Une nouvelle vidéo choc montrant les conditions de vie et d’élevages de poules pondeuses dans l’Ain a été publiée par l’association L214 ce mercredi matin.

Cadavres décomposés, larves, poux… Les conditions d’élevages de poules pondeuses dans l’Ain sont pointées du doigt dans une nouvelle vidéo postée ce mercredi matin par l’association L214, qui lutte contre la maltraitance animale.

Sur ces images choc, tournées en avril dans le Gaec (Groupement agricole d'exploitation en commun) du Perrat à Chaleins (Ain), on peut voir des poules déplumées, d’autres infestées de poux, des asticots ou encore des cadavres de volailles en pleine décomposition dans les cages. S’ajoute à cela l’inévitable accumulation de fientes.

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L’élevage déjà dans le collimateur

"La situation dans cet élevage perdure, il y a eu des arrêtés préfectoraux mais ça ne va pas plus loin. Donc on porte plainte pour maltraitance sur animaux, on demande au préfet la fermeture, aux enseignes qui vendent leurs œufs d'arrêter et aux consommateurs de réfléchir à leur consommation", a expliqué Brigitte Gothière, cofondatrice de l'association et militante contre la consommation de viande, à l’AFP.

Le Gaec, sur son site, estime que cet élevage est "pourtant  l'un des seuls pouvant vous garantir une réelle fraîcheur des œufs" et que la poule en cage "bénéficie d'une sécurité bactériologique parfaite". Pour le moment, le responsable n’a pas souhaité réagir à cette nouvelle polémique.

Ce groupement agricole livre notamment la marque Matine, distribuée par Auchan, Casino, Intermarché et Super U..

"S'il le faut, je fermerai cet élevage" (Le Foll)

Plusieurs arrêtés avaient déjà été pris sur cet élevage par la préfecture de l’Ain, notamment suite à une inspection en août 2015. La présence importante de mouches dans le hangar 'poulettes' et de larves dans le hangar 'pondeuses'" relève des "accumulations de fientes". L'élevage a notamment été mis en demeure sur l'aspect sanitaire et son activité a été brièvement suspendue fin mars.

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"S'il le faut, je fermerai cet élevage", a réagi le ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, sur France Info, qualifiant la situation de "lamentable" et d'"insupportable".
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