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A Juba, la capitale du Soudan du Sud, le cessez-le-feu annoncé lundi par le président Salva Kiir et son rival Riek Machar est, pour l'heure, respecté. Depuis vendredi, la ville était le théâtre de combats meurtriers entre les forces fidèles au président, et d'ex-rebelles du vice-président Riek Machar. La trêve reste donc fragile. 'Je déclare aujourd'hui que les forces sous mes ordres ne combattent pas les forces gouvernementales : elles ne vont pas affronter le gouvernement, pour que le peuple du Soudan du Sud puissent avoir la paix. Nous ne voulons pas continuer cette guerre qui n'a pas de sens', déclare le général Dau Aturjong, fidèle au vice-président Riek Machar. L'ONU et les ONG sont très inquiètes à propos de la situation humanitaire à Juba. Les combats y ont fait au moins 300 morts. 'Les premières estimations indiquent qu'au moins 36 000 personnes ont fui les combats et recherchent un abri dans les sites de l'UNMISS dédiés à la protection des civils et dans de nombreux autres endroits de la ville. La plupart des personnes touchées sont des femmes et des enfants. On ne peut pas atteindre les personnes dans le besoin à cause des combats en cours et de l'insécurité', alerte Alessandra Vellucci, porte-parole de l'ONU. Les Japonais, qui représentent plus de la moitié des expatriés présents dans le pays, sont en cours d'évacuation. Le Soudan du Sud, indépendant depuis tout juste cinq ans, est déchiré depuis décembre 2013 par une guerre civile.
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De violents combats ont lieu depuis deux jours à Juba, la capitale sud-soudanaise. Les forces loyalistes et les anciens rebelles continuent de s'affronter malgré la réprobation de la communauté internationale, impuissante. Vendredi dernier, les combats auraient fait près de 300 morts. Au moins un casque bleu chinois a perdu la vie dans l'attaque d'un véhicule blindé. Il aurait été atteint par un tir de l'armée loyaliste selon un témoin. 'Les membres du Conseil de Sécurité ont insisté sur le fait que les attaques contre les civils et les sites de l'ONU pourraient être considérés comme des crimes de guerre. Le Conseil de Sécurité est prêt à envisager d'augmenter les effectifs de l'UNMISS pour que la communauté internationale puisse mieux répondre à la violence au Soudan du Sud', a déclaré Koro Besso, l'ambassadeur japonais à l'ONU. Ces nouvelles violences coïncident avec le cinquième anniversaire de l'accession à l'indépendance du Soudan du Sud. Elles font craindre une reprise des combats à grande échelle dans tout le pays, déchiré depuis décembre 2013 par une guerre civile dévastatrice, ayant fait plusieurs dizaines de milliers de morts, opposant l'armée loyale au président Salva Kir à des rebelles soutenant le vice-président Riek Machar.
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Le président sud-soudanais Salva Kiir et son vice-président Riek Machar ont appelé à un cessez-le-feu, après trois jours de combats dans la capitale Juba. Au moins un casque bleu chinois a perdu la vie dans l'attaque d'un véhicule blindé. Il aurait été atteint par un tir de l'armée loyaliste selon un témoin. La capitale de cet état qui fête tout juste ces cinq ans d'existence est le théâtre depuis vendredi de combats violents opposant les forces fidèles au président, et des anciens rebelles, répondant aux ordres du vice-président. Ils auraient fait plus de 300 morts dans la seule journée de vendredi. 'Aujourd'hui, j'appelle le Conseil à prendre des actions sur cinq fronts : d'abord, imposer un embargo immédiat sur la vente d'armes au Soudan du Sud, promulguer de nouvelles sanctions ciblées contre les dirigeants et les commandants qui bloquent l'application de l'accord. Troisièmement : renforcer l'UNMISS, la mission de l'ONU au Soudan du Sud', a déclaré lundi Ban Ki-Moon, le Secrétaire général de l'ONU Le Kénya voisin accueille sur son sol des dizaines de milliers de réfugiés sud-soudanais, qui ont fui les combats et la faim. D'après le Haut Commissariat aux Réfugiés, une centaine arrivent ici chaque semaine. Parmi eux, des enfants souffrant de malnutrition. Les combats de ces derniers jours à Juba auraient déjà fait fuir 15 000 personnes. Quelles conditions pour un accord au Soudan du Sud? Éclairage du journaliste d'Africanews Michael Dibie Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance il y a cinq et c'était la fin de la plus longue guerre civile en Afrique, mais le pays est resté