Une jeune trentenaire s'est fait verbaliser quatre fois en l’espace de quatre minutes seulement révèle ce lundi le Parisien.  Elle envisage de porter l’affaire au tribunal.

Une jeune trentenaire a fait les frais, en novembre dernier, d’un policier très pointilleux. Alors qu’elle se rendait sur son lieu de travail à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise), un agent de police l’a accablée de procès de verbaux. C’est en ouvrant sa boîte aux lettres un jour de décembre qu’elle s’en est aperçu. Quatre contraventions, un retrait de deux points et 340 euros d’amende attendaient Agathe. Rien d’anormal jusque là, sauf que… les quatre procès verbaux avaient été établis le même jour à une minute d’intervalle chacun. On pouvait ainsi lire: 6h53 ”changement de direction sans avertissement préalable”, 6h54 ”conduite d’un véhicule à une vitesse excessive eu égard aux circonstances”, 6h55, “ conduite en marche normale sur une voie de gauche”, “conduite du véhicule sans laisser une distance de sécurité suffisante".

Benoît, le compagnon d’Agathe, a déclaré excédé au Parisien: “ On reproche à ma compagne de rouler trop vite… puis, la minute qui suit, trop lentement ”.

Un abus de pouvoir ?Autre élément notable: l’auteur de ces procès verbaux  n’était pas dans son lieu de secteur, comme l’atteste son numéro de matricule, au moment des faits . Alors que la scène s'est déroulée dans le Val d’Oise (95), il est en effet rattaché au département de Seine-Saint-Denis (93). “ C’est complètement anormal, a confirmé un officier de police du Val d’Oise. Car s’il n’est pas sur son territoire de ressort, l’agent doit rédiger un rapport mais pas dresser de simples PV". Et l'agent d'expliquer que “le matériel nécessaire à la verbalisation électronique ne peut pas être emporté à domicile par les fonctionnaires”. Selon lui, “le collègue était peut-être mal luné”.

Le tribunal de police Rennes

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Mais Agathe ne compte pas se contenter de cette réponse. “Nous avons été reçus dans un couloir par un officier. Il nous a dit que le seul moyen de contester était la voie habituelle : le tribunal de police de Rennes”, a déclaré la jeune femme. “Dans ce cas précis, la contestation sera sans doute accordée parce que trop de détails rendent ces PV caducs”, lui ont-ils assuré.

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