Dans le Val-de-Marne, les propriétaires d'un refuge de chats sont visés par une enquête judiciaire. En effet, ils auraient organisé des lotos illégaux afin de le financer. 

Dimanche soir dans le Val-de-Marne, une mère et ses trois filles ont été interpellées pour avoir organisé des lotos illégaux. Ces derniers finançaient leur association Bon Œil Bon Chat qui recueille des chats abandonnés et/ou torturés. Cette semaine, la Société protectrice des animaux a été chargée de récupérer les chats dont certains risquent d'être euthanasiés.

Elles ont gagné 300 000 euros en deux ans 

Cela fait plusieurs années que la présidente de l'association, Florence Chamignon et ses filles organisent des lotos hebdomadaires dans les salles municipales de Bonneuil-sur-Marne. La loi n’autorise pourtant que six lotos par an. "Elles ne faisaient plus que cela, ça leur rapportait 4 000 euros par mois", a indiqué le commissaire divisionnaire Eric Bérot, chef du service central des courses et jeux de la police judiciaire. En deux ans, elles ont amassé pas moins de 300 000 euros.

D’après les informations du 20 Minutes, la plus âgée des filles fait partie du conseil municipal de la commune. "La mère et la fille aînée au moins ne pouvaient ignorer la loi, la mairie les a averties à de nombreuses reprises de la règle des six lotos maximum", a assuré le commissaire divisionnaire. "Nous avions dit à l’association en 2011 qu’elle pouvait faire trois lotos par an. Nous leur mettons à disposition une salle le dimanche pour leurs activités", a expliqué la municipalité.

Les comptes bancaires du refuge ont été bloqués

"Je pensais être en règle. J’avais lu que tant que ce n’était pas dans un but lucratif, on pouvait organiser ces lotos. Cela dure depuis 2005. Des lotos, on en fait tous les dimanches. A chaque fois, il y a entre 50 et 70 participants. Nous annonçons chaque loto sur Internet. Il n’y a rien de caché. Si la police me dit que je n’ai pas le droit, c’est qu’elle a raison. Mais ne m’enlevez pas les chats ! Cela fait 17 ans que je consacre ma vie à les protéger. Je suis écœurée", a lâché Florence Chamignon au Parisien.

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"On ne sait pas quoi faire. Les comptes bancaires du refuge ont été bloqués. On ne va plus pouvoir les nourrir. Il faut que les gens viennent les adopter avant que la SPA passe", ont déclaré les bénévoles. Florence Chamignon a affirmé que l'argent était dédié à la recherche des maladies félines. Si l'enquête prouve qu'il n'y a pas eu enrichissement personnel, les chats seront alors restitués au refuge. Dans le cas contraire, ils resteront dans les centres de la SPA. "Nous avons peur qu’ils soient euthanasiés", a confié Muriel, bénévole à l'association. 

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