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Nouveau pied de nez d'Omar el-Béchir à la justice pénale internationale. Le président soudanais, soupçonné de crimes contre l'humanité, crime de guerre et génocide lors du conflit au Darfour, est arrivé au Rwanda où il doit participer au 27e sommet de l'Union africaine. Le président rwandais Paul Kagamé a assuré qu'il ne serait pas arrêté dans son pays, comme l'exige en principe le mandat d'arrêt établi contre lui par la Cour pénale internationale. Après l'Afrique du Sud, l'Ouganda et Djibouti, Omar el Béchir circulera donc librement au Rwanda.
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La mission Soutien Résolu est prolongée. L'Otan a décidé aujourd'hui de maintenir jusqu'en 2017 sa mission militaire en Afghanistan et jusqu'en 2020 son aide financière aux forces armées afghanes. 12.000 hommes resteront sur le terrain, dont 8.400 Américains, c'est 3.000 de plus que prévu. Jens Stoltenberg, Secrétaire général de l'OTAN : 'J'ai remercié le président pour sa décision significative au niveau des troupes. je me suis aussi adressé aux autres nations-cadres, l'Allemagne, l'Italie et la Turquie et tous nos autres alliés et partenaires qui contribuent par leur fort engagement dans notre mission'. L'Otan a mis fin le 31 décembre 2014 à sa mission de combat en Afghanistan déclenchée après les attentats du 11 septembre 2001. Depuis 2014, c'est une mission d'assistance à l'armée afghane, qui a pris le relais.
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Les membres de l'OTAN, réunis en sommet à Varsovie, confirment le déploiement de quatre bataillons multinationaux dans l'est de l'Europe. 4.000 soldats environ qui seront déployés, dès l'année prochaine, en Pologne et dans les Pays baltes, prêts à faire face à une éventuelle agression extérieure. L'Alliance atlantique souhaite ainsi rassurer les pays frontaliers de la Russie, inquiets après les évènements en Ukraine. Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg a donné les détails de ce déploiement de troupes : 'Nous avons décidé de renforcer notre présence militaire dans la partie Est de l'Alliance. Je suis heureux d'annoncer que le Canada sera la nation-cadre pour la Lettonie, l'Allemagne va diriger le bataillon en Lituanie, le Royaume-Uni va commander en Estonie et les Etats-Unis vont servir en tant que nation-cadre en Pologne.'' 'L'OTAN ne veut pas une nouvelle guerre froide', a insisté Jens Stoltenberg. Pour lui, 'Moscou ne peut et ne doit pas être isolé ' . Une réunion de dialogue OTAN-Russie aura d'ailleurs lieu la semaine prochaine à Bruxelles. 'Nous ne cherchons pas la confrontation. Nous continuons à chercher un dialogue constructif avec la Russie. La Russie est notre plus grand voisin, c'est un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, et elle joue un rôle important dans les défis sécuritaires en Europe et autour.' Moscou perçoit le déploiement de ces bataillons près de ses frontières comme une provocation. Par ailleurs, l'Alliance Atlantique a déclaré 'opérationnelle' la mise en place d'un bouclier antimissile en Europe continentale.
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En prélude au sommet de l'Otan, le président américain a réuni à Varsovie ce vendredi les dirigeants de l'Union Européenne et les a appelé à éviter avec Londres des négociations conflictuelles, qui pourraient nuire à l'économie : Barack Obama : 'Nous nous sommes mis d'accord sur le fait que des deux côtés de l'Atlantique nous devons répondre à l'angoisse et à la frustration économique de beaucoup de nos concitoyens, des sentiments qui ont sans aucun doute conduit au Brexit, des peurs qui ont été laissées derrière par la mondialisation et l'intégration économique. Nos gouvernements, y compris l'Union Européenne, ne peuvent pas être des institutions isolées, elles doivent être à l'écoute, réactives, avec le moins de bureaucratie possible, pour fournir un vrai progrès économique dans les vies des gens ordinaires'. Face aux défis stratégiques et politiques auxquels l'Otan et l'Union Européenne sont confrontés, pas question de se laisser affaiblir par le Brexit. Jean-Claude Juncker affiche donc maintenant sa bonne volonté. 'Nous devons nous engager dans des discussions et je ne le ferai pas - comment dire - d'une humeur hostile, a lancé le président de la Commission européenne. Je pense que même après le référendum, l'Union Européenne et le Royaume-Uni partagent des intérêts communs, pas seulement dans la défense et le secteur militaire mais dans beaucoup de secteurs'. De son côté, David Cameron a réaffirmé que malgré le Brexit, sa relation avec l'Otan restait inchangée, et que le rôle de la Grande-Bretagne dans le monde ne 'serait pas moindre'.
