La manifestation des taxis contre la concurrence des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) s’envenime et paralyse Paris ce mardi. En grève, les taxis dénoncent un favoritisme envers les VTC. Mais entre les deux, quelles différences ?

©CC (illustration)

La grève des taxis a entraîné plusieurs incidents ce mardi matin. Plus de 1 200 taxis ont été recensés sur les différents points de contestation ; le périphérique parisien a été momentanément bloqué par les manifestants et une navette a forcé un barrage à Orly, faisant un blessé. Vingt personnes ont été interpellées pour violence volontaire, port d’armes et incendie volontaire. Une manifestation musclée pour dénoncer la concurrence des véhicules de transport avec chauffeurs (VTC) et pour protester contre la loi Thévenoud et sa réforme, pas assez stricte selon les taxis.

Ces derniers souhaitent finalement la suppression pure et simple des VTC. "Nous savons que nous l’obtiendrons pas, mais nous exigeons au moins d’être indemnisé, rapporte Christian Delomel, cité par 20 Minutes. Emmanuel Macron dit s’y pencher depuis plusieurs mois. C’est trop long." Comme chien et chat, beaucoup de points les opposent :

Plus facile d’être VTC que taxi

Pour être taxi, il faut être titulaire de la carte professionnelle de chauffeur de taxi. Cette dernière s'obtient avec la détention du certificat de capacité professionnelle, qui implique la détention du permis de conduire, un casier judiciaire vierge, même de délit routier sanctionné par un retrait d'au moins 6 points sur le permis de conduire, ainsi que d'être formé aux premiers secours. Pour avoir ce certificat, le candidat doit passer quatre épreuves qui concernent la sécurité routière, la gestion et la réglementation. L'examen coûte environ 60 euros. Reste à se procurer la licence.

Publicité
Pour les VTC, la chanson n’est pas la même. Aucun examen à passer, le prétendant doit seulement être titulaire du permis depuis plus de trois ans et avoir une attestation d’aptitude physique délivrée par le préfet et également être formé aux premiers secours. S’il n’a jamais été chauffeur auparavant, il doit effectuer une formation professionnelle d’au moins 250 heures. La réforme actuellement contestée par les taxis prévoit toutefois de remplacer cette formation obligatoire par un examen sous forme de QCM avec quelques heures seulement de formation complémentaire. Une fois tous ces impératifs remplis, le candidat peut demander sa carte professionnelle, délivrée par le préfet.