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Nicolas Sarkozy a été mis en examen, pour la deuxième fois de sa vie, mardi, dans le cadre de l'affaire Bygmalion. L'ancien Président l'avait également été en juillet 2014 dans l'affaire des écoutes téléphoniques, pour corruption active. Et les dossiers en cours ne manquent: l'arbitrage Tapie-Crédit Lyonnais, l'affaire des sondages de l'Elysée. Sans oublier l'enquête sur le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007 et le Kazakhgate. Autant d'épées de Damoclès qui risquent de peser sur les velléités présidentielles de Nicolas Sarkozy.
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Six anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy, dont Claude Guéant, Xavier Musca et Emmanuelle Mignon, ont été placés en garde à vue mercredi dans l'enquête sur les sondages de l'Elysée, qui avaient été éplinglés par la Cour des comptes lors du dernier quinquennat. L'enquête, menée par le juge d'instruction Serge Tournaire, porte sur d'éventuelles irrégularités dans les contrats conclus par l'Elysée avec des instituts de sondage et des sociétés de conseil. Raymond Avrillier, militant écologiste et adhérent d'Anticor, a été le premier à suspecter l'illégalité de ces sondages. Interrogé par BFMTV, il affirme qu'il "y avait non seulement non-respect du code des marchés publics, mais qu'en plus, un certain nombre de ces prestations n'avaient rien à voir avec la fonction de président de la République (...) La rumeur d'une liaison de monsieur Sarkozy avec Carla Bruni a fait l'objet de trois sondages", assure Raymond Avrillier. "Nous avons toutes les preuves qu'il n'y a eu aucun appel à concurrence" pour réaliser ces sondages qui ont coûté "plusieurs millions d'euros et concernent Patrick Buisson et la société Publifact et Pierre Giacometti et la société Giacometti-Peron (...) Il est évident que le président de la République ne pouvait pas ne pas être informé de ces contrats passés pour plusieurs millions d'euros", a poursuivi Raymond Avrillier.
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