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Comment un pays d'Afrique du Nord peut-il devenir en à peine quelques années, un champion des énergies renouvelables ? A quelles avancées faut-il s'attendre lors de la prochaine COP 22 de Marrakech après l'accord sur le climat conclu à Paris ? Ces questions ont été évoquées à Vienne lors de la 27ème session annuelle du Forum de Crans Montana. Parmi les décideurs et les représentants d'organisations internationales, les autorités marocaines sont venues faire la preuve de leurs ambitions tant pour leur pays, que pour la réussite du sommet sur le climat qu'elles accueillent en novembre. Le Sommet de Paris sur le climat a été synonyme de grandes avancées dans la lutte contre le changement climatique. Que faut-il attendre de la COP 22 en novembre à Marrakech ? Une question en débat lors de la 27 session annuelle du Forum de Crans Montana. L'avenir de notre planète a été en effet, l'un des thèmes abordés lors de l'évènement. Parmi les invités, la ministre de l'environnement du pays hôte de la prochaine COP. 'Souvent, on dit que le changement climatique est une problématique des générations futures : c'est une erreur, souligne Hakima el Haité. C'est un défi actuel, de ce siècle et c'est une problématique qui fait que des peuples paient les conséquences au quotidien de ces changements climatiques,' renchérit-elle. '52% d'énergies renouvelables à l'horizon 2030' Le Maroc a fait de ce défi, une priorité. Il a inscrit son objectif de transition énergétique vers des sources renouvelables dans sa Constitution en 2009. Une démarche chiffrée d'après un membre de l'Agence publique marocaine pour l'énergie solaire (Masen). 'Le Maroc a une ambition très forte, indique Obaid Amrane, pour développer les énergies renouvelables et faire que dans le mix énergetique, la part des énergies renouvelables atteigne un niveau de 52% à l'horizon 2030.' .HakimaElHaite and Said Mouline participate in #COP22 special session at 27th Annual Crans Montana Forum in Vienna. pic.twitter.com/yd5TFtvgkN- COP22 (COP22) 29 juin 2016 Une ambition à plusieurs niveaux Au coeur de la révolution verte que le Maroc veut engager, le programme NOOR qui prévoit la construction de cinq centrales solaires dans le pays d'une capacité totale d'environ 2000 mégawatts. Le site NOOR 1 a été inauguré à Ouarzazate en février dernier. Il présente la particularité de stocker la chaleur dans des sels fondus, ce qui permet de produire de l'électricité pendant trois heures après le coucher du soleil. Un délai qui sera allongé à sept heures dans la future centrale NOOR 3. Le pays entend également miser sur l'éolien et l'hydroélectricité. Mais les autorités marocaines ne résument pas leurs initiatives à la construction de ces grandes infrastructures. 'C'est un effort énorme que fait un pays du Sud - faible émetteur de gaz à effet de serre -, assure Said Mouline, directeur général de l'Agence marocaine pour le développement des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique (ADEREE). Mais en parallèle, poursuit-il, nous menons une politique [dans l'idée] d'atteindre 20% d'efficacité énergétique à l'horizon 2030. L'industrie, les transports, le bâtiment, l'éclairage public, l'agriculture, tous ces secteurs sont concernés, dit-il, en parallèle, pour être toujours cohérent, nous avons une politique pour réduire la subvention aux énergies fossiles. Cela se fait par étape pour des raisons sociales, mais cela se fait,' affirme-t-il. Environnement : L'énergie solaire thermodynamique fait l'objet d'un partenariat encore l'agence Masen et le CEA https://t.co/Qbpc1jVxK5- Yabiladi.com (@yabiladi_maroc) 4 juillet 2016 Climat : 'Passer des débats à l'action' Le Maroc entend servir d'exemple lors de sa prochaine COP 22 et inciter les nations à passer à l'action après la réussite du sommet de Paris. Hakima el Haité précise : 'Nous voulons tout simplement changer de mode, passer du mode de la négociation à celui de la réalisation et de l'action, passer du mode de la réflexion à celui de la construction, passer du débat tout simplement à l'action.' Evidemment, la transition énergétique n'est pas que l'affaire des Etats, les entreprises ont aussi un rôle à jouer et elles sont nombreuses à se développer sur ce marché. C'est le cas par exemple de la société turque Eko Energies renouvelables. 'Pour moi, les pays ne devraient pas discuter de la part d'énergies renouvelables qu'ils veulent atteindre dans leur mix énergétique, disons à l'horizon 2030 ou 2050, estime son PDG, Serhan Süzer, ils devraient discuter de l'échéance à laquelle ils passeront à 100% d'énergies renouvelables. Ils devraient la déterminer dès cette année et s'engager à la respecter et on devrait tous travailler à remplir cet objectif,' soutient-il. Nous saurons le 18 novembre, à la clôture de la COP 22 si elle a transformé l'essai de la précédente. #COP22 De la COP21 à la COP22: Un 1er forum pour tisser des coalitions autour du climat https://t.co/0keOhEN44B- Cop 22 Marrakech (@Cop22_Forum) 29 juin 2016
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Un hommage aux soldats de l'OTAN, morts en mission a ouvert le sommet de l'Alliance Atlantique à Varsovie. Les représentants des 28 États membres sont réunis pendant deux jours pour un sommet qui intervient sur fond de Brexit ou encore de tensions avec la Russie. L'OTAN veut rassurer les pays de l'Europe de l'Est, dont la Pologne, inquiets des intentions russes, après l'annexion de la Crimée. 'La stabilité de la région euro-atlantique dépend de la sécurité à nos frontières. Nous devons renforcer la coopération avec tous nos partenaires, à la fois à l'est et au sud. Nous ne sommes pas entourés par des ennemis, nous sommes entourés par des défis'', a déclaré en préambule le président polonais Andrzej Duda. Présent également à Varsovie, le président ukrainien Petro Porochenko, dont le pays reste au coeur d'un conflit qui exacerbe les tensions entre la Russie et les Occidentaux. Pour dissuader Moscou d'avancer davantage ses pions vers son ancienne zone d'influence, l'OTAN doit confirmer à Varsovie le déploiement de quatre bataillons multinationaux, soit environ 4.000 soldats dans les pays baltes et en Pologne. Barack Obama a déjà confirmé l'envoi de 1.000 soldats américains. L'Alliance atlantique doit également déclarer opérationnelle la mise en place d'un bouclier antimissile en Europe continentale.
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En marge du sommet de l'Otan à Varsovie, l'Union européenne et les Alliés ont fait un pas de plus en matière de coopération. Les deux partenaires ont signé une déclaration commune qui précise les secteurs d'une collaboration renforcée comme par exemple la lutte contre les menaces hybrides ou la cyber-sécurité. Mais pour y parvenir il aura fallu surmonter certaines difficultés politiques. Marcin Zaborowski, vice-président du Center for European Policy Analysis explique que les tensions entre Chypre et la Turquie " ont paralysé la coopération entre deux organisations dans lesquelles se retrouvent quasiment les mêmes pays membres, ce qui entraîne des doublons ". Cette déclaration commune est une première du genre entre les deux partenaires.
