La Française pensait avoir remporté la médaille d'argent du 10 km en eau libre, mais les juges ont décidé après la course de la disqualifier. Une Brésilienne a pu ainsi monter sur le podium.

Une élimination qui continue de faire des vagues. La nageuse française Aurélie Muller, qui est arrivée deuxième du 10 km en eau libre, a été disqualifiée. Après la course, les juges ont estimé que l'athlète tricolore avait gêné sa concurrente italienne en s'appuyant sur elle avec le bras juste avant la ligne d'arrivée.

Une décision vivement critiquée par son entraîneur, le médiatique Philippe Lucas, qui, avec le président de la Fédération française, Francis Luyce, a décidé de porter réclamation auprès du CIO.  "Il y a des zones assez troubles dans le cadre de la décision qui vient d’être prise", a déclaré ce dernier sur RMC.

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Selon le règlement"si, de l'opinion d'un juge-arbitre, une action d'un nageur ou d'un bateau d'escorte de sécurité est jugée "contraire à l'esprit sportif", celui-ci disqualifiera le nageur concerné immédiatement." Sur la vidéo de la course, on peut en effet voir que la nageuse française touche avec son bras la nageuse italienne.

Ci-dessous la vidéo du finish (la Française porte le bonnet blanc) :

 

 

"La Brésilienne, vous ne croyez pas que ça l’arrange d’être 3e ?"

Mais dans le camp français, on a une explication. "Aurélie a été obligée de se déporter vers la droite (...) parce que la corde du chenal est amarrée sur le boudin à l'extérieur, alors que normalement elle devrait être à l'intérieur", a expliqué Stéphane Lecat, directeur de l'équipe de France d'eau libre, cité par l'AFP. "Cette corde n'aurait jamais dû être à l'extérieur, ce que m'a confirmé par oral le juge arbitre", a-t-il insisté.

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Le président de la Fédération française a même sa petite idée sur le pourquoi de la disqualification d'Aurélie Muller. "Comme par hasard, une Italienne 2nde et une Brésilienne, ça ne vous interroge pas ? Moi, ça m’interroge. La Brésilienne, vous ne croyez pas que ça l’arrange d’être 3e ? Une médaille au Brésil, c’est extraordinaire non ? Et nous, on va accepter cette injustice. Non, je ne l’accepterai pas. (...) Après s’être battue comme elle l’a fait, je trouve ça honteux, injuste, inqualifiable. Je me battrai contre cette décision que je conteste", a-t-il fait savoir.

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