat, habitués aux rigueurs d'un climat où la chaleur peut devenir accablante. Pourtant, ils affichent un moral à toute épreuve. Car ils se disent convaincus d'être en train de gagner la guerre contre les islamistes. S'ils assurent ne pas craindre la mort, ils savent que leur ennemi n'en a pas peur non plus. Boko Haram est un adversaire sans pitié. Mourir en tuant, c'est, en substance, le raccourci le plus rapide vers le paradis, dans la version arrangée de l'Islam des leaders de cette organisation terroriste. Des centaines d'hommes sur leurs gardes ; des dizaines de véhicules blindés : nous voici à 500 m de la dernière ville libérée, Malam Fatori. Parmi les soldats, on note la présence, inhabituelle, de deux généraux 4 étoiles : les chefs d'état-major des armées du Niger et du Tchad. Nous ne le savons alors pas encore, mais quelques jours plus tard, une source proche du gouvernement tchadien nous confiera qu'ils pensaient que le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, avait été tué dans la bataille qui a éclaté 24 heures après la prise de Malam Fatori. Depuis qu'il en a pris le contrôle, il y a cinq ans, Shekau a transformé cette organisation en véritable machine à tuer. En réalité, l'insaisissable seigneur de guerre ne figurait pas parmi les quelque 200 membres de Boko Haram que les militaires tchadiens affirment avoir tués dans les affrontements. Ils ont eux-mêmes perdu 9 hommes. La seule trace visible des combats, ce sont des armes que l'on nous assure avoir récupérés auprès des djihadistes abattus. Il y a là une cinquantaine de fusils d'assaut Kalachnikov, probablement volés à l'armée nigériane ou abandonnés par elle. Certains portent d'ailleurs la mention 'NA', pour Nigerian Army. Et puis aussi, plusieurs mitrailleuses lourdes, ainsi que de très nombreuses munitions. Obtenir des armes n'est pas difficile ici, le trafic est un business en plein essor dans la région. Cette opération conjointe est en train de retourner la situation sur le terrain. La prise de Malam Fatori est en effet un succès majeur dans la lutte contre Boko Haram, qui en avait fait son centre de commandement pour attaquer le Niger et le Tchad. Cette ville nigériane se situe à moins de 4 km de la frontière avec le Niger. Les soldats nous escortent jusqu'à l'entrée. Ils nous alertent du risque de pièges explosifs ou de mines dans les maisons. Ils nous recommandent aussi de ne pas nous éloigner du convoi. Les rues sont désertes. Les maisons, vides. De même que les commerces. Avant que Boko Haram ne s'en empare, en novembre 2014, Malam Fatori comptait 30 000 habitants, et un important marché. De lointains souvenirs. Aujourd'hui, c'est une ville fantôme. Nous verrons principalement des vieillards, qui n'ont pas pu fuir. Quelques enfants. Peu de femmes. Aucun jeune. 'Les gens de Boko Haram ont fui quand ils ont vu que les soldats arrivaient, raconte une femme. Ils sont partis dans toutes les directions. Par ici, par là. Mais avant cela, ils nous ont dit de sortir des maisons, et ils les ont incendiées...' D'autres habitants nous assurent qu'en fuyant, Boko Haram a enlevé des dizaines de filles. Ils les ont contraintes à se déshabiller totalement pour ne pas qu'elles s'enfuient, racontent-ils. Personne n'a plus entendu parler d'elles... De vieilles femmes nous confirment l'enlèvement des jeunes filles, ainsi que l'assassinat de garçons adolescents. 'Boko Haram a pris les filles pour les marier de force, commente une autre femme. Ils ont aussi enlevé des jeunes enfants. Et ils ont égorgé les plus âgés. Pourquoi ? Boko Haram avait des yeux et des oreilles partout. Ils surveillaient chacun de nos mouvements. Quand nous sortions dans la rue, quand nous rentrions à la maison. Ils étaient toujours là à nous observer...' Le drame que vient de vivre Malam Fatori, comme bien d'autres villes et villages du Nigeria, semble tout droit sorti d'une autre époque. Si loin de ce XXIè siècle. Avant, il y a encore seulement six mois, les enfants jouaient et riaient, les