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La crise migratoire, le développement des pays d'Europe centrale et orientale, le Brexit... Ce sont quelques-uns des thèmes très divers abordés par les personnalités de haut rang présentes à la 27ème session annuelle du Forum de Crans Montana à Vienne. L'ONG suisse à l'origine de l'évènement voulait y faire avancer les débats sur de grandes questions d'actualité, mais aussi rapprocher les décideurs autour de projets internationaux d'envergure comme la promotion de l'ancienne Route de la Soie. Au coeur de Vienne s'est tenue pendant quelques jours, la 27ème session annuelle du Forum de Crans Montana, du nom de cette ONG suisse qui entend travailler à la construction d'un monde plus humain. Dirigeants politiques, chefs d'entreprise et représentants de la société civile sont venus discuter de toute une série de thèmes comme la crise migratoire. Propos controversés du patriarche Grégoire III sur les réfugiés syriens A ce sujet et plus précisément sur l'accueil des réfugiés syriens en Europe, des propos ont détonné : ceux du patriarche Grégoire III, chef de l'Eglise orientale des Grecs melkites, proche du régime de Damas : 'C'est une épée à double tranchant, indique-t-il. Nous ne sommes pas contents qu'on dise : 'Bienvenue aux Syriens' parce qu'on veut les avoir chez nous, surtout quand on voit les problèmes qu'ils ont [une fois partis], poursuit-il. Mais je crois que surtout, l'Allemagne et la Suède ont trop invité les gens, il fallait être plus circonspect au début ; mes propres parents qui étaient dans de très bonnes conditions de sécurité sous ma propre protection ont trouvé une occasion de s'en aller !' déplore-t-il. En attendant un retour de la paix en Syrie, de nombreux Syriens continuent d'alimenter le flot de migrants aux portes de l'Europe. Tony Smith, du think-tank Borderpol, fait de son côté, le lien entre la gestion de cette crise migratoire et le Brexit voulu par les Britanniques. 'Ils ont voté pour une sortie de l'Union européenne parce qu'ils n'ont pas le sentiment qu'elle contrôle ses frontières, explique-t-il. Quand ils voient à la télévision qu'à certains endroits, les personnes qui arrivent ne sont pas correctement contrôlées, ajoute-t-il, et quand ils constatent que des attaques terroristes sont commises à Paris ou Bruxelles par des gens qui pour certains, sont venus illégalement par ces routes ou ont voyagé sans être inquiétés, ils ont peur.' Quel développement pour l'Europe centrale et orientale ? La peur, c'est aussi ce qui a motivé le refus de plusieurs pays d'Europe centrale et orientale d'accueillir des réfugiés. L'ancien Premier ministre hongrois Péter Medgyessy y ajoute une autre raison. 'Il faut aussi prendre en compte un facteur-clé, à savoir que ces pays n'ont pas de classes moyennes, estime-t-il. Donc les attributs traditionnels de ces classes moyennes comme l'empathie et le désir d'aider ne sont pas enracinés dans la société parce que du temps du communisme, on ne permettait pas ce genre d'initiatives,' insiste-t-il. Parmi les thèmes du Forum, le développement des pays d'Europe centrale et orientale. Alors que certaines nations tentent de trouver la prospérité au sein de l'Union, d'autres comme le Monténégro et l'Albanie ont pour objectif de la rejoindre. Tous aspirent en tout cas à mener des projets transnationaux comme la promotion de l'ancienne Route de la Soie comme le souligne Maria Magdalena Grigore, secrétaire d'Etat roumaine aux transports. 'Cette session annuelle a été très importante parce qu'elle nous a donné l'opportunité de souligner l'importance de ces liens multilatéraux entre un immense bassin de consommateurs et les grands exportateurs mondiaux, à savoir l'Europe d'un côté et la Chine de l'autre,' assure-t-elle. Central to Eastern European States represent a new World Power and the 21th Century Economic alternative #cmf16 pic.twitter.com/XAvci6AYTU- ATA Macedonia (@ATA_Macedonia) 30 juin 2016 'Des thèmes prétextes pour rassembler des personnalités de haut niveau' Bâtir une telle collaboration n'est pas une mission facile. Il faut trouver des financements pour se doter de nouvelles infrastructures et tisser des liens commerciaux plus forts entre les différents pays. Le forum donne la possibilité de gagner du temps pour ce projet comme pour d'autres d'après son fondateur. 'Les thématiques que nous proposons dans nos programmes ont pour seul but d'être un prétexte, insiste Jean-Paul Carteron, fondateur et président honoraire du Forum de Crans Montana, un prétexte pour rassembler des personnalités de haut niveau dont l'intérêt est de se rencontrer entre elles.' Lors de cette session annuelle, le Forum a décerné ses Prix de la Fondation notamment au président albanais Bujar Nishani, à la ministre marocaine de l'environnement Hakima el Haité et au président de l'Organisation internationale des chiens sauveteurs, l'autrichien Markus Bock. #CMF16 Remise des prix de la Fondation lors du CransMontanaF #CMF16 pic.twitter.com/IpbVbqIS9A- HElHaiteCop22 (HElHaiteCop22) 2 juillet 2016
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L'Otan va renforcer son flanc Est. La décision formelle n'est pas encore prise, mais elle le sera à la fin de semaine lors du sommet de l'Alliance qui se tiendra à Varsovie. Ce renforcement se concrétisera par le déploiement de quatre bataillons. 4 000 soldats seront envoyés dans les pays baltes et en Pologne. Le commandement de ces forces sera confié à quatre États: les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Canada. L'Otan veut ainsi répondre aux tensions avec la Russie après l'annexion de la Crimée et les violences dans l'Est de l'Ukraine. Mais pour le Secrétaire général de l'Alliance il faut aussi poursuivre le dialogue avec Moscou. Jens Stoltenberg souhaite ainsi organiser une réunion " peu après le sommet où les questions de transparence et de réduction des risques devraient être importantes ". L'objectif de cette rencontre avec les représentants russes n'est pas dans l'immédiat de régler les divergences mais d'éviter tout incident militaire.
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Les leaders nord-américains affichent leur unité en concluant un accord sur le climat lors d'un sommet au Canada. Les trois pays s'engagent à produire 50 % de leur électricité à partir de ressources renouvelables d'ici 2025, notamment en ayant recours à l'énergie nucléaire. À l'heure actuelle, leur taux d'électricité produite à partir d'énergie propre se situe à 37 %. Ottawa, Washington et Mexico s'engagent aussi à réduire les émissions de gaz à effet de serre. 'Ce partenariat verra nos pays côte à côte pour travailler afin d'atteindre l'objectif commun d'une Amérique du Nord compétitive, qui encourage une croissance propre, et qui protège l'environnement que nous partageons, maintenant et pour les générations à venir', a annoncé Justin Trudeau. Barack Obama a prononcé un discours à la Chambre des communes. Cela faisait d'ailleurs plus de 20 ans qu'un président américain n'avait pas été entendu au Parlement canadien. Il a bien sûr évoqué le Brexit et ses conséquences. 'Les conséquences directes du Brexit peuvent être gérées avec discernement, mais on ne peut pas faire abstraction des inégalités, de la mise à l'écart et de la fracture sociale à long terme. La manière dont nous répondons aux forces de la mondialisation et du changement technologique déterminera la longévité de l'ordre international qui assure la sécurité et la prospérité pour les générations futures', a-t-il déclaré. Ceux que la presse canadienne surnomme les 'trois amigos' ont aussi fait front commun contre le protectionnisme prôné notamment par Donald Trump, soulignant que ce serait une erreur pour le continent de se fermer à une économie mondiale intégrée.
