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La Banque d'Angleterre a finalement maintenu son taux directeur inchangé à 0,5% ce jeudi. Avant d'ouvrir davantage le robinet monétaire, son comité directeur veut en effet disposer de plus de données sur l'évolution de l'activité économique depuis la victoire du Brexit au référendum du 23 juin. Nouvelle évaluation en août Les minutes de leur réunion de juillet notent déjà une forte baisse de la confiance des entreprises et des consommateurs. Aussi l'équipe de Mark Carney, laisse la porte ouverte à un assouplissement monétaire lors de sa prochaine réunion, le 4 août. Il y a deux semaines toutefois, le Gouverneur de la Banque d'Angleterre avait laissé entendre qu'il n'était pas favorable à une baisse drastique des taux, ni à la solution retenue par la Banque centrale européenne et par la Banque du Japon d'un taux de dépôt négatif, qui mettrait les banques en difficulté. Les marchés déçus Le statu quo de la Banque d'Angleterre a déçu les investisseurs. A Londres, le FTSE 100 a plongé en territoire négatif avant de revenir à l'équilibre. Ils se sont réfugiés sur la livre, propulsée à un plus haut en deux semaines contre dollar, après avoir chuté de 13% contre le billet vert après le référendum. Mouvement de refuge sur la dette souveraine britannique également, dont les rendements flambaient à la mi-séance.
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Le coup de frein sur l'emploi en mai et le spectre d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union devraient inciter la Réserve fédérale américaine au statu quo sur ses taux ce soir. Ils se situent actuellement entre 0,25 et 0,50%. Les marchés seront particulièrement attentifs aux commentaires de sa patronne, Janet Yellen, pour tenter de deviner le calendrier du resserrement monétaire, et savoir si le comité de politique monétaire compte toujours procéder à deux hausse de taux cette année pour les porter autour de 0,9%. Pour Mike Bailey, directeur de recherche chez FBB Capital Partners, le statu quo de la Fed pourrait se prolonger bien au-delà. 'A ce stade, une hausse de taux en juillet semble peu probable. Nous pensons qu'il n'y aura probablement pas de hausse de taux avant le lendemain de l'élection présidentielle. Je pense que la Fed va dire : ok, si on ne le fait pas cet été, ce sera un peu plus délicat à l'automne à cause du calendrier électoral.' Hors emploi, les signaux sont pourtant au vert pour une hausse de taux. Portée par une solide demande intérieure, la croissance pourrait atteindre 2,8% au deuxième trimestre et le rebond des cours du brut vient doper l'inflation.
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L'avertissement de Standard & Poor's : l'agence de notation financière se tient prête à dégrader la note de la dette des Etats en cas de relèvement de taux historiquement bas par les banques centrales. S&P estime en effet que sans ces politiques monétaires accommodantes, les déficits publics de 25 pays seraient nettement supérieurs à ceux affichés en 2015. La différence se situerait dans une fourchette de 1 à 2 points de pourcentage du PIB. Elle encourage ainsi les Etats à préparer d'éventuelles hausses de taux par un meilleur contrôle des dépenses publiques. Dans sa ligne de mire notamment : les Etats-Unis, mais aussi l'Italie, la France, l'Espagne et le Royaume Uni.
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Mario Draghi à l'offensive face à Wolfgang Schäuble. Le Président de la Banque centrale européenne a profité du sommet de la Banque asiatique de développement ce lundi à Francfort, pour répondre une nouvelle fois aux critiques du Ministre allemand des Finances. Celui-ci accuse sa politique de taux zéro de ruiner les épargnants allemands. 'Les taux très bas ne sont pas le problème,' a estimé Mario Draghi. 'Ils sont le symptôme d'un problème sous-jacent, à savoir, une demande d'investissement insuffisante à travers le monde pour absorber toute l'épargne disponible dans l'économie. Et donc, la bonne manière de relever les défis posés par les taux bas n'est pas d'essayer de supprimer les symptômes, mais de traiter les causes sous-jacentes.' Pour Mario Draghi, relever les taux dans le contexte actuel de croissance faible et d'inflation négative conduirait à la récession. Il le répète, même si ses effets se font attendre, la stratégie d'assouplissement quantitatif est la meilleure option pour relancer le crédit, la consommation et l'investissement.
