Un quinquagénaire comparaît ce lundi devant le tribunal de Versailles pour "escroquerie" et "usurpation de diplôme". L'homme a pratiqué le métier d'architecte durant trente ans sans en avoir le titre.

Un faux architecte comparaît ce lundi au tribunal de Versailles pour "escroquerie" et "usurpation de diplôme". Trente années durant, il a exercé le métier d'architecte sans en avoir le brevet, contruisant notamment des écoles dans les Yvelines. De plus le délai de prescription étant court, le quinquagénaire est uniquement jugé sur la période 2009-2013. Il aurait facturé 926 000 euros d'honoraires avant charges. Une dizaine de victimes sont recensées dont une mairie.

"Pas un escroc"

Pendant trente ans, cet homme, âgé aujourd'hui de 59 ans, a pratiqué en toute impunité le métier d'architecte sans jamais être inquiété. En réalité, l'homme a reçu une formation d'architecte mais n'est jamais allé au bout de ses études. "Pour des raisons qu'il ne s'explique pas, il n'a jamais déposé son mémoire de fin d'études, c'est un loupé irrationnel", a commenté son avocat, Me Pascal Fournier. "Il s'est dit : je le ferai plus tard, et ça a duré 30 ans.", a-t-il ajouté. Le diplôme d'architecte est nécessaire à partir du moment où l'on bâtit plus de 170m². D'après l'avocat du faux architecte, ce procès est celui d'un usurpateur mais certainement "pas celui un escroc".

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A titre conservatoire, le juge des libertés et de la détention a saisi, dans une ordonnance contestée en appel par Me Fournier, la maison de l'architecte. Le tribunal correctionnel de Versailles pourrait donc renvoyer le procès dans l'attente de la décision de la cour d'appel.

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