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Les chefs d'Etat et de gouvernement européens se retrouvent ce mardi à Bruxelles. Une rencontre dominée, évidemment, par la question du Brexit (sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, décidée lors d'un référendum jeudi). Les dirigeants sont arrivés en début d'après-midi. Les regards sont donc tous tournés vers David Cameron, le Premier ministre britannique démissionnaire. Quelles explications donnera-t-il à ses partenaires ? Plus largement, comment se passera le divorce entre Bruxelles et Londres ? Quelles seront les futures relations entre le Royaume-uni et les 27 Etats-membres ? Autant de questions en toile de fond de ce rendez-vous. En tout cas, la procédure de divorce doit être enclenchée dès que possible. C'est le voeu formulé par plusieurs dirigeants européens qui veulent éviter toute tergiversation. 'L'Europe est prête à commencer la procédure de divorce même dès aujourd'hui. Sans enthousiasme comme vous pouvez l'imaginer. Ce n'est pas le scénario dont nous rêvions', a commenté à son arrivée le président du Conseil européen Donald Tusk. 'Je veux que cette procédure soit aussi constructive que possible', a déclaré de son côté David Cameron. Les députés européens, réunis en session extraordinaire ce mardi, ont adopté une résolution enjoignant Londres à engager 'immédiatement' sa procédure de départ.
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'Le sommet de Paris va échouer', titre ce vendredi un quotidien hébreux. C'est la position officielle d'Israël qui a affirmé son hostilité à la conférence sur le Proche-Orient organisée ce vendredi à Paris sans Israéliens ni Palestiniens. L'État hébreux rejette toute approche multilatérale, rappelle le porte parole du Premier ministre israélien David Keyes: 'C'est une mauvaise chose car cela va en fait nous éloigner de la paix. Et je comprends la frustration que génère ce conflit. C'est allé beaucoup trop loin et les gens ont souffert des deux côtés. On trouvera le vrai chemin vers la paix quand nos voisins palestiniens accepteront de s'asseoir avec nous et de discuter des problèmes. C'est la position d'Israël', explique-t-il. Les autorités palestiniennes, à l'instar de l'OLP, soutiennent la démarche. Mais dans les rues de Ramallah on ne se fait pas vraiment d'illusion: 'Mon avis c'est que rien ne peut forcer Israël à reprendre les négociations ou à faire la paix avec n'importe quel pays au monde, la Palestine ou un autre. Au final Israël fait ce qu'il veut, de la façon qu'il veut, et de la manière qui l'arrange', dit un habitant de Ramallah. Le chef de la diplomatie américaine John Kerry, est venu à Paris, mais sans proposition, précise le secrétariat d'Etat. La précédente tentative de discussions directes qu'il avait organisé il y a deux ans s'étaient soldées par un échec Le 'choix courageux de la paix' reviendra in fine aux deux parties concernées, a affirmé François Hollande, à l'origine de ce sommet qui a réuni une trentaine d'États et d'organisations. Au programme des discussions: incitations économiques à faire la paix, garanties de sécurité régionale, et préparation d'une nouvelle conférence de paix avant la fin de l'année. Mais cette fois avec les deux parties. 'La paix passera par deux États, cela doit être rappelé solennellement et sans ambiguïté' https://t.co/ROqvi8jj1n pic.twitter.com/BtyKHop1SG- Élysée (@Elysee) 3 juin 2016
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Des représentants d'une trentaine de pays occidentaux et d'institutions internationales ont fait le déplacement à Paris. John Kerry, Ban Ki-Moon, le Secrétaire général de l'ONU, ont été accueillis par François Hollande et Jean-Marc Ayrault. A l'initiative de la France, une conférence pour la paix au Proche-Orient a débuté vendredi. Si ni Israéliens, ni Palestiniens ne sont présents, l'objectif officiel reste de relancer un processus au point mort. 'Il s'agit de confirmer collectivement que la paix passera par deux états: Israël et la Palestine, vivant côte à côte en securité. C'est une évidence mais elle doit être chaque fois rapellée, solenellement et sans ambiguïté' a déclaré le Président français lors du discours d'ouverture. Alors que l'administration américaine a multiplié les échecs ces dernières années. La France tente une nouvelle stratégie: en finir avec les discussions bilatérales sous l'égide des Américains mais aboutir à un plan de travail accepté par l'ensemble des partenaires. Au coeur de ce plan, une série de mesures économiques et sécuritaires qui pourraient mettre d'accord les participants. Problème, Tel Aviv rejette fermement une telle initiative. Benyamin Netanyahou préfèrerait discuter en tête-à-tête avec Mahmoud Abbas. Si un accord est trouvé cela pourrait néanmoins donner lieu à un sommet international d'ici la fin de l'année.
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Une tentative de désenlisement du processus de paix au Proche-Orient en l'absence des Israéliens et des Palestiniens. C'est l'étrange défi que s'est fixé la France. Elle a convié aujourd'hui à Paris les ministres d'une trentaine de pays arabes et occidentaux. Une initiative que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rejette. Son porte-parole, David Keyes, s'en explique : 'Beaucoup de choses ont changé dans la région ces dernières années et l'initiative arabe de 2002 peut contribuer à convaincre les Palestiniens de participer à des pourparlers bilatéraux directs, assure-t-il. Malheureusement, l'itiniative française offre un cadre multilatéral que les dirigeants palestiniens perçoivent comme une solution imposée à Israël et un moyen d'échapper aux décisions difficiles.' Deux ans après l'échec des derniers pourparlers de paix, la France espère au moins un réengagement de la communauté internationale en faveur de la solution à deux Etats. Et le chef de la diplomatie palestinienne, Riad Al Malki, approuve. 'Jusqu'ici, Israël a rejeté l'initiative française, dit-il, mais la France pense à juste titre qu'en rassemblant ces pays, elle pourrait établir des principes qui puissent créer des conditions plus propices. Et ensuite, elle parlerait aux Palestiniens et aux Israéliens.' Cette conférence de paix, avec les Israéliens et les Palestiniens cette fois, aurait lieu à l'automne prochain, mais peu y croient, tant les questions les plus explosives - comme celle des colonies ou du statut de Jérusalem - restent insurmontables. Avec AFP
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Initialement prévue pour aujourd'hui, la conférence de Paris sur le Proche-Orient aura finalement lieu le 3 juin. Cette initiative française a été mise en place pour tenter de relancer le processus de paix israélo-palestinien. Cette rencontre, sans les deux protagonistes, doit rassembler les ministres des affaires étrangères d'une vingtaine de pays ainsi que l'Union européenne et l'ONU. Elle devrait déboucher à l'automne sur un sommet, avec les parties directement concernées. Quelle est la position d'Israël face à cette conférence internationale ? Quelles sont ses attentes ? - Avec: Aliza Bin-Noun, ambassadeur d'Israël en France. - 12h l'heure H, du lundi 30 mai 2016, présenté par Hedwige Chevrillon et Guillaume Paul, sur BFM Business.