voisins discutaient. Aujourd'hui, Boko Haram a laissé sa marque : une peur intense. Une véritable psychose collective règne désormais ici. Au point qu'il est impossible de faire la part entre les faits et les rumeurs sur des massacres, des assassinats, des enlèvements. L'ombre de Boko Haram plane ici. L'ombre de la terreur. Le fruit d'une stratégie machiavélique. Le fleuve Chari trace une frontière naturelle entre le Cameroun et le Tchad. Une barrière toutefois facilement traversable en pirogue, ou tout simplement à la nage. D'un côté, le dernier village camerounais, Kousseri. De l'autre, la banlieue de la capitale tchadienne N'Djamena. Le pont Nguéli sert de trait d'union entre les deux pays. Plusieurs milliers de personnes et des tonnes de marchandises le traversent quotidiennement. Il a été rénové il y a deux ans pour faciliter les échanges. Jusqu'à peu, le principal souci des douaniers était les contrebandiers. Mais les choses ont bien changé. Les contrôles de sécurité ont été renforcés pour prévenir le risque d'attentats et l'entrée d'armes. Car Boko Haram a perpétré plusieurs attaques à seulement quelques km d'ici, côté Cameroun. Le Tchad prend donc très au sérieux la menace que constitue l'organisation islamiste. Cette situation pourrait aussi avoir de lourdes conséquences sur le plan économique. Car les routes commerciales utilisées par le Tchad avec ses partenaires clés que sont le Nigeria et le Cameroun sont visées. La frontière avec le Nigeria est fermée depuis plus d'un an, en raison de l'insécurité. La seule option pour le Tchad, un pays rural très pauvre qui importe nombre de produits manufacturés, est donc le Cameroun. Or, les marchandises arrivent par des routes potentiellement dangereuses. Les sécuriser est par conséquent une priorité absolue pour le gouvernement tchadien. Relier le port camerounais de Douala et la capitale du Tchad N'Djamena par la route originale n'est plus possible car trop risqué. Les camions empruntent donc une route alternative, plus sûre mais beaucoup plus longue. Ce qui a pour effet d'augmenter le coût du transport, donc de renchérir le prix des marchandises. Il y a ainsi aussi une urgence économique pour le Tchad à libérer cette zone. Et pour son président, Idriss Deby, l'impératif de ne pas s'enliser dans une longue guerre contre Boko Haram, car elle pourrait finir par étouffer le pays... Pour fuir les exactions commises par Boko Haram, quelque 20 000 Nigérians ont franchi le lac Tchad au cours des trois derniers mois, en quête d'un refuge. Chacun a une histoire à raconter sur la manière dont les islamistes ont changé le cours de sa vie. Le camp de réfugiés de Dar es Salaam, au Tchad, est le nouveau foyer de 4 000 déplacés. Nombre de familles viennent de Baga, théâtre de l'un des pires massacres perpétrés par Boko Haram. Beaucoup ont vu mourir leurs proches. Certains sont blessés. Mais les plaies qui mettront le plus de temps à cicatriser, ce sont les traumatismes psychologiques profonds qu'ils ont subis. Des vidéos des exactions de Boko Haram ont été trouvées par des soldats tchadiens et nigériens dans les téléphones mobiles de combattants du groupe terroriste tués le 17 mars. Des images d'exécutions de masse, à Bama, au Nigéria, et dans un village camerounais. Des centaines de civils tués de sang-froid. Et parmi les assassins se trouvent des adolescents... Dans le camp de Dar es Salaam, on voit errer des enfants seuls, partout. Leurs parents sont morts ou ils les ont perdus dans la fuite précipitée des massacres, de l'autre côté du lac. L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a mis en place un soutien psychologique pour eux, mais aussi pour les adultes. 