L'avocate de la femme, soupçonnée de radicalisation, a reçu une convocation à une audience hors du délai légal à cause d'un fax défectueux. L'affaire est suivie de près par le ministère de la Justice.

En détention provisoire à Lyon, une djihadiste présumée, par ailleurs fichée "S", pourrait être libérée dès lundi à cause d'un vice de forme, révèle BFMtv. Cette possible remise en liberté concerne Farida Bekhaled, 36 ans, incarcérée pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste".

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Selon la chaîne d'informations, c'est à cause d'un fax défectueux que la fichée "S" pourrait ressortir libre. Mercredi dernier, la femme incarcérée à la prison de Lyon-Corbas était convoquée à une audience devant le juge des libertés et de la détention, qui doit statuer sur la prolongation de son incarcération préventive. Mais contre toute attente, cette dernière est refusée à la suite d'un vice de forme.

Une affaire suivie par le ministère de la Justice

L'avocate de la djihadiste présumée, Me Vincent, n'a pas reçu la convocation à cette audience dans le délai légal et n'y a donc pas assisté. Le juge n'a donc pas eu d'autre choix que de remettre en liberté Farida Bekhaled. Mis au courant de cette affaire, le parquet de Paris a fait appel de cette demande de remise en liberté. C'est désormais à la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris de statuer sur la question. Si l'appel du parquet est rejeté, la femme pourra être libérée le soir même. Selon BFMtv, l'affaire est suivie de près par le ministère de la Justice.

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Il faut dire que la possible remise en liberté de Farida Bekhaled fait peur. Sa famille est un nid à djihadistes : trois de ses petits-frères, Mohamed (33 ans), Farid (29 ans) et Rafik (31 ans) sont actuellement en Syrie, faisant l'objet de mandats d'arrêt. Deux autres, Karim (24 ans) et Reda (21 ans) étant, eux, également incarcérés dans le même dossier que leur soeur, en lien avec le groupuscule islamique Forsane Alizza, dissout en 2012 par Claude Guéant.

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