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Les marchés financiers s'y attendaient. Mercredi soir, la Réserve fédérale américaine a maintenu le statu quo. Les taux directeurs de la Fed restent donc inchangés dans une fourchette de 0.25 à 0.50%. Signe que la réunion de politique monétaire n'était pas décisive la présidente de la Fed n'a pas donné de conférence de presse et s'est contentée d'un communiqué dans lequel le comité monétaire américain rappelle que la croissance a ralenti aux Etats-Unis malgré le dynamisme du marché du travail. Si la fed continue de 'surveiller de près' les développements de l'économie mondiale, elle n'évoque plus explicitement les risques qu'ils font peser sur les Etats-Unis comme c'était le cas au mois de mars dernier. Selon un sondage de l'agence Reuters auprès de 80 économistes, la prochaine hausse des taux directeurs de la fed pourrait intervenir au mois de juin prochain.
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La Réserve fédérale américaine se prononce ce mercredi sur sa politique monétaire. Les économistes n'anticipent cependant pas de nouvelle hausse de taux avant juin, au plus tôt. Certes, la présidente de la Fed, Janet Yellen, s'était félicitée le mois dernier de la solidité de la reprise au vu des créations d'emplois, y compris non qualifiés, mais elle s'était inquiétée d'éventuelles répercussions du ralentissement mondial sur l'économie américaine. Les dernières données publiées ce mardi indiquent que le secteur manufacturier n'est pas tiré d'affaire et que la baisse du chômage ne dope pas encore suffisamment les dépenses de ménages à la confiance fragile. Au premier trimestre, la croissance pourrait avoir ralenti à 0,3%. Les chiffres seront dévoilés jeudi.
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Patience : c'est le message adressé par le Président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, à l'ensemble de la zone euro, après l'annonce d'un statu quo sur les taux. L'institution monétaire a laissé son principal taux directeur à zéro. Son taux de prêt marginal, auquel les banques empruntent à ses guichets pour 24 heures, est maintenu à 0,25%, tandis que le taux de dépôt, qui s'applique aux banques plaçant leurs surplus de liquidités auprès d'elle pour 24 heures, est maintenu à -0,40%. Monetary policy decisions: rates unchanged https://t.co/ZxI4DTVxHv- ECB (@ecb) 21 April 2016 Mario Draghi a estimé qu'il fallait laisser du temps à ses mesures pour dévoiler pleinement leurs effets. Ce sera également le cas pour le rachat inédit de dettes d'entreprises annoncé en mars mais et qui commencera en juin. Il en a d'ailleurs précisé les conditions. 'Si une entreprise possède une banque, mais que sa maison mère n'est pas une banque, elle sera éligible. Mais si la maison mère est une banque, alors elle sera exclue du programme. Le risque sera pleinement partagé. La maturité sera de 30 ans maximum. Et l'émission sera limitée à 70% de la dette d'une entreprise.' Si les dettes bancaires en sont exclues, celles des assureurs seront éligibles. Au total, le montant des rachats de dette publique et privée restera à 80 milliards d'euros par mois. Depuis le mois dernier, ces rachats sont assortis de prêts gratuits aux banques. Gouvernements, au travail ! Mario Draghi a de nouveau promis d'utiliser tous les instruments disponibles pour faire circuler l'argent, relancer l'activité et l'inflation. N'en déplaise à Berlin. 'Nous obéissons à la loi, pas aux politiques, parce que nous sommes indépendants,' a-t-il lancé, dans sa toute première réponse aux critiques de l'Allemagne, où l'épargne traditionnellement forte est pénalisée par la politique de taux zéro. Draghi: We obey the law, not politicians- ECB (@ecb) 21 avril 2016 Mario Draghi en a profité pour appeler les gouvernements à faire eux aussi leur travail - à savoir, des réformes structurelles pour rendre leur marché du travail plus flexible et favoriser l'entreprenariat et la compétition dans les secteurs des biens et des services. La confiance dans la stratégie des sages de Francfort s'étiole alors qu'après avoir reculé en février, les prix ont fait du surplace en mars, là où la BCE vise une inflation proche, mais inférieure à 2%.
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La Réserve fédérale américaine laisse ses taux directeurs inchangés, entre 0,25 et 0,50%. Elle estime en effet que les développements économiques et financiers mondiaux font peser des risques sur la croissance américaine. Par conséquent, la Fed abaisse sa prévision de croissance à 2,2% contre 2,4% précédemment pour 2016 et précise n'envisager que deux hausses de taux cette année - elle en avait annoncé quatre en décembre, quand elle avait mis un terme à sept ans de politique de taux zéro. Economic Projections of Federal Reserve Board Members and Federal Reserve Bank Presidents: https://t.co/WzIgTl2s56 #FOMC- Federal Reserve (@federalreserve) 16 mars 2016 Certes, elle note une accélération de l'inflation, mais celle-ci reste inférieure à son objectif de 2%. Et si le pays frôle le plein emploi, les salaires ne décollent pas. La fragilité de la consommation, moteur de l'économie américaine, a aussi été mise en exergue par la baisse des ventes de détail en janvier et février.
