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Les dirigeants européens ont tenu leur premier sommet informel sans le Royaume-Uni. Les 27 espèrent voir Londres rester un partenaire proche à l'avenir. Mais le président de la Commission européenne prévient qu'il n'est pas question de négocier à la carte l'accès au marché unique. " Nous sommes d'accord sur le fait que tout pays qui veut avoir accès marché intérieur (...) doit respecter pleinement les quatre libertés fondamentales, et particulièrement la liberté de mouvement. " Les chefs d'État et de gouvernement ont aussi affiché leur fermeté sur la procédure de négociation de sortie du Royaume-Uni. Pour la chancelière allemande il n'est pas question de déroger aux règles prévues par le traité sur l'Union européenne. " Il n'y aura pas de négociation avant la notification formelle du Royaume-Uni qu'il souhaite partir", répète Angela Merkel. Ce rencontre constitue en fait le premier dialogue direct entre les 27 après le vote britannique en faveur du Brexit. Une nouvelle rencontre est prévue en septembre à Bratislava, lors de la présidence slovaque de l'Union européenne.
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Suite et fin de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ce mercredi à Bruxelles. Ils ne sont plus que 27, puisque le Premier ministre britannique a quitté la capitale belge ce mardi soir. C'est la conséquence du Brexit. Pour ceux qui restent, l'objectif est de définir un nouveau projet européen, redonner de l'élan à une Union aujourd'hui paralysée, et surtout éviter toute tergiversation. Pour ce faire, les dirigeants européens souhaitent que le cas britannique soit rapidement réglé. Ce mardi, ils ont entendu les explications de David Cameron. Le chef du gouvernement britannique démissionnaire a indiqué qu'il laisserait à son successeur le soin d'activer la 'clause de retrait' prévue par le Traité de Lisbonne. Mais en face, les leaders européens ont fait savoir que la procédure de divorce devait désormais être engagée sans attendre. Le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker l'a rappelé dans la soirée, non sans une pointe d'agacement. 'Ce que je ne comprends pas, c'est que ceux qui voulaient partir sont totalement incapables de nous dire ce qu'ils veulent. Mais j'espère que la notification du prochain gouvernement britannique arrivera le plus tôt possible.' Jean-Claude Juncker, président de la commission européenne Les dirigeants européens doivent recevoir dans la journée la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon. Il s'agit de discussions informelles, voulues par Mme Sturgeon qui souhaite que la nation écossaise rejoigne l'Union européenne.
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David Cameron participait à son dernier sommet européen. Après le vote du Royaume-Uni en faveur d'une sortie de l'Union européenne, le Premier ministre britannique démissionnaire appelle à ne pas tourner le dos à l'Europe. Il lance même un message d'avertissement à son successeur : " il est impossible d'avoir tous les bénéfices d'une adhésion sans les coûts d'une adhésion ". Les dirigeants européens ont dit comprendre la décision de David Cameron de ne pas lancer personnellement la procédure de retrait. Le président de la Commission européenne fustige en revanche l'attitude du camp pro-Brexit. " Ce que je ne comprends pas c'est que ceux qui voulaient la sortie sont incapables de nous dire ce qu'ils veulent ", souligne Jean-Claude Juncker. Les 27 restants se retrouvent ce mercredi pour une rencontre informelle. Cette réunion a pour objectif d'entamer une réflexion sur le partenariat futur avec le Royaume-Uni. Les responsables européens réfléchiront aussi aux moyens de maintenir la cohésion de l'Union et de prévenir la sortie d'autres pays.
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La nuit est tombée sur le gigantesque camp d'Idomeni, au nord de la Grèce. Autour du feu, on se réchauffe, on discute... A quelques kilomètres de là se trouve la frontière gréco-macédonienne, dont la fermeture il y a une dizaine de jours a coupé court aux projets d'exil en Europe de milliers de personnes, fuyant la violence ou la pauvreté. Plus de 10 000 d'entre eux sont encore bloquées dans ce camp surpeuplé. 'Il faut que l'Europe fasse quelque chose pour nous, il le faut. On ne veut pas être pris en photo, passer dans les journaux, juste pour rappeler aux gens qu'on existe. On n'existe plus maintenant, c'est fini, on n'existe plus', témoigne Mohammed, un Syrien originaire d'Alep. Combien de jours encore ces enfants #réfugiés dormiront-ils dans la boue ?https://t.co/95kgfQEXqm #RefugeeCrisis pic.twitter.com/DFjmvzOjOp- Maud Saheb (@MaudSaheb) 17 mars 2016 Le surpeuplement a pour corollaire la dégradation des conditions d'hygiène et de santé. Il y a une semaine a été diagnostiqué un premier cas d'hépatite A, une infection qui se transmet notamment par le contact humain. Mais d'autres maladies se propagent, touchant en premier lieu les enfants, qui représentent près de le moitié des habitants du camp d'Idomeni. 'Tout ce que je demande à l'Europe, c'est d'avoir de la compassion pour les enfants ici et de nous laisser entrer. Dieu merci, ma fille n'a pas été affectée, mais il y a des enfants à l'hôpital qui sont en train de mourir, à cause des conditions de vie ici', explique une jeune mère, originaire elle aussi de Syrie. Sur les 63.300 réfugiés, surtout Syriens et Irakiens, censés être relocalisés sous deux ans depuis la Grèce, seuls 569 ont déjà été accueillis dans 13 autres Etats membres. Avec AFP
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Les migrants continuent d'arriver massivement sur les rives de la Méditerranée, en Grèce et en Italie. Le port du Pirée à Athènes et le point de passage frontalier d'Idomeni dans le Nord du pays sont les deux principaux goulots d'étranglement depuis la fermeture de leurs frontières par plusieurs pays des Balkans. Alors qu'Angela Merkel s'est défendue face au Bundestag de céder au chantage d'Ankara, le Premier ministre italien a appelé à accélérer les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union 'L'Europe capable d'aller sur Mars se retrouve bloquée à Idomeni, face à un enfant que sa mère lave avec une bouteille d'eau parce qu'il est né dans un camp de réfugiés. Donc, nous avons besoin d'une Europe qui facilite la conclusion d'un accord avec la Turquie, tout en préservant la cohérence et le respect des valeurs constitutionnelles' La carta d'identità dell'Europa di oggi This is today's Europe ID Card La carte d'identité de l'Europe d'aujourd'hui pic.twitter.com/2WV96zqnMv- Matteo Renzi (@matteorenzi) 14 mars 2016 Mercredi, un navire allemand a secouru au large des côtes lybiennes plus de 600 migrants à bord de canots pneumatiques en détresse, acheminés dans le port de Pozzallo en Sicile. Après plusieurs semaines de calme relatif, plus de 2 400 migrants ont été secourus depuis mardi au large de la Lybie. Le nombre de migrants empruntant cette voie est en baisse depuis l'an dernier.
