Le tribunal administratif de Dijon doit examiner aujourd’hui la décision de la mairie de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) concernant la fin des menus de substitution dans les cantines.

Gilles Platret, le maire (Les Républicains) de Chalon-sur-Saône, avait annoncé le 17 mars dernier la suppression pour la rentrée de 2015 du menu de substituton au porc au nom du "principe de laicité", après avoir "découvert" que dans sa commune un formulaire était envoyé à toutes les familles où elles devaient préciser si leurs enfants prendraient des menus sans porc. Le tribunal administratif de Dijon examine aujourd’hui cette décision.

"Il est indispensable de revenir à une pratique exigeante du vivre ensemble (...) l’offre ne peut pas prendre en compte des considérations religieuses", a expliqué Gilles Platret

Une décision qui divise

"Evidemment que je condamne et que je regrette cette décision pour une raison très simple, au fond il s’agit de prendre en otage les enfants", a expliqué la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud Belkacem.

La députée PS de Saône-et-Loire s’est dit "consternée et inquiète que de telles actions puissent être portées par des autorités municipales auxquelles il revient normalement de tout faire pour le bien vivre ensemble".

Mais les critiques ne viennent pas que de l’opposition puisque le chef de file des Républicains, Christian Jacob, a affirmé que dans sa ville, Provins, des menus alternatifs sont servis lorsqu’il y a des menus avec du porc dans les cantines et qu’il ne "remettrait pas en question" cette décision.

Publicité
Contrairement à Eric Ciotti qui a déclaré "approuvé la décision de Gille Platret". "C’est un sujet majeur. De quoi s’agit-il ? Tout simplement de dire qu’aucune loi religieuse ne doit être supérieure aux lois de la République. La République ne se sert pas à la carte, la République elle doit imposer ses valeurs", a-t-il déclaré, ce matin sur RTL.

Pour le président de la FCPE de Saône-et-Loire, évoquait une position qui "choque". 

Vidéo sur le même thème : Contrôle surprise d'agriculteursdans une cantine pour vérifier l'origine française des produits 

Publicité
Publicité