'Ce que ces enfants ont vécu, on ne peut le souhaiter à personne, même à son pire ennemi, confie le coordinateur du camp, Idriss Dezeh. Les Islamistes leur ont arraché une partie de leur adolescence...' Le gouvernement tchadien, l'UNICEF, le HCR, la Croix-Rouge et des ONG s'efforcent d'offrir à près de 800 enfants qui ont donc vécu le pire la possibilité de retrouver une vie à peu près normale. Dans les écoles de fortune installées sous de grandes tentes, ils apprennent des chansons en français. Une langue étrangère pour eux. Au crépuscule, les hommes se rassemblent pour prier. C'est, étrangement, au nom de ces mêmes prières que leurs bourreaux essaient d'imposer leur loi, par le sang. Car la très grande majorité des victimes de Boko Haram sont des musulmans. Le président tchadien Idriss Déby dirige le pays depuis près de 25 ans. Durant ce quart de siècle, il s'est trouvé engagé, directement ou indirectement, dans la plupart des conflits de la région. Il explique à Euronews les raisons de l'implication du Tchad dans cette guerre contre le djihadisme. Une question de survie. Euronews Monsieur le président, quelle est l'ampleur de la menace Boko Haram actuellement pour le Tchad ? Idriss Déby Jusqu'en 2013, les actions de Boko Haram visaient le Nigeria. A partir de fin 2013, Boko Haram a commencé a étendre ses actions au-delà, en particulier au Cameroun et au Niger. Et Boko Haram a fini évidemment aussi par s'attaquer au Tchad. C'est une organisation extrêmement dangereuse, qui a eu le temps de s'organiser, de recruter des jeunes qui n'ont pas de travail. Elle a aussi des liens très étroits avec Daech et avec AQMI. Boko Haram a décidé d'asphyxier le Tchad en coupant l'axe unique qui nous rattachait au port de Douala, au Cameroun, menaçant ainsi nos intérêts vitaux. C'est un danger potentiel pour toute la sous-région. Aucun de nos pays ne peut s'en sortir seul face à cette nébuleuse, d'où la nécessité de mettre en commun nos moyens, maigres bien sûr, en ayant foi en notre capacité de parvenir à réduire sa nuisance. Euronews Quels sont les objectifs précis de cette action militaire. S'agit-il de détruire Boko Haram ou de la maintenir éloignée de vos frontières ? Idriss Déby C'est de détruire Boko Haram. Par tous les moyens. Euronews Votre pays a participé en 2013 à l'Opération Serval au Mali et en 2014 à l'Opération Barkhane au Sahel, contre les groupes intégristes. La France vous fournit des renseignements sur Boko Haram, comme d'autres pays aussi. Désireriez-vous une implication plus poussée de la part de l'Europe et des Etats-Unis ? Idriss Déby Non. Je crois qu'il faut bien comprendre que cela fait 60 ans - depuis pratiquement les indépendances des pays africains - que nous devrions être capables de nous prendre en charge, de gérer nos crises et de faire face à des mouvements terroristes, en unissant nos efforts, les efforts africains. Euronews Début mars, Boko Haram a juré fidélité à l'autoproclamé Etat Islamique (EI). Cette allégeance en fait-elle un groupe terroriste plus dangereux ? Idriss Déby Notre action a cassé la puissance militaire de Boko Haram. Nous avons désorganisé son état-major. Boko Haram n'est pas, comme on le dit, une organisation locale au niveau de l'Afrique, au niveau du Nigeria, mais une organisation qui a des liens avec d'autres organisations terroristes de par le monde, en particulier l'EI. Voilà son visage réel. Il faut se demander qui est derrière Boko Haram... Euronews Nous n'avons pas beaucoup d'informations sur le nombre de combattants de Boko Haram, ni sur ses sources de financement. On sait que le groupe obtient de l'argent via les kidnappings et les vols. Mais pensez-vous qu'il en reçoive aussi de pays étrangers ? Idriss Déby Boko Haram est soutenu, Boko Haram est financé, Boko Haram a reçu du matériel, y compris du matériel blindé sur le terrain. De qui ? Je ne le sais pas. Euronews Mais vous êtes convaincu que Boko Haram reçoit un financement extérieur ? Idriss Déby Comment pouvez-vous imaginer qu'une organisation terroriste arrive à conquérir aujourd'hui un tiers d'un grand pays comme le Nigeria avec une armée organisée, avec des blindés, avec des modes d'action qui ressemblent à ceux d'une armée régulière ? On ne fabrique pas de blindés au Nigeria, on ne fabrique pas d'armes. Donc, tout ça n'est pas tombé