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La Grande-Bretagne a recensé 60,000 chômeurs de moins au quatrième trimestre 2015. Selon l'Office national des statistiques, le nombre de demandeurs d'emploi s'établissait à 1,68 million fin décembre. Le taux de chômage s'est lui maintenu à 5,1 % de la population active, au plus bas en dix ans. Seul bémol : les salaires n'ont augmenté que de 2 % sur un an au quatrième trimestre, leur plus faible rythme de croissance depuis début 2015. Le retour au plein emploi semble se confirmer en janvier avec une nouvelle baisse des demandes d'indemnisation chômage.
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2015 a été riche en rebondissements et en volatilité sur les marchés. Faut-il s'attendre au même scénario en 2016 ? "On a toutes les raisons de penser que cet environnement va se poursuivre", estime Stéphane Furet, directeur général chez Dorval Finance. "Il n'empêche que les éléments favorables, en particulier pour la zone européenne, perdurent", nuance-t-il. - Intégrale Bourse, du mercredi 6 janvier 2016, présenté par Vincent Touraine, sur BFM Business.
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John Plassard, directeur adjoint de Mirabaud Securities, a décrypté l'actualité macro-économique, du mardi 29 décembre 2015. - Intégrale Bourse, présenté par Grégoire Favet, sur BFM Business.
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C'est une décision historique : la Réserve fédérale américaine a relevé son taux directeur d'un quart de point, sa première hausse depuis juin 2006. Il fluctuera donc désormais entre 0,25 et 0,50 %. Pour la présidente de la Fed, Janet Yellen, cette décision consacre les progrès réalisés par l'économie américaine. ' Cette action marque la fin d'une période exceptionnelle de sept ans pendant laquelle le taux des fonds fédéraux a été maintenu proche de zéro pour aider l'économie à se remettre de la pire crise financière et récession depuis la Grande dépression,' a-t-elle déclaré. ' Le Comité est confiant quant à la capacité de l'économie à se renforcer davantage. L'économie revient de très loin, même si la reprise n'est pas encore terminée. ' La Fed s'est fixé pour objectif de porter graduellement son taux directeur autour de 1,4 % d'ici fin 2016. Elle a insisté sur le fait que sa politique monétaire resterait accommodante. Le tour de vis monétaire était largement anticipé par les marchés dans la mesure où les principaux indicateurs macroéconomiques étaient au vert. Le PIB était en hausse de 2,1 % au troisième trimestre, l'inflation hors énergie et alimentation s'établissait à 2 % en novembre, quant au taux de chômage, il est stabilisé à 5 % depuis octobre, son plus bas niveau en 7 ans.
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La Réserve fédérale américaine a rendez-vous avec l'histoire. A l'issue de sa réunion monétaire de décembre, sa patronne, Janet Yellen, pourrait annoncer ce mercredi la toute première hausse de son taux directeur depuis juin 2006. Depuis la crise financière de 2008, la Fed a maintenu ses taux entre 0 et 0,25 % afin de soutenir la reprise. Pendant six ans, elle a de surcroît injecté 4.480 milliards de dollars dans l'économie américaine via des rachats d'actifs obligataires. Un programme d'assouplissement quantitatif qui a pris fin en octobre 2014. Alors que la croissance dépasse les 2% et que le taux de chômage, à 5 %, est au plus bas en 7 ans, les attentes n'ont jamais été aussi unanimes chez les acteurs financiers. ' Nous sommes nombreux à anticiper un éloignement de la politique de taux zéro', confirme ainsi, Eric Wiegand, gérant de portefeuille senior à la U.S. Bank. ' Nous nous attendons à la première d'une série de hausses de taux. Nous pensons que la hausse initiale sera de 0,25 %. Cependant, nous n'anticipons pas des hausses consécutives, mais des hausses étroitement liées aux performances chiffrées de l'économie.' Des anticipations de resserrement monétaire renforcées par les derniers chiffres de l'inflation publiés ce mardi. Sur novembre, l'indice des prix à la consommation, hors énergie et alimentation, a progressé de 0,2 %, en hausse pour le troisième mois consécutif. Sur un an, l'inflation sous-jacente s'affiche à 2 %, ce qui est conforme à l'objectif de la FED.