divisé. Avec l'explosion de violences dans la capitale entre les partisans du président Salva Kiir et ceux de son vice-président Riek Machar, on craint que le pays ne soit au bord de sa propre guerre civile. - Sarah Chappell, Euronews : Quelles sont les principales raisons qui expliquent l'échec du gouvernement d'unité nationale à proposer un leadership fonctionnel au pays ? - Michael Dibie, Africanews : Il est certain qu'aujourd'hui le gouvernement n'est pas uni. Je crois que cela est dû pour beaucoup au partage des pouvoirs qui ne convient pas aux factions. On dit que le vice-président Riek Machar a signé l'accord à contre-coeur et il l'a fait avec retard. Le nouveau cabinet a été décidé avec seize ministres, dix viennent de la principale opposition, deux d'un groupe du nom d'Anciens Détenus, et deux ministres venant d'autres partis de l'opposition. Cependant, certaines sources disent que Kiir doit encore retirer ses troupes à 25 km de la capitale : c'est une condition importante pour la formation d'un gouvernement nationale unifié. - Sarah Chappell, Euronews : Le président Kiir et le vice-président Machar ont donc l'un et l'autre appelé au calme ; mais contrôlent ils leurs troupes à 100%? - Michael Dibie, Africanews : Il est clair qu'il y a une grande défiance entre MM. Kiir et Machar et leurs troupes. Il se pourrait même qu'ils soient en train de lutter pour garder le contrôle sur leurs troupes. Plusieurs accords de paix ont été signés, mais, pour l'heure, aucun n'a conduit à la stabilité. - Sarah Chappell, Euronews : Quelles sont, selon vous, les chances d'obtenir un accord rapide sur l'arrêt des violences et d'établir une paix durable ? - Michael Dibie, Africanews : Comme vous le savez, cinq ans après avoir obtenu son indépendance le Soudan du Sud devrait un pays d'espoirs. Au lieu de cela, nous sommes face à une crise humanitaire créée de toute pièce. Je crois qu'il est nécessaire que les factions impliquées trouvent ensemble un moyen de mettre en place une solution à long terme et pacifique. Une paix pour le pays.
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Le Soudan du Sud est-il en train de replonger dans la guerre civile, cinq ans après son indépendance ? Les indicateurs le laissent penser. Les appels à la fin des violences se multiplient donc de toutes parts. Au moins 270 morts Des affrontements ont lieu depuis jeudi à Juba et autour de la capitale entre les forces gouvernementales et les ex-rebelles. Ils ont déjà fait plus de 270 morts. Des milliers de civils fuient les combats pour se réfugier dans les camps de l'Onu. Ce dimanche, le Conseil de sécurité des Nations Unies a sollicité l'aide des pays de la région en leur demandant notamment de fournir des Casques bleus supplémentaires dans les rangs de la Minuss. Un Casque bleu chinois a d'ailleurs été tué et plusieurs autres blessés ces derniers jours. .UN condemns fighting in #SouthSudan capital, #Juba, urges access to displaced civilians. https://t.co/OPXrSRJ0ma pic.twitter.com/ipMgU1nlOf- UN News Centre (UN_News_Centre) 10 juillet 2016 L'affrontement incarné par Salva Kiir et Riek Machar Le plus jeune pays du monde se déchire, à l'instar de ces deux hommes : le président Salva Kiir et l'ex-chef rebelle Riek Machar, vice-président du pays. Les deux camps s'accusent mutuellement du déclenchement des violences. Fragile accord de paix Ils ont signé un accord de paix et de partage du pouvoir en août 2015, après deux années de guerre. Un accord fragile qui pourrait voler en éclat si les combats ne cessent pas rapidement. Les Etats-Unis ont ordonné le retrait de tout leur personnel non-essentiel de leur ambassade. La compagnie Kenya Airways a elle suspendu tous ses vols pour Juba. Human Rights Watch met en cause l'ONU Le Kenya et le Soudan ont appelé à mettre fin aux combats. Les ministres des Affaires étrangères de l'organisation régionale des pays d'Afrique de l'Est (Igad) doivent se réunir en urgence lundi à Nairobi. L'organisation humanitaire Human Rights Watch a, elle, sévèrement critiqué l'attitude du Conseil de sécurité de l'ONU dans la crise au Soudan du Sud. 'Pendant trop longtemps, le Conseil de sécurité s'est reposé sur la bonne volonté des dirigeants du Soudan du Sud' et 'a brandi des menaces vides d'embargo sur les armes et de sanctions individuelles', a déclaré dimanche dans un communiqué Akshaya Kumar, directeur adjoint de HRW pour l'ONU. 'Les événements de cette fin de semaine confirment que cette stratégie perdante a échoué', relève-t-il.