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A l'issue du sommet qui s'est tenu ce lundi à Bruxelles, le principe d'un échange a été posé entre Ankara et l'Union, pour ouvrir la voie aux demandeurs d'asile, et barrer la route aux migrants venus pour des raisons économiques. Mais l'Union se donne encore dix jours pour finaliser le texte. Angela Merkel, German chancellor, sees difficult migrant summit https://t.co/ALV2F7qZC7 #Germany #SyrianRefugees pic.twitter.com/huk2kRvum3- The Washington Times (@WashTimes) 7 mars 2016 ''Le chef du gouvernement turc accepte le principe d'un retour rapide de tous les migrants qui étaient venus de Turquie jusqu'en Grèce, et qui n'ont pas besoin de protection internationale', déclare Donald Tusk, Président du Conseil européen. 'L'Union soutiendra la Grèce en assurant un vaste système complet de retours rapides vers la Turquie. Toutes les décisions prises envoient un message clair : le temps de l'immigration clandestine en Europe est révolu.' En contrepartie, Ankara a réclamé trois milliards d'euros supplémentaires pour gérer la crise migratoire. Turkey outlines 'one for one' plan to tackle Syrian refugee crisis https://t.co/OGGKG7K1Xv- The Guardian (@guardian) 7 mars 2016 'Notre objectif est de décourager l'immigration illégale', soutient le Premier minstre turc, Ahmet Davutoglu, 'de lutter contre le trafic d'êtres humains, et d'aider les gens qui souhaitent venir en Europe, en encourageant l'immigration légale de façon disciplinée'. Bruxelles s'est engagé, pour chaque migrant renvoyé en Turquie, à transférer un demandeur d'asile depuis le territoire turc vers l'Union Européenne, ouvrant ainsi une voie légale aux personnes qui fuient les pays en guerre. La prochaine étape des négociations entre le gouvernement turc et l'Union Européenne est prévue lors du sommet européen des 17 et 18 mars. Certains Etats membres doutent néanmoins de la légalité et de la faisabilité du dispositif de renvoi vers la Turquie, et dénoncent la base d'un accord qu'ils estiment 'floue'.
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À entendre les 28, réunis hier en sommet à Bruxelles, il ne reste plus qu'à finaliser les détails d'un accord avec la Turquie pour empêcher les candidats à l'immigration de franchir les portes de l'espace Schengen. 'Les négociations ont été difficiles. Prochaine étape, le sommet européen des 17 et 18 mars auquel la Turquie participera', précise Gülsum Alan, membre du bureau d'Euronews à Bruxelles. Crise des migrants - Le sommet UE-Turquie délivre un résultat en demi-teinte https://t.co/tGqwnXikTS- RTBF info (@RTBFinfo) 8 mars 2016 Le président du Conseil européen, Donald Tusk, estime en effet avoir établi les bases d'un accord avec Ankara. 'Le chef du gouvernement turc accepte le principe d'un retour rapide de tous les migrants venant de Turquie pour aller en Grèce, et qui n'ont pas besoin de protection internationale. L'Union soutiendra la Grèce en assurant un vaste système complet de retours rapides en Turquie. Toutes les décisions prises envoient un message clair : le temps de l'immigration clandestine en Europe est révolu.' Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, serait même prêt à reprendre les demandeurs d'asile syriens qui ont entrepris la périlleuse traversée de la mer Egée vers la Grèce. 'Notre objectif, dit-il, est de décourager l'immigration illégale, lutter contre le trafic d'êtres humaines, et aider les gens qui souhaitent venir en Europe en encourageant l'immigration légale de façon disciplinée'. Certains États membres doutent néanmoins de la légalité et de la faisabilité du dispositif de renvoi vers la Turquie. Ils dénoncent les bases d'un accord 'flou', d'autant plus qu'Ankara exige, notamment, trois milliards d'euros supplémentaires pour financer ce plan.