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Janet Yellen prépare les marchés à une hausse de taux, qu'elle dit attendre avec impatience. Dans un discours prononcé devant le Economic Club de Washington, la Présidente de la Réserve fédérale américaine n'a pas précisé si la décision serait prise lors de la réunion des 15 et 16 décembre du comité directeur. Mais elle a affiché sa confiance dans la reprise. Ainsi, Janet Yellen a souligné la nette amélioration du marché du travail, avec un taux de chômage ramené à 5 % en octobre, sans pour autant atteindre le plein emploi. Dans le même temps, elle s'est dite optimiste quant à un rebond de l'inflation. A 0,25 % en octobre sur un an, elle est actuellement bien inférieure à l'objectif de 2 % de la FED. Et de préciser que quand elle adviendrait, la première hausse de taux depuis décembre 2008 se ferait en douceur.
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Au programme cette semaine dans Business Middle East : la réunion tant attendue de la Réserve fédérale américaine et les investissements immobiliers des pays du Moyen-Orient qui atteignent des niveaux records. Tous les regards sont tournés vers Washington pour la prochaine réunion de la Réserve fédérale. Les observateurs sont dans l'attente et se demandent si Janet Yellen, la patronne de la Fed, va relever les taux directeurs. Il faut dire que les signaux envoyés ces derniers mois par l'institution sont assez confus. Cette réunion de la Fed sera particulièrement suivie dans les pays du Moyen-Orient et par les marchés internationaux. C'est la crédibilité de la Fed qui est jeu. Mais avant d'en discuter, voyons quels sont les facteurs qui pourraient inciter à croire que l'institution relèvera ses taux et quels sont les facteurs qui, au contraire, laissent à penser qu'elle n'y touchera pas. Taux directeurs : pour et contre Si la Fed décide de relever ses taux, ce sera parce que le taux de chômage décline régulièrement aux États-Unis depuis 2008. De plus, les taux de croissance outre-Atlantique sont positifs et de nombreux indicateurs économiques sont au vert. Mais tout dépendra d'un élément-clé : l'inflation. Elle demeure à un niveau inférieur à celui que vise la Réserve fédérale, proche des minima historiques. En outre, la baisse du prix du baril de pétrole augmente le risque de déflation. La hausse du cours du dollar nuit aux exportations américaines. Et pour couronner le tout, l'économie US pâtit des ralentissements de l'Europe et de l'Asie. Le Fonds monétaire international appelle la Fed à agir avec prudence. Pour sa directrice Christine Lagarde, la Réserve doit s'assurer que les indicateurs économiques sont absolument confirmés avant de prendre l'initiative d'une remontée du taux directeur. 'La Fed n'a pas relevé ses taux d'intérêts depuis si longtemps qu'elle devrait vraiment le faire pour de bon si je puis dire', a déclaré Christine Lagarde. 'En d'autres termes, ne pas essayer pour voir pour devoir revenir en arrière' L'analyse de Nour Eldeen Al Hammoury Pour en savoir plus à ce sujet, nous rejoignons comme d'habitude Nour Eldeen Al Hammoury, responsable de la stratégie des marchés chez notre partenaire ADS Securities à Abu Dhabi. Daleen Hassan, euronews : 'La réunion de la Fed approche et de nombreux analystes pense qu'elle n'est pas dans la capacité de relever ses taux. Comment anticipez-vous les réactions des marchés si les taux remontent ou si, au contraire, ils restent encore inchangés ?' Nour Eldeen Al Hammoury : 'On ne s'attend pas à ce que la Fed relève son taux directeur la semaine prochaine, comme nous l'avons déjà fait remarquer de nombreuses fois. Cependant, si la Réserve fédérale augmente ses taux d'intérêt, cela risque d'empirer la panique qui agite les marchés émergents et nous pourrions assister à des forts reculs sur le plan monétaire.' 