Alors que le gouvernement a autorisé lundi la reprise de l’activité à l’usine Spanghero de Castelnaudary (Aude), les bureaux de l’entreprise ont été perquisitionnés mardi dans le cadre de l’enquête sur le scandale de la viande de cheval.

Nouveau coup dur pour Spanghero.  Après plusieurs d’arrêt de travail dû à la suppression de son agrément vétérinaire, l’usine de Castelnaudary (Aude) qui est au cœur du scandale de la viande de cheval a été perquisitionnée mardi. Alors que l’activité a pu reprendre péniblement dès mardi matin - après que le gouvernement ait donné son accord lundi soir - une perquisition et des auditions ont en effet eu lieu mardi dans l’entreprise. Les gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), les services de la répression des fraudes (Dgccrf) et une délégation de gendarmes sont arrivés en début d’après-midi pour perquisitionner des ordinateurs et des documents, ainsi que pour entendre des cadres de l’entreprise. La vingtaine d’enquêteurs est repartie vers 21 heures, les bras chargés de lourdes sacoches. L’affaire de la viande de cheval a donc bel et bien pris une tournure judiciaire.

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Une tromperie à l’échelle européenneL’usine Spanghero de Castelnaudary a ouvertement été désignée par le gouvernement comme étant la principale responsable du scandale de la viande chevaline. Dès le 8 février, les services d’enquête de la répression des fraudes était d’ailleurs dans les locaux de l’entreprise. Les inspecteurs de la Dgccrf auraient ainsi découvert un "faisceau d’indices graves, précis et concordants" d’une vaste tromperie à l’échelle européenne. Selon eux, Spanghero aurait triché en étiquetant sciemment de la viande chevaline comme étant de la viande bovine. Cette viande aurait été vendue  à des sociétés comme Comigel qui fabrique des lasagnes pour Findus. 

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