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Le premier sommet humanitaire mondial a commencé ce lundi à Istanbul. 5200 participants issus de 177 pays se sont donnés deux jours pour échanger sur les évolutions des actions humanitaires et prendre des engagements non-contraignants. Ils ont répondu à l'invitation de l'ONU, qui estime que 130 millions de personnes ont besoin d'aide. Un nombre jamais atteint. Le secrétaire général de l'ONU Ban-Ki Moon présentera en septembre un 'agenda pour l'humanité': 'Je vous invite à vous engager à réduire de moitié le nombre de déplacés internes d'ici à 2030 et à trouver de meilleurs solutions sur le long terme pour les réfugiés et les personnes déplacées' a-t-il déclaré. L'aide aux sinistrés ne cesse d'augmenter, elle a atteint 28 milliards de dollars en 2015 selon le rapport de Global Humanitarian Assistance D'après l'ONG française Acted citée par La Croix 'Seize milliards d'euros ont permis de venir en aide aux sinistrés et victimes de conflits l'an passé, contre 5 milliards en 2004'. Les États sont les principaux donateurs, d'où la présence à Istanbul de 65 chefs d'État ou de gouvernement. Le chanteur américain Michael Franti justifie le choix controversé d'Istanbul, pour accueillir le sommet: 'La Turquie abrite 2,7 millions de réfugiés, ce qui lui coûte 10 milliards de dollars. Mais le pays ne reçoit que 450 millions de dollars d'aide de la part d'autres pays. C'est important que l'on prenne conscience du caractère crucial de l'aide humanitaire', déclare-t-il. L'Unicef et plusieurs autres organisations internationales ont lancé ce lundi un nouveau fond pour l'éducation des enfants affectés par les crises. Objectif: lever près de 3,5 milliards d'euros. Bora Bayraktar, euronews: 'Catastrophes naturelles, guerres, changement climatique et sécheresse. Tout cela a mené le monde à la pire crise humanitaire contemporaine. Les participants au sommet ont présenté leurs opinions, afin de dresser une feuille de route de l'aide humanitaire'.
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Ankara doit remplir soixante-douze conditions pour que les citoyens turcs puissent se rendre sans visa en Europe, a rappelé Angela Merkel en marge du sommet humanitaire mondial qui se tient ces jours-ci à Istanbul. Parmi ces conditions: une réforme de la loi anti-terroriste en vigueur en Turquie. Les relations se sont détériorées entre Ankara et Bruxelles depuis le refus du président Erdogan d'assouplir la loi anti-terroriste. La levée de l'immunité parlementaire décidée par les députés turcs est aussi dans le viseur de Bruxelles. L'UE craint qu'elle permette d'évincer des élus de l'opposition pro-kurde. 'Il reste beaucoup de questions, et nous allons devoir observer de manière très précise les évolutions sur les points qui ne sont pas réglés', a déclaré Angela Merkel. Le président turc a appelé le monde à prendre ses responsabilités dans la crise migratoire, rappelant que la Turquie accueille trois millions de réfugiés: 'Malheureusement le système actuel ne suffit pas à répondre aux besoins urgents de l'humanité. Il n'est pas capable de fournir des solutions aux problème des peuples. On voit en plus de cela que le fardeau n'est porté que par certains pays', a déclaré M. Erdogan. Angela Merkel a estimé que l'exemption de visa ne serait probablement pas adoptée avant la date-limite du 1er juillet. Or c'est une condition clé d'Ankara pour appliquer l'accord sur les migrants signé entre l'UE et la Turquie le 20 mars dernier.
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C'est ce qu'on appelle la 'diplomatie douce' : Barack Obama recevait hier soir à la Maison Blanche pour le 'Nordic Summit' les chefs d'Etat des pays européens du Nord, Suède, Danemark, Finlande, Norvège, et Islande, pour un sommet politique mais aussi un dîner de gala suivi d'un concert. Au sommaire de la rencontre, l'attitude à adopter face à une Russie de plus en plus visible aux frontières nord de l'Europe. Barack Obama : 'Nous sommes unis dans notre inquiétude concernant la présence militaire russe de plus en plus agressive dans la région Baltique nord. Nous allons continuer de dialoguer et de collaborer, mais nous voulons aussi nous assurer que nous sommes préparés et forts'. Après les déclarations politiques nécessaires mais sans surprise, place à l'apparat avec cette traditionnelle photo de famille, l'une des dernières de Michelle Obama qui quittera la Maison Blanche en janvier. Un grand dîner a ensuite ravi les 300 invités de marque du couple présidentiel américain.
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Des mesures inédites ont été annoncées pour lutter contre l'argent sale dans l'immobilier au Royaume-Uni, par le Premier ministre britannique David Cameron à l'ouverture du sommet anticorruption à Londres. Une annonce qui vise les sociétés offshores qui possèdent plus de 100 000 logements en Angleterre et au Pays de Galles. La mesure, très attendue, vise d'abord les quelque 100.000 logements en Angleterre et au Pays de Galles, dont 44.000 rien qu'à Londres selon les chiffres officiels, qui sont détenus actuellement par des sociétés offshore sans qu'on ne connaisse l'identité réelle de leur bénéficiaire. Sans être illégale, la pratique a transformé l'immobilier londonien en 'refuge pour l'argent volé du monde entier', selon l'association Transparency International. Entre 2004 et 2014, des biens immobiliers d'une valeur totale de 180 millions de livres ont été visés par des enquêtes de la police pour corruption. Transparency International estime qu'il ne s'agit là que 'de la partie émergée de l'iceberg'. Sommet anti-corruption : Londres s'engage contre l'argent sale dans l'immobilier https://t.co/M8yLFNm1OL par alicejritchie #AFP- Agence France-Presse (afpfr) 12 mai 2016 Autre décision : la mise en place d'un échange automatique d'informations sur les registres avec les dépendances de la Couronne, comme l'île de Jersey. Philip Ozouf, ministre des finances de l'île de Jersey: 'Dès qu'une personne veut ouvrir un compte bancaire à Jersey, cette information sera enregistrée automatiquement dans ''un registre et communiquée à l'administration fiscale du pays d'origine, donc il n'y a plus de secret. On ne peut plus dire que Jersey est un paradis fiscal. C'est une étiquette qui doit être consignée dans les livres d'histoire.' Mais cette mesure reste très insuffisante aux yeux des ONG, et des militants anticorruption, qui dénoncent une poudre aux yeux, et qui attendent plus de mesures concrètes et de résultats. Pr. Richard Murphy, professeur d'économie à la City University de Londres: 'Un paradis fiscal existe pour le bénéfice de personne qui ne sont pas là physiquement, et offre un voile de secret pour vous assurer que personne ne peut être identifié. Voilà comment nous définissons maintenant un paradis fiscal. C'est ce que Jersey est en train de faire : un faible taux d'imposition pour le bénéfice de personne étrangères, pour saper le régime fiscal d'autres pays.' Mon message au sommet anti-corruption: Fight corruption = Close Tax heaven Bon papier sur double jeu UK https://t.co/zdIt5wd73g IciLondres- Eva Joly (EvaJoly) 12 mai 2016 'La corruption est un cancer qui sévit dans le monde aujourd'hui. Elle détruit des emplois et freine la croissance, privant l'économie mondiale de milliards de livres chaque année', a écrit David Cameron, qui doit clôturer le sommet dans l'après-midi. Un décret instituant un registre équivalent a été publié ce mercredi 11 mai en France. Il doit regrouper '16.000 entités aujourd'hui en France dont le public ne connaît pas les propriétaires ou les bénéficiaires', a indiqué le ministre français des Finances Michel Sapin. Dans une interview au Guardian mercredi 11 mai, Michel Sapin a fait part de son sentiment que la Grande-Bretagne voulait 'sincèrement mettre fin à certaines pratiques'.