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Nouvelle réunion à Bruxelles entre les dirigeants turcs et européens sur la crise migratoire. L'accord conclu lors du dernier sommet du genre il y a trois mois tarde à se concrétiser sur le terrain. Résultat aujourd'hui, on prend les mêmes et on recommence! 'Le tenue de ce sommet montre que la Turquie et l'Union européenne ont besoin l'un de l'autre', constate le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. 'Il reste de nombreux défis à affronter et la seule façon d'y répondre, c'est la solidarité. Je suis certain qu'on va pouvoir répondre à ces défis grâce à la coopération. La Turquie est prête à travailler avec l'Union européenne et à devenir un membre de l'Union.' En échange de sa coopération, la Turquie veut relancer le processus d'adhésion à l'Union. Mais en prenant le contrôle de d'opposition 'Zaman' ce week-end, elle s'est tiré une balle dans le pied. 'Coopération avec la Turquie ne veut pas dire qu'on accepte tout de la Turquie', prévient le président français, François Hollande. 'Notamment, nous devons être d'une extrême vigilance, et je le suis, par rapport à certaines mesures qui ont été prises, notamment par rapport à la presse. La presse doit être libre, comme partout et notamment en Turquie.' Les 28 attendent de la Turquie de mieux contrôler ses frontières, de lutter contre les passeurs et d'accepter le retour des migrants illégaux sur son territoire. La fermeture totale de la route des Balkans pourrait être négociée. Cela signifierait la fin du voyage pour les 13.000 migrants qui campent à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. 'Face à la crise migratoire, l'Union européenne se trouve au pied du mur', analyse Gülsüm Alan, correspondante d'Euronews à Bruxelles. 'Elle accorde beaucoup d'importance au soutien que la Turquie pourrait lui apporter. En trois mois, c'est la deuxième visite à Bruxelles du Premier ministre turc Davutoglu. Pour Ankara, la résolution de la crise migratoire est liée à la résolution du conflit syrien.'
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Deux grands dossiers sont sur la table des 28 chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Bruxelles : d'une part, la question du maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne, et d'autre part, la crise migratoire. La première journée de ce sommet européen n'aura pas permis de tout régler, loin de là. Concernant le 'Brexit', des discussions en petit comité devaient se poursuivre une partie de la nuit. Vers 3 heures du matin, le président du Conseil européen a fait un point sur la situation. 'Pour le moment je peux seulement dire que nous avons fait certains progrès mais il reste encore beaucoup à faire.' Donald Tusk, président du Conseil européen Concernant la crise migratoire, la volonté européenne, exprimée ce jeudi, c'est d'associer davantage la Turquie. Aussi, une rencontre spéciale avec les dirigeants turcs est-elle prévue début mars. Objectif : améliorer la surveillance des frontières ou encore gérer sur place les réfugiés. En tout cas, la réponse ne peut être que collective, a insisté le président de la commission. 'Avant la réunion, il y avait ceux qui doutaient de l'approche qui consistait à dire qu'il faut, pour résoudre le problème des réfugiés, adopter une démarche européenne, une approche européenne. Nous avons dit à l'unanimité ce (jeudi) soir que la démarche doit être européenne, et que les solos nationaux ne sont pas recommandables.' Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne Plus tôt dans la soirée, Jean-Claude Juncker avait critiqué l'Autriche, qui a décidé de manière unilatérale, d'imposer des quotas de demandeurs d'asile. Le sommet européen est censé reprendre ce vendredi en fin de matinée. D'après Sandor Zsiros, correspondant d'euronews à Bruxelles, on assisterait en coulisse à de grandes tractations avec le Royaume-Uni au sujet notamment de la limitation des allocations sociales aux migrants européens. Et de conclure : 'les dirigeants européens se préparent à de longues discussions encore ce vendredi.' - avec agences
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David Cameron poursuit ses tractations en vue de renégocier les conditions d'adhésion du Royaume-Uni à l'Union européenne et ainsi éviter un 'Brexit'. A deux jours d'un sommet des 28 à Bruxelles, où il espère arracher un compromis, le Premier ministre britannique a rencontré ce matin le président du Parlement européen, qui devra se prononcer sur un éventuel accord. Martin Schulz se montre prudent : 'Je ne peux pas vous garantir que les négociations vont aboutir, dit-il. Cependant, il est tout à fait compréhensible que le Premier ministre britannique ait demandé au Parlement européen de coopérer autant que possible, et c'est la garantie que j'ai donnée à Monsieur Cameron que nous ferons le maximum pour trouver un accord équitable.' Hier David Cameron était à Paris où il s'est entretenu avec le président François Hollande. Des points de désaccord subsistent, en particulier sur la gouvernance économique. Le marathon diplomatique se poursuit pour David Cameron qui espère organiser dès cet été le référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'UE.
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L'Union européenne a décidé de mettre en place un fonds d'aide pour l'Afrique afin de limiter l'afflux de réfugiés. Ce nouvel outil, adopté à l'issue du sommet entre les dirigeants européens et africains, peut déjà compter sur une enveloppe de 1,8 milliard d'euros promise par les 28. Mais la Commission européenne appelle les États membres à faire plus pour doubler ce montant. Les dirigeants de l'Union se sont ensuite retrouvés pour faire le point sur la crise des réfugiés. Le président de la Commission n'a pas hésité à faire part de ses critiques en particulier sur le dispositif de relocalisation. Jean-Claude Juncker souligne que jusqu'à maintenant " 130 personnes ont été relocalisées, alors que notre intention est de relocaliser 160 000 personnes. Mais si nous continuons à ce rythme, les 160 000 vont être atteints au premier janvier 2101. Donc il faut que nous adoptions un rythme plus ambitieux! " Les 28 ont aussi évoqué les négociations avec la Turquie. Ankara est présenté comme un partenaire clef pour limiter l'arrivée de réfugiés. Pour ce faire, l'Union envisage une aide financière de trois milliards d'euros ainsi qu'un allègement du régime de visa pour les ressortissants turcs. Mais pour la chancelière allemande il faut aussi des contreparties. Angela Merkel évoque une accélération de " la mise en oeuvre de l'accord de réadmission des ressortissants de pays-tiers ". Cette réunion informelle confirme donc l'opération de rapprochement entre l'Union européenne et la Turquie. Les 28 ont d'ailleurs annoncé la tenue dans les prochaines semaines à Bruxelles d'un sommet avec Ankara.