'D'un autre côté, si les taux demeurent inchangés, cela va affecter la crédibilité de l'institution parce que cela fait près d'un an que la Fed annonce un hausse des taux. Perdre la face aurait un impact négatif sur les marchés à court terme, le temps qu'elle la Fed fasse montre d'une politique claire. C'est donc une réunion très importante cette semaine et les traders vont devoir lire entre les lignes.' Daleen Hassan, euronews : 'Cela veut dire que la Fed est dans une position inconfortable en ce moment ?' Nour Eldeen Al Hammoury : 'C'est certain, la Fed n'est pas dans une position facile en ce moment. C'est ce que nous avons noté il y a déjà un an, quand nous pensions qu'elle ne relèverait pas les taux de sitôt. Elle a retardé la hausse de mars à juin, puis de juin à septembre, et maintenant de septembre à probablement décembre. Il va donc falloir être attentif aux déclarations de la Fed qui seront déterminantes pour les tendances économiques et financières à venir.' Daleen Hassan, euronews : 'On observe en ce moment une grande volatilité des marchés financiers. Cela pourrait-il affecter la décision de la Fed ?' Nour Eldeen Al Hammoury : 'On sent que c'est un sujet tendu. On a vu les avertissements du FMI et même de la Banque mondiale. Au sein de la Réserve fédérale américaine aussi, il n'y a pas d'unanimité sur le sujet.' 'Le FMI et la Banque mondiale ont averti qu'un relèvement des taux américains pourrait de nouveau semer la panique. De plus, les récents tourments des marchés sont un message clair à la Fed pour dire qu'ils ne sont pas prêt à supporter un hausse des taux maintenant. Nous pensons qu'il ne va pas dans l'intérêt de la Fed de jeter de l'huile sur le feu quand on voit ce qui s'est passé ces dernière semaines. D'autant plus que les chiffres de l'inflation sont en baisse. Cela donne plus de flexibilité à la Fed pour conserver ses taux inchangés plus longtemps.' Business Snapshot : investissements records Les investissements dans l'immobilier ont atteint un record historique dans les pays du Proche et Moyen-Orient : + 64% sur la première moitié de 2015. Après la forte baisse des prix du pétrole, les investisseurs du Moyen-Orient redeviennent actifs sur le marché de l'immobilier en dehors du monde arabe. Sur la première moitié de 2015, ces investissements se chiffrent à plus de 10 milliards d'euros. C'est le Qatar a investi le plus sur le marché de l'immobilier international devant les Émirats arabes unis. Trois destinations ont les faveurs des investisseurs du Golfe : Londres, Hong Kong et New York. Ils recherchent en priorité des biens de luxe tels que des grands hôtels et des appartements de grand standing. Partagez votre avis avec nous sur les réseaux sociaux en utilisant le mot-dièse #businessmiddleeast
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Cette semaine dans Business Middle East nous nous intéressons aux taux d'intérêts aux États-Unis et au Royaume-Uni. Nous verrons aussi ce que l'Égypte peut attendre du tout nouveau canal de Suez. Depuis la fin de l'année dernière, la Réserve fédérale américaine a répété à plusieurs reprises son intention de relever ses taux d'intérêt sans pour autant annoncer une date spécifique. De l'autre côté de l'Atlantique, même son de cloche à la Banque d'Angleterre. Son gouverneur Mark Carney semble oeuvrer de concert avec son homologue américaine Janet Yellen. Pourtant, la plupart des économistes s'attendent à une hausse. Washington ou Londres : qui sera le premier à relever ses taux d'intérêt ? Qui est le mieux placé pour le faire ? Taux d'intérêt : il est urgent d'attendre L'intégralité des neuf membres du comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre a voté pour le statu quo lors des deux dernières réunions, alors que deux d'entre eux se prononçaient en faveur d'une hausse l'an dernier. Le taux est donc maintenu à 0,5%. Un niveau qui n'a pas bougé depuis 2009 et qui est le plus bas de son histoire. Même son de cloche aux États-Unis où la Fed laisse ses taux directeurs inchangés. Pour la patronne de la Réserve fédérale Janet Yellen, tout dépendra de la conjoncture et des statistiques. Or pour le moment les signaux restent encore mitigés. Si la Fed estime que l'économie américaine est en train d'accélérer par rapport au trou d'air du premier trimestre, elle affirme avoir besoin de davantage de preuves tangibles de l'amélioration du marché de travail et de l'accélération de l'inflation avant de passer à l'action, peut-être, en septembre prochain. L'analyse de notre expert Pour en savoir plus, Nour Eldeen Al-Hammoury, responsable des stratégies Marchés chez ADS Securities, répond aux questions d'Euronews. Daleen Hassan, Euronews - 'Nour, la Banque d'Angleterre semble adopter la même attitude que la Fed quant à une éventuelle augmentation des taux directeurs. A votre avis, quelle institution sera la première à franchir le pas ?' Nour Eldeen Al-Hammoury - 'Il est trop tôt pour parler d'un relèvement des taux pour chacune des banques. L'an dernier la Fed a promis au monde entier qu'elle augmenterait ses taux. Elle a annoncé que ce serait pour le mois de mars puis elle a repoussé à juin et maintenant septembre. Dans l'état actuel des choses cela pourrait être encore repoussé en décembre ou même à l'an prochain'. 