Spanghero savait qu’elle revendait de la viande de cheval. Le ministre de la Consommation, Benoît Hamon, a présenté les résultats de l’enquête et annoncé ce jeudi que la société s’était rendue coupable de « tromperie économique ». 

« Spanghero savait que la viande destinée aux plats préparés était du cheval ». Lors d’une conférence de presse, Benoît Hamon a présenté ce jeudi les résultats de l’enquête menée par la DGSSRF visant à déterminer les responsabilités dans l’affaire de la viande de cheval. Ce serait donc l’entreprise française qui aurait étiqueté la viande de cheval pour la faire passer pour de la viande de bœuf. Le ministre de la Consommation a déclaré que l’entreprise française Spanghero s’était rendue coupable de « tromperie économique ».

Concernant Comigel, l’entreprise chargée de transformer la viande (fournie par Spanghero) pour fabriquer les lasagnes, elle a, pour Benoît Hamon, été bernée. « Il s'agissait pour Comigel de la viande de bœuf » a indiqué le ministre, qui note aussi que « la société Comigel aurait du relever les anomalies d'étiquetage ainsi que des anomalies de couleur et d'odeur de la viande ». Le ministre de la Consommation estime en effet que l’entreprise aurait du se rendre compte qu’il ne s’agissait pas de viande bœuf. « D'une part, l'étiquette n'était pas conforme à la législation française », la viande ne portant aucune mention précise di lieu géographique d’élevage et d’abattage. « D'autre part, lors de la décongélation, elle aurait dû se rendre compte que la viande n'était pas de la même couleur que le bœuf ».

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La supercherie concernerait 750 tonnes de viande et aurait engendré un profit de 550 000 euros. La société Spanghero s’est aussitôt vu retirer son agrément sanitaire, le document officiel lui permettant de transformer de la viande. Benoît Hamon a promis des poursuites. Les responsables encourraient, si la fraude était avérée, deux ans de prison.  

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