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S'attaquer aux causes profondes de l'émigration africaine, c'est ce que souhaite l'Union européenne, réunie en sommet à Malte ce jeudi. A ainsi été décidée la création d'un fonds d'aide à l'Afrique, dans l'espoir d'endiguer la crise migratoire, doté de 1,8 milliard d'euros versés par la commission, et que les Etats membres sont invités à compléter pour doubler la mise. Entre le désir de ne pas apparaître comme fermés et la nécessité de réguler le flux migratoire, les Européens cherchent des compromis. La Suède a rétabli temporairement des contrôles à ses frontières. 'Nous sommes tous dans une situation difficile, déclare Stefan Löfven, le Premier ministre suédois. La Suède a reçu énormément de réfugiés, plus en proportion que tous les autres pays. Ce n'est pas une barrière, nous voulons juste contrôler qui rentre en Suède'. La Slovénie a commencé ces dernières heures à installer des grillages barbelés à sa frontière avec la Croatie. Au contraire, les Africains ont réclamé plus de visas dans le cadre d'une migration légale. La suite du sommet devrait se concentrer sur les négociations en cours avec la Turquie, première porte de fuite pour les migrants partis de Syrie et d'Irak. A Malte, James Franey : 'C'est la Turquie qui accueille ce weekend le sommet du G20, un forum normalement dédié aux questions économiques. L'Europe va y tenter de convaincre les grandes économies mondiales que la crise migratoire est aussi la leur'.
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Les Européens espèrent convaincre les dirigeants africains de les aider à freiner les flux de migrants. C'est pour cela qu'une cinquantaine de pays des deux continents sont jusqu'à la mi-journée à Malte. Les Européens proposent notamment une aide de 3,6 milliards d'euros. Mais veulent aussi accélérer les retours en Afrique des migrants irréguliers. 'Le problème auquel nous faisons face aujourd'hui est en partie à cause de l'Europe, certains pays en Europe, qui ont adopté une approche de forteresse, regrette la présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini. Aucun endroit du monde ne peut être une forteresse. Nous devons être ouverts à la migration légale.' L'Europe, loin d'être l'élève modèle Dernier exemple en date la Suède, qui rétablit dès ce jeudi les contrôles à ses frontières : 'Le but n'est pas de limiter le nombre de demandeurs d'asile, explique le ministre suédois de l'Intérieur Anders Ygeman, mais d'avoir un meilleur contrôle sur le flux de migrants en Suède.' Les défis viennent de tous les horizons pour l'Europe, comme le souligne notre envoyé spécial à Malte James Franey : 'Avec peu de progrès réalisés sur le retour en Afrique des demandeurs d'asile déboutés, l'UE se bat toujours pour une stratégie cohérente pour cette crise migratoire, explique James. En effet, en voyant que les 28 cherchent l'aide des pays africains et de la Turquie, il semble que la seule stratégie de l'Europe, c'est d'en faire le problème de quelqu'un d'autre.'
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Plus de 12 600 personnes sont arrivées dans le pays en 24 heures selon la police slovène, c'est même plus qu'en Hongrie au plus fort de la crise le mois dernier. Et depuis samedi, le chiffre dépasse les 34 000. Débordées comme ici à Rigonce, les autorités de Ljubljana ont mobilisé leur armée pour soutenir leur police et appelé l'Union européenne à l'aide. Outre le mini-sommet UE-Balkans prévu dimanche, le président de la Commission Jean-Claude Juncker a envoyé son commissaire aux Migrations en Slovénie. Le Grec Dimitris Avramopoulos va évaluer les besoins de ce petit pays qui se trouve à son tour en première ligne face à la crise migratoire. Plus de 10 000 migrants attendaient de pouvoir continuer leur route vers l'Autriche à l'image de ce réfugié palestinien et de sa famille : 'je veux vivre en paix. Partout, je ne cherche pas un lieu spécial, mais un endroit pour vivre en paix, pour moi et ma famille', explique Fadl Abdul. 2 000 à 3 000 autres personnes étaient déjà prêtes à arriver sur le sol slovène depuis la Croatie selon les ONG sur place qui s'inquiètent comme l'explique ce représentant du HCR, le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés : 'la nuit dernière, nous avons eu beaucoup de familles avec des enfants. C'est près de 60 % des gens que nous accueillons ici et 45% d'entres eux ont des enfants de moins de 5 ans', précise Niklas Stoerup Agerup. L'affluence dans les centres slovènes rend la situation précaire. A Brezice, près de la frontière croate, un feu d'origine inconnu a détruit hier 27 tentes collectives et conduit les réfugiés à de nouveau survivre sans toit. On my way to #Slovenia to provide #EU support on #refugeecrisis & meet with PM Miro Cerar, MFA Karl Erjavec & MOI Vesna Györkös Žnidar- DimitrisAvramopoulos (@Avramopoulos) 22 Octobre 2015 #Migrants : #Orban appelle les Européens à changer de politique https://t.co/diT3D4WBbN- L'Orient-Le Jour (@LOrientLeJour) 22 Octobre 2015
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Le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a annoncé la tenue d'un sommet extraordinaire, qui doit réunir une dizaine de dirigeants de l'est de l'Union ce dimanche, aux côtés de la chancelière allemande Angela Merkel. La situation s'est dégradée sur la route des Balkans, depuis que la Hongrie a fermé sa frontière avec la Croatie, obligeant les migrants à dévier leur chemin pour tenter de rejoindre l'Allemagne et l'Autriche. Mais nombre d'entre eux se retrouvent bloqués dans le froid, dans des conditions déplorables. Depuis samedi, plus de 20 000 demandeurs d'asile ont traversé la Slovénie. Le Parlement slovène a renforcé les pouvoirs de l'armée aux frontières. Les autorités demandent davantage de soutien financier auprès de Bruxelles. Ce mercredi, deux bateaux qui comptaient une centaine de réfugiés ont accosté sur une base militaire de Chypre, rattachée au Royaume-Uni, malgré une surveillance renforcée. Des demandeurs d'asile qui arrivent directement sur le sol britannique pour la première fois depuis le début de cette crise migratoire.
