Alors que Valérie Trierweiler attend toujours que François Hollande clarifie leur situation, la compagne du chef de l'Etat a décidé ce jeudi de se passer des services de son avocate. Valérie Trierweiler a en effet renvoyé cette dernière après qu'elle se soit exprimée dans la presse.

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« Elle a parlé sans savoir et sans être mandatée. Elle n'est plus mon conseil ». Alors qu'elle se repose toujours à la résidence de la Lanterne à Versailles, et attend que François Hollande prenne une décision sur leur relation et clarifie officiellement leur situation, Valérie Trierweiler est sortie de son silence ce jeudi. Après un tweet il y a quelques jours pour remercier ceux qui l'avaient soutenue de leurs attentions, Valérie Trierweiler a fait savoir à Europe 1 qu'elle avait remercié son avocate, après que celle-ci se soit exprimée dans Le Figaro.

« Le président de la République et ma cliente réfléchissent » a ainsi déclaré Me Frédérique Giffard ce jeudi. « Il est très difficile pour Valérie Trierweiler d'être sereine face à cette pression médiatique et politique. Mais elle est consciente qu'une clarification s'impose ».L'avocate est également revenue sur les rumeurs, démenties, selon lesquelles Valérie Trierweiler aurait saccagé pour 3 millions d’euros de mobiliers lorsque François Hollande l’a informée des révélations que s’apprêtaient à faire Closer. « Nous faisons face à une surenchère médiatique complètement folle. Certains franchissent les limites posées par le droit, sans aucun scrupule pour Valérie Trierweiler ou sa famille ».

« Elle souhaite réellement en sortir le plus dignement possible »

« Imaginer qu'elle puisse vouloir instrumentaliser sa détresse est totalement contraire à sa personnalité et à sa façon de concevoir les rapports humains, basées sur la franchise. Elle souhaite réellement que toute cette affaire puisse se résoudre pour en sortir le plus dignement possible » a-t-elle ajouté. Des propos qui n'ont visiblement pas plus à Valérie Trierweiler. Dans cette situation de flou qui règne autour de la vie du président, une clarification, promise par François Hollande d'ici le 11 févrie prochain, sera donc la bienvenue. Sur la question, les Français ont eux visiblement tranché. Un sondage BVA pour Le Parisien-Aujourd’hui en France révèle ce vendredi que les Français ne veulent plus de Première dame à l’Elysée. Qu’elle s’appelle Valérie ou autrement.

Pas de rôle et surtout pas de moyens54% déclarent en effet que la compagne du président de la République ne doit avoir ni rôle ni statut, et qu’elle ne doit surtout pas bénéficier de moyens mis à sa disposition par la République. Si le rôle de la Première dame en France n’est officiellement encadré par aucun texte, c’est la pratique qui veut qu’elle dispose d’un bureau, d’un cabinet et de collaborateurs. Des moyens qui restent tout de même bien loin de ceux alloués à la Première dame américaine, mais dont les Français ne veulent pas.

« C’est le président qui est élu »Si le sujet n’est pas nouveau, il a été relancé par l’affaire Hollande-Gayet, après les révélations du magazine Closer sur la relation que le président entretiendrait avec l’actrice. Les Français estiment voter pour élire un candidat, pas un couple. Un avis partagé par Bernadette Chirac. « Il faut un secrétariat, tout de même, mais le statut, c’est ridicule. C’est le président qui est élu ».

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François Hollande devra donc non seulement clarifier sa situation avec Valérie Trierweiler, mais également éclaircir les choses quant au rôle à venir de la Première dame, qu’il s’agisse ou non de sa compagne actuelle. Pour l’heure, Valérie Trierweiler poursuit sa convalescence, mais a récemment déclaré qu’elle était disposée à accompagner François Hollande aux Etats-Unis en février prochain. Elle n’a pas non plus annulé son voyage humanitaire en Inde prévu pour ce week-end.

Vidéo : le statut de la Première dame de France remis en question