du ciel. Euronews On a vu que des groupes proches de Daech sont aussi opérationnels en Libye. Cela pourrait-il ouvrir un nouveau front dans le Nord, à la frontière ? Idriss Déby En 2011, quand l'Occident et l'Otan ont déclenché leurs opérations militaires en Libye, j'avais mis en garde. Je n'avais pas un amour particulier pour Kadhafi, mais on n'a pas pris la précaution de gérer l'après-Kadhafi de telle sorte que les armes ne sortent pas de la Libye. Or, ce pays était super équipé du point de vue militaire, super armé. Donc, depuis l'assassinat de Kadhafi, nous sommes sur le pied de guerre, au Nord comme à nos autres frontières. Les armes circulent en Libye, Daech s'y développe. Il y a réellement une menace physique sur les pays africains au sud du Sahara. Euronews Le Tchad est un pays à majorité musulmane, vous-même, vous êtes musulman. En tant que musulman, que pensez-vous de l'appropriation que fait Daech de votre religion, l'Islam ? Idriss Déby Daech ou Boko Haram sont loin, loin, loin de l'Islam. C'est pour moi inacceptable, et les musulmans ne doivent pas simplement regarder, observer et laisser faire. On les a laissé faire depuis longtemps et il est temps que les musulmans s'organisent eux aussi pour faire face à cette organisation terroriste qui n'a rien, rien, rien de musulmane. Ce ne sont pas des musulmans et nous devrions combattre ces gens, les musulmans doivent combattre ces gens. Euronews Monsieur le président, merci. Idriss Déby Merci à vous, et merci de vous intéresser à mon pays. La coalition anti-Boko Haram a enregistré de réels succès en expulsant les islamistes des villes qu'ils occupaient au nord du Nigeria. Mais peut-on pour autant entrevoir la fin proche de cette organisation ? Ou bien, au contraire, Boko Haram va-t-elle rebondir ? Notre émission spéciale se termine sur ces interrogations. Merci de nous avoir suivis. (function(d, s, id) { var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0]; if (d.getElementById(id)) return; js = d.createElement(s); js.id = id; js.src = '//connect.facebook.net/en_GB/sdk.js#xfbml=1&version=v2.3'; fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);}(document, 'script', 'facebook-jssdk'));03/04/2015. On our way to the frontline in a military transport plane. Chad's Army used the same plane to bring extra troops and supplies to the frontlinePosted by euronews on Tuesday, 7 April 2015 Luis racontera son expérience au Tchad lors d'un chat, mardi à 15h CET. Il répondra à vos questions en anglais, en espagnol et en français. Vous pouvez les envoyer à askluis@scribblelive.com ou tweeter en utilisant le hashtag #askeuronewsluis. Vous pouvez aussi suivre Luis sur Twitter @granangular
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C'est ce qu'ont déclaré les chefs d'État majors des armées du Niger et du Tchad lors d'une conférence de presse suivie par l'envoyé spécial d'Euronews sur place, Luis Carballo. Les deux pays ont coordonné leurs actions contre le groupe islamiste tout en déplorant que le Nigeria pourtant parti prenante n'est pas participé sur cet objectif précis. Boko Haram avait fait de Malam Fatori son plus grand fief au nord du Nigeria, il s'en servait de base pour lancer ses attaques meurtrières. 'Il y a une coordination à faire avec le Nigeria parce que la force conjointe tchado-nigérienne n'a pas vocation à gérer les localités conquises. Il s'agit maintenant au partenaire nigérian aussi bien du côté militaire que civil de prendre possession de ces localités pour les gérer', Général Seyni Garba, Chef d'Etat-Major du Niger. 