Onze mois après l'assassinat de sa fille de 8 ans, une mère de 37 ans a reçu un courrier de la part d'un huissier de justice. On lui demande la somme de 4 778 euros, ce qui correspond au montant... des dettes de l'assassin.

Au sein de l'hôtel "La Bastide", à Grignan, dans la Drôme, le soir du 3 janvier dernier, Franck Marchal a fait avaler à la petite Élisa, 8 ans, une forte dose de médicaments. Il l'a étouffée avec un oreiller, puis s'est donné la mort. Début novembre, Virginie, la mère de la fillette, a reçu un courrier qui lui demandait de rembourser les 6 mois de loyers impayés, frais et intérêts du tueur.

Pourquoi Virginie devrait-elle débourser un centime pour régler les dettes de cet homme ? Tout simplement parce que Franck Marchal... est son ancien mari. Séparés depuis octobre 2013, comme l'indique La Provence, le couple avait entamé une procédure de divorce l'année suivante, mais était encore officiellement marié au 3 janvier 2016.

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"Je ne supporte pas cette idée"

Résultat : Virginie devrait payer 4 778 euros, réduits à 3 000 euros après déduction des dépôts de garantie. "Je ne supporte pas cette idée, s'est-elle insurgée dans un entretien avec La Provence. Je veux qu'on comprenne ma douleur. J'ai fait opposition à l'acte d'huissier".

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La mère de 37 ans, qui vit à L'Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, est en effet considérée comme "veuve". La justice l'associe donc encore à son défunt époux, dettes comprises. Elle déplore que "la seule chance qui (lui) reste est de faire annuler (s)on mariage", mais sait que "les cas sont rares".

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