'La Banque d'Angleterre, quant à elle, fait preuve de plus de transparence et de clarté. Pour augmenter les taux directeurs, le facteur-clé est l'inflation. Or, elle est à un niveau faible et elle risque probablement d'y rester du fait de la chute des prix du pétrole'. 'Je dirais que la Banque d'Angleterre est susceptible d'augmenter son taux directeur avant la Fed. Reste à savoir si cela se fera en conséquence d'une hausse de l'inflation'. Daleen Hassan, Euronews - 'La semaine dernière, nous évoquions une livre sterling qui reste forte. Pensez-vous que les marchés consolident la livre sterling en prévision d'une éventuelle hausse des taux directeurs ? Comme cela s'est passé pour le dollar ?' Nour Eldeen Al-Hammoury - 'Non, pas pour le moment. La livre sterling est stable depuis trois semaines. Elle a peu varié, entre 1,53$ et 1,57$. Cette stabilité montre la solidité de la livre, contrairement à d'autres devises comme l'euro qui a encore chuté face au dollar'. 'Cela étant dit, la Banque d'Angleterre a déclaré qu'une hausse de son taux directeur dépendra des statistiques à venir. Les données macro-économiques attendues à court-terme auront donc un impact notable sur les marchés et la livre sterling. Un impact plus important qu'avant, d'autant plus que des données positives pourraient mener les investisseurs à consolider la livre dans l'optique d'une hausse des taux. C'est ce qui s'est passé avec le dollar cette année'. Business Snapshot : le nouveau canal de Suez C'est en grande pompe que l'Égypte vient d'inaugurer son nouveau canal de Suez. Une attente plus courte, une circulation à double sens : les transporteurs maritimes se réjouissent. Ils pourront franchir le canal en seulement 11 heures au lieu de 18 grâce à cette nouvelle voie de 35 kilomètres construite en un temps record. Les autorités égyptiennes misent sur un doublement du trafic d'ici à 2023. Au lieu de 49 bateaux aujourd'hui, le canal pourrait permettre le passage de 97 bateaux par jour. En conséquence, l'État espère accroître les revenus qu'il tire des droits de passage de 4,7 milliards d'euros aujourd'hui à 11,7 milliards d'euros en 2023. Au global, ce projet pharaonique créerait un million d'emplois. Mais pour de nombreux spécialistes, ces prévisions sont improbables. Tout simplement parce que le commerce mondial n'augmente pas suffisamment. Le Caire a dépensé 7,3 milliards d'euros pour ce projet. Un investissement colossal et risqué quand on sait qu'un Égyptien sur 5 vit sous le seuil de pauvreté. Partagez votre avis avec nous sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #businessmiddleeast
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Dans cette édition, nous revenons sur la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine et ses conséquences au Moyen-Orient. Le plus grand suspense entoure l'évolution des taux d'intérêt sur fond de déclarations dissonantes des membres du comité directeur de la FED. En décembre dernier, l'intention était de relever les taux en juin. Mais en janvier, ' patience ' est redevenu le mot-clé. La semaine dernière, la FED a évoqué la possibilité de maintenir un peu plus longtemps les taux plancher actuels Les économistes n'attendent plus de resserrement monétaire avant la fin de l'année. Pour la première fois en dix ans, la Réserve fédérale a fait référence aux développements internationaux, notamment au ralentissement économique mondial et à la chute des cours du brut. Ces facteurs entament en effet les perspectives de croissance américaines. Ce qui inquiète la FED, c'est la faible inflation. A 0,8 % en janvier, elle reste loin de l'objectif de 2 %. Et l'effondrement des cours du pétrole commence à toucher les autres secteurs. Toutefois, le report d'une hausse de taux a été bien accueilli à Wall Street. Mais au