Yannick Noah a rendez-vous au tribunal. La nounou de son fils, aujourd’hui âgé de 9 ans, accuse en effet le sportif et sa femme de l’avoir exploitée et abusivement licenciée lorsqu’elle s’occupait du bébé. Elle menace de porter plainte au pénal pour « esclavage ».

Les faits remontent à 2004, mais Rabra Bendjebbour a décidé de ne plus se laisser faire. Elle faisait quelques heures de ménage chez le directeur artistique de la troupe des enfoirés, quand elle a été embauchée par Yannick Noah et sa compagne, Isabelle Camus, pour s’occuper de leur petit Joalukas. « Je suis arrivée chez eux dès la naissance du bébé, et dès lors je me suis retrouvée prise dans un tourbillon » explique l’ancienne nounou au Figaro, qui affirme avoir alors été exploitée par le couple.

Horaires à rallonge et salaire de misèreHoraires élastiques, peu de temps libre, une liste de tâches à accomplir sans fin, salaire de misère, Rabra Bendjebbour décrit son quotidien. « Je les ai suivis pendant trois mois, en tournée, puis en vacances, et je me suis occupée de Joalukas nuit et jour, du lundi au dimanche, pour 950 euros par mois » raconte au quotidien la nounou, qui ne se montre pas très tendre avec ses anciens employeurs. « Yannick venait embrasser son fils une seule fois par jour, le soir, avant de le laisser dormir dans ma chambre et de me laisser s'occuper de lui comme si j'étais sa mère » ajoute-t-elle. « Elle ne prenait son fils dans ses bras que pour sortir dehors, devant les gens ».

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« Elle m'a dit : "Dans ce cas là, dégage" »Mais un jour, Rabra Bendjebbour a eu marre et a tenté de discuter avec la compagne de l’ancien tennisman. « J'expliquais juste à Isabelle Camus que je n'étais plus prête à travailler jour et nuit ! Elle m'a dit : « Dans ce cas là, dégage » ». Et si elle a attendu aussitôt longtemps avant de porter plainte, c’est parce qu’elle n’avait pas réalisé « combien elle était exploitée ». « Ma sœur a ouvert un restaurant, et j'en ai parlé à son comptable, qui m'a dit que j'avais été gravement sous-payée » explique-t-elle au Figaro. Rabra Bendjebbour et Yannick Noah ont rendez-vous ce mardi au tribunal des prud’hommes de Bobigny. La nounou indique qu’elle n’hésitera pas à porter plainte au pénal pour « esclavage » et « abus de confiance » si elle n'obtient pas gain de cause.

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