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La question des réfugiés sera une nouvelle fois au coeur du sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union. C'est la deuxième fois en moins d'un mois que les dirigeants européens se retrouveront pour évoquer cette question. La Commission européenne compte ainsi rappeler aux États membres leurs engagements comme celui de participer à un fond pour l'Afrique, un fond évalué à un peu moins de deux milliards d'euros. Les 28 évoqueront aussi la mise en place des hotspots. Ces centres d'accueil sont l'un des points clefs du processus de relocalisation des réfugiés. Ces espaces doivent permettre d'identifier et de traiter plus rapidement les demandes d'asile. Quatre sont déjà à pied d'oeuvre en Italie. Ils ont ainsi permis la semaine dernière de relocaliser vers la Suède 19 réfugiés venus d'Érythrée. Un autre hotspot devrait d'ailleurs voir le jour prochainement en Grèce.
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Après l'accord des ministres sur la relocalisation de 120 000 demandeurs d'asile, les 28 chefs d'État et de gouvernement doivent se pencher lors d'un sommet extraordinaire sur les autres volets de la crise migratoire. L'Union veut d'un part renforcer ses frontières extérieures. Pour le président du Conseil européen c'est une question majeure. " Autrement cela ne sert à rien de parler d'une politique migratoire commune', assure Donald Tusk Mais l'Union compte dans le même temps accroître ses efforts humanitaires auprès des pays soumis à un afflux migratoire important comme la Turquie, la Jordanie et le Liban. Près de quatre millions de réfugiés vivent en effet dans ces États, voisins de la Syrie. Ce soutien pourrait se faire par une aide directe aux autorités ou par le biais d'une assistance financière aux agences des Nations Unies. De son côté la Commission européenne a proposé quelques heures avant le sommet de mobiliser près de deux milliards d'euros supplémentaires. Mais l'institution a aussi lancé 40 procédures d'infraction pour non respect du droit d'asile contre 19 pays membres. Le message est sans ambiguïté : les règles européennes doivent être appliquées partout et de la même manière en Europe.
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Alors qu'elle accueillait ce vendredi son homologue danois, la chancelière allemande a loué le travail intense effectué par les ministres de l'Intérieur de l'Union sur la question des migrants. Et si des décisions doivent être prises au niveau supérieur, Angela Merkel assure alors qu'un sommet extraordinaire sera organisé en urgence. Angela Merkel, chancelière allemande : 'Les chefs d'États et de gouvernements sont prêt à se rencontrer si le travail préliminaire est fait. Et il est nécessaire d'organiser un sommet d'urgence. La Commission travaille actuellement sur de nouvelles suggestions, par exemple liés aux pays d'origines considérés comme sûrs. Des efforts intensifs sont déjà faits au niveau européen sur cette question.' Angela Merkel a ensuite fait le point avec le nouveau président conservateur polonais Andrzej Duda. Comme d'autres États membres européens, l'Allemagne connaît un afflux record de migrants. Berlin s'attend à recevoir quelque 800.000 demandes d'asile, soit quatre fois plus que l'année dernière. Les dirigeants européens ont reconnu cette semaine que l'Union avait échoué face à la tragédie humaine qui se déroule à ses frontières. Parmi les principaux points d'achoppement entre les États membres, les quotas de réfugiés par pays.
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17 heures de discussions pour arracher un accord à l'unanimité. Alexis Tsipras a accepté un plan de réformes et les dirigeants de l'eurozone sont prêts à initier des négociations pour un troisième plan de sauvetage de la Grèce. Le montant de l'aide financière à la Grèce avoisinerait les 86 milliards d'euros, venant du Mécanisme européen de stabilité, et à partir de mars 2016, aussi du FMI. Alexis Tsipras a aussi accepté la condition posée par l'Allemagne de créer un fonds pour privatiser les avoirs grecs. Angela Merkel a toutefois renoncé à ce qu'il soit basé au Luxembourg. Le fonds sera en Grèce et géré par les autorités grecques, sous supervision des Institutions européennes. Ce fonds vise à atteindre les 50 milliards d'euros avec la vente des avoirs de l'Etat grec. 25 milliards serviront à recapitaliser les banques grecques, l'autre moitié sera répartie à 50% pour repayer la dette, et pour investir dans l'économie grecque. La Commission Européenne va aussi travailler avec le gouvernement grec pour aider à relancer la croissance et créer des emplois, reprenant la proposition de Jean-Claude Juncker : 35 milliards d'euros, venant des fonds européens, seront investis en Grèce. Here's the list of reforms in the #Eurogroup draft that Greek government has to pass by Wednesday to get bailout pic.twitter.com/nEF8OmDBiA- Tara Palmeri (@tarapalmeri) 12 Juillet 2015 Mais avant d'initier les négociations sur le plan de sauvetage, le parlement grec doit approuver six mesures, dont quatre au plus tard mercredi, notamment des coupes automatiques dans les dépenses au cas de déviations sur les objectifs du déficit, la simplication des tranches de la TVA et son élargissement pour augmenter les prélèvements, et des mesures pour la réforme du système de retraites, pour le rendre viable. #Eurozone Summit about to start... seems we have a deal... #Europe deserves some good news, #Greece- NikosChristodoulides (@Christodulides) 13 Juillet 2015 Le document issu de l'euro sommet exige aussi de la Grèce un calendrier pour la libéralisation de l'économie suivant les recommandations de l'OCDE, plus de flexibilité du marché de travail, et la privatisation du réseau d'électricité.
