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SIMFEROPOL (Crimée) - 26 jan 2015 - C'est une perquisition filmée au plus près. Lundi, des hommes en blouson et cagoules pénètrent dans les locaux de la station ATR, une chaîne télé dédiée aux 300.000 Tatars de Crimée. Sans la moindre hésitation, ces policiers et membres des forces spéciales russes se postent devant sa directrice. " Je donne une interview, je serai libre un peu plus tard. Je donne une interiew, c'est mon droit " se défend Elzara Islyamova... La station est accusée de ne pas collaborer avec la justice. Une accusation récurrente depuis le rattachement de la Crimée en Russie en mars 2014. Mais pour ATR, la perquisition s'apparente davantage à une tentative d'intimidation. " Tant que nous serons en vie, nous utiliserons tous les moyens légaux pour nous battre et faire en sorte que les Tatares de Crimée gardent leur télévision ethnique " rétorque Liliya Budzhurova, directrice ajointe d'ATR. Lors du referendum pour le rattachement à la Russie, les Tatars qui représentent 12% de la population de Crimée avaient largement boycotté le vote.
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