'Les grandes villes occupées par Boko Haram sont entre les mains des forces armées régulières du Niger, du Nigeria et du Tchad. La capacité de nuisance de Boko Haram est réduite. Je ne dirai pas à néant, mais réduite au maximum', Général Brahim Seid Mahamat, Chef d'État-Major du Tchad. Mais la lutte continue. La 'deuxième phase de l'opération' va consister 'à faire du ratissage et à débusquer' les insurgés islamistes notamment dans les îles du lac Tchad et dans la forêt de Sambisa où certains d'entres eux 'peuvent se cacher', selon l'armée tchadienne. My next report from Chad: security reinforced in N'Djamena's NGueli Bridge due to Boko Haram threat. On air tomorrow. pic.twitter.com/9jXS5yuoWO- Luis Carballo (@granangular) April 1, 2015 My report about the Nigerian refugees in Chad for Euronews. https://t.co/Qcu8xh2HDK- Luis Carballo (@granangular) April 1, 2015 Chad ministry of Communication says that Chad's Army just took the city of Malam Faturi in the border within Nigeria and Niger to Boko Haram- Luis Carballo (@granangular) March 31, 2015
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Dar es Salam, un camp à perte de vue dans le paysage aride du nord du lac Tchad. Une ville de toile construite à la va-vite pour accueillir tous ceux qui ont fui la folie meurtrière de Boko Haram depuis le massacre de Baga au Nigéria voisin, en janvier. Plus de 15 000 nigérians ont trouvé refuge de l'autre coté du lac. Exécutions sommaires, décapitations, maisons bruûlées, en fuyant les massacres, ils ont tout abandonné. Parmi eux, beaucoup d'enfants, seuls. 'Il y en a qui ont vu leurs parents mourir, d'autres qui ont vu leurs parents partir sans eux, il y en a qui ont vu d'autres enfants mourir à côté d'eux, qui ont échappé de justesse à une exécution, et tout et tout, mais à cet âge-là heureusement qu'on oublie les choses très vite... Mais ils ont chacun une histoire particulière', dit Idriss, le gérant du camp, qui a souvent sorti lui-même ces enfants du chaos, en allant les chercher sur les îles du lac où ils se cachaient. Des petits réfugiés, vivants, mais traumatisés. 'En une décennie, Boko Haram a tué et enlevé des milliers de civils. Des dizaines de milliers de personnes ont fui le Nigéria et cette organisation qui emploie la terreur et une cruauté extrême comme arme. Et en plus d'avoir tout perdu, les réfugiés souffrent pour la plupart de traumatismes psychologiques profonds' rapporte notre envoyé spécial. Les conditions sanitaires, l'approvisionnement en eau potable et l'alimentation sont la priorité. Et bien sur, l'aide médicale apportée par Médecins Sans Frontières, qui a fourni des kits d'urgence pour environ 1 000 personnes. Mais les blessures physiques guérissent plus facilement que les chocs traumatiques. 'De nombreuses personnes, de nombreux réfugiés ont été témoins de la mort de leurs proches avec des actes de violence extrême. Et une fois arrivés sur le territoire tchadien, au camp de Dar es Salam, ces gens sont non seulement affaiblis d'un point de vue physique parce que la traversée du lac est très compliquée, mais aussi d'un point de vue psychologique', explique Stéphanie Giandonato, de Médecins Sans Frontières. Des classes improvisées, pour quelque 700 enfants. Le programme est le même pour tous, quelque soit l'âge : première année du primaire. Et les leçons sont en français, alors que ces petits nigérians parlent anglais dans leurs écoles d'origine. Pourront-ils oublier le bruit des kalachnikov entendues dans leur fuite? Pour l'instant, le camp de Dar es Salam est leur seule maison, qui sait pour combien de temps.
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Une nouvelle tragédie aurait eu lieu à Damasak au Nigéria, selon des résidents. Ils affirment qu'après que la ville a été reconquise par l'armée, il y a une dizaine de jours, des combattants du groupe islamiste radical Boko Haram ont enlevé plus de 400 femmes et enfants et en ont tué des dizaines d'autres. 'Le nombre de soldats n'était pas suffisant pour protéger tout le monde', a raconté un témoin. Damasak qui est située près de la frontière avec le Tchad avait été reconquise par l'armée. D'autres sources indiquent que ce sont des troupes du Tchad et du Niger qui l'avaient libérée. La ville se trouve dans l'État de Borno, État le plus durement affecté depuis 2009 par Boko Haram qui a, par ailleurs, juré d'empêcher le bon déroulement de la présidentielle du 28 mars prochain.