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De nouveaux tirs ont retenti ce dimanche au Soudan du Sud. Deux jours après le début des affrontements, les combats entre l'armée gouvernementale et les ex-rebelles se poursuivent. Le bilan fait déjà état d'au moins 272 morts, selon le gouvernement. Depuis les accords de paix il y a près d'un an, il s'agit des premières violences à Juba, la capitale du pays. Une mission de l'ONU s'y est installée en décembre 2013, alors que le pays se déchire entre les partisans du président Salva Kiir, et ceux de l'ancien chef rebelle Riek Machar, devenu vice-président. Dans les deux camps, les leaders ont appelé au calme, tout en se rejetant mutuellement la responsabilité des hostilités, qui avaient débuté jeudi dernier avec un accrochage faisant cinq morts parmi les soldats du camp présidentiel. Ces affrontements ternissent encore un peu plus la situation, au lendemain du cinquième anniversaire de l'indépendance du Soudan du Sud, alors que le samedi s'était déroulé sans heurts, mais sans célébration non-plus. Depuis le début du conflit, les combats entre forces pro Kiir et pro Machar ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts dans un conflit compliqué par des hostilités entre ethnies et des luttes au niveau local. Ils ont provoqué une crise humanitaire, forçant près de trois millions d'habitants à fuir leurs foyers et quelque cinq millions, plus d'un tiers de la population, à dépendre d'une aide alimentaire d'urgence.
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C'était ce vendredi à Juba, capitale du Soudan du Sud : côte-à-côte, dans le palais présidentiel, le chef de l'Etat Salva Kiir et le vice-président Riek Machar. Les deux hommes sont censés évoquer le processus de paix et la situation sécuritaire. C'est alors que des coups de feux retentissent à l'extérieur du bâtiment. Les journalistes présents se protègent avant qu'un calme précaire ne revienne dans ce quartier. Mais d'autres coups de feu sont entendus par la suite en d'autres points de la capitale. Ce samedi matin, on ignore précisément le bilan de ces violences. Certaines sources parlent de plusieurs dizaines de morts. En tout cas, cela témoigne de l'instabilité qui règne dans le Soudan du Sud, alors même que ce pays fête ce samedi son 5ème anniversaire. Elle semble loin, l'euphorie de ce 9 juillet 2011, quand le pays célébrait son indépendance. Depuis, la rivalité entre les deux hommes forts Salva Kiir et Riek Machar s'est transformée en conflit ouvert entre 2013 et 2015. L'accord de paix conclu l'an dernier semble aujourd'hui plus fragile que jamais. Le Secrétaire général de l'ONU a fait part de son 'inquiétude' face à la dégradation de la situation dans ce pays. >> Communiqué de l'ONU Pour aller plus loin + Soudan du Sud : des réfugiés, l'hideux bilan de cinq ans d'indépendance + Soudan du Sud : des obstacles, cinq ans après l'indépendance
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Espoir de paix au Soudan du Sud. Chassé du pouvoir en 2013, Riek Machar le chef des rebelles est enfin rentré au pays ce mardi après l'accord de paix signé en août dernier. Riek Machar a retrouvé son poste de premier vice-président après avoir prêté serment au président sud-soudanais Salva Kiir, celui-là même qui l'avait démis de ses fonctions il y a trois ans. La tâche des deux leaders est immense dans un pays ruiné par trois ans de guerre. 'Je vois quatre défis à relever, a expliqué Riek Machar : la stabilisation de la sécurité, la stabilisation de l'économie, l'accès à l'aide humanitaire et la mise en oeuvre du processus de réconcilation nationale mais je suis content d'être ici'. Le retour du chef des rebelles pourrait ramener le calme au pays après des années de profondes dissenssions politico-ethniques alimentées par les deux hommes forts du pays. Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud est plongé dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 2,3 millions de déplacés. Malgré la signature de l'accord de paix, les affrontements n'ont jamais cessé. Le moindre incident pourrait enflammer Juba, où 1.370 rebelles armés font face aux 3.420 hommes du gouvernement, selon les termes de l'accord de paix. Avec AFP et Reuters
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A l'approche des élections présidentielle et législatives, convoquées du 13 au 15 avril au Soudan, Omar el-Béchir, l'homme qui dirige le pays depuis 1989 a accordé une interview exclusive à notre correspondant dans la région, Mohammed Shaikhibrahim. L'occasion pour Omar el-Béchir de s'exprimer sur les poursuites de la Cour pénale internationale qui l'accuse de crimes de guerre et de génocide au Darfour. Il partage aussi son sentiment sur la sécession du Sud-Soudan en 2011 et explique pourquoi il se représente à la présidence de la République soudanaise. Qui est Omar el-Béchir ? Omar el-Béchir est né en 1944 quand le Soudan était sous contrôle anglo-égyptien. Il a poursuivi une carrière militaire. Il s'est battu dans les rangs de l'armée égyptienne pendant la guerre israélo-arabe du Kippour en 1973. Il a aussi combattu les groupes armés dans le Sud du Soudan au tout début de la guerre civile, dans les années 1980. Il prend le contrôle du Soudan, alors le plus grand pays d'Afrique, à la faveur d'un coup d'Etat militaire en 1989 et s'autoproclame président. Il est devenu le premier chef d'Etat en exercice à faire l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et génocide au Darfour. Sur Etat islamique : Il affirme que la CIA et le Mossad sont les seules organisations à avoir quelque chose à gagner dans la montée en puissance d'Etat islamique. Il avance que la politique anti-palestinienne d'Israël facilite le recrutement par Etat islamique. Il assure que le Soudan est parvenu à endiguer l'extrémisme islamiste sur son sol par une rééducation des aspirants djihadistes. Sur les accusations de crimes de guerre et de génocide : Il nie toute épuration ethnique au Dafour. Il dénonce les motivations politiques de la Cour pénale internationale qui chercherait à provoquer un changement de régime. Il affirme que ces accusations s'inscrivent dans une campagne ' anti-Soudan.' Sur la sécession du Sud-Soudan : Il dit ne pas regretter l'indépendance du Soudan du Sud en dépit de ses conséquences économiques au Soudan. Sur les relations avec l'Occident : Il parle d'une décrispation des relations du Soudan avec les puissances occidentales. Il évoque comment les sanctions américaines ont permis au Soudan de développer une coopération économique avantageuse avec la Chine. Regardez l'interview dans son intégralité dans la fenêtre ci-dessus LE SOUDAN EN BREF Entre 1899 et 1956, le Soudan (intégrant l'actuel Sud-Soudan) était sous administration conjointe britannique et égyptienne. Mais dans la pratique, l'Egypte étant à l'époque sous protectorat britannique, la Grande-Bretagne maintenait de facto un contrôle sur la région. L'Egypte rendit sa souveraineté théorique au Soudan après la Révolution égyptienne de 1952, une tactique définie par les nationalistes égyptiens pour forcer la Grande-Bretagne à renoncer à son contrôle sur le Soudan. Opération réussie. Le Soudan devient un État indépendant le 1er janvier 1956, et aussi le plus vaste pays du