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Le 7ème Forum mondial de l'Alliance des civilisations des Nations Unies vient de se tenir dans la capitale de l'Azerbaïdjan, Bakou. De nombreux dirigeants politiques et représentants de la société civile du monde entier y ont envisagé ensemble les moyens à disposition pour lutter contre la propagation de discours haineux et d'appels au terrorisme. Un thème en résonnance avec l'actualité. La capitale de l'Azerbaïdjan Bakou a accueilli pendant trois jours, le 7ème Forum de l'Alliance des civilisations, émanation des Nations Unies (UNAOC). Une initiative politique qui vise à promouvoir le dialogue entre les cultures. Et des échanges, il y en a eu entre les quelque 2500 participants venus de plus de 120 pays : des chefs d'Etat et de gouvernement, mais aussi des leaders religieux et des représentants de la société civile. Family photo! #UNAOCBaku2016 #UNAOCyouth #Baku #Azerbaijan UNAOC UNESCO presidentaz RT_Erdogan pic.twitter.com/qbOxN9Z7P9- Nargiz Gurbani (@nargizgurbani) 27 avril 2016 Dans un contexte de montée du terrorisme extrémiste et de radicalisation - avec les attentats de Paris et Bruxelles et le conflit en Syrie -, cette édition était consacrée aux moyens de riposter aux discours haineux et de prévenir la violence. 'Les discours de haine sont propagés par le biais de médias, par internet : c'est pour cette raison que c'est si important de pouvoir unir toutes les civilisations, souligne Jean-Paul Laborde, directeur exécutif du Comité contre le terrorisme des Nations Unies, pour montrer tout d'abord que les discours de haine n'ont rien à voir avec la religion, mais avec des désirs de violence.' Today the Group of Friends of UNAOC adopted by consensus the Baku Forum Declaration #UNAOCBaku2016 pic.twitter.com/wvTluhleV9- UNAOC (@UNAOC) 26 avril 2016 Les réseaux sociaux comme vitrine C'est bien sûr ce constat que font les officiels et la société civile : ceux qui tiennent ces discours haineux exploitent tout type d'outils pour communiquer. Les groupes terroristes ont une visibilité significative sur les réseaux sociaux et notamment sur facebook. Ce site, l'un des trois les plus visités au monde par les moins de 18 ans, est malheureusement une vitrine de choix pour appeler à la violence et recruter de nouveaux membres. 'Ces images et vidéos sont produites par des groupes extrémistes comme l'organisation Etat islamique, explique Jolene Jerard, manager du Centre international de recherche sur la violence politique et le terrorisme (Singapour). Ils propagent totalement leurs idées et ils incitent aussi des individus à la violence : ils leur montrent même comment mener des attaques, assembler des bombes et des dispositifs. Et ce sont des élements qui montrent qu'il y a une tendance à l'incitation et c'est clairement ce qu'il faut stopper.' One of our panelists on #SpreadNoHate answers questions on #hatespeech from local journos #unaocbaku2016 #hatespeech pic.twitter.com/fm6pcdeaIR- UNAOC (@UNAOC) 26 avril 2016 Quelle responsabilité pour les médias traditionnels et les services en ligne ? D'après certains, les médias traditionnels ont eux aussi une part de responsabilité dans la propagation de messages d'intolérance. Le traitement de la crise des réfugiés par exemple pose question. Il peut involontairement faire émerger une rhétorique anti-immigration et rendre plus difficile l'intégration de ces populations dans leur pays d'accueil d'après le Haut-Représentant de l'Alliance des civilisations, Nassir Abdulaziz Al-Nasser. 'Nous assistons à cette vague de migrants en provenance de Syrie et à ce sujet, les médias jouent un rôle très négatif en disant qu'ils représentent une menace pour la paix et la sécurité, pour l'économie, or on sait tous que ce sont les victimes d'une dictature,' affirme-t-il. En matière de réseaux sociaux, les participants ont plaidé pour un renforcement des législations interdisant l'incitation à la haine et l'élaboration de contre-messages. Ils demandent aussi à ce que les services en ligne aient l'obligation de mieux contrôler leurs contenus. Et il est certain qu'ils peuvent faire plus d'après Kemal Ilter, expert de la question à l' Université de Caroline du Nord à Chapel Hill. Des recommandations concrètes 'Quand on examine ces discours de haine et plus précisément les comptes qui les diffusent, ce sont dans la plupart des cas, des comptes anonymes, de faux comptes, précise-t-il. Donc, premièrement, les services en ligne ont la possibilité de mettre en place des mécanismes de contrôle stricts pour fermer ces comptes anonymes sur les réseaux sociaux, dit-il avant d'ajouter : Deuxièmement, nos enfants doivent apprendre ce que sont les réseaux sociaux et quels sont leurs avantages et leurs inconvénients nuisibles.' Le Forum de Bakou n'est pas le premier évènement international consacré à ce sujet. Ce thème était déjà au coeur d'un colloque organisé par les Nations Unies à New York en décembre dernier. Après une série de rencontres, un guide en anglais, français, espagnol et arabe sera publié : il présentera des recommandations concrètes pour lutter contre la propagation de discours haineux et extrémistes dans tout type de médias.
