Mardi, près de Luçon (Vendée), trente platanes ont été sciés sans autorisation pour faciliter le passage d’un convoi transportant deux énormes coques de bateau reliant Fontenay-le-Comte aux Sables-d’Olonne.

Les habitants sont sous le choc. Mardi matin, pas moins de trente arbres ont été abattus sur la départementale 746, au lieu-dit Maison-Rouge, près de Luçon (Vendée). Ces derniers gênaient en effet le passage d’un convoi transportant deux coques de bateau en aluminium d’une dizaine de mètres de long, reliant Fontenay-le-Comte aux Sables d’Olonne. Un incident qui a suscité une vive émotion dans la commune, d’autant que le convoi devait initialement emprunter une autre route, rapporte Ouest-France.

"Ma femme revenait du marché quand nous avons vu le convoi et les arbres en train d’être coupés sur le bord de la route", témoigne Jean-Pierre, un riverain. Pour Dominique Bonnin, premier adjoint au maire, cet incident n’aurait jamais dû se produire : "On est navrés. On n’a pas été prévenu et on a été mis devant le fait accompli. On avait une belle entrée en ville. Aujourd’hui, c’est comme un bras coupé".

Un convoi prévu depuis un an

Puis très vite, l’incompréhension a pris le dessus. D’après Yanis Bernard, directeur de la société Elite Guidage qui accompagnait le convoi, ce dernier était bel et bien prévu, et ce, depuis… un an ! Personne ne pouvait donc ignorer qu’à cet endroit le passage était inaccessible. Aussi, la traversée par un champ voisin avait été évoquée. Mais au vu des fortes précipitations survenues mardi matin, le champ était devenu impraticable et l’initiative a aussitôt été abandonnée. Pourtant, cette raison ne semble pas suffire aux habitants qui estiment que le convoi aurait pu être repoussé au lendemain afin d’éviter ce "massacre".

"On avait dit non à l’abattage"

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Mais alors, qui a pris cette terrible décision ? Si le Département de la Vendée reconnaît avoir été contacté par le transporteur une semaine plus tôt, il nie cependant toute implication dans cet incident. "On avait dit non à l’abattage. Et les services se sont mis en quatre pour trouver une alternative", a ainsi déclaré l’un des porte-paroles, avant d’ajouter : "Il aurait fallu vérifier la veille l’état du terrain. C’est un malheureux concours de circonstances". Le Département, qui "déplore" l’incident, ne compte pas en rester là. "On verra avec (le transporteur) s’il peut participer à la replantation des arbres", a-t-il déclaré.

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