Moyen-Orient, la baisse d'optimisme de la Fed quant aux perspectives de l'économie américaine a refroidi les investisseurs. Résultat : des pertes en clôture jeudi sur les indices de référence des places de la région : -0,59 % pour l'EGX 30 égyptien, -1,14 % pour le TASI saoudien. L'ADX d'Abu Dhabi cédait quant à lui 0,12 % et le QE du Qatar, 0,52 %. Outre les décisions des grandes banques centrales , les marchés du Moyen-Orient et d'Afrique du nord sont affectés par les tensions géopolitiques régionales, et bien sûr, par la baisse des cours du brut. L'analyse de ADS Securities Comme chaque semaine, Daleen Hassan a creusé le sujet avec Nour eldeen Al-Hammoury, chef stratégiste marchés chez ADS Securities à Abu Dhabi pour une analyse plus poussée des implications des orientations de la FED au Moyen-Orient. Daleen Hassan, euronews : ' Bonjour Nour, la FED a de nouveau rapidement battu en retraite. Il semble y avoir beaucoup d'incertitude, pourquoi ? ' Nour eldeen Al-Hammoury, ADS Securities : ' Nous avions déjà tiré la sonnette d'alarme ici sur euronews en décembre dans la précédente saison de Business Middle East. Nous avions noté alors que l'économie mondiale tout comme l'économie américaine n'étaient pas sorties d'affaire. C'est pourquoi nous ne sommes pas surpris par la marche arrière de la FED. Toutefois, dans la situation actuelle, il n'y a pas de pressions inflationnistes aux Etats-Unis. En fait, il y a de la désinflation, qui pourrait bien conduire à de la déflation à l'avenir, surtout si les prix du brut restent faibles. Et jusqu'à présent, il n'y a aucun signe précurseur d'un redressement des cours du pétrole. De plus, il ne faut pas oublier qu'environ 88 % des statistiques économiques publiées en février étaient décevantes et seules 12 % étaient encourageantes. Dès lors, il n'y a pas de raison majeure de relever les taux plus tôt. ' Daleen Hassan, euronews : ' Au vu des données décevantes, pourquoi la FED voulait-elle toujours relever ses taux en juin ? Est-ce que sa crédibilité ne risque pas d'en pâtir ? ' Nour eldeen Al-Hammoury, ADS Securities : ' La FED a donné des indices sur la date potentielle d'une hausse de taux. Les indices se basent sur des prévisions. Cependant ici, chez ADS Securities, nous avions averti que l'économie américaine allait s'affaiblir une fois que la FED arrêterait ses programmes d'assouplissement quantitatif, et c'est ce à quoi on assiste actuellement et qui s'est déjà produit à la fin des deux premiers programmes après la crise financière. Toutefois, la Réserve fédérale essaie toujours de maintenir sa crédibilité en jouant la carte de la prudence, en pesant ses mots et en utilisant le conditionnel. Par exemple, dans ses minutes, la FED va dire des choses comme : 'si les données économiques s'améliorent, nous pourrions décider d'avancer une hausse de taux.' Cela veut dire : si les données sont mauvaises, comme c'est le cas, la FED peut facilement modifier sa politique sans entamer sa crédibilité. ' Daleen Hassan, euronews : ' Pourquoi les bourses du Moyen-Orient ont-elles mal réagi la semaine dernière après la réunion de la FED ? D'autres facteurs sont-ils en cause ? ' Nour eldeen Al-Hammoury, ADS Securities : ' Pour la première fois en plus de dix ans, la FED ne s'est pas contentée de faire référence aux Etats-Unis, elle a aussi mentionné les développements internationaux, en Asie et en Europe notamment, ainsi que le déclin des cours du brut. Et cela a eu bien sûr un impact notable ici, au Moyen-Orient. Après le communiqué de la FED, on a constaté de la volatilité sur les marchés qui ont fermé dans le rouge, pour bien des raisons. Notamment, la saison des résultats n'était pas parfaite et les dernières publications dans le Golfe ont déçu, beaucoup d'entreprises ont raté leur objectif et les bénéfices par action ont baissé. Aussi, les récents développement entre l'Egypte et Etat Islamique en Libye ont augmenté les craintes d'une nouvelle guerre régionale, ce qui a conduit les investisseurs à vendre. ' Daleen Hassan, euronews : ' Merci beaucoup. Nous verrons comment évoluent les choses lors de la prochaine réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, qui se tiendra le 17 mars. ' C'est tout pour cette édition, vous pouvez nous retrouver sur Youtube avec les mots clés 'Euronews Business '.