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C'est à une véritable ode à l'unité européenne que s'est livré Barack Obama. Le président américain a loué les bienfaits de la construction européenne après-guerre et l'idéal de paix et de prospérité que continuait de véhiculer aujourd'hui le vieux continent. Lors d'un discours à Hanovre, dans le nord de l'Allemagne, il a aussi appelé les Européens à s'engager davantage pour affronter les défis sécuritaires mondiaux. 'Les Etats-Unis et le monde entier ont besoin d'une Europe forte, prospère, démocratique et unie. Nous avons besoin d'une Europe unie pour assumer sa part de la charge de travail au nom de la sécurité collective. Et même si les pays européens apportent une contribution importante contre l'Etat islamique, l'Europe, et aussi l'OTAN, peuvent encore faire plus', a déclaré Barack Obama. Les enjeux liés à la sécurité mondiale ne se limitent cependant pas à la lutte contre Daech. Il faut aussi intensifier les efforts européens en mer Méditerranée pour lutter contre les passeurs, ou en Ukraine où les affrontements se poursuivent à l'est avec les rebelles séparatistes, a souligné Barack Obama. Aussi -t-il invité chaque membre de l'Otan à augmenter ses dépenses militaires, en vue de participer à hauteur de 2% de son Produit intérieur brut (PIB) à la sécurité collective, conformément à l'objectif de l'alliance. Avec AFP
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Impensable il y a encore quelques jours : des camions chargés de nourriture, de médicaments et et de matériel médical sont arrivés jeudi à Homs, la ville rebelle syrienne. C'est le plus grand convoi humanitaire jamais effectué depuis cinq ans dans cette ville encerclée par l'armée régulière. Un autre convoi a aussi pu atteindre la ville de Rastane, plus au nord.Un soulagement pour plusieurs centaines de civils, blessés ou malades. 'Jusqu'à présent nous avons pu venir en aide à 560 000 personnes dans des régions difficiles à atteindre ou assiégées. C'est un progrès modeste mais réel, même si pour nous cela reste insuffsant', a déclaré Staffan de Mistura, l'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie. Si l'aide humanitaire commence à arriver en Syrie, à Genève, les pourparlers de paix sont à l'agonie. L'opposition syrienne a plié bagage et quitté la Suisse. Jusqu'à nouvel ordre. 'On a dit au représentant du régime que s'il voulait une réelle unité nationale, il devait d'abord relâcher les 10 000 femmes qui sont en prison et aussi les dizaines de milliers d'autres prisonniers', a souligné Mohamed Allouch, l'un des négociateurs de l'opposition. 'Il doit aussi arrêter les massacres qui sont commis chaque jour. Alors peut-être, les négociations reprendront.' Pendant ce temps-là les bombardements continuent. Comme au nord de Homs selon des images récupérées par l'agence Reuters sur les réseaux sociaux. Ces bombardements ciblés visaient les villes de Houla et Teir Maalah. On ne connaît pas encore le nombre de victimes.
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Il a été beaucoup question de lutte contre le terrorisme lors du 13e sommet de l'organisation de la coopération islamique (OCI). Un sommet qui s'est terminé vendredi à Ankara en Turquie. La conférence a regroupé plus de 50 pays musulmans et a résussi le pari de réunir le président iranien et le roi saoudien pourtant ennemis jurés. 'Si nous voulons résoudre les problèmes du monde musulman nous avons besoin d'unité, de solidarité et de coopération, a conclu le président turc Recep Tayyip Erdogan à l'issue du sommet. 'À ce sommet, notre espérance était de donner un message d'unité et d'intimité à tous les musulmans.' Une unité qui reste à construire alors que le monde musulman est frappé par de multiples conflits. Les conclusions du sommet adoptées par les chefs de gouvernement ont notamment condamné l'Iran, accusée de soutenir des mouvements terroristes. Une déclaration aussitôt critiquée par Téhéran.
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La 13ème conférence annuelle de l'Organisation de la coopération islamique s'est déroulée à Istanbul, rassemblant plus de 50 pays, dont 30 chefs d'Etats, avec l'objectif de lutter contre le jihadisme et d'apaiser la région. Le président turc a annoncé officiellement la prochaine création d'une nouvelle organisation, une sorte d'Interpol islamique, basée à Istanbul, pour coordonner la lutte antiterroriste, mais il n'a donné aucun détail sur le fonctionnement précis de cette structure. Recep Tayyip Erdogan, président turc:'Pourquoi devons-nous attendre une aide extérieure pour affronter nos différends et faire face aux actes terroristes qui se produisent dans les pays musulmans? Nous devons nous en occuper nous-mêmes, nous devons trouver la solution à travers l'alliance islamique.' Parmi les hôtes de la Turquie, le roi Salmane d'Arabie saoudite et le président iranien Hassan Rohani, ainsi que le ministre égyptien des Affaires étrangères, une première depuis l'arrivée au pouvoir du général al-Sissi. La Turquie a aussi rappelé qu'une solution au conflit israélo-palestinien passait d'abord par un gel des colonies israéliennes, et la reconnaissance de la Palestine. Au-delà du terrorisme, le thème principal était l'unité, qui doit passer selon cet analyste, par de vastes changements. Dr. Ragip Kutay Karaca, Université Gelisim :'Il doit y avoir une transformation ici. Cela ne peut se faire qu'avec plus de démocratie et plus de bien-être. Le monde arabe possède des sources de richesse naturelles. Il a des ressources pétrolières et gazières incroyables. Mais qui s'occupe du raffinage? Qui dirige la politique énergétique? Ce sont les pays de l'ouest. Si vous ne trouvez pas un consensus, vous devez résoudre chaque problème dans le monde islamique avec les critères de l'Ouest.' Les dirigeants turc et saoudien ont signé un accord pour une coopération entre les deux pays. Dans le même temps le Parlement européen s'est dit 'préoccupé' par le recul de l'Etat de droit en Turquie, estimant que ce pays s'éloigne de la réalisation des critères qu'il doit respecter s'il veut adhérer à l'UE. Bora Bayraktar, Euronews : 'Les discussions ont eu lieu dans une atmosphère d'autocritique. Voir ensemble, les dirigeants iraniens et saoudiens, ainsi que le ministre égyptien des Affaires étrangères, sur le sol turc, montre au moins que le monde islamique essaye de garder un minimum de dialogue et de communication.'
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La possible sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne fin juin était dans tous les esprits à l'ouverture de l'assemblée de printemps du FMI et de la Banque mondiale, à Washington. La présidente du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a rappelé sa position. 'Nous avons clairement élevé le Brexit au rang de risque sérieux pour la croissance mondiale' a-t-elle déclaré. '_Le mariage qui unit les pays membres de l'Union européenne dure depuis longtemps et j'espère personnellement qu'il ne va pas se briser. Et comme dans tous les mariages, les bonnes discussions peuvent être vraiment utiles. Et j'espère que le dialogue va se poursuivre.' Plus diplomate, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a lui rappelé l'aversion des milieux économiques pour l'incertitude. 'Le Brexit concerne les électeurs britanniques et c'est aux électeurs britanniques de décider. Mais étant données nos prévisions de croissance à la baisse cette année, les choses n'iront pas mieux avec plus d'incertitude.' Le FMI a d'ailleurs ramené cette semaine de 2,2 à 1,9 % sa prévision de croissance pour la Grande-Bretagne cette année.
