Alors que Yannick Noah a poursuivi en justice Marine Le Pen pour propos diffamatoires, leurs avocats respectifs se sont affrontés mardi devant la cour de la 17e chambre correctionnelle du Palais de justice de Paris.

Ils n’ont pas mâché leurs mots. Yannick Noah a décidé de poursuivre Marine Le Pen en justice. Le chanteur reproche en effet à la présidente du Front National d’avoir tenu des propos diffamatoires à son encontre. Invitée sur le plateau du Grand Journal de Canal+ l’année dernière, elle l’avait accusé d’être un "exilé fiscal" et d’avoir "planqué" son argent en Suisse. "Au lieu de payer ses impôts en France, eh bien ce monsieur se permet de donner des leçons de morale (…) de donner des leçons de charité et de partage alors que lui, il ne partage rien, que son argent il est planqué et qu’il n’en fait pas profiter les malheureux français", avait alors lâché celle qui briguait l’Elysée lors des dernières élections présidentielles à propos de l’ancien joueur de tennis. "C’est radicalement faux", a déclaré mardi l’avocat de Yannick Noah, Me William Bourdon.

Marine Le Pen voulait-elle nuire à la notoriété de Yannick Noah ?Alors que leurs clients respectifs ne se sont pas présentés à l’audience, les conseils de Marine Le Pen et de Yannick Noah se sont affrontés seuls devant la cour de la 17e chambre correctionnelle du Palais de justice de Paris. L’avocat du plaignant s’est alors attaché à démonter une à une les accusations portées par Marine Le Pen il y a un an, tandis que son confrère a, lui, tenté de tempérer les propos tenus par la présidente du Front National. "Marine Le Pen n'ignore pas les engagements publics de monsieur Yannick Noah en faveur d'actions caritatives. Ses propos ont ainsi pour objet d'écorner un des éléments constitutifs de sa notoriété auprès du grand public", a ainsi expliqué Me Bourdon dans la citation à comparaître. Selon lui, le "torrent de boue" lancé par Marine Le Pen serait directement lié au fait que Yannick Noah a publiquement et activement soutenu le candidat Hollande pour la présidentielle de 2012.

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De son côté, Me Wallerand de Saint-Just, l'avocat de la présidente du FN, a plaidé la relaxe, assurant que sa cliente n’a "jamais dit que Yannick Noah a fraudé le fisc". Selon lui, elle voulait uniquement remettre en cause "l'importance de l'argent gagné et les mesures d'optimisation et le fait de courir les estrades".  Le jugement doit être rendu le 25 juin prochain.  

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