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Comme chaque printemps depuis 2009, se tient la semaine de la musique à Tallinn, dédiée aux talents et à la créativité. C'est aussi une rencontre professionnelle avec des représentants du secteur de la musique qui se réunissent pour une conférence de deux jours. Le soutien à l'industrie musicale y est abordé, notamment le programme Creative Europe de la Commission européenne 'Au plus tard lors du prochain programme, nous voudrions mettre en place un soutien spécifique pour le secteur musical. Je ne peux pas encore dire a quoi cela va ressembler parce que nous sommes, bien sûr, en plein dialogue avec le secteur. Mais je dois dire que nous avons un cadre budgétaire jusqu'en 2020', affirme Barbara Gessler de Creative Europe. C'est la première édition du festival pour la nouvelle présidente estonienne Kersti Kaljulaid. Le pays va assurer sa première présidence du Conseil européen cet été. Elle sera notamment dédiée au projet du marché unique du numérique, qui concerne déjà l'industrie musicale. 'Nous sommes déjà dans l'ère du numérique en Estonie. Donc nous avons vraiment besoin que le reste de l'Europe nous rejoigne. Toutes les règles, les lois et le bon sens qui s'appliquent au monde réel peuvent aussi s'appliquer au monde digital. Et nous allons chercher les solutions pendant la présidence du Conseil européen', a déclaré la présidente. Le secteur musical est le principal employeur de l'industrie créative au sein de l'Union européenne. La réflexion sur son avenir est aussi impactée par le Brexit, si le moteur que représente la pop britannique venait à faire défaut.
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Le dernier kilomètre ! Le cauchemar, disons la difficulté de la livraison à domicile. Et bien ce sont des robots qui très bientôt feront ces 1000 derniers mètres compliqués pour la logistique. Il y a quelques mois on vous avait présenté ce robot développé par Starship Technologies. Il était alors en test à Londres, Berne Düsseldorf et Tallin. Allan Martinson, Starship Technologies : 'Nous avons maintenant parcouru 5000 milles soit 8000 kilomètres sur des trottoirs. Nous avons vu entre 40 et 500 000 personnes. Nous avons appris beaucoup de la perception du public et de son adoption qui a été très largement positive. Maintenant on va commencer à apprendre à faire de vraies livraisons.' Stable sur ses six roues le robot circule à 3 kilomètres par heure sur les trottoirs. Ses outils de navigation intégrée lui permettent d'éviter de rentrer en collision avec des piétons. Les destinataires peuvent suivre sa progression grâce à une application. Et par le biais de micros et de haut parleur on peut établir une discussion avec le livreur. Allan Martinson : 'Donc il n'y a pas de chauffeur, pas de gars sur un scooter, mais bien un robot qui va jusqu'à votre porte et qui vous dit que votre pizza ou vos plats indiens ou japonais sont là. Ce sera une expérience complètement différente pour tous ceux qui attendent une livraison.' Les robots sont conçus pour livrer des courses alimentaires et de petits colis dans un rayon de 4 kilomètres dans les zones urbaines. David Buttress, directeur de Just Eat : 'C'est intéressant de voir les progrès de la robotique notamment ces deux ou trois dernières années. On peut envisager ces livraisons ces toutes prochaines années et pas d'ici 10 ans.' Le robot, évidemment alimenté par des batteries est doté de neuf caméras, de plusieurs capteurs et d'un GPS. Et un opérateur, lui en chair et en os, peut intervenir à tout moment.
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Jüri Pootsman a 21 ans et il a remporté l'Estonian Idol 2015, le télé-crochet estonien, qui lui a valu un contrat avec Univesal Musique. Il est désormais la nouvelle pop star de son pays. pic.twitter.com/OaScs0B0tT- Jüri Pootsmann (@j_pootsmann) April 11, 2016 La renommée du jeune homme l'a conduit à être désigné pour représenter son pays cette année au concours de l'Eurovision où il chantera son tube 'Play'. 'Tout à commencé quand j'ai gagné Estonian Idol l'année dernière, après tout s'est accéléré' raconte le jeune homme. 'C'était assez impressionnant, on peut facilement perdre la tête, mais j'ai gardé les pieds sur terre, et tout va bien. Maintenant, c'est l'Eurovision et c'est encore plus fou. Alors j'en profite.' 'Je chantais dans une chorale quand j'étais petit' raconte encore Jüri. 'J'ai commencé à chanté solo il y a deux ou trois ans. C'est assez nouveau pour moi. Mais j'apprends, j'essaie de tirer le plus possible de chaque expérience et de chaque concert.' Jüri Pootsman avoue être un garçon plutôt timide, mais il apprend et il compte bien continuer à faire de la musique, quelque soit son résultat à l'Eurovision. 'Je ne me suis pas vraiment fixé d'objectif, mais cela serait vraiment bien d'arriver jusqu'en finale. Le plus important, c'est l'expérience. Après l'Eurovision, je pense que nous allons commencer à préparer mon deuxième album et on verra ensuite, mais en tout cas, faire de la musique.' Jüri va donc concourir pour le demi-final de l'Eurovision à Stockholm le 10 mai et, s'il est qualifié, il ira en finale le 14 mai.
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L'Estonie consacre trois jours de festival au chant et à la danse, elle attend 80 000 visiteurs. La tradition des fêtes du chant et de la danse en Estonie, mais aussi en Lettonie et en Lituanie, a été inscrite par l'UNESCO dans la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité en 2008. Les origines de ce festival remontent à 1869.
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