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La peur ne cesse de croître face au groupe islamiste de Boko Haram, qui a prêté allégeance à l'Etat islamique le 7 mars. D'une extrême violence, ce groupe insurrectionnel du Nord-Est du Nigéria n'a cessé d'augmenter son champ d'influence dans la région, inquiétant ainsi les pays frontaliers, le Tchad, le Niger et le Cameroun. On assiste à une progressive " transnationalisation du groupe ", qui non seulement cherche à étendre son pouvoir dans l'Ouest de l'Afrique, mais aussi à obtenir une visibilité internationale, analyse le chercheur à l'IRIS Philippe Hugon. En s'inspirant des méthodes de l'EI, Boko Haram publie ainsi des vidéos sous-titrées en français et en anglais pour diffuser ses messages de haine aux Occidentaux et accroître son poids sur la scène internationale. Mais l'allégeance de Boko Haram survient au moment où le groupe connaît des difficultés face aux assauts de l'alliance militaire du Tchad, du Niger et du Cameroun. Formée pour venir en aide à l'armée Nigériane, cette coalition a lancé de nombreuses offensives aériennes et terrestres pour mettre en difficulté les terroristes. Selon le général Dominique Trinquand, le ralliement de Boko Haram à l'EI serait une tentative de se renforcer pour faire face à la pression militaire des Etats voisins. Il pourrait donc être avant tout un aveu de faiblesse. D'autant plus qu'aucune déclaration de l'Etat islamique ne confirme un véritable un rapprochement entre les deux groupes. Que signifie réellement l'allégeance de Boko Haram à l'Etat islamique ? Comment combattre la montée de ces groupes terroristes ? Quel est le poids de Boko Haram face aux armées du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Cameroun ? La France serait-elle légitime pour intervenir contre Boko Haram ? Arnaud Ardoin en débat ce soir avec ses invités. Invités : Philippe Baumel, député PS de Saône-et-Loire Axel Poniatowski, député UMP du Val d'Oise Hissein Brahim Taha, ambassadeur du Tchad Philippe Hugon, Directeur de recherche à l'IRIS, en charge de l'Afrique
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Les armées régulières du Nigeria et du Tchad ont lancé dimanche une offensive d'envergure contre Boko Haram, au lendemain de l'allégeance du groupe terroriste à l'Etat islamique.
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Soutenir les pays d'Afrique centrale dans leur lutte contre Boko Haram, c'est l'objectif de la tournée de Laurent Fabius sur le continent. Le ministre des Affaires étrangères s'est rendu samedi au Tchad puis au Cameroun pour exprimer la solidarité de la France envers ces États. Pays voisins du Nigeria, berceau du groupe terroriste, les deux États sont impliqués militairement dans la lutte contre Boko Haram. Le chef de la diplomatie s'est montré clair : pas question de s'investir directement dans le conflit. La France entend plutôt apporter un soutien en matière de renseignement, de formation et de logistique. Laurent Fabius a aussi promis d'aider à mobiliser la communauté internationale. Au niveau politique, Paris soutient la création d'une force militaire régionale de 7 500 hommes dédiée à la lutte contre Boko Haram, dont le commandement serait basé à N'Djamena. Laurent Fabius termine sa visite ce dimanche au Niger. Tout comme le Cameroun et le Tchad, le pays subit depuis quelques mois des attaques de Boko Haram sur son sol.
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Rien n'arrête Boko Haram : la ville de Gombe, capitale régionale dans le nord-est du Nigeria, a été envahie quelques heures hier. Ne rencontrant pas de résistance, des centaines d'islamistes ont distribué des tracts appelant les populations à ne pas aller voter. La présidentielle est dans six semaines. La veille, Boko Haram avait attaqué pour la première fois un village au Tchad : Ngouboua, dévasté par les islamistes venus par surprise dans la nuit. Un militaire tchadien et le chef du canton ont été tués. Le gouverneur de la région du Lac, le général Bayana Gossingar, se veut rassurant :'Ca n'est jamais arrivé avant, c'est la première fois, mais nous savions que ça pouvait arriver, qu'ils pouvaient monter un coup médiatique. Ca ne se reproduira plus. Nous avons des troupes qui viennent ici pour sécuriser la région. Une fois qu'elle sera sécurisée, les gens pourront se réinstaller.' Ngouboua, à seulement 18 km du Nigeria, accueille plus de 7.000 réfugiés qui ont fui les attaques de Boko Haram. Malgré la détermination des militaires tchadiens, les réfugiés nigérians se sentent à nouveau à la merci des islamistes.
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Pour la première fois, des combattants islamistes de Boko Haram ont lancé vendredi une attaque au Tchad, faisant 5 morts. Selon le spécialiste du Nigeria Marc-Antoine Pérouse de Montclos, cette attaque fait partie d'un cycle de représailles "qui ne laisse pas forcément présager une stratégie d'expansion".
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Boko Haram est une secte ultra-violente qui fait régner la terreur, multiplie les prises d'otages et les exactions au Nigéria et dans les pays frontaliers. Depuis plusieurs semaines, ce groupe fanatique menace de déstabiliser toute la région, notamment le Cameroun, le Tchad et le Niger.