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Pas de grasse matinée ce dimanche pour les ministres des Finances de la zone euro. Après neuf heures de discussions infructueuses, la veille, l'Eurogroupe a repris les négociations. Avant que celles-ci ne débutent, le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis ne se montrait pas optimiste. 'Comme vous l'avez vu, les discussions ont été assez compliquées. Nous espérons donc davantage de progrès aujourd'hui. Il est très peu probable que la Commission européenne obtienne un mandat de négociation formel pour entamer les discussions sur un troisième plan d'aide pour la Grèce'. Le sommet européen des chefs d'État et de gouvernement des 28 prévu en soirée a d'ailleurs été annulé. Seul celui des dirigeants des pays de la zone euro est maintenu. Les discussions ont jusqu'ici achoppé sur le manque de confiance entre Athènes et certains de ses partenaires, qui jugent ses promesses de réformes encore insuffisantes et mettent en doute la volonté des Grecs de les appliquer. Avec AFP et Reuters
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La Grèce encore et toujours au coeur des préoccupations à Bruxelles. Le nouvel ultimatum adressé par les créanciers sera le dernier, a-t-on assuré dans les coulisses du sommet européen. Samedi, ce sont donc les ministres des Finances de la zone euro qui reprendront le dossier en main. Car même si Alexis Tsipras, François Hollande et Angela Merkel se sont brièvement entretenus en marge du sommet, les partenaires de la Grèce ne veulent pas un arbitrage au niveau des dirigeants. ' Je considère que cette réunion de samedi est cruciale parce que nous sommes à la veille de l'échéance ', a rappelé le Président français. Le 30 juin, la Grèce devra faire un gros remboursement au FMI qu'elle ne pourra pas honorer sans un déblocage d'argent frais par ses créanciers. Or les négociations buttent toujours sur les taux de TVA et la réforme des retraites. Et c'est sans compter la question lancinante de l'insoutenabilité de la dette grecque, dont l'Allemagne ne veut pour l'instant pas entendre parler.
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Réunis en sommet à Bruxelles, les dirigeants des Vingt-Huit ont évoqué jusqu'à tard dans la nuit la question des migrants qui affluent sur les côtes de la Grèce et de l'Italie. Ils se sont mis d'accord sur un système de répartition volontaire abandonnant ainsi la proposition de quotas obligatoires. Le président du Conseil européen Donald Tusk a invité les États membres à prendre de véritables engagements. Au centre des discussions également la Grèce. Hier, la quatrième réunion de l'Eurogroupe en une semaine s'est soldée par un nouvel un échec. Les chefs d'Etat et de gouvernement placent tous leurs espoirs dans la prochaine réunion de demain. Il y a urgence comme l'a rappellé la chancelière allemande Angela Merkel : 'Le temps presse et tout le monde au sein du Conseil européen est d'accord pour dire que tout doit être fait samedi pour trouver une solution. L'Eurogroupe de demain a une importance décisive.'' Les discussions entre Athènes et ses créanciers achoppent principalement sur l'augmentation de la TVA et la réforme du système des retraites. Chacune des parties pourrait être amenée à faire des concessions. De notre correspondante à Bruxelles, Efi Koutsokosta : ''Les discussions sur la Grèce ont duré environ deux heures durant cette première journée du sommet européen. Selon des sources européennes, les dirigeants italien, chypriote et autrichien ont soutenu le gouvernement grec, alors que d'autres comme les dirigeants finlandais, néerlandais et lituanien, ont utilisé des mots durs, exigeant de la Grèce qu'elle accepte la proposition des institutions. Maintenant, la balle est dans le camp de l'Eurogroupe. Les dirigeants européens attendent un accord final.
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Revenu de Russie, Alexis Tsipras doit réunir à nouveau sa délégation chargée des négociations à Athènes. Le Premier ministre grec pourrait encore s'entretenir ce week-end avec le président de la Commission Européenne Jean-Claude Juncker. L'objectif va consister à sortir de l'impasse, en amont du sommet qui se tiendra en urgence ce lundi à Bruxelles en présence des chefs d'Etat de l'union. Le temps presse, puisque la mise en cessation de paiement de la Grèce fait partie des scénarios envisagés. Une banqueroute qui serait synonyme de sortie de la zone euro. Ce vendredi, Alexis Tsipras a signé un accord gazier de deux milliards d'euros avec Moscou, pour faire passer un gazoduc russe par la Grèce. Les négociations menées avec l'Eurogroupe ce jeudi n'ont pas permis à Athènes de sortir de l'ornière, alors que le pays doit rembourser plus d'un milliard et demi d'euros au Fonds Monétaire International d'ici fin juin, et que les établissements bancaires du pays sont au bord de l'asphyxie.