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Eric Coquerel, secrétaire général du Parti de gauche et François Chaulet, directeur général de Montségur Finance, étaient sur le plateau de BFM Story. Le parlement grec est dissous après avoir échoué une troisième fois à élire un président de la République. Le Premier ministre Antonis Samaras a annoncé dimanche qu'un scrutin législatif anticipé se tiendra le 25 janvier prochain. La situation politique de la Grèce inquiète la Commission européenne et le FMI. Ce dernier a d'ailleurs décidé de suspendre la prochaine tranche d'aide financière en attendant qu'un nouveau gouvernement se forme.
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La banque centrale de Russie a relevé jeudi d'un point son taux d'intérêt directeur à 10,5%, avec pour objectif d'enrayer la flambée inflationniste causée par l'effondrement du rouble. La Banque centrale russe a prévenu qu'elle était prête à poursuivre sur cette voie si nécessaire. Cette décision, annoncée à l'issue de la réunion mensuelle de politique monétaire de la banque, n'a pas convaincu le marché puisque le rouble a atteint de nouveaux records de faiblesse à la suite de cette décision. Le rouble est monté jeudi à 69 roubles pour un euro et près de 55,50 pour un dollar. La plupart des économistes jugeaient inévitable une augmentation du loyer de l'argent dans un contexte d'accélération de l'inflation, qui devrait selon l'institution dépasser 10% début 2015.
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La Banque centrale européenne a tenu sa dernière réunion de politique monétaire de l'année. Il semble que la principale info de cette réunion soit les nouveau locaux qu'occupe désormais la BCE car sa politique elle, n'a pas changé. Personne ne s'attendait à une baisse des taux et il n'y en a pas eu. Mais les investisseurs espéraient un petit cadeau de Noël comme de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire. Mario Draghi avait même parlé récemment de possibles rachats de dette souveraine. La BCE a réitéré sa volonté d'agir mais va attendre encore un peu. Le Président russe ne prépare aucun cadeau pour la nouvelle année non plus. Au cours de son discours annuel devant le parlement, Vladimir Poutine a averti les Russes des temps difficiles qui s'annoncent. L'Economie sera en récession a même précisé son ministre de l'économie. En Grande Bretagne, les autorités vont manquer l'objectif annoncé de réduction des déficits, mais c'est pour aider disent-elles, le citoyens britanniques à ne pas réduire leurs dépenses. Tout ça c'est dans notre édition de Business Weekly
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La Banque centrale russe a décidé vendredi de maintenir son taux d'intérêt directeur inchangé à 8%. L'institution précise toutefois qu'elle est prête à l'augmenter de nouveau si l'inflation reste élevée. La Banque centrale reconnaît que la hausse des prix en Russie s'est accentué fin aout-début septembre en raison - je cite le communiqué - de 'l'aggravation des tensions géopolitiques, de l'introduction de restrictiopns sur le commerce extérieur et les répercussions de ces évènements sur l'évolution du rouble. En clair, l'embargo alimentaire décidé par Moscou, et la baisse continue du rouble génère beaucoup plus d'inflation qu'auparavant. La banque centrale a donc décidé de marquer une pause après trois hausses de taux depuis le printemps. 140 'On constate que la Banque centrale se focalise plus sur les effets à plus long terme de l'embargo alimentaire alors que jusqu'à maintenant sa stratégie était basée sur des effets à court terme. Mais si les risques se prolongent, ou que de nouveaux risques apparaissent, liés à de nouvelles sanctions, alors que la situation géopolitique s'aggrave; on ne peut pas exclure que la Banque centrale resserre fortement sa politique monétaire et alors elle augmenterait encore son taux d'intérêt directeur'. 211 Au mois d'aout la hausse des prix à la consommation a été de 7,6% en rythme annuel. D'un côté les sanctions occidentales qui afafiblissent la monnaie russe le rouble, et de l'autre les mesures de représeailles de Moscou comme l'embargo sur les importations de produits agricoles occidentaux; sont les deux risques d'une envolée de l'inflation en Russie.
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L'immobilité de la politique monétaire britannique... pour l'instant ! La Banque d'Angleterre décide de ne rien changer, et maintient notamment son taux directeur à 0.5%, son plus bas niveau historique. Les investisseurs prévoient toutefois un relèvement de ce taux début 2015, et, de manière générale, un resserrement de la politique monétaire, les signes de reprise économique se confirmant outre-manche. L'économie britannique pourrait en effet enregistrer une croissance de 3% cette année. Par ailleurs, le taux de chômage a reculé pour s'établir à 6.5% de la population active en mai, contre 7.8% un an plus tôt.
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Le 13 février, Jean-François Filliatre, rédacteur en chef de Mieux Vivre Votre Argent a répondu aux questions des auditeurs, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric...
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