continent africain. Le Darfour. Pendant leur période de souveraineté sur le Soudan, l'Egypte et la Grande-Bretagne, autorisent la région du Darfour à fonctionner comme un sultanat indépendant. Cependant, en 1916, en pleine Grande Guerre, la Grande-Bretagne incorpore le Darfour au Soudan britannique afin qu'il ne tombe pas entre les mains de l'Empire ottoman. Le 9 juillet 2011, le Sud-Soudan obtient son indépendance après la tenue d'un référendum d'autodétermination au cours duquel près de 99 % des Sud-soudanais se sont prononcent en faveur de l'indépendance. Le Soudan en quelques chiffres Superficie : 1 886 068 km2 Population totale: 35 482 233 habitants, selon des estimations de juillet 2014 PIB par habitant : 1,793 USD Âge moyen de la population totale: 19,1 ans Taux d'alphabétisation : 71,9 % Religions : musulmans sunnites (70 %), Croyances locales (20 %), Chrétiens (5 %), Autres (5 %) Langues officielles : l'arabe et l'anglais (Sources : World Factbook de la CIA, Bureau Central de la Statistique de la République du Soudan, FMI)
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Il y a trois ans, le 9 juillet 2011, le Soudan du Sud célébrait une indépendance dont il rêvait depuis des décennies. Mais le rêve a viré au cauchemar : guerre civile, famine, la plus jeune nation du monde est au bord de l'implosion. Pourtant, la joie est grande en janvier 2011, quand le 'oui' à l'indépendance du Sud chrétien l'emporte à 99 % lors d'un référendum prévu par les accords de paix signés en 2005 avec Khartoum. Président de la région autonome, Salva Kiir, de l'ethnie Dinka, devient d'emblée président du nouvel Etat. Mais très vite, l'homme cède à la tentation autocratique. En juillet 2013, il limoge son vice-président, Riek Machar, issu de l'ethnie rivale Nuer, qui ne cache pas son intention de se présenter à la présidentielle de 2015. Le 15 décembre, ce dernier échappe à une tentative d'assassinat et entre en rébellion. C'est le début de la guerre civile, un enchaînement de massacres entre Dinka et Nuer qui met le pays à feu et à sang dans l'indifférence générale. A la tête de la mission de maintien de la paix de l'ONU au Sud Soudan depuis trois ans, Hilde Johnson a clôturé son mandat ce mardi par un constat d'échec. ' Le Sud-Soudan a été touché par trois fléaux depuis 2005 : le fléau de la corruption, avec le pétrole, qui est devenu une malédiction plutôt qu'une bénédiction, deuxièmement, le règne des armes et non de la loi, en toute impunité au sein des forces de sécurité et des services, et troisièmement, il a subi les règles d'une élite servant ses propres intérêts et beaucoup moins ceux du peuple' a-t-elle déclaré. Les images, terribles, du massacre de Bentiu, les 15 et 16 avril, quand des centaines de civils ont été abattus par les rebelles lors de la prise de la ville, a provoqué un semblant d'émotion sur la scène internationale. Le 2 mai, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry fait une visite surprise à Juba, la capitale, arrachant aux belligérants un cessez-le-feu qui n'a jamais vraiment été respecté. Car le président Kiir voit d'un mauvais oeil toute ingérence extérieure. Alors que l'Ouganda appuie militairement le camp présidentiel, le conflit menace de déstabiliser toute la région, de l'Océan indien aux grands lacs, l'une des plus prometteuses d'Afrique économiquement. Pendant que l'on s'entre-tue, les puits de pétrole, unique ressource du Sud-Soudan, sont à l'arrêt. Seul le frère ennemi du nord se frotte les mains : en cas d'implosion, Khartoum remettra la main sur la manne pétrolière du Sud.
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