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Impossible d'éluder le conflit ukrainien au sommet de Riga. Alors que l'Union européenne se réunit avec six pays de l'ex-URSS dans le cadre du Partenariat oriental, le président ukrainien Petro Porochenko a certifié que les deux Russes arrêtés dans l'Est de l'Ukraine étaient bien des soldats. ' Nous avons la preuve incontestable de la présence de l'armée russe, des troupes régulières, a-t-il annoncé à son arrivée. Aujourd'hui, l'OSCE et la Croix-Rouge internationale ont fait une déclaration officielle selon laquelle les soldats que nous avons hospitalisés et qui reçoivent un traitement correct sont d'authentiques soldats de l'armée russe. ' Voilà qui ne risque pas d'alléger le climat à Riga alors que l'Arménie et le Bélarus refusent une déclaration finale qui condamnerait l'annexion de la Crimée par la Russie et que d'autres comme l'Ukraine, la Moldavie et la Géorgie demandent à ce que leur vocation à rejoindre un jour l'UE soient reconnue. ' Je ne pense pas qu'aucun pays ait à choisir entre l'Union européenne et la Russie, a prudemment expliqué la Première ministre danoise Helle Thorning-Schmidt. Ce sommet montre bien notre engagement envers le Partenariat oriental et montre bien que chaque pays est souverain et a le droit de faire ses propres choix. ' Côté russe, on est nettement moins diplomate. L'ambassadeur auprès de l'Union européenne, Vladimir Chizhov, a martelé au micro d'euronews la ligne de Moscou selon laquelle ce sommet est un événement anti-russe. ' Certains Etats membres de l'Union européenne ne voient pas le Partenariat oriental comme un instrument pour amener les pays ciblés à rejoindre l'Union européenne. Ils le voient plutôt comme un instrument pour éloigner ces pays de la Russie ', a-t-il martelé. La question de la dette grecque s'est aussi invitée au sommet. Le Premier ministre Alexis Tsipras doit rencontrer Angela Merkel et François Hollande en marge de la réunion officielle.
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111 cercueils, dont ceux de 4 enfants, alignés dans un hangar à Lampedusa, le 5 octobre 2013. Depuis cette tragédie, l'Europe n'a pas été capable de faire face à une crise humanitaire qui n'a fait que prendre de l'ampleur. Pourtant, le drame de Lampedusa avait secoué les conciences. A l'aube du 3 octobre 2013, 368 migrants partis de Libye se noyaient près de l'île italienne. 'Nous nous sommes rendus en bateau sur place, se souvient Vito Fiorino, un pêcheur alerté à l'époque par les appels au secours. C'était absolument terrible, tous ces gens qui tendaient les bras, qui demandaient de l'aide... Alors on a appelé tout de suite le port, et on a commencé à secourir les gens, on en a extrait 47 de l'embarcation.' Directement confrontée à ce drame, l'Italie réagit, et met en place l'opération de sauvetage Mare Nostrum. Menée par la marine italienne, elle mobilise 900 personnes, et réussit à sauver 170 000 vies durant ses treize mois de fonctionnement. Mais le dispositif subit les critiques, il aura coûté 117 millions d'euros à l'Etat italien, et certains dénoncent l'effet d'appel. Mare Nostrum prend donc fin le 31 octobre 2014. Depuis, c'est Frontex qui, avec la mission Triton, surveille les frontières maritimes de l'Europe dans le canal de Sicile. Mais Triton n'est pas une mission de sauvetage, et a beaucoup moins de moyens. Mare Nostrum coûtait 9,3 millions d'euros par mois, Triton seulement 2,9. Et surtout, alors que les Italiens, avec Mare Nostrum, allaient près des côtes libyennes si besoin, Triton se limite à des missions de surveillance, dans les 30 miles nautiques de la Sicile, de Lampedusa et de Malte. Or, malgré le danger, le flux migratoire en mer Méditerranée n'a pas diminué, au contraire. Ici, c'est un chalutier avec 345 réfugiés syriens qui est secouru par un bateau de croisière près de Chypre. Car, en 2014, 25% des vies sauvées l'ont été par des navires privés, selon Amnesty International, avec les risques que cela comporte. De fait, beaucoup de ces navires évitent désormais certaines routes pour cette raison.
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Une minute de silence pour souligner la gravité de la situation. Réunis à Bruxelles pour un sommet extraordinaire, les dirigeants européens doivent trouver une solution aux migrants en Méditerranée. Le thème est ambitieux mais les résultats risquent d'être modestes. Car le 28 sont divisés. D'un côté les pays du Sud, noyés sous les demandes d'asile, appellent à l'aide et à la solidarité. 'La tragédie de Lampedusa et la triste réalité à laquelle nous faisons face chaque jour en Méditerranée montre que l'Europe a besoin de développer une politique d'immigration efficace, humaine et solidaire, en particulier avec les pays du pourtour méditerranéen', a déclaré Alexis Tsipras à son arrivée au Conseil européen. Au Nord, la réponse est plutôt froide. Tous sont prêts à dégager des moyens matériels et financiers. De là à accueillir les migrants de la Méditerranée, il y a un pas que le Royaume-Uni refuse de franchir. 'Nous mettons à disposition un navire de guerre, 3 hélicoptères et 2 bateaux de patrouille', a annoncé David Cameron. 'Cela va faciliter les opérations mais en échange il faudra respecter certaines conditions. Les personnes que nous repêcherons seront transportées vers le pays sûr le plus proche, probablement l'Italie. Cela ne donnera pas le droit aux migrants de demander l'asile au Royaume-Uni.' Une réponse inacceptable pour de nombreuses associations. Au pied du Conseil européen, elles ont réclamé un changement de politique. Pour Amnesty, les propositions discutées sont insuffisantes. Depuis le début de l'année, 1.700 migrant sont morts en Méditerranée.