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Après le Tchad, le Niger devrait envoyer, lui aussi, des troupes combattre le groupe radical armé Boko Haram au Nigeria. Le Parlement nigérien doit se réunir en principe dès lundi pour donner probablement son feu vert à une opération militaire. L'armée tchadienne, elle, a lancé mardi une grande offensive terrestre à partir du Cameroun voisin. Après de durs combats, elle a repris aux islamistes la localité nigériane frontalière de Gamboru. De source militaire tchadienne, ces combats ont fait neuf morts chez les Tchadiens et plus de 200 morts chez les islamistes radicaux. Cependant, le lendemain, mercredi, Boko Haram ensuite mené une contre-attaque meurtrière à Fotokol, une autre localité frontalière. Treize militaires tchadiens, six soldats camerounais et 81 civils ont péri dans cet assaut, selon le Cameroun. Par ailleurs, une réunion d'experts internationaux examine la constitution d'une force internationale pour neutraliser Boko Haram.
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L'aviation tchadienne a lancé une offensive contre un des fiefs des islamistes du groupe Boko Haram au Niger. Plus de 120 islamistes auraient été tués dans les bombardements de l'armée tchadienne sur la ville de Gambourou, située sur la frontière camerounaise. De son côté, le secrétaire général des Nations Unies, M Ban Ki-Moon, appelle à la solidarité dans la lutte contre le terrorisme. ' Comme Al-Qaida, les terroristes de Boko Haram et de Etat islamique ont commis des actes d'une brutalité indescriptible contre l'humanité' a-t-il dit. 'Pas un seul pays, pas même une puissance régionale, ne peut y faire face seul. ' L'Union Africaine a elle aussi lancé un appel à la mobilisation en Afrique et validé la mise en place d'une force régionale de 7 500 hommes pour lutter contre les islamistes nigérians du groupe Boko Haram.
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Les islamistes du groupe Boko Haram ont lancé une contre-offensive sur la ville de Maiduguri, dans le nord du Nigeria. Les témoins parlent de combats violents qui opposent les islamistes de Boko Haram à des milices privées nigérianes. Ces combats interviennent au lendemain des bombardements de l'aviation tchadienne sur la ville nigériane de Gamboru, un fief de Boko Haram un peu plus au nord. Cent vingt trois islamistes auraient été tués pendant ces bombardements. De son côté, le secrétaire général des Nation Unies, M Ban Ki-moon, appelle à la solidarité dans la lutte contre le terrorisme. 'Comme Al-Qaida, les terroristes de Boko Haram et de l'Etat islamique ont commis des actes d'une brutalité indescriptible contre l'humanité' a-t-il dit. 'Pas un seul pays, pas même une puissance régionale, ne peut y faire face seul.' L'Union Africaine a, elle aussi, lancé un appel à la mobilisation en Afrique et validé la mise en place d'une force régionale de sept mille cinq cents hommes pour lutter contre les islamistes nigérians du groupe Boko Haram.
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Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Ndjamena, au Tchad, et à la frontière avec le Cameroun pour apporter leur soutien aux troupes tchadiennes qui doivent rejoindre prochainement le Nigeria pour lutter contre la secte islamiste Boko Haram.
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Philippe Hugon, directeur de recherche à l'IRIS, rappelle que le Tchad est aujourd'hui directement menacé par l'avancée des djihadistes de Boko Haram et notamment la capitale, Ndjamena, qui se trouve à proximité de la frontière.
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Le Premier ministre Manuel Valls entame samedi à N'Djamena une visite de deux jours aux troupes françaises engagées dans le combat contre les groupes jihadistes armés au Sahel. Ce voyage le conduira au Niger dimanche.
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Le militaire français Thomas Dupuy est mort hier lors d'une opération militaire au Mali. Deux autres soldats ont été blessés. Depuis le début des combats contre les djihadistes au Mali en janvier 2013, dix Français ont perdu la vie. Avant ce drame, le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, s'est rendu au Tchad dimanche 26 octobre pour visiter le centre de commandement de l'opération Barkhane, qui lutte contre les djihadistes dans le nord de l'Afrique. Ahmed Tazir et Thibault le Floch étaient sur place
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L'armée française a étendu ses opérations dans le Sahel. En plus du Mali, quatre autres pays sont concernés par les actions de l'armée. Missions de reconnaissance dans les airs et sur terre, suivi des opérations à distance... L'activité est incessante.

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