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La cheffe de la diplomatie européenne est arrivée à Hiroshima ce dimanche. Federica Mogherini a rejoint ses homologues du G7 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Canada) pour deux jours de réunion ministérielle au Japon. La présence du secrétaire d'Etat John Kerry à Hiroshima est historique. C'est la première fois qu'un haut responsable américain est sur place depuis le premier bombardement atomique américain de l'histoire en 1945. La réunion du G7 a démarré par une cérémonie traditionnelle shinto. Un apparté culturel avant d'entrer dans le vif du sujet. Les ministres du G7 doivent aborder plusieurs dossiers brûlants dont le renforcement de la lutte antiterroriste après les attentats de Bruxelles, la crise migratoire ainsi que la situation au Proche-Orient et en Ukraine. Mais le Japon entend bien profiter de cette rencontre pour faire remonter à l'agenda la lutte contre la prolifération nucléaire. Un double symbole pour Hiroshima alors que la Corée du Nord, à 1000 km du Japon, ne cesse de provoquer la communauté internationale malgré un récent renforcement des sanctions contre Pyongyang.
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Après une journée largement consacrée à la Corée du Nord, le quatrième sommet sur la sécurité nucléaire devrait se concentrer, ce vendredi à Washington, sur la menace terroriste. Le président Obama a d'ailleurs rencontré François Hollande lors d'une réunion bilatérale pour aborder cette problématique. Le spectre d'une bombe sale Depuis les attentats à Paris et à Bruxelles, le spectre d'une 'bombe sale' plane sur les discussions. Les dirigeants mondiaux redoutent de voir exploser un engin qui disséminerait des particules radioactives. Le partage des informations des services de renseignement est donc plus que souhaitable, pour les représentants américains. Réguler la circulation des matériaux nucléaires 'Dans de nombreux pays, être en possession de matériaux nucléaires à vendre n'est pas un crime. Donc, nous avons souligné le besoin d'améliorer notre capacité non seulement à localiser les matériaux nucléaires illicites et à trouver les trafiquants, mais aussi à les amener devant la justice', a déclaré Rose Gottemoeller, sous-secrétaire américaine au contrôle des armes. Plus de 50 pays participent à ce sommet initié par Barack Obama en 2009. Toutefois, la Russie, qui dispose de l'un des arsenaux nucléaires les plus importants au monde, est absent. 'L'administration Obama prétend qu'il est plus dur que jamais pour des terroristes de se procurer des matériaux nucléaires. Pour autant, une conférence dédiée aux groupes comme l'Etat Islamique est prévue lors de ce sommet. Ces groupes ciblent des zones urbaines de part le monde : la preuve que la menace nucléaire terroriste est bien réelle', conclut Stefan Grobe, le correspondant d'euronews à Washington.
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Le président iranien a inauguré ce dimanche à Téhéran, la 29ème conférence internationale de l'unité islamique. Trois jours de débats sur un thème : 'La crise actuelle du monde islamique'. Dans son discours, Hassan Rohani a appelé les pays musulmans 'à corriger l'image de l'islam dans l'opinion publique mondiale'. Cela passe, selon lui, par une plus grande unité du monde musulman. 'Il n'y a ni croissant chiite ni croissant sunnite. Il y a une lune islamique. Et nous, musulmans du monde entier, devons être unis'. Hassan Rohani a pris l'exemple de la crise syrienne pour dénoncer la division des pays de la région. '_A qui profite l'éclatement de la Syrie : à la Turquie ? à la Jordanie ? à l'Arabie Saoudite ? au Qatar ? aux Emirats arabes unis ? à d'autres pays ? Cette destruction de la Syrie, cela sert les intérêts de qui, mis à part Israël ?_' Le président iranien s'en est pris aux groupes djihadistes, notamment l'organisation Etat islamique, accusés de propager une idéologie et un discours de violence. Si des groupes comme l'EI 'peuvent recruter des soldats, a-t-il dit, c'est à cause de la pauvreté matérielle et culturelle', contre laquelle il faut se mobiliser, a-t-il souligné. Il revient aux pays musulmans 'de corriger l'image de l'islam', selon Hassan Rohani https://t.co/04K7dxAnzH #AFP pic.twitter.com/KQfV3Xy3zc- Agence France-Presse (@afpfr) 27 Décembre 2015 - avec agences
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Alors que Laurent Fabius, président de la COP 21, annonçait ce samedi un projet d'accord sur le climat, des milliers de militants écologistes...
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Il ne reste que quelques heures aux négociateurs de la COP 21 pour finaliser un accord historique sur le climat. Les représentants des 195 pays se sont enfermés cette nuit au Bourget pour étudier un ultime projet intermédiaire. Dans celui-ci, on peut lire que la limite du réchauffement maximal de la planète doit être 'bien en-deça de 2 C'. Le document entérine aussi la volonté de poursuivre des efforts 'pour limiter la hausse à un 1,5 C'. 'Nous voulons un accord, nous sommes extrêmement proches du but. Nous devons donc faire preuve de la responsabilité nécessaire pour trouver dans les heures qui viennent un terrain d'entente universel. Bref, il est temps de conclure', déclarait ainsi Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, ce jeudi soir. Reste la question de la différenciation sur les efforts à fournir entre pays riches et pays en développement : c'est le principal point d'achoppement. Les pays développés pourraient verser une aide de 100 milliards de dollars annuels à partir de 2020. Pour Alix Mazounie, responsable des politiques internationales pour le RAC France, Réseau Action Climat France, 'la stratégie derrière cette prise de risque, c'est d'obliger les Etats à s'exposer finalement. S'ils ont envie d'être responsables d'un échec à Paris, maintenant, ils sont obligés de le dire clairement. Ils sont obligés de dire : 'je refuse ce paragraphe' et en refusant ce paragraphe, évidemment, ce n'est pas que des mots, c'est derrière de véritables engagements. Donc, cela va obliger les Etats à sortir de leur posture et à rentrer dans le vif des négociations'. 'Pour les ONG, ce dernier projet d'accord est presque trop beau pour être vrai puisqu'il contient un grand nombre d'éléments-clés réclamés par la société civile. Mais ces organisations reconnaissent aussi que des questions essentielles restent en suspend et non des moindres puisque ces décisions politiques relèvent, in fine, des chefs d'Etat', conclut Grégoire Lory, envoyé spécial d'euronews à la COP 21.

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