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Réunis en sommet extraordinaire à Bruxelles ce jeudi, les dirigeants européens ont annoncé des mesures d'urgence pour lutter contre les drames de l'immigration. La plus importante d'entre elle est la décision de l'UE de tripler le budget de son opération de sauvetage en Méditerranée. Le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker a tenu une conférence de presse dans la soirée pour expliquer les mesures prises dans l'après-midi lors d'une table ronde entre dirigeants européens. Plusieurs pays ont proposé des mesures concrètes. Pour la France, François Hollande a proposé une résolution à l'ONU pour détruire les bateaux des trafiquants. La France a aussi proposé de renforcer sa contribution aux opérations de surveillance et de sauvetage en Méditerranée. Les dirigeants européens avaient décidé de se réunir en urgence après une succession de naufrages meurtiers en mer Méditerranée. Dimanche, 800 migrants périssaient au large de la Libye. Des manifestations ont eu lieu en marge du sommet de Bruxelles pour exprimer l'indignation face à ces drames.
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Europe weekly revient sur une semaine marquée par un sommet européen particulièrement chargé. Les 28 ont discuté de l'Ukraine, de la Libye et de leur projet d'union énergétique, mais c'est surtout l'aparté à sept sur la situation critique de la Grèce qui a attiré les projecteurs. Egalement dans cette édition : la transparence fiscale. Dans le sillage du scandale des LuxLeaks, la Commission européenne a présenté une première proposition pour éviter que les petits arrangements entre les autorités fiscales d'un pays et les multinationales continuent de se faire à l'insu des partenaires européens. Enfin, mercredi dernier marquait le premier anniversaire du retour de la Crimée dans le giron russe. Pour l'occasion, notre envoyé spécial a rejoint les navires de l'OTAN en Mer Noire.
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Le mini-sommet franco-germano-grec prévu ce jeudi soir à Bruxelles a volé la vedette à l'agenda officiel du sommet européen. Fort de cet exploit, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, dont le pays est au bord de la faillite, affichait sa confiance à son arrivée au Conseil. ' L'Union européenne a besoin d'initiatives politiques audacieuses qui respectent et la démocratie et les traités, de sorte que nous puissions laisser la crise derrière nous et nous tourner vers la croissance,' a-t-il déclaré, tout sourire. Athènes veut obtenir de ses créanciers européens le versement de 7 milliards d'euros de prêt, la dernière tranche du crédit de 240 milliards d'euros dont elle bénéficie depuis 2010. Mais sur fond de tensions entre la Grèce et ses créanciers européens - en particulier l'Allemagne - la Chancelière allemande a rappelé que la décision relevait des ministres des finances de l'Eurogroupe. ' Beaucoup d'entre vous seront très attentifs aux discussions en cercle restreint avec le Premier ministre grec plus tard ce soir. A ce sujet j'aimerais dire : n'attendez pas de solution, ni de percée majeure. Ce n'est pas le cadre approprié. C'est à l'Eurogroupe de décider,' a lancé d'entrée de jeu Angela Merkel. Plus tôt dans la journée, elle s'était déclarée impatiente de recevoir Alexis Tsipras lundi à Berlin. Le mini-sommet, auquel participeront les présidents de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et de l'Eurogroupe, exaspère en tout cas les autres Etats-membres de la zone euro. Le premier ministre belge, Charles Michel, n'a pas mâché ses mots. ' Je suis en colère, je pense que c'est une erreur de méthode. Le gouvernement belge n'a pas donné de mandat, ni à la France ni à l'Allemagne pour négocier en son nom. La Belgique est concernée à hauteur de 7 milliard d'euros dans cette affaire. C'est l'ensemble des pays de la zone euro qui sont directement concernés, ' a-t-il martelé avant de rejoindre ses homologues. Pour Athènes, il y a urgence : à court de liquidités, le pays doit s'acquitter de nombreuses échéances ce mois-ci. Plus personne n'exclut une faillite de la Grèce et sa sortie de l'euro.
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L'Union européenne reste concentrée sur la crise ukrainienne. Lors du sommet de Bruxelles, les 28 l'ont confirmé : ils joueront encore les intermédiaires entre Kiev et Moscou. Mais l'UE est prête aussi à imposer de nouvelles sanctions à Moscou si le cessez-le-feu décidé à Minsk n'est pas appliqué. Autre gros dossier, la Grèce. Le premier sommet européen du nouveau leader grec a été houleux. La zone euro a l'impression d'en avoir déjà beaucoup fait pour la Grèce et Athènes veut à tout prix tourner la page de l'austérité. 'Comme vous l'avez entendu, le gouvernement grec a dit qu'il pouvait être d'accord sur 70% du programme existant, a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Nous devons voir quels sont ces 70% sur lesquels le nouveau gouvernement grec est d'accord. Et pour les 30% sur lesquels il n'y a pas d'accord nous devons voir ce qu'il doit être fait.' Alexis Tsipras réclame une réduction de la dette de son pays, avec un nouveau programme moins douloureux sur le plan social. Il doit satisfaire à la fois l'Europe et ses électeurs. 'Nous sommes en désaccord avec les règles drastiques de la discipline budgétaire, avec le Pacte de stabilité, a dit Alexis Tsipras, mais nous sommes obligés de les respecter parce que ce sont les règles fondatrices des traités de l'UE. De cette façon, je pense que c'est le compromis essentiel, la combinaison cruciale pour respecter les principes de base. Les principes de la démocratie et des règles'. Après l'échec d'une réunion de l'Eurogroupe sur le financement de la Grèce, Athènes et la zone euro ont décidé d'entamer dès aujourd'hui des travaux techniques pour faciliter la prochaine réunion de l'Eurogroupe, lundi. Efi Koutsokosta, notre correspondante à Bruxelles, confirme que le premier sommet pour Alexis Tsipras s'est terminé avec une trêve temporaire malgré les tensions. Désormais les partenaires européens vont scruter les négociations du week-end et bien sûr le résultat de la réunion de l'Eurogroupe lundi.'

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