Une dizaine de personnes ont été interpellées ce jeudi dans le cadre de l’enquête sur la journaliste de France Télévision tuée et mutilée à Paris en 2013. 

Un nouveau rebondissement a eu lieu dans l’affaire de la journaliste de France Télévision retrouvée morte et mutilée dans le 18e arrondissement de la capitale l’an dernier. Les suspects ont été emmenés au 36 quai des Orfèvres pour répondre aux questions de la police. Plusieurs sources judiciaires ont confirmé l’information à l’AFP.

Cette affaire remonte au 24 septembre de l’année dernière quand un ouvrier venu réaliser des travaux d’assainissement rue louis-Pasteur-Vallery-Radot, avait découvert un tronc humain caché dans une gaine électrique.

Une semaine plus tard, les enquêteurs étaient parvenus à identifier la victime. Il s’agissait de Caroline Corvalan, une jeune journaliste âgée de 33 ans. Sa famille avait signalé sa disparition le 19 août 2013. Originaire des Alpes-Maritimes, elle s’était installée à Paris quelques années plus tôt. Atteinte de troubles bipolaires, elle suivait un traitement à l’hôpital Bichat. C’est juste à côté de celui-ci que les restes de la victime avaient été trouvés.

Une affaire complexe

L’affaire a connu plusieurs rebondissements depuis. La police s’était intéressée en premier lieu aux éléments troubles qui entouraient la vie de la jeune femme. Son ancien compagnon avait déposé une plainte pour "menaces de mort" quelques temps auparavant mais ne semblait pas avoir de lien avec les évènements qui se sont déroulés par la suite.

Dans un état psychique fragile, la victime avait tenté de mettre fin à ses jours au mois de juillet de la même année et avait fini par être hospitalisée. "À sa sortie de l’hôpital, elle avait interrompu son traitement (…) Ses fréquentations sont devenues de plus en plus malsaines", a expliqué une source judiciaire à Metronews.

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Un mois après la découverte macabre, la police avait fini par interpeller quatre personnes. Les individus en question, qui avaient été les derniers en contact avec la jeune femme, ont été par la suite relâchés. Aucune charge n'avait été retenue contre eux, rappelle à ce titre Le Parisien.

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Le dernier épisode de cette affaire remonte au mois de mars 2014. Le portable de la journaliste avait été retrouvé en Egypte. Trois hommes en lien avec la nouvelle propriétaire du téléphone avaient été interpellés pour avoir été à l’origine du recel du portable de la journaliste. Une source proche de l’enquête avait alors assuré à l’AFP que les trois individus n’étaient "pas rattachés au meurtre".

L’interpellation menée jeudi marque un tournant dans cette affaire. Néanmoins, la raison réelle de leur interpellation demeure inconnue.

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